Chefferie traditionnelle au Bénin : Le titre de Dah, une appellation pratiquement galvaudée

Le titre de Dah dans la chefferie traditionnelle au Bénin qui revêt entre temps un caractère sacré, est aujourd’hui déconsidéré du fait de certaines pratiques avilissantes. Autrefois réservé à des personnes désignées après consultation de l’oracle au sein des collectivités, ce titre court aujourd’hui les rues. En effet, il n’est pas rare de trouver même des animateurs et autres s’arborer de pagnes et déambuler dans les marchés pour s’autoproclamer Dah sans être véritablement désignés par qui que ce soit dans une famille ou collectivité. Ces derniers dans leur besogne n’hésitent pas à tronquer leur titre contre des services de guérison traditionnelle et autres qu’ils proposent aux populations dans un but lucratif. Ces pratiques ont fini par ternir l’image du Chef de collectivité communément appelé Dah jusqu’au point où l’on se demande combien de Dah peut disposer une famille.  Cet état de choses s’empire au point où des voix s’élèvent pour demander à l’Etat d’assainir le secteur. Il est entendu que la  proposition de loi sur la chefferie traditionnelle en cours d’examen sur la table du Parlement prenne en compte cette doléance. C’est l’occasion idéale pour les députés d’adopter des dispositions conséquentes afin de redonner à la chefferie traditionnelle, le caractère sacré qu’elle a toujours revêtu.

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Procès de Urbain Pierre Dangnivo : Quelle garantie de crédibilité pour les nouvelles dépositions de l’accusé Codjo Alofa ?

Codjo Alofa, le principal accusé dans l’affaire de disparition en 2010  du fonctionnaire du ministère des finances, Urbain Pierre Dangnivo qui faisait savoir autre chose, va à des dépositions contraires réitérées lors du procès à cet effet ce Mardi 11 Mars 2025 au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Poursuivi pour les chefs d’accusation d’assassinant et de complicité d’assassinat de Urbain Pierre Dangnivo, lui qui se mettait dans la peau de coupable, change de version.  Entre 2015, 2016 et 2018, l’affaire a été évoquée en assises et lors des premières audiences, Codjo Alofa présenté comme féticheur, plaidait coupable de l’assassinat du fonctionnaire du ministère des finances. Mais Codjo Alofa depuis 2018 revenant sur sa déposition, ne reconnaît plus les faits faisant dire par le soin de ses avocats qu’il était en garde à vue au moment de la disparition de Urbain Pierre Dangnivo. Et à nouveau dans une déclaration explosive ce Mardi, tout en citant des noms de personnalités à la barre, il a fait savoir que le disparu Urbain Pierre Dangnivo n’est jamais venu chez lui  faire des cérémonies et qu’il  ne l’a jamais tué. «On m’a demandé de dire que c’était moi. De ce que j’aurais appris, Urbain Pierre Dangnivo avait des renseignements qui ne mettaient pas à bien le Chef de l’État de l’époque… On m’a juste demandé de dire que c’est moi qui ai éliminé Urbain Pierre Dangnivo», a laissé entendre Codjo Alofa  qui ne reconnaît plus les faits à sa charge. Un changement de ton en attendant l’issue du procès pour la manifestation de la vérité qui laisse beaucoup sur leur faim notamment à la crédibilisé à accorder aux propos de l’accusé Codjo Alofa. À celui-ci, il recommande de dire toute la vérité pour ne pas se faire rattraper par ses propres déclarations qui pourraient souffrir de cohérence.  

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Poursuites envisagées contre  des maires et des responsables de la police : Le parti «Les Démocrates» déterminé  pour la fin de la répression politique

Le parti de l’opposition « Les Démocrates » annonce des poursuites pénales contre plusieurs maires et des responsables de la police. La formation politique saisit la justice face à ce qu’elle qualifie de « répression politique ». Et dans une vidéo publiée sur Youtube, le Conseiller juridique du parti, Me Renaud Agbodjo, informe des poursuites judiciaires engagées contre plusieurs maires et des responsables de police. « Le parti « Les Démocrates » a engagé des poursuites pénales contre le Directeur départemental de la police républicaine de l’Alibori, le commissaire de police de la ville de Pobé, les maires des communes de Pobè, de Sakété, d’Abomey-Calavi, de Ouaké et de Toucountouna », renseigne Me Renaud Agbodjo. En effet, la formation politique présidée par  l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi reproche aux maires et policiers visés par sa plainte des actes d’ « intimidation, (de) discrimination, (et de) provocation ». Le parti a engagé ces actions en justice suite à l’interdiction de certaines de ses activités politiques. Le Conseiller juridique de LD évoque une situation survenue à Kpomassè, dans le département de l’Atlantique. Il affirme que des députés membres du parti se sont récemment vus empêchés de « participer à une messe pourtant autorisée par le maire de la commune de Kpomassè ». Cela, assure-t-il, sans « aucune explication et aucune interdiction écrite». Me Renaud Agbodjo analyse les « interdictions » de certaines activités de la formation politique comme une stratégie visant à l’inciter à la violence afin de le suspendre de sa participation aux élections générales de 2026. L’avocat estime que les policiers souvent mobilisés pour empêcher la tenue des activités du parti porteraient atteinte à la liberté. « Il faut savoir que l’infraction d’atteinte à la liberté est une infraction correctionnelle dont le délai de prescription est de 6 ans. Ce qui signifie que, tôt ou tard, les procès de ces infractions, répertoriées et documentées  se tiendront, même après 2026, suite au départ du Président Patrice Talon », a-t-il martelé. Le Conseiller du parti LD fait aussi noter que chaque policier et maire sera tenu responsable de ses actions devant la justice, sauf s’il a reçu un acte administratif de son supérieur hiérarchique.

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Houngbédji et maintenant Pépé Soglo: Aucun sacrifice de trop pour la décrispation

L’ancien Président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, préconisait il y a peu sa recette pour la décrispation de la tension politique au Bénin. Il suggère la libération des détenus et le retour des exilés pour la paix et la concorde. Vilipendé par des activistes visiblement déployés à ses trousses, il aura eu le mérite de dire ce qu’il pense pour un Bénin gouverné et qui prend en compte les aspirations des Béninois. Dans la même logique, c’est le tour aujourd’hui de l’ancien Chef de l’Etat Nicéphore Soglo de suggérer des actions pour la libération cette année des détenus politiques et le retour de exilés. En effet, invité de RFI, l’ancien Président-maire qui jure n’avoir jamais mis en prison un acteur politique ou contraindre à l’exil qui que ce soit, a presque fixé un délai au Chef de l’Etat pour vider ce dossier.   Un rappel de Nicéphore Soglo à l’image de celui de Me Adrien Houngbédji en direction de Patrice Talon qui montre la détermination des patriarches à œuvrer pour la décrispation politique. En tout cas, ayant l’expérience de la gestion du pouvoir d’Etat,  l’ancien Président-maire Soglo n’entend plus se taire face à la situation des exilés et détenus politiques. Un engagement identique à celui de Me Adrien Houngbédji et de l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi engagés dans le combat. 

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Présidentielle de 2026 au Bénin : Le risque pour l’opposition d’agir en rangs dispersés

La formule bénéfique pour les forces politiques opposées à la gouvernance de Patrice Talon qui rêvent de l’alternance surtout  au sommet de l’Etat dès 2026, c’est de conjuguer les efforts  pour faire échec au plan de continuité envisagé par le régime en place. Taire les divergences en leur sein pour des stratégies communes  facilitera la conquête du pouvoir d’Etat pour faire plier la rupture dont l’option de gouvernance essuie des critiques. Et portant les mêmes aspirations qu’une  bonne partie du peuple, les contradicteurs de  Patrice Talon gagneront à se donner les mains pour faire partir le régime avec le soutien des électeurs. Cette attente n’est pas si complexe qu’une fois comblée fera souffler un nouveau vent sur le Bénin.  En effet, le pouvoir en place qui ne démérite pas en matière de réalisations d’infrastructures et autres, a à son actif des faits qui compromettent les libertés individuelles et collectives. Le maintien derrière les barreaux de détenus politiques et la situation des exilés font partie des requêtes toujours soulevées par l’opposition  mais jamais satisfaites. A cela, il faudra ajouter le quotidien social difficile  des Béninois;  une situation de mise depuis 2016 sans délai pour le desserrage des ceintures. Un état de choses qui motive des Béninois à envisager  la rupture de contrat avec l’équipe aux commandes du pays pour confier le gouvernail à d’autres.  Seulement, pour la concrétisation de ce souhait, l’opposition sur qui se reposent les espoirs, a un grand rôle à jouer pour faire lire tout au moins l’image de l’union en son sein. C’est un appel aux partis se réclamant de l’opposition et dans des stratégies isolées rien que pour l’affirmation de leadership à se mettre dans les rangs pour une équipe davantage forte à déraciner la rupture à l’élection présidentielle de 2026.  La Fcbe par exemple  dans un jeu honnête avec les Démocrates et les autres forces, c’est le requiem de la rupture contrainte à faire ses adieux. Il s’agit de sacrifices à consentir pour la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat.

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Gouvernance du Bénin sous la rupture : Carin Quenum encourage et félicite Patrice Talon

Depuis 2016, le Bénin présente un nouveau visage et ceci grâce aux actions et décisions sous le leadership de Patrice Talon. Des infrastructures routières en passant par les réformes dans le domaine de la santé, la  politique, la justice, la culture, le tourisme sans oublier des actions fortes pour le social ;  presque tout est rendez-vous pour le bonheur des populations béninoises. Cette transformation positive et rassurante séduit  l’Opérateur économique béninois résident en Côte d’Ivoire, Carin Quenum qui décerne des lauriers au Chef de l’Etat. Sous le charme des réalisations, le PDG de VIC BTP, une entreprise spécialisée dans le Bâtiment Travaux Publics et Génie Civil, l’aménagement foncier , OPC (ordonnance pilote chantier) et autres,encourage le Président Patrice Talon à aller davantage loin. Il remercie le numéro 1 des Béninois et son gouvernement pour les efforts visant à  donner un nouveau visage au Bénin. Se référant à ce qu’il a vu et constater dans le domaine touristique, Carin Quenum promet son  accompagnement au  Chef de l’état par la création d’un complexe hôtelier dans son pays d’origine comme il l’a fait en Côte d’Ivoire pour le bonheur des visiteurs de la terre ivoirienne. Et c’est sa façon en dehors de la bonne publicité qu’il fait pour le Bénin depuis la Côte d’Ivoire, de prend part active au développement de son pays d’origine.

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Assurances sur le départ du pouvoir du Chef de l’Etat : Autant aller à des actes pour faciliter la succession

À moins d’un an de la fin du mandat du Chef de l’Etat, des assurances sur son départ effectif du pouvoir ne cessent d’être données. Habitué à l’exercice, le Porte-parole du gouvernement saisit toutes les occasions pour afficher la bonne foi de Patrice Talon à agir que suivant les prescriptions constitutionnelles. Dans les médias nationaux comme internationaux, Wilfried Léandre Houngbédji affirme la disponibilité de Patrice Talon  à passer en son temps le témoin à un autre pour la conduite des affaires publiques. Des assurances qui deviennent de trop et qui amènent parfois à douter de leur concrétisation. D’où des propositions faites à préférer aux engagements, des actions concrètes pour mettre davantage en confiance les uns et les autres.  Déjà, beaucoup suggèrent  au gouvernement qui ne se lasse pas de rassurer, des  dispositions pour faciliter le processus de succession à la tête du pays. Cela suppose l’organisation d’élections véritablement ouvertes, libres et transparentes pour permettre aux électeurs de voter pour les obédiences de leur choix.  il ne suffira pas de marteler que le Chef de l’Etat  cèdera son fauteuil mais il faudra agir à suivre dans ce sens. 

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Feu vert à l’UPR pour la désignation de CQ et CV : A quoi d’autre devrait-on s’attendre de la Cour constitutionnelle?

La Cour constitutionnelle à la suite de la Céna vient de donner plein pouvoir à l’Union Progressiste Le Renouveau (UPR) pour procéder à la désignation de Chefs Quartiers et Chefs Villages dans des localités du pays. La décision à cet effet résulte de l’examen du recours déposé par le député de l’opposition Nourénou Atchadé pour déclarer contraire à la Constitution la procédure souhaitée par la Céna. En effet, le parlementaire de l’opposition considère que l’UPR fruit de la fusion de l’UP et du PRD n’existait pas pour participer aux élections communales de 2020, critère pour l’éligibilité des CQ et CV. En conséquence, il demande à la haute juridiction d’invalider le processus pour éviter de porter atteinte aux principes de transparence, d’égalité et de légalité risquant de provoquer une crise de légitimité dans la désignation des Chefs Villages et Chefs Quartiers. Mais après examen de la requête et après avoir bien entendu pris en compte les avis de la Céna et du parti en question tous deux visés par le recours du député, la Cour constitutionnelle a donné raison à l’UPR qualifiée pour procéder à la désignation de CQ et CV.  Un verdict diversement apprécié qui pour voir d’un bon œil l’arrêt rendu, qui pour fustiger la décision prise. Mais en réalité, il n’y a pas à jeter la pierre à la haute juridiction qui à travers sa décision, a pris les soins d’esquiver des dégâts. À imaginer même s’il y a peut-être à redire sur la décision, que l’arrêt prononcé allait dans le sens de la requête du député, cela pourrait entrainer la remise en cause du processus conduit jusque-là pour aller à l’invalidation des sièges pour le parti ayant fait peau neuve UP devenu UPR. Il faudra donc attendre les élections générales de 2026  pour procéder au remplacement par endroits des CQ et CV ; ce qui ne va pas forcément pas à l’avantage des formations politiques ayant gagné de sièges aux communales de 2020. Le risque est que des non méritants continueront de siéger en lieu et place de ceux pour le job. Par ailleurs, loin de toute idée de prêter des intentions,  la Cour constitutionnelle garant du fonctionnement des institutions, ne pouvait pas prendre le risque de s’opposer à la démarche de la Céna et du ministère de l’intérieur ayant régulièrement approuvé la constitution de l’UPR. Il va s’en dire que loin d’être surprenant,  le verdict prononcé est celui attendu surtout dans le contexte actuel où des décisions peuvent tout foutre en l’air.

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Défense des intérêts de l’Etat : L’AJE mise en place pour plus de prérogatives

Au cours de la séance plénière du Vendredi 7 Mars 2025, les députés ont adopté la Loi n 2025-03 portant dispositions spéciales de procédures relatives à l’organisation de la défense des intérêts de l’État devant les juridictions et portant création de l’Agence Judiciaire de l’État. Cette loi, selon le rapport présenté aux parlementaires par Orden Alladatin et Rachidatou Fatolou, respectivement Président et Rapporteur de la Commission des lois, est composée de 52 articles répartis en 10 chapitres. Ces chapitres couvrent divers aspects, notamment les dispositions générales, la mission, les attributions, le rattachement institutionnel, l’organisation et le fonctionnement de l’Agence. Ils traitent également des règles de représentation en justice, des règles relatives aux significations, notifications et communications, des pouvoirs de l’Agence Judiciaire du Trésor, des obligations particulières du personnel chargé de la défense des intérêts de l’État, des relations avec les avocats et mandataires, des dispositions diverses, ainsi que des dispositions transitoires et finales. Le texte voté permettra, selon la Commission de mieux cerner les demandes en défense et en intervention relatives aux intérêts de l’État ainsi que les risques juridiques encourus en l’absence d’un dispositif approprié de prévention. L’adoption de ce projet de loi permet d’édicter de nouvelles procédures à suivre devant les juridictions et de définir les règles devant orienter la collaboration avec les différentes entités représentées ou impliquées dans la défense des intérêts de l’État. L’AJE sera investie de la mission de prévention des contentieux et de la défense des intérêts de l’État dans les contentieux nationaux, communautaires et internationaux.

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