Intégration des AME dans la fonction publique :Après l’annonce, les acteurs soucieux de la date du premier reversement

L’annonce du processus d’intégration des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) dans la fonction publique a été accueillie avec soulagement et enthousiasme par de nombreux enseignants concernés. Mais si cette décision constitue une avancée importante après plusieurs années de précarité, certains acteurs invitent à ne pas aller trop vite en besogne. Pour eux, l’annonce du principe de l’intégration ne suffit pas. Il faut désormais connaître les modalités concrètes et surtout le calendrier de mise en œuvre de la mesure. La principale question qui revient est donc simple. À quand le démarrage effectif du reversement ? L’Exécutif a annoncé une intégration progressive, vague par vague, avec une priorité accordée aux enseignants les plus anciens. Cette précision apporte déjà un premier élément de réponse sur l’organisation du processus, mais laisse encore en suspens une interrogation essentielle pour les concernés. Quand les premiers AME seront-ils effectivement reversés dans la fonction publique ? Ces réserves ne remettent pas nécessairement en cause la portée de l’annonce présidentielle. Elles traduisent plutôt une attente légitime de la part d’enseignants qui souhaitent désormais passer de la promesse à l’effectivité. Après l’annonce du principe, les acteurs concernés veulent donc être fixés sur les prochaines étapes, les critères de sélection des différentes vagues et surtout la date de lancement du premier reversement. L’enjeu est désormais de transformer cette annonce en un processus concret, lisible et prévisible pour les milliers d’AME concernés. Le processus d’intégration est annoncé. Reste maintenant à savoir quand il commencera effectivement.

*Dynamisme Info*

Tournée institutionnelle du Président Régional du ROSCAO : Coovi Paul ADAHOU pose les bases d’un nouveau pacte avec les institutions

Fraîchement réélu le 22 août 2026 à la présidence du Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSCAO), Coovi Paul ADAHOU a entamé une tournée institutionnelle auprès des grandes institutions de la République. En l’espace de quelques jours, le nouveau Président régional du réseau a été reçu successivement par le Président de la Cour constitutionnelle, Professeur Cossi Dorothé SOSSA, la Présidente de la Haute Cour de Justice, Dandi Gnamou, puis le Président de la Cour suprême, Victor ADOSSOU. À travers ces rencontres, le ROSCAO entend présenter sa nouvelle équipe, expliquer les conditions de sa réélection et surtout poser les fondations d’une collaboration plus étroite entre les institutions républicaines et la société civile. Au cours de ces différentes audiences, Coovi Paul ADAHOU a présenté le ROSCAO, sa composition, ses domaines d’intervention et les grandes orientations de son nouveau mandat. Il a également rappelé le déroulement du processus électoral ayant conduit à sa réélection à la tête du réseau régional. Devant le Président de la Cour constitutionnelle, il a notamment annoncé l’attribution envisagée d’un Prix de la paix à la haute juridiction en octobre, en reconnaissance de son implication dans la consolidation de la démocratie et des droits humains. À la Haute Cour de Justice, les échanges ont porté sur l’État de droit, la responsabilité et la redevabilité démocratique, tandis qu’à la Cour suprême, le Président du ROSCAO a salué le travail accompli lors des dernières élections communales. Trois rencontres qui traduisent la volonté du réseau de construire son action dans un dialogue constant avec les institutions. Au-delà des présentations protocolaires, la question de la collaboration entre les institutions de la République et les organisations de la société civile s’est imposée comme l’un des principaux axes de cette tournée. À la Cour constitutionnelle comme à la Haute Cour de Justice et à la Cour suprême, le ROSCAO a défendu l’idée d’une société civile davantage impliquée dans la promotion des droits humains, de la démocratie, de la paix, de la justice et de la bonne gouvernance. Les échanges ont également permis d’identifier des perspectives concrètes de coopération, notamment autour de la sensibilisation citoyenne et de la consolidation de l’État de droit. La Haute Cour de Justice a notamment évoqué la perspective d’un colloque en 2027 consacré à l’État de droit et à la démocratie, tandis que le Président de la Cour constitutionnelle a exprimé une disponibilité de principe à accompagner les actions du réseau. Cette tournée prend ainsi les allures d’un premier acte du nouveau mandat de Coovi Paul ADAHOU. En allant directement à la rencontre des principales institutions judiciaires et constitutionnelles du pays, le Président du ROSCAO affiche une volonté de placer son action sous le signe du dialogue institutionnel, de la crédibilité et de la responsabilité. Le message du Président de la Cour suprême, Victor ADOSSOU, vient renforcer cette orientation en invitant le ROSCAO à poursuivre la défense des valeurs de paix, de démocratie et de bonne gouvernance. À quelques semaines de son investiture officielle prévue en octobre, Coovi Paul ADAHOU entend donc faire de la coopération entre institutions et société civile un levier majeur de son nouveau mandat, au Bénin comme à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest.

Dynamisme Info

Constant A. échappe à un lynchage à Allada : Quand la grâce présidentielle se heurte à la récidive, l’urgence d’un suivi moral

À Allada-Centre, dans le quartier Gbégamey, Constant A., 30 ans, a frôlé la mort cette nuit. À peine remis en liberté grâce à une mesure de grâce présidentielle, le trentenaire a été surpris en pleine tentative de vol d’une moto Haoujue 115. Pris sur le fait, il a été encerclé par des habitants excédés, prêts à se faire justice eux-mêmes. Il a fallu l’intervention rapide de la commissaire Faridath ADAM et de sa patrouille pour l’extraire de la foule et le placer en garde à vue au commissariat d’Allada-Centre, en attendant sa présentation au procureur de la République. Au-delà du fait divers, ce cas soulève une question de fond : à quoi sert la grâce si elle n’est pas suivie d’une véritable transformation morale ? La grâce présidentielle est un acte souverain de clémence. Elle repose sur l’idée de rédemption, de pardon et de réinsertion. Elle dit à celui qui a fauté que la société lui accorde une seconde chance. Mais lorsque cette seconde chance se solde, 48 heures plus tard, par une récidive, elle se retourne contre elle-même. Elle choque l’opinion, décourage les victimes et jette le discrédit sur tous les autres bénéficiaires qui, eux, choisissent de se reconstruire. Le problème n’est donc pas la grâce en elle-même, mais le vide qui suit la sortie de prison. Libérer sans évaluer le profil, sans préparer la sortie, sans encadrement social ni suivi, c’est prendre le risque de remettre dans la rue des personnes qui n’ont ni repères ni projet. C’est aussi exposer la population à la colère et à l’autodéfense, comme on l’a vu à Allada. L’urgence est donc double. D’abord, renforcer l’évaluation et le suivi post-pénitentiaire, à travers l’accompagnement à l’insertion, la sensibilisation et un encadrement adapté. Ensuite, rappeler à chaque bénéficiaire que la clémence de l’État constitue aussi une responsabilité morale. Elle n’efface pas la faute, mais offre l’opportunité de repartir sur de nouvelles bases. Le cas de Constant A. doit servir de signal d’alarme. Si l’on veut que la grâce reste un outil de paix sociale et non un facteur d’insécurité, il faut désormais l’assortir de garde-fous. Car une société juste est une société qui pardonne, mais qui veille aussi.

*Dynamisme Info*

Décès de Séfou FAGBOHOUN : Radio Adja-Ouèrè s’incline devant la mémoire de son président-fondateur

La Direction et l’ensemble du personnel de Radio Adja-Ouèrè 92.6 FM ont appris avec une profonde tristesse le décès de Son Excellence Séfou FAGBOHOUN, président-fondateur de la station, ancien député à l’Assemblée nationale, survenu le samedi 22 août 2026. À travers cette disparition, la radio perd non seulement son promoteur et fondateur, mais également une figure à laquelle elle reste profondément attachée. C’est avec une grande émotion que toute l’équipe de Radio Adja-Ouèrè s’incline devant sa mémoire et salue le parcours de celui qui a contribué à donner naissance à cet important outil de communication au service des populations. Dans cette épreuve particulièrement douloureuse, Radio Adja-Ouèrè 92.6 FM présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à ses proches, à ses collaborateurs, ainsi qu’à toutes les personnes qui lui étaient attachées. La Direction et le personnel de la station expriment leur solidarité et leur compassion à l’ensemble de la famille éplorée, en ces moments de grande douleur. La disparition de Séfou FAGBOHOUN constitue une perte qui dépasse le cadre de la radio et touche également les nombreux auditeurs, sympathisants et acteurs qui ont accompagné, de près ou de loin, son œuvre et son engagement. À travers cet hommage, Radio Adja-Ouèrè entend garder vivant le souvenir de son promoteur et fondateur, dont l’empreinte restera liée à l’histoire de la station et à son développement. L’équipe de la radio réaffirme, dans ce moment de recueillement, son soutien à la famille et à tous les proches du disparu. En attendant les informations relatives aux obsèques, la Direction invite chacun à s’unir par la pensée et la prière à la famille éplorée. Que la terre lui soit légère et que son âme repose en paix.

*Dynamisme Info*

Face au Sénégalais Papa homère Thierno Seck : Coovi Paul ADAHOU décroche la présidence régionale du ROSCAO pour le Bénin

Avec 63,6 % des suffrages, Coovi Paul ADAHOU, candidat du Bénin, a remporté l’élection à la présidence régionale du ROSCAO, devant le Sénégalais Papa Thierno Homère SECK, crédité de 36,4 %. Le scrutin a enregistré une mobilisation exceptionnelle avec 593 votants sur 596 inscrits, soit un taux de participation de 99,5 %. Ce résultat confirme la dynamique portée par le candidat béninois, déjà arrivé en tête lors du vote numérique de soutien avec 2 014 points contre 1 376 pour son challenger. Au-delà du score, cette victoire traduit la confiance accordée à une vision fondée sur le renforcement du réseau, la proximité avec les organisations membres et une plus grande capacité du ROSCAO à répondre aux défis de la société civile ouest-africaine. Cette victoire est également celle d’une équipe. La Direction de campagne, accompagnée de l’ensemble des collaborateurs mobilisés autour de la candidature, aura joué un rôle essentiel dans cette conquête à travers un travail constant de mobilisation, de sensibilisation et de défense du projet. Mais désormais, le temps de la compétition est terminé et celui du rassemblement commence. Coovi Paul ADAHOU devra transformer cette confiance électorale en résultats concrets, rassembler toutes les composantes du réseau et faire de sa victoire une dynamique collective au service de l’ensemble des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest. L’enjeu est désormais de consolider l’unité, la crédibilité et l’influence du ROSCAO. La prochaine étape sera l’investiture prévue en octobre, qui marquera officiellement l’ouverture de ce nouveau chapitre. D’ici là, la mobilisation se poursuit pour préparer ce grand rendez-vous et poser les bases d’un mandat placé sous le signe de l’action, de la cohésion et du renforcement du réseau. Un candidat a remporté l’élection, mais c’est désormais tout le ROSCAO qui doit gagner. La campagne est terminée, le travail commence.

*Dynamisme Info*

Obsèques de DOUBOGAN Claude: les enfants expriment leur profonde gratitude

Au lendemain des obsèques de leur regretté père, Claude DOUBOGAN, inhumé ce week-end à Gnidjazoun à Abomey dans le département du Zou, ses enfants ont tenu à adresser un message de profonde reconnaissance à l’endroit de toutes les personnes qui les ont soutenues. Dans un texte empreint d’émotion et de sagesse, ils disent « Shalom » à tous ceux qui, de près comme de loin, ont manifesté leur compassion. « Nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude pour votre présence, votre soutien et votre générosité, tant sur le plan financier, moral que physique, lors des obsèques de notre regretté père », peut-on lire. Pour la famille éplorée, les marques d’affection, de solidarité et de réconfort reçues ont été d’un grand secours dans cette douloureuse épreuve. Elle conclut son message par une prière : « Que l’Éternel, dans sa grâce infinie, vous le rende au centuple. Que Son nom soit béni ».

*Dynamisme Info*

Grande finale de la 4ᵉ édition du Tournoi Challenge Attaquant 77 de Kansounkpa : Gilles SODONON et Raoul GLESSOUGBE mobilisent la jeunesse autour des valeurs d’unité et de développement

La jeunesse d’Abomey-Calavi était à l’honneur ce dimanche 9 août 2026 à Kansounkpa, à l’occasion de la grande finale de la 4ᵉ édition du Tournoi Challenge Attaquant 77. Initiée par KOHOUNBO Wilfried, promoteur de la compétition, cette édition a une nouvelle fois réuni une importante mobilisation de jeunes venus de plusieurs arrondissements de la commune. Pour cette grande finale, l’Association pour le Développement d’Atadjè (ADA) a apporté son soutien à l’événement et marqué sa présence à travers son Président Gilles SODONON, ancien Procureur Général, son Vice-Président Dr Raoul GLESSOUGBE, ainsi que plusieurs membres du bureau, notamment Essaie Okpatcha, Sossoukpe Bienvenu et Dieudonné. Leur présence a contribué à donner à cette rencontre sportive une dimension à la fois festive, associative et citoyenne. Sur le terrain, Sentinelle FC et Chevalier FC se sont affrontés dans une finale très disputée, devant un public venu nombreux soutenir les deux équipes. Après une rencontre qui n’a pas permis de départager les deux formations dans le temps réglementaire, il a fallu recourir à la séance des tirs au but pour désigner le vainqueur. À cet exercice, Sentinelle FC s’est montrée plus efficace et s’est adjugé la victoire, mettant ainsi un terme à cette 4ᵉ édition dans une ambiance de liesse. Au-delà du résultat sportif, le tournoi aura surtout été une véritable fête du football, réunissant la jeunesse, les populations, les acteurs associatifs et les responsables autour d’un même idéal de convivialité et de fraternité. Pour Dr Raoul GLESSOUGBE, cette forte mobilisation démontre que le sport peut constituer un puissant instrument de rassemblement et de cohésion. Également membre influent de l’UPR, il considère cette initiative comme un symbole de l’union nécessaire entre les filles et fils d’Abomey-Calavi face aux défis de développement de leur commune. À travers son accompagnement, l’ADA entend encourager et soutenir les initiatives qui favorisent l’épanouissement de la jeunesse, le rapprochement des communautés et le renforcement du vivre-ensemble. Avec cette 4ᵉ édition, le Challenge Attaquant 77 de Kansounkpa confirme ainsi son statut de rendez-vous sportif majeur de la jeunesse de Calavi, tout en ouvrant un espace de mobilisation autour des valeurs d’unité, de solidarité et de développement. A préciser qu’au titre des récompenses, la première équipe a emporté le trophée, des maillots, et une somme de cinq cent mille. La seconde équipe un trophée, des maillots et une somme de 200000 francs CGA. Les autres ont eu des lots de consolation.

*Dynamisme Info*

Dossier des exilés et détenus dits politiques : Après l’installation du Sénat, quel avenir pour le plaidoyer de Boni Yayi ?

Depuis plusieurs années, l’ancien Président Boni Yayi n’a cessé de plaider en faveur d’une décrispation durable de la vie politique béninoise. Au cœur de ses revendications figuraient notamment la libération des personnes qualifiées par l’opposition de détenus politiques ainsi que le retour des exilés. Ces questions ont longtemps constitué l’un des principaux points de divergence entre l’opposition et le pouvoir, malgré quelques gestes d’apaisement enregistrés ces derniers mois. Avec l’installation complète des nouvelles institutions issues de la réforme constitutionnelle, notamment le Sénat et l’élection de son bureau, le paysage politique semble désormais entrer dans une nouvelle phase. Pour de nombreux observateurs, l’attention des autorités paraît davantage orientée vers la consolidation des institutions que vers la poursuite du dialogue politique engagé auparavant. Cette évolution amène certains analystes à s’interroger sur la place que pourraient encore occuper les questions de la libération des détenus et du retour des exilés dans l’agenda politique national. Sans préjuger des intentions des autorités, la dynamique actuelle peut donner l’impression que les attentes portées par Boni Yayi sur ces dossiers s’éloignent progressivement. Le temps politique semble aujourd’hui rythmé par la mise en œuvre des nouvelles institutions et par les défis de gouvernance qui les accompagnent. Pour autant, il serait prématuré d’affirmer que ces revendications sont définitivement écartées. Elles pourraient toujours revenir au cœur des discussions si un nouveau cadre de dialogue venait à être ouvert. Cette analyse présente donc l’idée d’un espoir qui semble s’amenuiser, plutôt que celle d’un rêve définitivement brisé, car seule une décision officielle ou une déclaration des principaux acteurs permettrait d’établir une telle conclusion.

*Dynamisme Info*

Présidence régionale du ROSCAO : La campagne lancée ce jour, le Benin et le Sénégal finalement dans la course

Le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSCAO) s’apprête à franchir une nouvelle étape de son processus électoral avec le lancement officiel de la campagne pour le renouvellement de sa présidence régionale, prévu ce lundi 10 août 2026. Après l’ouverture et la clôture du dépôt des candidatures en juillet, les différentes dispositions sont désormais réunies pour permettre aux candidats et aux organisations membres de mener leurs activités dans un climat serein, conformément aux textes et aux principes qui encadrent le processus électoral. Le ROSCAO entend ainsi faire de cette campagne un moment de débat constructif, de fraternité et de responsabilité au service de la société civile ouest-africaine. Initialement, la compétition devait mettre aux prises trois candidatures issues du Bénin, du Sénégal et de la Guinée. Mais la configuration de la course a évolué avec le rapprochement de la troisième candidate issue de la Guinée avec le candidat du Sénégal. Cette nouvelle donne ramène désormais à deux pays en lice, le Bénin et le Sénégal, au lieu de trois. Au-delà de cette recomposition, l’enjeu demeure de préserver l’unité du réseau et de faire en sorte que la compétition ne fragilise ni les relations entre organisations membres ni les acquis construits au fil des années. À l’ouverture de cette campagne, l’appel est donc clairement à la retenue, au respect mutuel et à une confrontation fondée sur les projets et les visions pour l’avenir du ROSCAO. Chaque candidat devra pouvoir présenter ses ambitions, son expérience et sa feuille de route, tandis que les électeurs auront la responsabilité de faire leur choix dans la sérénité. Le véritable vainqueur de cette élection devra être le ROSCAO, à travers une transition pacifique, transparente et consensuelle, capable de renforcer davantage la crédibilité du réseau dans l’espace ouest-africain.

*Dynamisme Info*

Talon à la Présidence du Sénat: Un choix consensuel pour renforcer l’efficacité de l’action publique

Qu’on le veuille ou non, l’élection de Patrice Talon à la présidence du Sénat apparaît avant tout comme un choix largement consensuel au regard du résultat du scrutin. Avec 24 voix sur 25 votants, l’ancien président de la République bénéficie d’une adhésion qui dépasse manifestement le simple cadre d’une désignation automatique ou d’un choix imposé. Le Sénat étant une institution nouvelle dans l’architecture politique béninoise, ses membres avaient la responsabilité de porter à sa tête une personnalité capable d’en comprendre les enjeux, d’en assurer l’autorité et de lui donner une véritable efficacité institutionnelle. Dans ce contexte, le score obtenu par Patrice Talon constitue un signal politique fort et traduit, à tout le moins, une volonté majoritaire de confier les premiers pas de cette institution à une personnalité expérimentée. Cette élection ne devrait donc pas être interprétée comme une volonté de Patrice Talon de revenir dans l’arène politique pour concurrencer ou surveiller le président de la République, Romuald Wadagni. Une telle lecture réduirait considérablement la portée de la réforme institutionnelle qui a conduit à la création du Sénat. Au contraire, l’existence de cette nouvelle institution doit permettre une meilleure répartition des responsabilités et offrir au Chef de l’État davantage de latitude pour se consacrer aux grandes priorités nationales. Dans cette perspective, l’arrivée de Patrice Talon à la tête du Sénat peut être perçue comme la volonté de mettre son expérience, sa rigueur et sa connaissance des rouages de l’État au service d’une institution appelée à jouer un rôle majeur dans l’équilibre et l’efficacité du système institutionnel béninois. Reste désormais à transformer ce consensus électoral en efficacité concrète. Le véritable jugement sur Patrice Talon, président du Sénat, ne se fera ni sur les procès d’intention ni sur les spéculations autour de ses ambitions, mais sur la capacité de l’institution à produire des résultats utiles au pays. Le Sénat devra être un espace de réflexion, de dialogue et d’anticipation, capable d’accompagner l’action publique sans se substituer au pouvoir exécutif. Si les 24 voix obtenues constituent un consensus de départ, elles représentent également une responsabilité. Patrice Talon devra désormais démontrer que ce choix consensuel pouvait effectivement servir l’intérêt général et contribuer à rendre l’action publique plus cohérente, plus efficace et davantage tournée vers les préoccupations réelles des populations.

*Dynamisme Info*