Situation des droits humains : Amnesty International présente un tableau noir pour le Bénin

Les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique continuent de faire objet de restriction au Bénin. C’est le constat d’Amnesty International qui dresse dans son rapport 2025 sur la situation des droits humains dans le monde, un tableau sombre pour le Bénin. Le rapport sur la santé des droits de l’homme au Bénin publié ce Mardi 29 Avril 2025, par Dieudonné Dagbéto, Directeur exécutif d’Amnesty International Bénin,  décrit une situation peu reluisante pour le pays. Se basant sur de faits concrets, il évoque des cas de recul qui laissent à parler peu positivement du Bénin. « Poursuite de la restriction de la liberté d’expression et de réunion pacifique, maintien de personnalités de l’opposition en détention » ; le rapport de Amnesty International passe en revue des faits de dérives. Le maintien de la suspension de « tous les moyens de communication de masse » du groupe de presse La Gazette du Golfe ;  le procès contre Steve Amoussou soupçonné d’être « Frère Hounvi » ; le communiqué du Président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) relatif au traitement de l’information lié au terrorisme, sont évoqués dans le rapport.  Amnesty International dénonce également la violente répression de la marche des organisations syndicales contre la vie chère organisée le 26 Avril 2024. Le rapport souligne un recours excessif à la force, notamment par les Forces de l’ordre. En guise d’illustrations, Amnesty International évoque l’affaire Fayçal Ouorou Gani ; ce jeune de la vingtaine retrouvé mort à Parakou après un contrôle policier. Pour rappel, dans un communiqué fin Novembre 2024, le Procureur de la République près le tribunal de Parakou a annoncé l’ouverture d’une enquête. Le magistrat a annoncé également la mise sous mandat de dépôt de sept fonctionnaires de police mis en cause dans cette affaire. Amnesty International aborde par ailleurs la situation des personnes victimes d’expulsion forcée, notamment à Fiyégnon 1, pour le développement de projets touristiques et qui n’avaient toujours pas reçu une indemnisation satisfaisante. L’organisation toujours dans le rapport, relève que des personnes ont été tuées par des groupes armés, précisément dans la partie septentrionale du pays. « La situation des maisons d’arrêt et prison du Bénin n’est pas passée inaperçue dans le rapport rendu public. Amnesty International dénonce les conditions de détention qui ne respectent pas les normes internationales concernant les traitements des détenus. Amnesty International déplore des cellules « sales et surpeuplées ». En Septembre 2024, plus de 19 000 personnes vivaient dans les prisons et maisons d’arrêt du Bénin. Ce qui représente plus de 300% de ses capacités. « Faute de place, la plupart des détenus dormaient par terre, sur le côté, sans même pouvoir se retourner », révèle le rapport. Amnesty International note que la plupart des prisons manquaient d’installations sanitaires, une insuffisance du personnel médical. Des détenus ont confié à Amnesty International avoir souvent manqué de certains médicaments dont ils avaient besoin.  Début Octobre 2024, le Président Patrice Talon a signé un Décret portant organisation et régime intérieur des établissements pénitentiaires. Le Décret prévoit des standards élevés en matière de prise en charge sanitaire des détenus. « Notre vœu, c’est que les dispositions sur le droit à la santé dans ce Décret soient appliquées », a plaidé Glory Hossou, Coordonnateur médias et surveillance des droits humains à Amnesty International Bénin.

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Inauguration du siège de Renaissance Nationale : Un nouveau cadre de réflexions pour l’ancrage du parti; Claudine Prudencio : le goût du beau

Engagés à relever des défis pour faire de leur formation un parti modèle sur l’échiquier, Claudine Afiavi Prudencio et les siens de Renaissance Nationale (RN), se dotent de moyens pour réussir leurs missions. Le pas qu’ils viennent de franchir et qui honore à plus d’un titre le regroupement pour encore plus de visibilités sur la scène politique est celui en rapport avec la mise à disposition d’un cadre  « New look » pour le rassemblement des militants. Il s’agit en fait du siège national du parti doté de toutes les commodités et inauguré ce Samedi 26 Avril 2025  à Dèkoungbé sur le site de l’ex usine d’engrais situé dans l’arrondissement de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi. En effet, le joyau comprenant un bâtiment R+1 ; une salle d’accueil ; une salle de réunion de 350 places ; des bureaux des responsables dont celui de la Présidente ;  un grand parking et des toilettes, inauguré en présence de la Préfète de l’Ouémé, Dr Marie Akpotrossou, de la ministre Eléonore Yayi Ladékan, du Maire d’Abomey-Calavi,  Angelo Ahouandjinou, du CA de Godomey, Igor Alignon, des sages  et têtes couronnées, acte la concrétisation de l’un des objectifs du parti ; celui d’ériger une infrastructure attrayante d’où se peaufineront les stratégies pour des prouesses sans cesse. Selon  la Secrétaire nationale administrative du parti RN,  Esther Trinnou, ce siège n’est pas une fin en soi, mais un point de départ, un lieu où les idées germeront, où les projets prendront forme, où les voix se feront entendre. Il est, dit-elle,  le cœur battant du parti, un espace où chaque militant pourra s’épanouir et contribuer à l’essor de la nation béninoise. « Les militants et militantes du parti RN peuvent désormais se rendre à leur siège pour des activités politiques de tous genres.  Chers militants, je vous invite à voir ce lieu, à l’animer de vos débats, de vos réflexions. Que ce siège devienne un véritable foyer, un lieu de rassemblement où les idéaux de la RN vont éclore et se répandre dans tout le pays », souligne Esther Trinnou qui félicite Claudine Afiavi Prudencio pour sa contribution significative pour la construction du siège du parti RN. « C’est une femme leader résiliente, mais convaincue », dira la Secrétaire administrative du parti RN. « La Présidente est porteuse de rêve et d’idéaux pour le rayonnement du Bénin », renchérit-elle. Prenant la parole,  la Présidente fondatrice du parti RN par ailleurs ministre-conseillère à la santé Claudine Afiavi Prudencio fera savoir que la construction du siège répond à une volonté claire : celle de servir sans compromission, d’œuvrer sans faiblesse, de penser et d’agir avec rigueur, loyauté et conviction. « En inaugurant ce siège, nous ne posons pas simplement une pierre supplémentaire dans l’édifice partisan, nous écrivons une page neuve dans le livre d’espérance de notre pays », a laissé entendre la Présidente du parti RN pour qui, l’infrastructure a été, érigée non pas pour sa magnificence, mais plutôt pour sa signification. Elle est, dira la Présidente, leur maison commune, leur creuset d’idées, leur agora de civisme et de fraternité. « Le Parti Renaissance Nationale n’est pas né d’une humeur passagère. Il est né d’une nécessité intérieure, celle d’offrir à la nation béninoise, une voix claire, exigeante, fidèle aux principes républicains et audacieux face aux défis de demain. Ce siège que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas  une arrivée, c’est un départ. Un point d’élan vers de nouvelles conquêtes de l’esprit et d’action. Un lieu où la réflexion se forge, où le débat s’enracine … », précisera pour finir la Présidente de RN, qui renouvelle ainsi son engagement à servir suivant l’exemple de son leader, le Président Patrice Talon.

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Rejet du cinquième Rapport d’activité de Vlavonou : L’opposition parlementaire dans la contradiction jusqu’au bout

Le 5ème Rapport d’activités du Président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou prenant en compte la période allant du 1er Octobre 2024 au 31 Mars 2025, a été adopté par les députés ce Vendredi par 81 voix pour, 28 contre et 0 abstention. Les parlementaires du parti Les Démocrates (LD) ont voté contre ce document renfermant plusieurs points d’activités menées au plan interne et au plan externe. Il s’agit du vote des lois et du contrôle de l’action gouvernementale. Il s’agit également du vote de plusieurs lois dont la loi de finances gestion 2025 adoptée le 5 Décembre 2024 après 35 séances parlementaires ; la loi sur la chefferie traditionnelle ; de l’examen du message sur l’état de la Nation du Chef de l’État au titre de l’année 2024, le 20 Décembre 2024 et bien d’autres. Mais pendant que la majorité parlementaire approuvait le travail, les députés de l’opposition qui nourrissent des griefs contre la méthode de gestion de l’institution, ont voté contre. Une manière sans doute pour eux d’affirmer leur contradiction au régime de la rupture jusqu’au bout.   

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Duo de la mouvance à la présidentielle de 2026 : Une procédure qui semble manquer d’élégance

La loi sur le système partisan vient prétendument régler des problèmes dans le monde politique comme  par exemple sortir des rangs des militants et autres, des duos pour l’élection présidentielle de 2026. Elle accorde aux regroupements politiques des prérogatives dans ce sens pour leur affirmation dans la gouvernance. Selon ce qui y est consigné, des regroupements et non des personnes sont habiletés désormais à décider des prétendants à l’élection présidentielle. Mais il y a comme à la mouvance, ce principe clairement tracé, ne présente pas l’air d’être respecté. En effet, rapportant tout au Chef de l’Etat, des acteurs de la rupture donnent à penser qu’il revient à Patrice Talon d’indiquer les personnes à choisir. Et collés en tant que tel au calendrier communiqué pour le dévoilement des choix, ils confient en quelque sorte au Président de la République le droit de décider en premier de qui défendront les couleurs de la mouvance à la compétition. Une manière de faire contraire à l’esprit de la loi sur le système partisan qui donne plein pouvoir aux partis politiques. Opinant sur la question, beaucoup y voient un manque d’élégance pour situer sur les choix de la mouvance à la prochaine présidentielle. On fait observer une soumission extrême des partis en question vis-à-vis du leader charismatique déjà en fin de mandat.  

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Loi sur la chefferie traditionnelle : Des arguments qui ne calment pas pour autant les frustrations

La Commission chargée de l’élaboration du Cadre juridique de la chefferie traditionnelle a dévoilé, Vendredi 25 Avril 2025, les critères de choix des royaumes, chefferies supérieures et chefferies coutumières au Bénin. Au détour d’une rencontre organisée par le gouvernement avec la presse, elle a tenté de fixer l’opinion sur les critères à la base de la copie rendue. Le Professeur Albert Bienvenu Akoha, Président de ladite Commission a indiqué que le travail de « sélection » s’est effectué suivant des critères bien définis.  « En notre âme et conscience, nous avons fait notre travail de façon très rigoureuse avec des critères qui sont tout à fait scientifiques » a déclaré l’Enseignant d’université pour qui, le travail de la Commission ne s’est pas fait non plus entre les quatre murs d’un bureau. «Nous avons mis sur pied des sous-commissions qui sont allées dans toutes les régions du Bénin. Et avant de partir, nous avons donné une direction de travail », a –t-il laissé entendre. « Au moment où nous faisons le travail, on avait plus de 300 rois », a poursuivi le Professeur Albert Bienvenu Akoha qui informe que selon les archives, le colon est venu au Bénin en 1894. L’universitaire a souligné que tous les royaumes qui ont été créés par les individus après l’arrivée du colon n’ont pas été pris en compte dans le document élaboré par la Commission mise en place par l’exécutif. « Tout ceux qui se sont autoproclamés rois après 1894 pour le Sud et 1897 pour le nord, nous n’en avons pas tenu compte », a clarifié l’universitaire pour ainsi éclairer l’opinion publique sur les critères de sélection des royaumes, chefferies supérieures et chefferies coutumières. Mais rangés de côté par la disposition, des chefs coutumiers disent ne pas se retrouver dans les arguments  pour tenter de les calmer. Ils avouent leur surprise face à  cette posture des décideurs qui ont conduit jusqu’au bout le projet selon leur goût.

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Diplomatie-Entreprenariat-Engagement au profit des jeunes : Une distinction annoncée pour Dr Henri Medrid à Brazzaville

Invité d’honneur et paneliste de l’édition 2025 de FESTIM AFRIQUE, le Béninois Dr Henri Medrid sera à Brazzaville pour partager avec les participants ses riches expériences notamment dans le domaine de l’entrepreneuriat des Jeunes en Afrique.  A cette cérémonie qui réunira plus de cinq cents conférenciers distingués, des décideurs politiques, des entrepreneurs visionnaires et des jeunes leaders venus de tout le continent et placée en l’honneur de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du Congo, il recevra un Prix sur la diplomatie et sera décoré en qualité de premier Ambassadeur de l’entrepreneuriat des Jeunes en Afrique de FESTIM AFRIQUE. Il s’agit selon le Comité d’organisation de l’événement, d’une reconnaissance pour son engagement remarquable en faveur de la diplomatie. « Votre présence illustre éminemment les valeurs d’excellence, d’innovation et de leadership que célèbre cet événement », lit-on dans la lettre d’invitation spéciale à Dr. Henri Medrid à la signature de Claudio Bénédict SAMA KENEGUI, Secrétaire Général du Comité de pilotage, Président international de FESTIM AFRIQUE.  Il faut préciser qu’à ce rendez-vous qui se tient du 23 au 25 Mai 2025, plusieurs forums parallèles aborderont une cinquantaine de sujets centraux liés à l’entrepreneuriat, à la diplomatie économique et au développement durable. « Votre participation en tant qu’invité d’honneur et paneliste prestigieux de FESTIM AFRIQUE apportera une dimension exceptionnelle à cet événement et renforcera son impact auprès des jeunes entrepreneurs africains. Nous serions profondément honorés par votre présence et votre soutien multiforme », mentionne l’invitation en direction de Dr Henri Medrid dont la présence très bientôt à Brazzaville honorera tout le Bénin et la jeunesse africaine.

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Préparatifs des élections générales de 2026 : Regain d’activisme de la FCBE dans le Zou

Au Bénin,  la FCBE, actuelle deuxième grande force politique de l’opposition suivant les performances aux élections, travaille à rectifier le tir pour occuper la place de première formation politique sur l’échiquier. Dans du concret et loin des stratégies spectacles, le regroupement politique est sur le terrain pour faire resserrer les liens avec ses militants et autres. Un travail qui se fait remarquer déjà dans le département du Zou à travers le remembrement des cellules dans toutes les communes. En effet, le week-end écoulé n’a pas été de tout repos pour les responsables du parti qui ont sillonné les différentes communes des 23ème et 24ème Circonscriptions Electorales pour procéder au remembrement des cellules à la base. Il s’agit respectivement pour la 23ème CE  des communes de Bohicon,  Djidja, Abomey et Agbanhizoun et pour la 24ème CE, des communes  de Zagnanado, Ouinhi, Covè, Zogbodomè  et Za-Kpota. Ayant à l’idée de quadriller ces grandes zones politiques, la FCBE a installé ses lieutenants qui se chargeront de sceller la proximité avec les potentiels électeurs. Il faut dire que cette façon de faire voulue par le Secrétaire Exécutif National (SEN), Paul Hounkpè et tout le Bureau Exécutif National, vise à acter des contacts directs avec les potentiels électeurs et à renforcer le pacte pour les défis à l’horizon 2026. Pour rappel, la FCBE à travers son premier responsable, avait pris l’engagement de lever des sièges en dépit des sortes de barrière dans le Code électoral en vigueur. Comptant sur les potentialités du parti, le SEN Paul Hounkpè active la machine pour faire engranger des voix à l’occasion des prochaines élections. Une vision qui ne peut qu’aboutir pour faire hisser pourquoi pas la FCBE au rang de premier regroupement politique au Bénin.  D’ailleurs, personne ne peut parler de la politique béninoise  aujourd’hui, en dehors des deux grands blocs de la mouvance et du parti Les Démocrates sans faire référence à la FCBE. La politique béninoise se repose sur ces grands regroupements.
  
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Procès de l’ex- Directeur du Cadre de vie Atlantique : 2 ans de prison ferme requis contre Armand Dètondji; sa plaignante également visée

Si les requisitions du ministère public sont suivies par le juge, l’ex Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique, Armand Dètondji passera 48 mois derrière les barreaux pour ensuite verser une amende de dix millions de francs CFA à l’Etat béninois. En effet, jugé pour “abus de function”, le dossier de l’ex Chef de l’administration du Cadre de vie de l’Atlantique, a été examiné le Mardi dernier à la Criet. Le mis en cause et une cheffe d’entreprise ont été écoutés dans une affaire de fraude dans les marchés publics. Un exercice sanctionné par les requisitions du ministère public qui demandent des peines d’emprisonnnement ferme contre l’ex-Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique, mis en cause dans un dossier de malversation présumée dans l’attribution de marchés publics. Un dossier dans lequel  l’ex-Chef de l’administration du Cadre de vie dans le département de l’Atlantique est poursuivi avec une cheffe d’entreprise. Pour l’essentiel, Armand Dètondji est accusé d’attribuer des marchés à la cheffe d’entreprise contre des rétro-commissions. La procédure enclenchée par le Parquet spécial de la Criet à leur encontre porte sur les faits d’ «abus de fonctions » et « complicité d’abus de fonctions ». L’ancien Directeur départemental est en détention préventive. Sa co-prévenue est, elle, sous convocation.  Mardi 22 Avril 2025, le ministère public  a dressé ses réquisitions contre les deux prévenus poursuivis dans le dossier. La représentante du ministère public a indiqué que la relation entre les deux prévenus a commencé depuis 2013. Elle a fait savoir que dans leur « combine », l’ancien Directeur départemental aidait la cheffe d’entreprise dans le montage de ses dossiers moyennant une contrepartie allant de 15 à 25 % du marché, en fonction de la valeur. Selon la magistrate, la relation entre les deux présumés complices a tourné au vinaigre autour d’un marché de 18 millions de FCFA. A en croire le ministère public, la cheffe d’entreprise espérait décrocher le marché après avoir versé une commission. Mais au finish, elle n’a obtenu qu’un marché d’un montant de sept millions FCFA, environ le tiers de ce qu’elle espérait. Non contente, elle a décidé de se faire rembourser la commission qu’elle a versée préalablement. Ses actions pour obtenir le remboursement à l’amiable ont échoué. Elle a donc choisi de porter l’affaire devant la justice. La magistrate a fait savoir que lors des débats, l’ex-Directeur départemental a reconnu qu’il a un deal avec sa co-prévenue. Pour le ministère public, il n’y a pas de doute sur la culpabilité de l’ex-Directeur départemental du Cadre de vie et la cheffe d’entreprise. La magistrate a demandé à la Cour de retenir les deux prévenus dans les liens de la prévention. L’ex-Directeur pour les faits d’«abus de fonctions » et la cheffe d’entreprise pour «complicité d’abus de fonctions ».  Le ministère public a proposé à la Cour de condamner l’ancien Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique à deux ans de prison ferme et à dix (10) millions de FCFA d’amende. Contre la cheffe d’entreprise, la magistrate a requis  deux  ans de prison avec sursis et dix (10) millions de FCFA d’amende. « Vous feriez cela et vous auriez rendu justice », a-t-elle soutenu. Mais les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pure et simple de leurs clients. La cheffe d’entreprise s’est constituée partie civile. Me Aboubacar Baparapé, avocat de la cheffe d’entreprise, a fait l’annonce, avant les réquisitions du ministère public. Lors des plaidoiries, le conseil a insisté que sa cliente n’est pas une prévenue dans le dossier. Elle est plutôt une victime selon l’avocat. Me Aboubacar Baparapé soutient que la somme réclamée par sa cliente est un prêt qu’elle a fait à l’ex-Directeur départemental du Cadre de vie. L’ancien Directeur départemental, pour obtenir le prêt, aurait évoqué « une question de vie ou de mort ». « Cheffe d’entreprise, s’il te plaît sauve moi », lui aurait-il dit à en croire l’avocat. Sensible, la cheffe d’entreprise a volé au secours de l’ancien Directeur départemental. Elle a débloqué une somme d’environ neuf millions FCFA que recherchait l’ex-chef du Cadre de vie dans le département de l’Atlantique. L’avocat souligne que l’ancien Directeur départemental n’a pas honoré son engagement quand est venu le moment de rembourser la dette contractée. Le conseil apprend que le prévenu a payé une partie de sa dette mais reste devoir encore environ six millions francs. L’avocat a informé que l’ex-Directeur a consigné le reste de ces fonds à la Brigade Economique et Financière (BEF). Le conseil souhaite que ces fonds soient rétrocédés à sa cliente. L’ancien Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique est défendu par Me Brice Houssou et Me Omer Tchiakpè. Les deux avocats ont soutenu que leur client n’interfère plus dans la gestion des marchés publics depuis 2019. Selon les conseils, l’attribution des marchés publics dans le secteur du Cadre de vie est confiée à la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) depuis 2019.Brice Houssou a fait savoir les faits reprochés au Directeur remontent à 2020. Il a indiqué que les prévenus l’ont dit à la barre. Donc pour le conseil, les faits d’abus de fonctions reprochés à son client ne sont pas constitués. Les avocats de l’ancien Directeur départemental ont demandé à la Cour de prononcer au profit de leur client la relaxe pure et simple. Après les plaidoiries des avocats, la Cour a renvoyé le délibéré au 27 Mai 2025. 

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Mobilité et intégration : Le passeport béninois: le plus puissant

Le Bénin sous le leadership du Président Patrice Talon avance et tout le démontre. Des avancées enregistrées dans divers secteurs attestent de l’efficacité de la gouvernance conduite avec rigueur depuis 2016. Un pas de plus vers le développement est celui posé en l’occurrence pour la libre circulation des biens et des personnes. En effet, dans sa politique d’ouverture aux pays du monde, le Bénin a accordé des facilités aux détenteurs de son passeport. Ils sont dispensés  de la presentation de visa pour se rendre dans plusieurs pays  sur le continent. Une politique qui vient de payer selon l’Agence Ecofin, qui hisse le Bénin au premier rang en Afrique en matière de mobilité. Le passeport béninois permet l’accès sans visa préalable à 35 pays sur le continent. Parlant des pays et des conditions d’entrée, le détenteur du passeport béninois a accès à 23 pays sans conditions. Il s’agit de l’Afrique du Sud ; du Burkina Faso ; du Cap-Vert ; du Centre Afrique ; de la Côte d’ivoire ; de la Gambie ; du Ghana ; de la Guinée ; de la Guinée-Bissau ; du Libéria ; de la Libye ; du Madagascar ; du Mali ; de Maurice ; du Niger ; du Nigeria ; du Rwanda ; de Sao Tomé-et-Principe ; du  Sénégal ; de Seychelles ; de la Sierra Léone ; du Togo ; de la Tunisie. Sur la liste, 11 pays sont soumis au visa à l’arrivée. Il s’agit du Burundi ; des Comores ; de Congo-Brazzaville ; de Djibouti ; de  l’Ethiopie ; du Malawi ; de la Mozambique ; de la  Namibie ; de la Somalie ; de la Tanzanie et du Tchad. Un pays, à savoir le Kenya est concerné par l’autorisation de voyage électronique. Une politique adoptée par la diplomatie béninoise, sous l’impulsion du Chef de l’Etat Patrice Talon, qui vise à renforcer et faciliter les échanges entre pays, en levant les barrières préjudiciables à l’intégration sur le continent. Le Bénin est l’un des rares pays d’ Afrique à avoir supprimé la nécessité de visa pour les détenteurs de passeports africains avant l’entrée sur son territoire en 2017. Cette initiative a été suivie par  la Gambie en 2019, le Rwanda en 2023 et le Ghana en 2025. La suppression totale de visa aux ressortissants africains qui voyagent au Bénin traduit aussi un bel exemple du panafricanisme, puisque la mobilité et l’intégration sont nécessaires à l’unité et au développement du continent.

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Attaques contre la personne de Houngbédji : Des manœuvres qui ne font que sceller le rapprochement du patriarche avec l’opposition

Même d’un certain âge, Adrien Houngbédji demeure une personnalité politique dont les actions ne peuvent que générer d’impacts.  Avoir ce patriarche à ses côtés paraît donc plus bénéfique que d’acter son rapprochement avec des adversaires politiques. Bien que conscient de cette réalité, le pouvoir de la rupture travaille malheureusement à éloigner l’ancien Président de l’Assemblée nationale en dépêchant à ses trousses des individus  dans des sabotages contre sa personne. Le péché de l’ancien numéro 1 du parlement béninois aura été sa prise de position en faveur des détenus et exilés politiques et pour l’organisation d’élections inclusives en 2026. Et rien que pour cela, il faut travailler à salir la réputation de Me Adrien Houngbédji qui bénéficie fort heureusement face à cette épreuve, de soutiens d’entités dont l’opposition.  En effet, en dehors des jeunes qui ont massivement adoubé l’analyse du patriarche, des figures de l’opposition se sont succédé à son  domicile pour sans doute le féliciter pour ce courage. Des photos de famille diffusées sur les réseaux sociaux ont sanctionné ces rencontres, synonyme de l’ouverture de Me Adrien Houngbédji à l’opposition et à tous les courants politiques.  C’est le pouvoir en place qui sortira perdant de ce bras de fer inutilement entretenu avec Houngbédji qui demeure un gros morceau de la politique béninoise.     

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