Atterrissage ou non à la mouvance présidentielle : Seul Guy Mitokpè est maître de son agenda

Depuis quelques semaines, les spéculations vont bon train autour d’un supposé ralliement de Guy Mitokpè à la mouvance présidentielle. Dans les cercles politiques comme sur les réseaux sociaux, certains l’annoncent déjà installé dans un nouveau camp, d’autres affirment qu’il aurait répondu favorablement à des appels lancés devant des partisans acquis à la majorité. Pourtant, à ce jour, aucune déclaration formelle, aucun acte politique officiel ne vient confirmer ces allégations. Le reste relève du commentaire, de l’interprétation, voire de la projection intéressée. Dans un contexte électoral marqué par les repositionnements stratégiques, il est aisé d’alimenter la rumeur et de transformer le silence en adhésion implicite. Mais en politique, seul l’acte engage. Et sur ce terrain, Guy Mitokpè demeure le seul détenteur de la décision qui lui revient, celle de répondre oui ou non à un éventuel appel, s’inscrire dans une nouvelle dynamique ou maintenir son cap. Ni les déclarations partisanes, ni les supputations médiatiques ne sauraient se substituer à sa parole propre. L’intéressé n’est pas un novice de la scène publique. Son parcours témoigne d’une expérience et d’une maturité politique suffisante pour mesurer les enjeux d’un choix aussi structurant. Un engagement partisan n’est ni un réflexe émotionnel ni une réaction à la pression ambiante ; c’est un acte réfléchi qui engage une trajectoire, une crédibilité et une cohérence. Penser qu’un acteur de ce niveau se laisserait dicter sa conduite par l’agitation circonstancielle serait méconnaître la logique même du leadership politique. En définitive, l’équation est simple, tant qu’aucune position officielle n’est exprimée, toute affirmation d’un “atterrissage” à la mouvance relève de la spéculation. La responsabilité commande de distinguer les faits des rumeurs. Dans cette séquence, une seule certitude s’impose. Guy Mitokpè est maître de son propre agenda, et c’est à lui, et à lui seul, qu’il appartient de trancher le moment venu.

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Probable adhésion à la mouvance : Dr Guy Dossou Mitokpè dans des consultations avant toute décision ?

Alors que des mouvements et figures de la jeunesse multiplient les appels en direction de Guy Mitokpè pour qu’il rejoigne la mouvance présidentielle, l’ancien député semble jouer la carte de la prudence stratégique. Rien n’est encore officiel, mais les signaux semblent se préciser. Face à l’insistance de ses soutiens et aux recompositions en cours à l’approche des échéances majeures, l’homme politique ne paraît pas disposé à agir dans la précipitation. C’est sans doute dans ce contexte qu’intervient sa rencontre, ce Jeudi 19 Février 2026, avec le premier Président du Renouveau démocratique, Dieudonné Nicéphore Soglo. Reçu en toute discrétion, sans déclaration à la presse à l’issue des échanges, Guy Mitokpè laisse planer le suspense. Mais en politique, le silence est souvent plus éloquent que les discours. Cette audience auprès de celui que beaucoup considèrent comme un sage de la scène politique nationale n’est pas anodine. Elle traduit vraisemblablement une phase de consultations approfondies avant toute décision d’envergure. Dans un contexte où chaque positionnement peut redessiner des équilibres, consulter Pépé Soglo apparaît comme un acte mûrement réfléchi, chargé de symboles et de portée stratégique. Si aucune annonce officielle n’a encore été faite, cette rencontre en dit long sur la méthode Mitokpè qui sûrement préfère écouter, analyser, mesurer les conséquences, avant de trancher. La question n’est donc plus de savoir s’il réfléchit, mais plutôt vers quelle orientation penchera finalement sa décision. Une chose est sûre, le timing et les interlocuteurs choisis laissent entrevoir une décision qui ne sera ni improvisée, ni insignifiante.

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Gratuité des frais de dossier au CEP à Aplahoué : Une initiative du maire Hyppolite Natabou en soutien au système éducatif

À peine installé à la tête de la commune d’Aplahoué, Hyppolite Natabou imprime déjà sa marque. Par une annonce forte et sans ambiguïté, il déclare qu’aucun enfant ne payera plus les frais de dossier pour l’examen du CEP et ceci jusqu’à la fin de son mandat. Il poursuit en faisant savoir qu’il payera même lui-même ces frais dans son salaire. En effet, le nouveau maire place ainsi son action sous le sceau du social éducatif. Dans un contexte où chaque dépense compte pour les ménages, cette promesse résonne comme un engagement personnel puissant, révélateur d’une volonté affirmée de mettre l’éducation à la base au cœur des priorités communales. Le défi est de taille, mais l’intention est claire ; lever les barrières financières qui freinent encore l’accès de nombreux enfants à l’examen du Certificat d’Études Primaires (Cep). En prenant sur son propre salaire pour couvrir ces frais, le maire envoie un signal fort. Pour lui, la réussite des enfants d’Aplahoué n’est pas une option, c’est une responsabilité collective qu’il assume en premier. Si cette promesse se concrétise pleinement, elle pourrait favoriser une participation massive des candidats à l’examen et réduire considérablement le taux d’abandon lié aux contraintes financières. Au-delà du symbole, cette mesure représente un véritable soulagement pour les parents, souvent confrontés à des charges multiples en période d’examen. En supprimant les frais de dossier, la municipalité crée les conditions d’une égalité des chances plus concrète. Chaque enfant, indépendamment de la situation économique de sa famille, pourra se présenter au CEP avec dignité et espoir. C’est un pas décisif vers une école plus inclusive et une commune qui investit réellement dans son capital humain. Ce geste social mérite d’être salué et encouragé. Il constitue un démarrage fort pour un mandat qui s’annonce résolument tourné vers le social. En faisant de l’éducation un pilier stratégique dès les premiers jours, Hyppolite Natabou pose les bases d’une gouvernance de proximité, attentive aux réalités quotidiennes des populations. Si l’élan est maintenu, Aplahoué pourrait bien devenir un modèle d’engagement communal en faveur de l’éducation et du développement durable à la base.

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Présidentielle de 2026 et sixième édition de Bó Hountomey : Invité d’honneur, le Président Mondial de la FOPA aux côtés de l’ANASEMA, délivre un message de paix

À l’occasion de la 6ème édition de la traditionnelle cérémonie annuelle Bó Hountomey, tenue du 11 au 15 Février 2026 à Kpomassè centre-Cocoundji, dans la commune de Kpomassè, les dignitaires endogènes, traditionnels et ancestraux ont, une fois encore, répondu massivement à l’appel. Invité d’honneur de cette édition, le Président Mondial de la FOPA, Sa Majesté Gilbert Dakè Abiakou Djokess Kpotokan II, Empereur des Peuples Anan Ifè d’Afrique, a marqué les esprits par un message fort, solennel et profondément rassembleur en faveur de la paix. Aux côtés du Président de l’Association Nationale des Savoirs Endogènes et de la Médecine Africaine (ANASEMA), Sa Majesté le Vénéré Sunmadjèhouéyin Hindowa, il a saisi cette tribune spirituelle pour appeler à un climat apaisé tout au long du processus électoral de 2026. Dans son intervention, le Président Mondial de la FOPA a d’abord exprimé sa profonde gratitude aux têtes couronnées, dignitaires et gardiens des traditions présents à cette grande rencontre cultuelle. Il a salué leur engagement constant pour la préservation des valeurs ancestrales et la consolidation du vivre-ensemble. Il a également rendu un hommage appuyé à Sa Majesté le Vénéré Sunmadjèhouéyin Hindowa, reconnaissant ses efforts soutenus pour la valorisation et la sauvegarde de la culture béninoise. Il a particulièrement souligné l’initiative d’éditer des ouvrages afin de laisser des traces écrites de l’histoire, des savoirs endogènes et du patrimoine culturel du Bénin, un acte qu’il a qualifié de visionnaire et salutaire pour les générations futures. Insistant sur l’impératif de paix, le Président Mondial de la FOPA a élevé des prières ferventes pour le Bénin, implorant le Très-Haut et les mânes des ancêtres afin que les élections de 2026 se déroulent dans la sérénité, la transparence et l’acceptation des résultats. Dans un appel vibrant à l’endroit des Béninoises et des Béninois, il a exhorté le peuple à se pardonner mutuellement, à dépasser les clivages et à rejeter toute forme de violence. Selon lui, l’enjeu dépasse les ambitions politiques ; il s’agit avant tout de préserver la stabilité, la cohésion nationale et l’honneur du pays. S’adressant également au futur Président que le peuple aura souverainement choisi, il a formulé le vœu que celui-ci sache écouter ses compatriotes, rester attentif à leurs aspirations et ne jamais sous-estimer qui que ce soit. Car, a-t-il martelé, c’est dans l’écoute, l’humilité et le respect de chaque citoyen que se construit un leadership véritablement rassembleur. En définitive, cette 6ème édition de Bó Hountomey aura été bien plus qu’un simple rassemblement cultuel, elle s’impose comme un creuset de spiritualité, d’engagement citoyen et de sensibilisation sur la culture de la paix en cette période sensible. À travers les prières élevées pour la nation et l’appel solennel à la paix lancé par le Président Mondial de la FOPA, c’est tout un peuple qui est invité à faire du scrutin de 2026 un modèle de maturité démocratique, de concorde nationale et de grandeur partagée.

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Boko, Homeky et autres anciens alliés du pouvoir en détention : Et si la rupture les libérait pour une fin en beauté du quinquennat ?

Le Bénin traverse une phase décisive de son histoire politique, où les défis de développement, de cohésion nationale et de stabilité institutionnelle exigent l’unité des intelligences et des énergies. Dans ce contexte, la situation de figures comme Olivier Boko, Oswald Homeky et autres soulève une interrogation légitime au point où beaucoup se demandent si le pays peut-il durablement avancer en laissant en marge certains de ses fils et filles qui ont, à un moment ou à un autre, contribué à la dynamique nationale ? Au-delà des trajectoires individuelles, c’est la question de la réconciliation politique et de l’intérêt supérieur de la Nation qui se pose. La rupture, présentée comme une refondation morale et institutionnelle, a bâti son discours sur l’exigence de rigueur et de responsabilité. Mais toute rupture véritable porte aussi en elle une dimension d’apaisement et de dépassement des clivages. Le Bénin n’a jamais grandi dans l’exclusion prolongée de ses forces vives. Libérer, lorsque les conditions juridiques et politiques le permettent, ne serait pas un aveu de faiblesse ; ce serait un acte d’autorité sereine, une démonstration de confiance en la solidité de l’État et en la maturité démocratique du peuple béninois. Insérer ensuite ces anciens alliés ou non dans les rangs de la République, c’est faire le pari de la compétence plutôt que de la rancœur, de la construction plutôt que de la fracture. Les défis économiques, sécuritaires et sociaux sont tels qu’aucune compétence ne devrait être écartée. Le pays a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, quelles que soient les divergences passées. La politique ne peut devenir un espace de bannissement définitif ; elle doit rester un cadre de confrontation d’idées au service de l’intérêt général. Et si, finalement, l’histoire retenait que la rupture aura su aller au-delà d’elle-même ? Qu’elle aura transformé les tensions en opportunités de rassemblement ? Poser un acte de libération et ouvrir la porte à une réintégration républicaine serait un signal fort, celui d’un Bénin qui choisit la grandeur, la paix et l’unité. Car les nations fortes ne se construisent pas contre leurs enfants, mais avec eux.

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Elu au poste de 2ème Adjoint au maire : L’ancien édile de Klouékanmè évite le vide dans sa carrière politique

À Klouékanmè, le jeu politique a livré Dimanche dernier une nouvelle séquence de revirement. A l’issue de l’installation du conseil communal, l’ancien maire, Dieudonné Gbétchékan, a été élu au poste de 2ème Adjoint au maire, évitant ainsi ce qui aurait pu s’apparenter à une véritable traversée du désert politique. En acceptant cette responsabilité, l’édile sortant s’assure une présence dans l’administration locale pour les sept prochaines années. Un choix stratégique qui lui permet d’éviter la vacance politique et de rester au cœur de l’action communale, là où se décident et s’orientent les politiques locales de développement. Car, il faut le reconnaître, un refus aurait pu le reléguer en marge du pouvoir local, le mettant en rade pour tout le mandat à venir. Pour ne pas tout perdre, Dieudonné Gbétchékan a dû faire probablement preuve d’un contentement. Cette décision, loin d’être un renoncement, traduit plutôt une adaptation aux réalités issues des urnes. En politique, savoir composer avec le verdict des conseillers et les équilibres internes relève souvent de la survie stratégique. Toutefois, cette nouvelle configuration n’est pas nécessairement l’échec d’un homme, mais davantage celui d’un appareil politique qui n’a pas réussi à décrocher la majorité des conseillers dans la commune. Ainsi va la politique qui se joue sur le terrain, se confirme dans les urnes et se consolide dans les alliances. En dernière instance, ce sont les populations qui détiennent le dernier mot.

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36ème anniversaire de la Conférence Nationale ce 28 février : Paule Berthe Adjahoto fait lancer un précieux ouvrage pour la victoire de Romuald Wadagni

Trente-six ans jour pour jour après la Conférence des Forces vives de la Nation du 28 Février 1990, un autre rendez-vous à forte portée symbolique s’annonce. À l’initiative de Dame Paule Berthe Adjahoto, sera lancé officiellement l’ouvrage « Le Bénin aujourd’hui et demain : Pourquoi Romuald Wadagni ? » du jeune auteur Ludovic Holotchi. Placé sous son haut parrainage, cet événement s’inscrit comme un prélude stratégique au 36ème anniversaire de la Conférence Nationale, avec pour objectif, l’accompagnement de la victoire de Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle. Déjà auteure de l’ouvrage autobiographique « Dans les pas d’une Amazone » Paule Berthe Adjahoto, Présidente du mouvement REZO WARO NATIONAL 26, entend donner à cette commémoration une dimension à la fois mémorielle et prospective. Pour elle, célébrer la Conférence nationale, c’est aussi interroger l’avenir et les choix stratégiques pour consolider les acquis démocratiques. À travers ce nouveau livre, elle soutient une réflexion structurée sur la trajectoire, la vision et les compétences de Romuald Wadagni, présenté comme un homme d’État préparé à assumer les plus hautes responsabilités. L’ouvrage de Ludovic Holotchi se veut ainsi un puissant instrument de mobilisation intellectuelle et politique. En mettant en lumière le parcours et les ambitions du candidat de la mouvance présidentielle, il ambitionne d’éclairer l’opinion et de susciter l’adhésion autour d’un projet pour le Bénin d’aujourd’hui et de demain. À 36 ans de la Conférence des Forces vives de la Nation, ce lancement apparaît donc comme un acte fort, celui de conjuguer mémoire historique et engagement résolu vers la conquête du pouvoir.

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En attendant la sortie officielle de l’ancien parlementaire : La Ligue pour l’élection de Romuald Wadagni tend la main à Guy Mitokpè

À l’aube de sa sortie officielle annoncée pour très bientôt, la Ligue pour l’élection de Romuald Wadagni franchit un pas stratégique majeur. Sous la coordination nationale de Diane Pulchérie N’DA FON’ITIE, le mouvement se positionne déjà comme une force de rassemblement et d’ouverture. Dans une démarche empreinte de responsabilité politique et de vision d’avenir, la Ligue tend solennellement la main à Guy Mitokpè, l’invitant à rejoindre la dynamique engagée pour porter haut le duo Wadagni-Talata à la magistrature suprême. Pour la Ligue, Guy Mitokpè incarne une génération politique audacieuse, dynamique et résolument tournée vers l’avenir. Jeune leader pétri de talents, fort d’expériences politiques significatives et d’un ancrage reconnu sur le terrain, il représente un atout stratégique dans la bataille des idées et dans la mobilisation des énergies nouvelles. La Ligue estime que son engagement et sa capacité à fédérer pourraient utilement accompagner la dynamique en cours, afin de consolider les acquis et contribuer à l’édification d’un Bénin encore plus rayonnant, prospère et uni. Consciente de sa position politique actuelle et respectueuse de son parcours, la Ligue n’en demeure pas moins convaincue que l’heure est aux grands choix et aux alliances constructives. Dans un esprit d’ouverture et de dépassement, elle lui tend les bras et l’invite à apporter sa pierre à l’édifice national aux côtés de celles et ceux qui croient en la vision portée par le duo Wadagni-Talata. Car, pour la Ligue, l’avenir se construit ensemble, dans un véritable dépassement des clivages et surtout dans le rassemblement des compétences et la convergence des volontés au service du Bénin.

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Cumul de postes  sous la rupture : Dans l’univers des soutiens privilégiés de la mouvance

Depuis l’avènement du régime de la Rupture porté par le président Patrice Talon, la gouvernance s’est voulue rigoureuse, structurée et fondée sur la performance. Mais au fil des années, un phénomène s’est installé avec une constance bien étonnante. Il s’agit en effet du cumul de fonctions stratégiques par un cercle restreint de personnalités politiques, devenues incontournables dans l’architecture du pouvoir. Ministres, députés, responsables de partis ou figures institutionnelles se retrouvent à occuper simultanément ou successivement plusieurs postes d’influence. Cependant, la longévité gouvernementale de certains ministres et leur cumul de fonctions interrogent. Plusieurs d’entre eux ont traversé les remaniements souvent techniques sans jamais être inquiétés, conservant des portefeuilles clés tout en exerçant une influence politique au sein de leurs formations respectives. Dans un système où l’Assemblée nationale est dominée par les partis soutenant l’exécutif, des situations ambiguës ont parfois vu des responsables politiques cumuler des responsabilités partisanes majeures, des fonctions gouvernementales et une présence déterminante dans les équilibres parlementaires. Cette concentration de leviers décisionnels alimente l’idée d’un pouvoir consolidé autour des “fidèles parmi les fidèles”. Le cas de certaines figures emblématiques illustre cette dynamique.
Dans un contexte où la Rupture prône la réforme et la modernisation, le débat sur le cumul des fonctions ne relève pas d’une simple querelle politicienne. Il touche au cœur même de la vitalité démocratique où plusieurs souhaitent la rotation des élites, la séparation effective des pouvoirs, promotion de nouvelles compétences.  Et dans l’univers très structuré des fidèles du système Talon, la loyauté semble parfois peser autant que la performance. Reste à savoir si, à l’approche des prochaines échéances politiques, cette concentration des responsabilités sera perçue comme un gage d’efficacité ou comme le symptôme d’un verrouillage durable de l’espace politique.

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Non reconduction à leur poste de certains maires : La sorte de magnanimité au sommet n’a pas profité à d’anciens édiles

À l’heure où s’installent les nouveaux conseils communaux et que les choix opérés au sein de la mouvance présidentielle se précisent, un contraste saisissant apparaît dans la gestion des reconductions. Les députés de la 9ème législature, restés fidèles à la ligne de la rupture, ont pour la plupart été reconduits, récompensés pour leur loyauté et leur constance dans l’accompagnement des réformes. Au sommet de l’État, le choix porté sur la vice-présidente Mariam Chabi Talata, appelée à goûter à un second mandat, illustre également cette logique de continuité et de confiance renouvelée envers les figures jugées constantes dans l’engagement. Mais à la base, le tableau est tout autre. Les maires, pourtant en première ligne dans le travail de terrain, dans la mobilisation des populations et dans l’animation politique quotidienne, n’ont visiblement pas bénéficié du même traitement. Eux qui ont porté les messages, défendu les réformes et assuré la présence du pouvoir central dans les communes, se retrouvent pour la plupart écartés des nouvelles propositions. La sorte de magnanimité observée au sommet n’aura donc pas irrigué les échelons locaux. Dans de nombreuses communes, ce sont de nouvelles figures qui émergent, appelées à prendre les rênes de la gestion municipale pour les sept années à venir. Une recomposition profonde s’opère ainsi à la base, marquant une volonté de renouvellement qui tranche avec la stabilité constatée au niveau parlementaire et exécutif. Ce choix stratégique, qu’il soit perçu comme audacieux ou non, redistribue les cartes et rebat les équilibres locaux. Il reste à savoir si ce renouvellement massif portera les fruits escomptés. Car si la fidélité semble avoir été un atout décisif au sommet, elle n’a manifestement pas constitué un bouclier pour les maires sortants. Entre continuité en haut lieu et rupture à la base, le pouvoir envoie un signal fort, pour ainsi dire que nul n’est acquis, et chaque cycle politique impose ses propres réalités.

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