Deuxième Congrès électif de l’Association Kpléwanou : Patrice Dangbèmey reconduit pour de nouveaux défis dans Golo-Djigbé

Golo-Djigbé a vibré, ce Samedi 28 Février 2026, au rythme du 2ème Congrès électif de l’Association Kpléwanou, organisé dans l’enceinte du CS BOPECI. Cinq ans après l’installation du bureau sortant, le 31 Octobre 2020, les membres se sont réunis en Assemblée générale pour renouveler leur instance dirigeante et tracer les perspectives de l’organisation. Dans son allocution d’ouverture, le Président sortant, Patrice Dangbèmey, a exprimé sa gratitude aux membres pour la confiance placée en lui durant le mandat écoulé. S’il a reconnu les avancées enregistrées, il n’a pas éludé les insuffisances. Présentant le Rapport moral, il a pointé avec franchise le déficit d’engagement au sein du bureau exécutif. Sur 25 membres au départ, seuls 12 ont effectivement assumé leurs responsabilités au cours des cinq dernières années. Il a également relevé la faible mobilisation autour des projets et le non-paiement régulier des cotisations, estimant qu’un sursaut collectif est indispensable pour consolider les acquis et renforcer la crédibilité de l’association. Les Rapports administratif et financier ont, quant à eux, mis en lumière des progrès significatifs. L’Association Kpléwanou s’est illustrée par la mise en terre de plants dans les écoles à travers l’organisation de la Journée de l’arbre, la tenue des Journées d’excellence pour valoriser le mérite scolaire, la réalisation d’un projet de WC au marché de Golo-Djigbé, ainsi que par des appuis aux collèges et d’autres initiatives communautaires. Autant d’actions qui témoignent d’un engagement concret en faveur du développement local. Présent à ce Congrès, Antoine Bonou, Président de Wémè Xwé et Président d’honneur de l’Association Kpléwanou, a exhorté les membres à préserver l’unité après les élections, souhaitant que ce rendez-vous démocratique ne soit pas source de divisions, mais plutôt un levier de cohésion. La Cheffe d’arrondissement de Golo-Djigbé, également présente, a salué les efforts de l’Association et encouragé la poursuite des initiatives communautaires. À l’issue du scrutin, Patrice Dangbèmey a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans. Visiblement ému, il a remercié la population de Golo-Djigbé pour cette marque renouvelée de confiance. Il a aussitôt fixé le cap des défis en laissant entendre qu’il est important de faire du dossier du lotissement de Golo-Djigbé, une priorité stratégique. Selon lui, le blocage lié au lotissement constitue une pierre angulaire freinant le développement de l’arrondissement. Il a assuré vouloir travailler en étroite collaboration avec les autorités locales afin d’identifier des solutions durables à cette problématique. Ce second mandat s’ouvre ainsi sous le signe de la responsabilité, de l’unité et de l’action. Pour l’Association Kpléwanou, le défi est désormais clair : transformer les ambitions affichées en résultats tangibles au service de Golo-Djigbé. Le nouveau Bureau exécutif de Kpléwanou, élu pour un mandat de cinq (05) ans, est composé comme suit : Président, DANGBEMEY Djima Patrice ; Premier Vice-Président chargé de la coordination des commissions et des organes internes, GODONOU Norbert ; Deuxième Vice-Président chargé des programmes et des relations extérieures, WINSOU Expédit ; Secrétaire Général et Porte-Parole de l’Association, AZONTONDJI Florent Mahutin ; Secrétaire Général Adjoint, OUSSOUKPEVI Serge ; Trésorier Général, SEGLA Robert ; Trésorier Général Adjoint, AVOGNANKPO José ; Organisateur Général chargé du patrimoine de l’Association, SEGLA Basile ; Organisateur Général Adjoint chargé de la culture, du sport et des loisirs, ADIMALE Jimmy ; Responsable chargée de la mobilisation et de l’autonomisation des femmes, AKPAN Sylvie Germaine ; Responsable Adjointe chargée de la mobilisation et de l’autonomisation des femmes, TAMPEGOU Adèle ; Responsable chargée de l’information et de la communication, SANNOU Pricette ; Responsable Adjoint chargé de l’information et de la communication, BONOU Emmanuel ; Responsable à l’assainissement et à la santé, KONNONVI Marcelline ; Responsable Adjoint à l’assainissement et à la santé, AHONONGBE Emmanuel ; Conseiller Technique, AGLOSSI Pierre ; Conseiller Technique Juridique, YEKINI Abdel Aziz.

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Après son élection la tête de l’Assemblée Nationale : Le Collectif des enseignants UP-R de l’UAC sous l’égide du Prof Julien Gbaguidi félicite Joseph Djogbénou

À la suite de l’élection du Professeur Joseph Fifamè Djogbénou à la tête de l’Assemblée nationale pour le compte de la 10ème législature, la communauté universitaire s’est officiellement exprimée. À travers le Collectif des enseignants UP-R de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), présidé par le Professeur Julien Gbaguidi, elle a adressé un message solennel de félicitations à celui qui accède au perchoir à l’issue du scrutin du 11 Janvier dernier. L’élection du nouveau président de l’institution parlementaire, intervenue lors de la séance d’installation de la 10ᵉ législature de l’Assemblée nationale du Bénin, a été marquée par un vote unanime des 109 députés présents. Pour le Collectif des enseignants UP-R de l’UAC, cette désignation traduit non seulement la confiance politique placée en l’homme d’État, mais également la reconnaissance d’un parcours académique et professionnel fondé sur la rigueur intellectuelle, la constance dans l’effort et l’exigence méthodologique. Dans sa déclaration, le Collectif souligne l’harmonie entre la discipline scientifique et l’engagement institutionnel qui caractérise le parcours du Professeur Djogbénou. Universitaire chevronné, juriste de formation et acteur central de la vie publique nationale, il incarne, selon ses pairs, un modèle de réussite où l’excellence académique nourrit l’action publique. Les enseignants rappellent que cette consécration honore l’ensemble du corps professoral et du personnel administratif, fiers de voir l’un des leurs accéder à l’une des plus hautes responsabilités de la République. Réaffirmant leur attachement aux valeurs d’intégrité, de compétence et de service public, les membres du Collectif, réunis à l’UAC le 27 février 2026, ont exprimé leur confiance en la réussite du mandat qui s’ouvre. Ils ont également rassuré le Président de l’Assemblée nationale de leur soutien constant, convaincus que son leadership contribuera au renforcement institutionnel et à la consolidation démocratique du Bénin.

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Coup d’État manqué au Bénin : La tête de Pascal Tigri et de huit autres personnes mise à prix

Le dossier sensible du putsch manqué au Bénin vient de connaître une nouvelle tournure marquée par un durcissement visible de la riposte étatique. Les autorités ont réaffirmé leur détermination à faire toute la lumière sur cette tentative de déstabilisation des institutions républicaines. Les services de sécurité et les structures judiciaires compétentes ont, dans cette perspective, intensifié les recherches afin d’identifier, localiser et interpeller les personnes soupçonnées d’être impliquées. Dans cette dynamique, la tête de Pascal Tigri et de huit autres individus activement recherchés a été mise à prix. Une forte récompense est promise à toute personne capable de fournir des informations précises, vérifiables et exploitables permettant leur arrestation. Les autorités ont, à cet effet, rappelé les canaux officiels de signalement, tout en garantissant la confidentialité et la protection des éventuels informateurs conformément aux textes en vigueur. Le gouvernement présente cette mesure comme un levier dissuasif et un instrument de mobilisation citoyenne face aux menaces contre la stabilité nationale. Il appelle à la vigilance collective et réaffirme que les auteurs, co-auteurs et complices présumés répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes, dans le strict respect des procédures judiciaires et de l’État de droit.

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Présidentielle d’Avril 2026 : Préoccupé par la paix, le Président Mondial de la FOPA échange avec Romuald Wadagni

À l’approche de la présidentielle d’Avril 2026, la dynamique autour d’une élection pacifique et apaisée s’intensifie. Ce 24 février 2026, une délégation de quinze personnalités de la FOPA conduite par son Président, sa Majesté Gilbert Dakè Abiakou Djokess KPOTOKAN II, a été reçue par le ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de la Coopération, et candidat déclaré à la magistrature suprême, Romuald Wadagni. Au cœur des échanges, la paix, la cohésion nationale et la responsabilité collective face aux enjeux de 2026. Selon la FOPA, l’audience, sollicitée puis accordée avec empressement, s’est déroulée dans une atmosphère d’écoute et de franchise, témoignant d’une volonté partagée de préserver la stabilité du pays. Pour la FOPA, l’objectif est clair; œuvrer afin que les prochaines élections se déroulent dans la quiétude, sans violence ni exclusion, dans un climat à la fois festif et inclusif. La délégation a insisté sur le fait que rien n’est gagné d’avance et que seule la volonté populaire devra trancher. Elle a également attiré l’attention du candidat sur les frustrations persistantes au sein de la population, liées notamment à certaines réformes passées, rappelant qu’on ne peut prétendre faire le bien d’un peuple sans l’associer pleinement à son destin. Le message est sans détour;  le futur président devra être à l’écoute, travailler sans distinction avec toutes les composantes de la nation telles que les rois et chefferies traditionnelles, les confessions religieuses, la jeunesse, les femmes, les agriculteurs afin de dissiper les tensions et renforcer le vivre-ensemble. En réponse, le candidat a salué la démarche citoyenne de la FOPA et reconnu la nécessité impérieuse de préserver la paix. Remerciant la délégation pour son engagement au Bénin et au-delà, il a admis avec lucidité que de nombreux Béninois peinent encore à subvenir à leurs besoins, qu’ils soient paysans, diplômés ou jeunes en quête d’opportunités. Refusant les promesses politiciennes, il a indiqué que son projet de société sera dévoilé en temps opportun, tout en assurant que, si le peuple lui accorde sa confiance, il gouvernera pour tous, dans un esprit de tolérance, de pardon et de rassemblement. La rencontre s’est achevée par un tête-à-tête, scellant une convergence sur l’essentiel qui est la paix avant tout. La FOPA a réaffirmé sa disponibilité à accompagner non seulement le candidat Romuald Wadagni dans cette mission mais aussi tout le processus électoral par des actions de sensibilisation, de moralisation et de mobilisation en faveur d’un fort taux de participation. Elle appelle à éviter toute division au sein des équipes de campagne et à ouvrir l’espace à toutes les bonnes volontés, rappelant qu’un président élu est le président de tous les Béninois. Déjà en mission sur le terrain, l’organisation entend poursuivre ses tournées pour exhorter les citoyens à mettre la balle à terre et à placer le Bénin au-dessus de tout, afin que 2026 soit l’année d’une élection véritablement apaisée et exemplaire.

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Libération des détenus dits politiques : Vigilance face aux promesses pas vraiment réalistes

Avec la mise en place officielle du Comité stratégique chargé de conduire la campagne présidentielle d’Avril 2026, le duo Wadagni-Talata affiche clairement son objectif. Alors que certains observateurs évoquent déjà une issue acquise d’avance, le camp présidentiel choisit au contraire de structurer et d’intensifier son dispositif politique. Cette lecture, largement relayée dans les débats politiques, ne correspond pourtant pas à la posture adoptée par la mouvance. En rendant public le Comité stratégique chargé de piloter la campagne, composé d’Abdoulaye Bio Tchané, de Patrice Talon et de Joseph Djogbénou, le camp Wadagni-Talata envoie un signal clair pour rappeler qu’il ne s’agit ni d’une formalité électorale ni d’un scrutin joué d’avance, mais d’une bataille politique à mener avec méthode, rigueur et engagement. Loin de toute posture de suffisance, la rupture affirme refuser de sous-estimer l’adversaire. La mise en place d’un comité stratégique de haut niveau traduit une volonté d’encadrer la campagne avec discipline et coordination. Cette instance aura pour mission de définir les grandes orientations, d’harmoniser les messages et d’assurer une présence structurée sur l’ensemble du territoire national. Le choix de profils expérimentés à la tête de cette architecture stratégique révèle une ambition, celle de sécuriser chaque étape du processus électoral par un travail politique constant et organisé. Mais au-delà du pilotage central, c’est sur le terrain que la dynamique entend se jouer. La mouvance déploie un véritable arsenal d’acteurs politiques, notamment de nouveaux maires et députés appelés à aller au contact direct des populations. Il ne s’agit pas seulement d’afficher une majorité institutionnelle, mais de conquérir et reconquérir l’électorat par la proximité, l’écoute et la pédagogie. Les équipes locales sont mobilisées pour expliquer le projet, défendre le bilan et convaincre, commune après commune, quartier après quartier. En définitive, la stratégie adoptée vise précisément à ne pas donner raison à ceux qui parlent de match arrangé. La Rupture veut démontrer que toute victoire se construit dans l’effort, l’organisation et la mobilisation populaire. Pour le duo Wadagni-Talata, la campagne de 2026 ne sera pas une simple reconduction mécanique, mais un engagement renouvelé devant le peuple, avec la volonté affichée d’aller chercher chaque voix par le travail et la conviction.

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Composition de l’équipe de campagne de Wadagni-Talata : La rupture ne veut pas laisser lire l’impression d’un match facile

Avec la mise en place officielle du Comité stratégique chargé de conduire la campagne présidentielle d’Avril 2026, le duo Wadagni-Talata affiche clairement son objectif. Alors que certains observateurs évoquent déjà une issue acquise d’avance, le camp présidentiel choisit au contraire de structurer et d’intensifier son dispositif politique. Cette lecture, largement relayée dans les débats politiques, ne correspond pourtant pas à la posture adoptée par la mouvance. En rendant public le Comité stratégique chargé de piloter la campagne, composé d’Abdoulaye Bio Tchané, de Patrice Talon et de Joseph Djogbénou, le camp Wadagni-Talata envoie un signal clair pour rappeler qu’il ne s’agit ni d’une formalité électorale ni d’un scrutin joué d’avance, mais d’une bataille politique à mener avec méthode, rigueur et engagement. Loin de toute posture de suffisance, la rupture affirme refuser de sous-estimer l’adversaire. La mise en place d’un comité stratégique de haut niveau traduit une volonté d’encadrer la campagne avec discipline et coordination. Cette instance aura pour mission de définir les grandes orientations, d’harmoniser les messages et d’assurer une présence structurée sur l’ensemble du territoire national. Le choix de profils expérimentés à la tête de cette architecture stratégique révèle une ambition, celle de sécuriser chaque étape du processus électoral par un travail politique constant et organisé. Mais au-delà du pilotage central, c’est sur le terrain que la dynamique entend se jouer. La mouvance déploie un véritable arsenal d’acteurs politiques, notamment de nouveaux maires et députés appelés à aller au contact direct des populations. Il ne s’agit pas seulement d’afficher une majorité institutionnelle, mais de conquérir et reconquérir l’électorat par la proximité, l’écoute et la pédagogie. Les équipes locales sont mobilisées pour expliquer le projet, défendre le bilan et convaincre, commune après commune, quartier après quartier. En définitive, la stratégie adoptée vise précisément à ne pas donner raison à ceux qui parlent de match arrangé. La Rupture veut démontrer que toute victoire se construit dans l’effort, l’organisation et la mobilisation populaire. Pour le duo Wadagni-Talata, la campagne de 2026 ne sera pas une simple reconduction mécanique, mais un engagement renouvelé devant le peuple, avec la volonté affichée d’aller chercher chaque voix par le travail et la conviction.

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Foncier, BTP, aménagement et hôtellerie : Carin Quenum : une référence de la diaspora béninoise en Côte d’Ivoire

Dans un environnement économique compétitif où seuls les plus audacieux s’imposent durablement, Carin Quenum s’est affirmé comme l’un des visages les plus dynamiques de la diaspora béninoise en Côte d’Ivoire. Entrepreneur engagé, il a su transformer sa vision en réalisations concrètes, faisant de son parcours une référence pour de nombreux compatriotes établis hors du territoire national. Son ascension repose sur le travail, la constance et une stratégie d’investissement ancrée dans la réalité du terrain. À la tête de VIC BTP, entreprise spécialisée dans les bâtiments et travaux publics, le foncier, le lotissement, l’aménagement du sol, le génie civil et la formation, il contribue activement à la structuration du secteur et à la création d’emplois pour un nombre significatif de jeunes. Par ses projets, il participe à la dynamique économique entre le Bénin et la Côte d’Ivoire, consolidant des passerelles d’affaires et renforçant la présence béninoise dans des domaines stratégiques. Son approche, axée sur l’efficacité opérationnelle et la qualité des réalisations, lui vaut une reconnaissance croissante dans le milieu entrepreneurial. En parallèle, à travers le complexe hôtelier La NEIGE DE SINGAPOUR à Ébimpé, dans la commune d’Anyama, Carin Quenum démontre sa capacité à diversifier ses investissements tout en créant de véritables espaces de vie et de convivialité. Ce pôle d’attraction, apprécié pour son cadre raffiné, ses chambres confortables, ses résidences meublées et sa piscine en hauteur, s’est imposé comme un lieu de référence pour les habitants d’Ébimpé et d’ailleurs. Au-delà de l’infrastructure, c’est une vision de l’accueil et du service qui s’exprime, renforçant son image d’entrepreneur attentif aux détails et à la satisfaction de sa clientèle. Au regard de l’ensemble de ses réalisations, Carin Quenum apparaît comme une figure inspirante pour la diaspora béninoise en Côte d’Ivoire. Son parcours illustre la capacité des Béninois de l’extérieur à exceller, à investir et à contribuer au développement économique de leur pays d’accueil tout en portant haut les couleurs du Bénin. Par son engagement, il incarne cette réussite construite sur l’effort et l’audace, faisant de lui une véritable fierté pour nombre de ses compatriotes.

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Diagnostic des dix ans de la rupture : Paul Hounkpè se dit inquiet de l’état de la démocratie

Paul Hounkpè dresse un tableau sombre de la situation sociopolitique au Bénin. A la faveur d’une audience accordée à NDI, l’acteur politique n’a pas caché son état d’âme face à ce qu’il considère comme une dégradation progressive du vivre-ensemble. « Le vivre-ensemble au Bénin est suffisamment compromis », a-t-il martelé, évoquant une accumulation de frustrations au sein de la population. Pour lui, l’unité nationale, jadis socle de la stabilité du pays, est aujourd’hui fragilisée par un climat de méfiance et de malaise social grandissant. Au-delà des discours officiels mettant en avant les infrastructures et les grands chantiers, Paul Hounkpè estime que la réalité quotidienne des citoyens est toute autre. « En démocratie, les routes, les belles constructions ne sont pas les seuls facteurs de bien-être », a-t-il insisté. Selon lui, le véritable indicateur du progrès reste la capacité des populations à subvenir dignement à leurs besoins. Or, à l’en croire le peuple vit mal et très mal. Cette lecture traduit une profonde insatisfaction quant aux conditions de vie actuelles des Béninois, qu’il juge en déphasage avec les ambitions affichées par la gouvernance en place. L’inquiétude du responsable politique s’étend également au fonctionnement du système démocratique, notamment à l’approche de l’élection du 12 Avril 2026. Il affirme ne pas être rassuré par les conditions d’organisation des scrutins, rappelant les controverses ayant entouré les élections communales et législatives de janvier dernier. « Jamais notre pays n’a connu pareil », a-t-il déploré, pointant du doigt des dysfonctionnements qu’il considère graves. Pour Paul Hounkpè, une démocratie crédible ne saurait prospérer dans un contexte où la transparence et l’équité électorale sont sujettes à caution. Enfin, l’ancien ministre a dénoncé ce qu’il perçoit comme une logique d’exclusion incompatible avec les principes démocratiques. « En démocratie, le mot “Exclusion” ne doit pas exister », a-t-il affirmé avec fermeté. Il a également soulevé la question de l’intégrité des agents impliqués dans le processus électoral, évoquant des soupçons de corruption et plaidant pour des équipes mixtes afin de garantir davantage d’impartialité. À travers ces prises de position, Paul Hounkpè livre une lecture sévère de l’état actuel de la démocratie et de la gouvernance au Bénin, appelant implicitement à des réformes profondes pour restaurer la confiance et renforcer la cohésion nationale.

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D’acteur chevronné de la décentralisation à la fonction de député  Une sorte de pré-retraite politique pour Luc Atrokpo ?

Figure bien connue de la gouvernance locale, Luc Atrokpo s’est imposé au fil des années comme l’un des visages les plus constants de la décentralisation au Bénin. De Bohicon à Cotonou, il a gravi méthodiquement les échelons des administrations communales, passant de la gestion d’une commune à celle de la capitale économique, avec son lot de défis urbains, budgétaires et infrastructurels. Son parcours s’inscrit dans la logique d’un praticien du terrain, rompu aux réalités de la gouvernance de proximité et aux exigences de la gestion municipale. Aujourd’hui, son entrée à l’Assemblée nationale marque un tournant stratégique. Quitter l’exécutif local pour rejoindre l’hémicycle, c’est changer de posture. De gestionnaire local, il devient législateur, acteur du cadre normatif qui régit justement les collectivités territoriales. Ce déplacement du centre de gravité politique interroge. S’agit-il d’une montée en puissance vers une influence plus large dans l’architecture institutionnelle, ou d’un repositionnement plus discret, loin des turbulences et de l’exposition directe qu’impose la direction d’une grande mairie ? La question mérite d’être posée sans détour et beaucoup de demandent si ce passage du pouvoir communal à la députation ne ressemble-t-il pas à une forme de transition vers une pré-retraite politique ? Après avoir dirigé des exécutifs locaux d’envergure et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb),  il paraît peu évident qu’il revienne un jour à la tête d’une mairie. Le mandat parlementaire pourrait ainsi constituer l’ultime étape d’un parcours déjà dense, une manière d’achever sa trajectoire publique dans un rôle moins exécutif, plus institutionnel. Reste à savoir si cette nouvelle séquence sera celle d’un second souffle politique ou celle d’un atterrissage maîtrisé après des années au cœur de la décentralisation béninoise. Car, quoi qu’on dise, la décision de siéger au Parlement venant de Luc Atrokpo ou de son parti fait éclipser l’ancien maire de Cotonou qui pourrait être désormais moins présent devant les caméras. Lui qui s’est forgé une réputation dans le domaine de la gouvernance locale, ne remplira que les charges liées à la fonction de député qui le rendent moins visible que celles en rapport avec la mission de maire de la ville vitrine et de Président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Ainsi, Luc Atrokpo qui a déjà transmis le témoin à son successeur à la tête de Cotonou, quittera sa fonction de premier responsable de l’Ancb au profit d’un autre à élire au sein des maires nouvellement installés. Mais tout ceci pour une ascension ou une pré-retraite politique ?  Les temps à venir édifieront davantage.

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Libération des détenus dits politiques : Vigilance face aux promesses démagogiques

À l’approche de la présidentielle de 2026, les discours politiques et les engagements se multiplient. Les formules fortes refont également surface dans l’arène politique. L’un des candidats à ladite élection a fait la promesse de la libération des détenus qualifiés de politiques et l’ouverture d’un vaste chantier de réconciliation nationale. L’annonce est forte et le thème parait beaucoup plus sensible. Mais face à ce type de déclaration, l’opinion publique est fondée à faire preuve de lucidité et d’esprit critique. La question des détenus dits politiques ne saurait être réduite à un slogan de campagne. Elle renvoie à des décisions judiciaires, à des procédures encadrées par des textes en vigueur, et à un équilibre délicat entre pouvoir exécutif, pouvoir législatif et autorité judiciaire. Toute promesse de libération massive pose inévitablement des questions juridiques précises. Par quels mécanismes, amnistie votée par le Parlement, grâce présidentielle le candidat en question compte-t-il y arriver ? Sans clarification sur les instruments institutionnels envisagés, l’engagement peut facilement relever de la posture politique plus que d’un programme bien mis en place. La réconciliation nationale, elle aussi, ne se décrète pas à la tribune d’un meeting. Elle exige des actes structurants, une volonté inclusive et des compromis acceptés par l’ensemble des forces politiques et sociales. Elle suppose également une reconnaissance des torts, un cadre légal clair et un consensus minimal sur les responsabilités. Présenter ces enjeux complexes comme une simple décision individuelle à portée immédiate revient à simplifier à l’extrême une problématique qui engage l’architecture institutionnelle de l’État et la stabilité du pays. Dans ce contexte, l’électorat doit refuser les emballements émotionnels et exiger des propositions concrètes, juridiquement fondées et politiquement cohérentes. La démocratie mature repose sur le discernement des citoyens, non sur l’adhésion spontanée à des promesses séduisantes. À l’heure des choix déterminants pour 2026, la vigilance n’est pas une posture partisane, mais plutôt une exigence civique.

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