Cohabitation dans la diversité d’opinions politiques : Azannaï ne calcule pas Ayadji

Invité comme d’autres chefs de partis politiques à honorer de sa présence le premier congrès ordinaire du Mouvement des Elites Engagés pour l’Emancipation du Bénin (MOELE-BENIN) ce 2 Septembre 2023 à Cotonou, le Président de Restaurer l’Espoir n’était pas au rendez-vous.  Il aurait chassé de son domicile quelques jours plus tôt l’émissaire de MOELE-BENIN dépêché pour lui remettre la carte d’invitation.  Une posture qui a suscité la réaction du Numéro 1 du parti des Elitistes  qui est allé pratiquement d’un enseignement  pour manifester sa colère. «On ne peut pas restaurer l’espoir dans notre pays en excluant tous les autres et en pensant qu’on est seul à avoir la science infuse. Si on a l’espoir, si on espère diriger notre pays un jour, il faut respecter sa devise qu’est  Fraternité- Justice- Travail.  Et cela commence par Fraternité. Je ne dirai pas plus.  C’est un message que je lance à quelqu’un qui a eu le plaisir de renvoyer de sa maison notre émissaire pour lui remettre la carte d’invitation au présent congrès »., a laissé entendre après son discours inaugural, Jacques Ayadji qui félicite au passage les autres partis de l’opposition pour leur présence effective. Des reproches qui ne devraient en principe pas être faits  au regard du principe défendu depuis quelques années par Candide Azannaï par le biais de la « Résistance nationale ». Faut-il le rappeler, à travers ses différents discours, le Président de Restaurer l’espoir appelle à ne pas du tout composer avec le système en place, la cause selon lui  du «malheur » des Béninois. Pour lui, il n’est pas question au regard des dispositions en vigueur de participer à une quelconque élection sous la rupture.  Il faut carrément s’abstenir. L’inviter  dans ces conditions à des activités contre son principe,  c’est faire preuve d’irréalisme  ou de manque d’honnêteté face à ce qui relève de l’évidence. C’est donc le président de Restaurer l’Espoir qui a de ce point de vue raison en déclinant l’invitation. Seulement,  il y a à reprocher à la méthode pour refuser l’offre à savoir si cela est vérifié, le renvoi des émissaires de MOELE-BENIN. 

*Dynamisme Info : Edition du 4 Septembre 2023*

Visite de Talon en Chine : Le CA Zimazi Gninou Joseph félicite le Chef de l’Etat pour les retombées

Chef d’arrondissement d’Ayomi dans la commune de Dogbo, Zimazi  Gninou Joseph opine sur le voyage du Chef de l’Etat en Chine ainsi que les retombées de ce déplacement.  Il félicite d’entrée Patrice Talon et son équipe pour avoir réussi à  décrocher cette visite qui a permis selon ses dires, de réchauffer les relations entre le Bénin et la Chine. Ce qui fait la joie du CA d’Ayomi, c’est le flot  d’accords signés au profit essentiellement du développement du Bénin.  Il rappelle tout ce qui a été obtenu à travers ce déplacement  dans les  domaines de l’agriculture, du tourisme, de la communication, du numérique et autres et invite à une union sacrée autour du Chef de l’Etat pour faire concrétiser toutes les ambitions. « Le Chef de l’Etat est allé réchauffer les relations  entre le Bénin et la Chine. Ces relations  qui étaient au beau fixe  sont davantage consolidées pour le bonheur de chacun des deux Etats. Dans tous les domaines, il y a eu des acquis. L’industrie, l’énergie, les  infrastructures, la communication et l’agriculture ; beaucoup de choses ont été décrochées pour le Bénin. Il y a par exemple ce mémorandum d’entente pour l’installation des entreprises chinoises au Bénin doublé de la suppression de visas pour les Chinois.  Tout ceci pour  promouvoir encore plus le tourisme et d’autres secteurs, pourvoyeur de devises », fait-il savoir tout en insistant sur la volonté clairement affichée selon  lui,  de Patrice Talon d’attirer beaucoup de Chinois vers le Bénin. « Tout le monde va tirer sa part. Le Chef de l’Etat se bat beaucoup pour le développement.  Il faut dire qu’avant la Chine, qu’il y a eu le renouvellement des relations avec le Nigeria  qui a permis la réouverture des frontières avec le Bénin toujours pour soulager les conditions de vie des populations. Il faut féliciter le Président de la République  qui sait tisser les relations. Il n’est pas politicien. Même si vous êtes de l’opposition  et vous êtes  professionnellement efficaces, il vous appelle à l’œuvre de construction du pays.  Et c’est ce que j’admire  chez Patrice Talon  qui met à profit son expérience d’homme d’affaires  pour développer le Bénin », conclut-il.

Dynamisme Info

Vie politique nationale : Des partis qui n’ont jamais levé de sièges dans des exhibitions

N’existant  pratiquement que de nom parce que n’ayant jamais levé de sièges pour leur représentativité dans les instances, il y a de ces creusets dans des exhibitions pour justifier leur présence sur la scène politique. Dans du « m’as-tu-vu », ces partis  sautent sur des occasions pour miroiter leur existence encore sur l’échiquier politique. Ils honorent les rendez-vous statutaires qu’ils prennent pour l’essentiel en matière de l’animation de la vie politique.  Attendus beaucoup plus sur les  stratégies pour la victoire, ils occupent leur  temps à opiner sur l’actualité pour se poser parfois en donneurs de leçons.  Conserver le récépissé d’existence même s’il ne doit servir finalement à rien en termes de performances aux élections ; c’est visiblement ce à quoi s’attèlent les responsables des partis en question pour amener à croire en leurs prétendues potentialités. Une attitude en réalité pour flouer et maintenir les militants dans la logique d’espérer  continuellement. Fort heureusement que les  observateurs avertis de la chose politique  ne taillent pas d’importance aux actes de leur part pour amuser la galerie.  D’ailleurs, réagissant  aux sortes de comédie enregistrées dans ce sens, beaucoup appellent à se concentrer sur l’essentiel  pour la survie si cela est toujours possible des partis en question.  Stopper les discours ennuyeux  pour aller à la fusion des partis dans le cas dans de regroupements faciliterait la survie des acteurs membres desdites formations politiques.

*Dynamisme Info : Edition du 4 Septembre 2023*

Expulsion de l’Ambassadeur Sylvain Itté : Jusqu’ou ira le bras de fer entre la France et le Niger ?

Entre  la France et les nouvelles autorités nigériennes, le divorce est presque consommé. Le bras de fer entretenu au sujet de l’expulsion ou non de l’Ambassadeur Sylvain Itté en est la cause. Ne présentant pas des signes de s’arrêter, cette situation  vicie les relations entre les deux pays en désaccord depuis le coup de force contre Mohamed Bazoum.  Le récent acte qui vient détériorer  le climat entre les deux Etats selon l’Agence Nigérienne de presse (ANP), est la décision de  la justice de Niamey ordonnant l’expulsion de l’Ambassadeur de France. En effet, cette décision qui vient en rajouter à la crise en cours, découle de la requête envoyée par les militaires au pouvoir, après le putsch du 26 juillet, au parquet de Niamey. Le Tribunal de grande instance hors classe de Niamey après examen, a ordonné le 1er  septembre, l’expulsion de l’Ambassadeur de France Sylvain Itté, Selon la source. Il s’agit d’une ordonnance du parquet après la requête envoyée au Président du Tribunal de grande instance, par l’État du Niger. Le requérant qu’est l’Etat, a exposé « que suite au Coup d’État intervenu le 26 juillet, les autorités de la République française se sont empressées de ne pas reconnaitre les nouvelles autorités dans des déclarations inamicales et hostiles s’ingérant ainsi dans les affaires intérieures de la République du Niger ». En outre, « depuis les évènements, la République française, à travers ses autorités, a posé des actes contraires à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. En attestent, entre autres, la violation de l’espace aérien et d’autres faits contraires aux intérêts fondamentaux du Niger et de son peuple », ont indiqué les nouvelles autorités au Tribunal. Plus est, la junte militaire reproche au diplomate français, M. Itté, d’avoir émis « des propos discourtois et agissements contraires aux intérêts du Niger » et en plus d’avoir décliné l’invitation du ministère des Affaires étrangères qui souhaitait le rencontrer. Déjà, le vendredi 25 août, l’Ambassadeur français avait reçu un ultimatum et disposait de 48 heures pour quitter le pays. Passé ce délai, le 31 août, dans un communiqué adressé à la diplomatie française, les militaires au pouvoir ont rappelé que M.Itté est désormais privé de ses « privilèges et immunités attachés à son statut de membre du personnel diplomatique de l’Ambassade ». Par la suite, les autorités nigériennes ont instruit la police de procéder à son expulsion. De son côté, la France a renforcé le 1er  septembre dernier  la sécurité aux alentours de l’Ambassade française à Niamey pour signifier son attachement à sa disposition de départ de ne pas reconnaitre la junte.

*Dynamisme Info : Edition du 4 Septembre 2023*

Exécution de décisions de justice : L’appel du Conseil Consultatif Foncier pour une posture plus humaine

LAvant qu’elle ne soit exécutée, toute décision de justice doit faire objet de recours auprès du Conseil Consultatif Foncier (CCF).  Faisant le constat que cette disposition n’est souvent pas respectée, le Président du CCF Gaston Cossi Dossouhoui, invite les bénéficiaires à se mettre en règle. Il déplore ces exécutions de décisions de justice en matière foncière qui font peu attention aux dispositions légales et invite les bénéficiaires à prendre langue avec le CCF pour “une exécution consciencieuse et pacifique desdites décisions”.  Par la même occasion, le Président du CCF rappelle aux bénéficiaires que sa structure prend des dispositions pour répondre diligemment aux sollicitations des bénéficiaires de décisions de justice en matière foncière. Il est à préciser que le Conseil Consultatif Foncier (CCF) est le cadre institutionnel de concertation et d’échange de tous les acteurs du foncier et de la mise en œuvre en synergie des actions en matière de politique foncière et domaniale de l’Etat initiée conformément à la Loi N°2017-15 du 10 août 2017 modifiant et complétant la loi N°2013-01 du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. Par ce rappel, Gaston Cossi Dossouhoui met en garde contre les exécutions sans recours préalable au CCF et à l’allure de casses sauvages.

*Dynamisme Info : Edition du 4 Septembre 2023*

Protocole pour l’exportation de l’ananas frais : Une retombée palpable de la visite de Talon en Chine

La Chine et le Bénin vivifient leurs relations. En visite à Pékin, le Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon a signé avec son homologue XI JIPING et d’officiels chinois treize accords de partenariat. Prenant en compte aussi bien la santé, la communication, le numérique, la douane  et autres, ces accords portent également sur l’agriculture  avec des acquis pour soulager les producteurs d’ananas. En point 13 du partenariat scellé, on lit : «  Protocole relatif à l’exportation d’ananas frais du Bénin vers la Chine » ;  une des retombées de la visite du Président Patrice Talon en Chine qui fait  la joie des producteurs  d’ananas qui trouvent  un autre canal pour l’écoulement de leurs produits. (Lire les 13 accords signés entre le Bénin et la République populaire de chine).

*Dynamisme Info : Edition du 4 Septembre 2023*

Lendemain de sa réélection contestée à la tête du Gabon : Des militaires surprennent Ali Bongo par un coup d’Etat

Le Gabon  est depuis ce mercredi 30 août 2023 aux mains  de militaires qui signent la fin du règne du président prétendument réélu, Ali Bongo Ondimba. Peaufinant  sans doute secrètement son plan depuis un moment, ce groupe d’officiers et de soldats prend les commandes du pays caporalisé depuis plusieurs années par la famille Bongo. Et depuis la situation inattendue enregistrée ce mercredi à l’aube, il est mis un terme à  « l’héritage du père au fils »  pour une autre perception de la gestion du pouvoir. Il faut dire que  ce coup de force intervient juste au lendemain  des élections générales notamment les présidentielles qui donnent vainqueur avec 64,27 % des suffrages exprimés le président désormais  déchu, Ali Bongo Ondimba.  Après 14 ans de gouvernance du Gabon, Ali Bongo Ondimba est évincé et placé avec sa famille et ses médecins en résidence surveillée. Dans une déclaration lue sur la chaîne de télévision publique Gabon 24,  les putschistes  qui décrètent l’annulation des élections et la dissolution des institutions au Gabon et la fermeture jusqu’à nouvel  ordre des frontières, dénoncent  une « gouvernance irresponsable, imprévisible, qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale risquant de conduire le pays au chaos ». Pour faire éviter tout ceci, ils mettent fin au régime en place pour renseigner bientôt sur leur feuille de route. Ils venaient donc de surprendre désagréablement  Ali Bongo Ondimba qui comptait sur eux en termes de protection pour entamer son troisième mandat. Un état de choses devenu récurrent sur le continent avec la facilité pour les hommes en uniforme de renverser les régimes démocratiquement élus ou non. Déjà, la série des condamnations a commencé.  Dans le lot, la France qui s’insurge contre la posture des putschistes pour  souhaiter naturellement le retour à l’ordre constitutionnel.

*Dynamisme Info : Edition du 31 Août 2023*

Rétablissement de Mohamed Bazoum : Une épine toujours dans les bottes de la Cédéao

Face à ce qui fait l’actualité dans la sous-région à savoir le coup d’Etat au Niger, la Cédéao a fait une promesse sinon a laissé un engagement d’œuvrer pour le retour à l’ordre constitutionnel. Fixant sur toutes les options même celle militaire, elle rassure sur le retour au pouvoir de Mohamed Bazoum pour le moment aux mains des putschistes.  Un engagement qui tarde à être honoré et qui laisse dérouler la feuille de route des militaires pour la période décrétée de transition. D’où des appels en direction de la Cédéao pour l’inviter à agir dans les délais afin de ne pas faire consommer les coups d’Etat.  En effet, ceux qui suivent de près la situation et les assurances de la Cédéao  s’impatientent de voir l’institution sous-régionale aller à des diligences pour rétablir le président déchu du Niger, Mohamed Bazoum. Ils rappellent que  les engagements pris constituent une épine dans les bottes de la Cédéao ainsi attendu sur la satisfaction de sa promesse à valeur de défi.

*Dynamisme Info : Edition du 31 Août 2023*

Coup d’Etat au Gabon : La Cémac face à ses responsabilités

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) a  de quoi s’occuper pour le retour à l’ordre constitutionnel au Gabon.  Contrôlé par les militaires, le pays tourne la page des civils pour acter l’ère des hommes en uniforme au pouvoir.  En tout cas, depuis ce mercredi 30 août 2023, les ambitions pour le troisième mandat du président déclaré réélu Ali Bongo Ondimba, sont brisées.  Et quittant leur couloir qu’est la défense et la protection de la patrie, les militaires prennent le contrôle du Gabon  pour sans doute bientôt imposer leur plan d’actions.  Un état de choses qui interpelle la Cémac pour les diligences en vue du retour à la normale de la situation. Déjà, beaucoup attendent  de la Cémac communauté regroupant le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad, des stratégies pour faire changer d’avis aux putschistes.  Des démarches en vue du rétablissement du président déchu Ali Bongo Ondimba sont donc souhaitées pour faire triompher la démocratie et le respect des textes. Car, il ne s’agira pas de prononcer la dissolution  des institutions de la République et mettre en résidence surveillée le prétendu vainqueur des présidentielles pour prendre aussi facilement le contrôle du pays. Face à ses responsabilités, la Cémac doit faire peser sa voix  pour raisonner les putschistes ou mettre en déroute. 

*Dynamisme Info : Edition du 31 Août 2023*

Primes de rentrée et reversement des Ame : Les syndicats attendent le gouvernement sur sa bonne foi

Les primes de rentrée et le reversement des Aspirants au métier de l’enseignement (Ame) en Agents contractuels de droit public de l’Etat (Acdpe) restent deux préoccupations des syndicats. A quelques semaines de la rentrée, ils interpellent le gouvernement  sur ces revendications  non encore satisfaites. Irrités par les propos d’un membre du gouvernement relativement à ces préalables, ils s’insurgent contre le saucissonnage des primes de rentrée pour exiger leur paiement intégral.  De l’avis de Noël Chadaré, Secrétaire général de la Cosi-Bénin, il y a lieu de se pencher sur ces situations en vue du déroulement apaisé de l’année scolaire 2023-2024. Le syndicaliste appelle les enseignants à se mobiliser pour protester en son temps contre l’inaction du gouvernement. « Si le gouvernement procède autrement, la balle est dans le camp des enseignants qui doivent se mobiliser pour dire non. La Cosi-Bénin les invite à se mobiliser pour dire non.  Nous ne pouvons pas rester tranquilles sous un arbre où nous allons recevoir des fientes. Il faut bouger et les enseignants doivent se mobiliser. La balle est dans leur camp si le gouvernement ne fait ce qu’il doit faire », dit-il pour renseigner en quelque sorte sur la réaction face à une éventuelle inaction du gouvernement.

*Dynamisme Info : Edition du 31 Août 2023*