Répondant à une question qui lui a été posée lors de son intervention sur Peace FM ce dimanche 11 Juin 2023 à savoir ce qu’il pense de ceux qui agitent que Moele-Bénin n’a pas d’avenir politique et disparaitra après le mandat du Chef de l’Etat et donc que cette formation politique finira pas se fondre dans l’un des regroupements à savoir l’UP-R ou le BR pour garantir sa survie, le 9ème Vice-présidents du Parti des élitistes a présenté une image toute autre de ce que certains entrevoient. « Moele-Bénin est le parti d’avenir qui va exister après Patrice Talon », a laissé entendre Koffi Aza qui tout au long de l’émission a exposé ce qui différencie selon lui, le regroupement que préside Jacques Ayadji des autres formations politiques au Bénin.
Pour l’ancien candidat aux législatives 2023 dans la 6ème Circonscription électorale qui a abordé les sujets brûlants du moment sous le thème : « Actualité politique nationale (Cour constitutionnelle, Révision de la constitution et Diplomatie béninoise…) Regard du Parti Moele-Bénin », un parti politique, c’est une vision, une idéologie et une conception de la vie publique ; des qualités qu’aligne Moele-Bénin, fait-il observer.
« La politique est une question de vision, d’idéologie. La politique au Bénin et surtout en Afrique noire est une question d’opportunisme c’est à dire où est ce que je peux être sûr d’être nommé, où est ce que je peux être sûr d’être élu, où est ce que je peux être sûr d’être dans les acarnes du pouvoir pour pouvoir m’en mettre pleins les poches. Mais à Moele- Bénin, nous avons une vision, une idéologie. Dans les pays qui se respectent, quand on adhère à un parti, on adhère à une vision, à une idéologie. Je veux que les partis politiques qui sont actuellement sur le terrain me donnent leur idéologie, leur conception de la société. Moele -Bénin a une conception de la société très proche de la tradition. C’est pour cela que nous avons adhéré à ce parti parce que sa vision, son idéologie est très proche de l’idéologie culturelle et cultuelle de notre nation », ajoute-t-il pour marteler tout en respectant l’avis de ceux qui pensent le contraire que la formation politique des élitistes n’a de leçons à recevoir de personne parce que n’étant pas un parti politique opportuniste, étant sur le bon chemin donc. « Nous ne sommes pas des opportunistes politiques. Nous sommes un parti politique d’idéologie, un parti politique de vision. Nous avons une conception de la vie publique, une conception très claire dans notre tête que personne ne peut nous l’enlever ».
Parlant de l’état actuel de Moele-Bénin sur la sphère politique notamment après les législatives passées, Koffi Aza dira que le parti se porte solidement bien grâce au leadership de son Président Jacques Ayadji qui libère la parole avant la prise des décisions. « Moele-Bénin est un parti où le Président ne s’impose pas. Ce qui fait qu’on se sent utile et redevable vis-à-vis du parti. Chacun de nous même au plus bas niveau se retrouve à travers les décisions. Nous avons un leader Jacques Ayadji qui reflète un véritable leader », souligne-t-il.
Par rapport à la sorte de silence voire de baisse ou d’absence d’activités médiatiques du parti depuis les législatives, il fera savoir que Moele-Bénin n’est pas obligé de ne faire du m’as-tu vu ou du saupoudrage. A prendre en compte ses propos, ça travaille mais dans l’ombre à Moele-Bénin où l’on s’investit à mettre la troupe en ordre de bataille pour les prochaines élections. « Après les élections, nous nous sommes retrouvés pour faire le point et identifier nos forces et faiblesses », informe-t-il.
*Des précisions sur son activisme politique* …
Déjà, à l’entame de l’émission, le présentateur a voulu savoir si le fait d’intégrer le monde politique avec le statut de prêtre de fa qui reçoit toutes les obédiences, est admis. A cette curiosité, le Professeur désormais acteur politique Koffi Aza apporte une réponse précise en tentant une comparaison avec les médecins modernes et les avocats qui côtoient toutes les obédiences mais qui se retrouvent en politique. Pour celui qui voudrait savoir si les dignitaires des cultes endogènes ou les bokonons ne font pas partie des composantes de la nation ou sont exclus des instances de décisions, des imams, des pasteurs, des dahs, des gens de collectivités ont séjourné à l’Assemblé nationale et dans un passé très récent, des prêtres ont siégé à l’Assemblée nationale révolutionnaire. « Mais pourquoi pensez-vous que le prêtre du fa que nous sommes, nous sommes exclus de porter les aspirations profondes de notre communauté ? », questionne-t-il. « C’est comme un avocat par exemple qui reçoit tout le monde mais qui va en politique. C’est comme un médecin qui reçoit tout le monde qui soigne les opposants qui soigne les mouvanciers mais qui rentre en politique. Nous sommes des médecins de l’esprit et de l’âme. Les médecins modernes sont des médecins du corps. Nous faisons la même chose mais il y a beaucoup de médecins qui se retrouvent au niveau de la politique. Le problème qui se pose, c’est que l’Assemblée nationale devrait être véritablement le miroir, le reflet de l’image réelle de la population. Quand on y va, on doit trouver toutes les composantes de la nation ».
A noter pour finir, qu’en dehors des questions liées à la vie interne et au fonctionnement de Moele-Bénin, les préoccupations ayant trait au mode de désignation par le Bureau de l’Assemblée nationale de membres de la Cour constitutionnelle, l’orientation actuelle de la diplomatie béninoise et autres ont été abordées par Koffi Aza qui a pris soin d’éclairer la lanterne des auditeurs sur chaque sujet mis en débat.
*Dynamisme Info : Edition du 12 Juin 2023*