Elections générales de 2026 :A la sorte  de menaces, préférer des actes pour la paix

Relativement aux élections générales de 2026, le gouvernement qui reste coller à sa logique d’organiser les trois scrutins sur la base du Code électoral polémiqué, met en garde ceux qui tenteront de protester contre les lois jusqu’à nouvel ordre en vigueur à travers des manifestations lors des élections. Des propos du Porte-parole du gouvernement lors de son rendez-vous hebdomadaire avec les professionnels des médias, il est à retenir sur la question, que dans l’entendement du gouvernement, dans tous les cas, il n’aura pas place pour le désordre. Se faisant plus menaçant, il prévient contre d’éventuels troubles à l’ordre public et avertit leurs prétendus auteurs. « Le rôle du gouvernement à l’occasion des élections sera d’assurer la sécurité du pays, des électeurs comme des candidats.  Le gouvernement s’emploiera à le faire comme il l’a toujours fait. Cela étant, tous les fauteurs de troubles qui qu’ils soient devront être prêts à répondre de leur forfait devant les instances compétentes dans notre pays. Donc, chacun jouera sa partition et chacun devra également assumer les responsabilités de ses actes et de ses postures. Dans tous les cas, dans l’entendement du gouvernement, il n’aura pas place pour le désordre parce que nous avons le devoir de garantir la sécurité à nos compatriotes et la paix dans notre pays », a laissé entendre Wilfried Léandre Houngbédji pour qui, les conditions sont réunies pour faire tenir les élections en tout cas sur la base des lois en vigueur. Et donc, les fauteurs de troubles seront traités comme tels quoi qu’en soient les motifs. Une posture, une façon de voir du Porte-parole du gouvernement pas du goût de plus d’un estiment que le pouvoir devra plutôt travailler pour le consensus et non chercher à imposer des lois pouvant inciter à la désobéissance, considérées par le gouvernement comme du désordre. Beaucoup auraient souhaité qu’à la place de la sorte de menace, le dialogue cherche à dialoguer avec toutes les parties prenantes aux élections et ceci pour garantir des scrutins pacifiques.   

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Code électoral pour 2026 : Pourquoi les appels à la relecture dérangent si tant à la mouvance ?

Le gouvernement qui reste sourd face aux multiples appels pour la relecture du Code électoral, laisse lire son intention de rester ferme sur sa position jusqu’à la tenue des élections générales de 2026. En effet, des propos du Porte-parole de l’exécutif Wilfried Léandre Houngbédji lors de sa récente sortie médiatique, il est à retenir que le Code électoral pose un défi uniforme à toutes les formations politiques attendues de ce fait sur le terrain pour conquérir l’électorat et non à multiplier les appels pour la révision ou l’assouplissement des critères contenus dans le document. Un peu comme embêté par les sollicitations venant de l’opposition et d’une bonne partie de la société civile en vue de la relecture du Code, le Secrétaire Général Adjoint du gouvernement, fait savoir sous un ton de menaces que rien de ce qui est demandé ne sera accordé.  « J’observe qu’il y en a un ou deux partis qui sont dans la contestation. Au lieu d’être sur le terrain, ils appellent à réviser le Code, à assouplir les critères. Ce n’est pas ça qui permet d’engranger des voix autour de soi. Nous appelons tous les partis à travailler à grandir seuls ou à convaincre d’autres de se mettre avec eux pour être plus forts. Tous ceux qui voudraient prendre part aux élections et qui en remplissent les conditions prendront part aux élections. Personne n’est exclu des élections. Il faut le vouloir et remplir les conditions », a laissé entendre Wilfried Léandre Houngbédji visiblement pas sur la même longueur d’onde que les entités qui sollicitent la relecture du Code électoral en vue de scrutins véritablement inclusifs et transparents. « Les lois sont faites pour être appliquées. A l’épreuve, on peut au fil du temps, voir que tel aspect ou tel autre aspect mériterait d’être actualisé ou amélioré. Mais pour l’instant, les lois qui existent sont les lois qui vont être mises en application à l’occasion des élections générales », ajoute-t-il réitérant la sorte de refus du gouvernement d’accéder aux requêtes pour la révision du Code électoral. « Les mêmes qui hier contestaient, ce sont les mêmes qui contestent. Donc, je ne vois pas en quoi la contestation grandit. Par contre, toute la pédagogie possible a été faite autour des vertus de ce Code. Qu’il s’agisse du seuil de représentation, du seuil d’éligibilité pour avoir les sièges en jeu ou qu’il s’agisse du parrainage, les uns et les autres ont été largement sensibilisés à cela. Que l’on ait des craintes quant à sa capacité à atteindre le seuil, c’est un autre débat », poursuit Wilfried Léandre Houngbédji pour qui, le Code électoral en l’état devra laisser l’occasion aux partis politiques de démontrer leur grandeur. Un avis non partagé par beaucoup qui soutiennent que le gouvernement devrait créer des conditions pour l’organisation d’élections acceptées de toutes les chapelles politiques. Et ceci, fait-on savoir, passe par le consensus autour des dispositions électorales pour retenir des formules dans lesquelles se retrouve le grand nombre. Agir autrement, c’est tenté un passage en force pour faire le lit aux contestations. Et le gouvernement à qui incombe la paix et la sécurité dans le pays, devra faire en sorte à évacuer les frustrations avant la tenue des élections générales de 2026. Des consignes en direction des députés de la majorité présidentielle pour la révision du Code électoral surtout en ce moment, ne participeront qu’à décrisper la tension politique pour garantir des scrutins pacifiques en 2026.  Ce qui inscrit la balle dans le camp du gouvernement appelé à revoir sa copie pour enfin prêter oreille attentive aux requêtes pour la relecture du Code électoral. 

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Elections de 2026 au Bénin : Les Evêques réitèrent leur attachement à la paix

Au cours de leur rencontre du 21 au 23 Mai 2025 à Tchanvédji, les Evêques du Bénin ont passé en revue plusieurs questions de l’actualité sociopolitique avec un accent sur la situation sociale et l’organisation des élections générales. Réaffirmant leur rôle d’acteurs de foi, de paix et de justice, ils ont insisté sur la nécessité de faire tenir en 2026 des scrutins véritablement inclusifs, transparents et pacifiques, dans le respect des valeurs démocratiques et de la cohésion sociale. Et dans le communiqué rendu public à l’issue des travaux de la session ordinaire à cet effet ; communiqué mettant en avant plusieurs décisions majeures tant sur le plan spirituel que sociopolitique, un message a été adressé à l’effet d’organiser des élections véritablement inclusives et transparentes de nature à esquiver ou tout au moins à limiter les contestations. Sans le dire clairement, la Conférence Épiscopale du Bénin (CEB), attire l’attention des décideurs sur la nécessité d’un consensus autour des lois électorales pour mettre en confiance les parties prenantes aux scrutins. A la suite des plaidoyers en rapport avec la relecture du Code électoral pour le moment sans suite, les Evêques du Bénin situe sur ce qui urge pour faire prévaloir la paix. Ils appellent à une mobilisation responsable de tous les acteurs politiques et institutionnels en vue de la concrétisation de ce souhait. A préciser que, fidèle à sa mission de guide pastoral et de voix prophétique dans la société, la Conférence Épiscopale du Bénin (CEB) au cours de la session plénière dans les locaux du Grand Séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji, a lancé un appel pressant à intensifier les prières en faveur de la cause de béatification du Cardinal Bernardin Gantin. Cette recommandation fait suite à l’aval donné en janvier dernier par la Conférence Épiscopale Régionale du Latium, basée à Rome. Les évêques béninois exhortent les fidèles à réciter avec ferveur la prière dédiée à cette intention et à partager les témoignages de grâces obtenues. 

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Situation sociale au Bénin : L’Eglise catholique alerte sur la précarité

Lors de sa 75ème Session plénière ordinaire qui s’est tenue du 21 au 23 Mai 2025 à Tchanvédji, la Conférence Épiscopale du Bénin (CEB), a exprimé sa vive préoccupation face à la persistance de la précarité au sein des populations béninoises et alerte le gouvernement. « Nul n’a le droit d’être heureux tout seul » ; c’est en effet avec cette célèbre citation de Raoul Follereau que la Conférence Épiscopale du Bénin a alerté sur l’état de la situation sociale au Bénin. Selon le Communiqué final des Evêques, de nombreuses familles peinent encore à satisfaire leurs besoins fondamentaux et vitaux, malgré les efforts consentis par le gouvernement pour le développement. « Cette situation fragilise, à l’en croire, le tissu social, expose les plus vulnérables à diverses formes d’exploitation et compromet la paix sociale ». À cet effet, l’Église catholique appelle les autorités compétentes, les acteurs politiques, économiques et sociaux, ainsi que tous les citoyens de bonnes volontés à redoubler d’efforts pour « bâtir une société plus juste et solidaire qui met la personne humaine au centre de toute action ». À préciser que l’année dernière, la Conférence avait également attiré l’attention des gouvernants sur la situation sociale de plus en plus précaire au Bénin en faisant un focus sur les nombreux cas de suicide liés à la paupérisation.

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Déclaration de Paul HOUNKPE ce Dimanche à Savè : «La FCBE existe et existera toujours»

Ce Dimanche 25 Mai 2025 est le jour choisi par la FCBE pour officiellement donner le top de la mise en place des Comités de villages et de quartiers de ville en vue du quadrillage de l’ensemble du territoire national. Pour cette activité, le Secrétaire Exécutif National du parti était à Savè pour lancer en présence du Maire de la commune et autres, les hostilités. Occasion pour Paul HOUNKPE de relever pour saluer la fidélité de Savè au regroupement politique et de lancer un message en direction de ceux qui donnent peu de jour à la FCBE pour sa survie sur l’échiquier national. « Les gens ont pensé que notre parti, la FCBE va disparaitre. Mais ils se trompent. Notre parti et existe et existera toujours. Notre parti comptera toujours parmi les plus grands de ce pays », a laissé entendre Paul HOUNKPE pour qui, le travail qui se fait et les adhésions chaque jour enregistrées sont le signe que la FCBE se porte bien et a de beaux jours devant elle. « Sur l’échiquier national, notre parti est le plus vieux. Et, aujourd’hui, le parti se porte véritablement mieux que par le passé. Depuis quelques mois, n’y a plus de jour sans que nous n’enregistrons des adhésions. C’est la preuve que de plus en plus les gens comprennent notre idéal de paix, de non -violence, de recherche permanente du consensus », poursuit Paul HOUNKPE qui saisit l’occasion pour éclairer sur la posture à la FCBE. « Notre option n’est ni de la lâcheté, ni de la défection. Nous sommes juste réalistes en refusant d’inciter nos populations à la violence. Nous avons pris la méthode souple de lutte mais avons décidé de participer à toutes les élections jusqu’à faire changer les choses », fait-il savoir. « C’est autour de nous que l’union peut se faire. C’est nous qui pouvons réunir les différents courants pour la paix dans notre nation. Nous avons décidé de nous organiser, d’occuper correctement le terrain et de ne laisser aucune place aux vendeurs d’illusion. Nous avons décidé de faire sortir désormais tous les électeurs afin qu’ils envoient les vrais représentants à l’Assemblée nationale et dans les autres instances de décisions. Nous sommes la solution », martèle Paul HOUNKPE qui appelle les uns et les autres à s’impliquer pour envoyer des gens dignes dans les instances dès les prochaines élections. Et la solution conclut-il, c’est la FCBE, le parti de consensus.

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Leasing -Gestion de Bénin-Taxi : Deux préoccupations de l’opposition parlementaire toujours sans suite

Les performances de l’opposition parlementaire ainsi que les initiatives pour faire prévaloir l’intérêt du peuple à l’hémicycle ont été au cœur d’un entretien exclusif accordé au deuxième Vice-président du parti Les Démocrates. Il s’agissait pour Nourénou Atchadé   d’exposer à l’opinion le travail à l’actif des députés de la minorité depuis leur installation à l’Assemblée nationale. Occasion pour l’élu du peuple de passer en revue quelques préoccupations portées en direction du gouvernement mais restées jusque-là sans suite. A ce sujet, le Président du groupe parlementaire Les Démocrates évoque et spécifiquement dans le domaine des transports, le leasing et le projet Bénin-Taxi dont l’opacité semble entourer la gestion. Selon ses dires, ces sujets objet de questions orales avec débats ont été esquivés par le gouvernement qui n’a pas cru devoir donner une suite. « Le rôle d’un député, c’est de faire les lois ; c’est de contrôler l’action du gouvernement.  Nous avons posé énormément de questions au gouvernement. Il y en a qui ont abouti ; il y a d’autres par contre qui sont restées à la gorge du gouvernement et le gouvernement jusqu’aujourd’hui ne les a pas abordés. Je prends exemple sur la question de leasing. Nous avons posé une question avec débat pour permettre à l’ensemble des députés d’opiner sur là-dessus. Nous avons dit que c’est une question nationale. Au départ, on nous a dit que c’est la meilleure manière de gérer le parc automobile national et qu’avant, c’est la gabegie, la mal gestion et qu’aujourd’hui avec le leasing, ça va marcher. Mais sept ans après, on supprime et l’on n’a pas une idée de ce qui s’est passé. Est-ce que ça a marché ? Est-ce que ça n’a pas marché ? Nous avons posé la question au gouvernement de savoir combien cette opération nous a rapporté parce qu’il y a des bruits de couloir qui nous disent que ça a été une gabegie. Mais le gouvernement est incapable de répondre à cette question », laisse entendre Nourénou Atchadé qui réitère ses critiques au sujet de la gestion de Bénin-Taxi. « Nous avons également posé la question sur Bénin-Taxi. Nous avons dit que c’est très difficile au gouvernement de gérer des questions de transports et qu’il va falloir créer les conditions pour que ce soient les privés qui rentrent dans ce secteur. Au départ, on nous nous a dit que ça va marcher et que cela marche aux Etats- Unis. Nous avons posé la question de savoir ce qu’est devenu aujourd’hui Bénin-Taxi. Mais silence plat.  Nous savons que ça n’a pas marché et qu’il y a mal gestion et que les personnes qui ont géré Bénin- Taxi pavanent dans les acarnes du pouvoir. Aujourd’hui, des gens qui ont fait moins que ça sont à la Criet. Mais on appelle le gouvernement de venir nous dire comment ça s’est passé et silence radio », ajoute Nourénou Atchadé gardant l’espoir que le gouvernement donnera la suite qu’elles comportent à ces préoccupations.   

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Dossier Houndégnon à la Criet : Quand le sort de l’ex patron des flics fait objet de confrontations juridiques

L’ex patron des flics au Bénin Louis Philippe Houndégnon devrait être situé ce Lundi 19 Mai 2025 sur son sort dans le dossier de poursuites à son encontre par la Criet. Mais le juge qui devrait prononcer le verdict s’est déclaré incompétent pour envoyer en instruction le dossier. En effet, poursuivi pour les faits de « harcèlement par le biais d’un système de communication électronique et d’incitation à la rébellion », l’ancien chef de la police a assisté à une requalification des charges contre lui transformées en charges de « nature criminelle ». Le juge a prononcé le renvoi en instruction du dossier. Ceci, pour permettre au ministère public de mieux se pourvoir. Ce qui signifie que des enquêtes complémentaires seront faites dans la procédure contre l’officier de police mis à la retraite d’office, il y a plus d’un an. Mais le parquet ne serait pas satisfait de cette décision et a interjeté appel dans les heures qui ont suivi le verdict. Contre les faits reprochés à l’ex-patron de la police nationale, le ministère public avait requis deux ans de prison ferme et deux millions de FCFA. Le dossier de Louis Philippe Houndégnon sera examiné par le juge de la chambre d’appel et tout ceci contre le gré de l’intéressé dont le sort fait objet de confrontations politiques. 

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Guérisons par la prière : Après l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, le Prophète Kakou Philippe annoncé au Gabon et au Bénin

Agissant suivant la mission qu’il a reçue de travailler à délivrer des âmes et à guérir des maladies de toutes sortes, l’homme de Dieu, le Prophète Kakou Philippe parcourt les nations pour faire profiter de son don.  C’est ainsi qu’après des miracles spectaculaires en Mars dernier à Johannesburg en Afrique du Sud et des guérisons bouleversantes en Avril à Harare, le serviteur du Christ dans la vérité s’annonce au Gabon pour d’exceptionnels services de guérison. De source proche de son staff, il y sera en Juin pour faire parler de la puissance de Dieu en vue de la guérison des maladies incurables, des souffrances chroniques et des situations désespérées. Le peuple gabonais et les chrétiens sont invités à ces séances d’intervention divine pour la transformation de leur vie. « Ce ne sont pas des promesses. Ce sont des faits vérifiés, des témoignages authentiques venus de toute l’Afrique », rassure un admirateur du Prophète Kacou Philippe qui demande à ne manquer sous aucun prétexte cette aubaine pour la manifestation de la puissance divine. Il sied de préciser que pour faire profiter de ce qu’il a reçu de Dieu, le Prophète Kacou Philippe sera au Bénin le mois de Juillet prochain toujours pour la même cause.

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Duo-candidat des Démocrates à la présidentielle : Le gain de faire peser Boni Yayi dans le processus de désignation

Même n’étant candidat à aucune élection, la personnalité au sein de l’opposition qui fait le plus paniquer le pouvoir de la rupture est l’ancien Chef de l’Etat, Boni Yayi. Son implication personnelle dans des projets politiques fait souvent fausser les calculs du régime en place obligé de revoir ses copies. En effet, grâce en partie à lui, Les Démocrates ont assuré leur présence à l’Assemblée nationale et s’emploient depuis pour l’équilibre du jeu démocratique. Il n’est pas inutile d’insister sur le combat sous le leadership de Boni Yayi et qui permet aux Démocrates d’assurer le nécessaire en termes d’engagements vis-à-vis du peuple. Ces rappels pour inviter les membres du parti Les Démocrates à continuer à tirer profit de Boni Yayi Président en exercice du parti et dont les options restent bénéfiques pour le regroupement.  Pour les élections générales de 
2026 surtout l’élection présidentielle, son apport à la désignation du duo-candidat sera déterminant à travers le choix pour briser le rêve de la mouvance. Et loin de l’idée d’orienter sur le processus de désignation, beaucoup demandent à faire peser l’ancien Chef de l’Etat dans la procédure pour la désignation du duo-candidat. Certes, suivant l’annonce faite, le dévoilement du duo sera effectif en octobre prochain au détour d’un processus confié à une commission nationale mais il sied que Boni Yayi garde un regard vigilant sur ce qui sera fait pour veiller à faire sortir des personnes à même de défendre les couleurs du parti face à la mouvance. Il faudra convaincre à travers ces choix, les militants qui ne peineront pas à suivre en son temps le mot d’ordre. Il s’agit d’une préoccupation à laquelle il faut tailler d’importance dans les stratégies pour assurer l’alternance au sommet de l’Etat. 

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Attelage avec l’UP : Le PRD de Houngbédji prépare méthodiquement son retrait

La collaboration entre le PRD et l’UP matérialisée par la mise ensemble des deux formations politiques pour donner naissance à Union Progressiste Le Renouveau (UPR) pourrait être davantage affectée si le plan envisagé par la jeunesse militante du parti tchoco-tchoco arrivait à être concrétisé. En effet, se sentant un peu comme délaissés et livrés à leur propre sort depuis l’aventure avec le regroupement présidé par Joseph Djogbénou, des jeunes du PRD au moins trois mille, projettent une journée de réflexions au siège de la formation politique à Porto-Novo.  Ce sera l’occasion aux dires de l’un des vice-présidents du parti, de se retrouver pour relancer comme par le passé les activités afin poursuit-il, de sortir de l’état d’hibernation dans laquelle végète la jeunesse dudit parti. Des assises qui seront sanctionnées par des résolutions en direction du Président Adrien Houngbédji sans doute pour l’orientation à donner au PRD après la sorte de brouille avec le pouvoir générée par son combat au bénéfice des exilés, des détenus politiques et pour la participation de tous les courants politiques aux élections générales de 2026. « Ce sont les mouvements de jeunesse du PRD qui ont décidé de se retrouver en une journée de réflexions ; un forum qui nous permet de reprendre nos activités comme par le passé. Et dans ce cadre, nous prévoyons de réunir à Porto-Novo à notre siège plus de 3000 jeunes qui viendront des quatre coins du Bénin et de la diaspora. Cette initiative a déjà eu un résultat très positif par le simple fait que nous avons commencé par nous réunir à nouveau autour des questions touchant l’avenir et touchant également à la vie de nos camarades militants.  Comme vous savez, le Président Adrien Houngbédji nous a toujours offert un cadre de réflexions et de participation aux actions du parti ; un parti qui a beaucoup contribué à la paix et au progrès de notre pays. Il est question de redonner à cette jeunesse du parti une opportunité de se réorganiser et d’apporter sa contribution comme l’ont fait certains de nos ainés et comme nous le faisions encore il y a quelques moments », fait savoir le vice-président du PRD pour qui, depuis l’attelage avec l’UP, les initiatives comme les universités de vacances ont manqué aux jeunes du PRD pour réfléchir sérieusement sur leur avenir. « Depuis quelques années, cette jeunesse en pointe dans le parcours du PRD est presqu’en hibernation. Et je vous dirai que notre vie militante autrefois très active s’est limitée depuis lors à de rares participations de nos camarades à des rencontres avec nos partenaires sans qu’on ne puisse obtenir de réelles opportunités d’épanouissement. Nous ne pouvons pas passer perdre au profit tout notre engagement au PRD. C’est donc ce qui nous motive. Ensuite, nous avons accueilli avec un grand espoir les propositions du Président Adrien Houngbédji visant à apaiser le climat social et politique de notre pays par la libération des prisonniers politiques, le retour au pays des exilés ainsi que la participation de tous les courants politiques aux prochaines élections. Et suite à cela, plusieurs mouvements de jeunes du parti sont allés témoigner leur soutien au Président Me Adrien Houngbédji. Tout le monde sait que la paix tient à cœur au Président Me Adrien Houngbédji et tout ce qu’il a dit était en phase avec ce que nous vivons ; cette jeunesse du parti qui est en hibernation », ajoute-t-il comme pour justifier de la pertinence de la rencontre envisagée et qui pourrait déboucher sur des résolutions visant à acter le retrait du PRD de l’UPR. « Personne n’est dupe que ce combat du Président Houngbédji est en faveur de la jeunesse. Aucun projet pour les jeunes et pour notre société en général ne peut aboutir sans un climat de paix, de justice, d’équité et de concorde nationale. Les jeunes du parti ont voulu prendre leurs responsabilités », informe-t-il mettant un accent sur la soif de la jeunesse militante PRD de se réorganiser face aux défis.  « La journée de réflexions va nous permettre de faire des recommandations au Président du parti en conformité avec nos aspirations profondes. Nous nous sommes dits que nous sommes engagés dans la politique pour être les propres acteurs de notre destin et non pour être des spectateurs impuissants, humiliés et méprisés continuellement. Nous ne faisons que ce que nous avons appris à travers l’école du parti qui fut les universités de vacances sans oublier nos creusets respectifs de jeunes qui bénéficiaient librement de l’encadrement du parti. Depuis lors, l’alliance avec l’UP, nous avons pensé que nous allons continuer à trouver l’espace d’échange entre nous les jeunes. Mais cela nous a manqué et nous réfléchissions depuis par rapport à comment nous allons nous réorganiser au sein des mouvements de jeunes du parti. Et du coup comme le Président nous a offert l’occasion de discuter par rapport à son appel à l’apaisement de la vie sociale et politique, nous avons saisi la balle au bond », précise-t-il tout en insistant sur le caractère non formel selon lui, de l’attelage entre le PRD et l’UP.  « Du côté de droit, le PRD n’a jamais disparu ; l’UP aussi. C’est l’UPR qui est né sans acte de naissance. La loi prévoit que les partis avant de faire fusion et de disparaitre devraient pouvoir chacun organiser des congrès de dissolution. Nous n’avons pas organisé ce congrès de dissolution et l’UPR aussi », laisse-t-il entendre tout en renseignant sur la sorte de traitement au PRD dans l’UPR. « Nous avons accueilli l’expérience avec l’UPR comme toute nouvelle aventure de coopération voire de partenariat avec d’autres citoyens de notre pays. Moi, en tant que l’un des vice-présidents du parti, je n’ai jamais participé à une assise, conclave ou manifestation où il était question de la disparition du parti. Nous avons pensé que c’est une nouvelle expérience qui serait enrichie par nos débats, nos projets de la jeunesse. Mais depuis le début de cette affaire, nous sommes privés de tout », déplore-t-il renseignant sur la prise en main de son avenir par la jeunesse militante PRD.

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