Absence au lancement de Bénin Vision 2060: Insérer Boni Yayi dans les rangs, le plus difficile pour la Rupture

Le lancement du document stratégique Bénin Vision 2060 s’est voulu un moment de rassemblement national autour d’un projet d’avenir. Pourtant, une absence a retenu l’attention, celle de l’ancien Président Boni Yayi. Une absence lourde de sens, tant elle rappelle que, malgré ses efforts pour fédérer ou aligner, le régime de la Rupture ne parvient pas à faire entrer tout le monde dans ses rangs. Depuis 2016, le pouvoir en place a réussi à rallier ou neutraliser de nombreuses figures politiques, parfois jadis farouchement opposées. Mais Boni Yayi demeure l’exception notable. Toutes les tentatives visant à l’insérer dans les rangs, à l’amener à épouser la vision et la gouvernance de la Rupture qui prétend tracer seule le destin des Béninois se sont heurtées à un mur, celui de ses convictions personnelles et politiques. L’homme est resté égal à lui-même. Fidèle à sa lecture du jeu démocratique et à son sens de l’engagement, Boni Yayi refuse de se fondre dans une gouvernance qu’il n’a pas contribué à définir et dont il questionne la méthode. Cette posture, constante au fil des années, tranche avec les ralliements opportunistes observés ailleurs et confère à l’ancien chef de l’État une singularité politique intacte. Dès lors, vouloir aligner Boni Yayi relève presque de l’illusion. Car le personnage, par son parcours, son tempérament et son rapport aux principes, échappe naturellement aux logiques d’enrôlement. Sa non-participation au lancement de Bénin Vision 2060 apparaît ainsi moins comme un simple choix circonstanciel que comme l’expression d’une cohérence politique que la Rupture, jusqu’ici, n’a jamais réussi à absorber.

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Prise en charge des patients dialysés : Le gouvernement exhibe des efforts, mais toujours insuffisants

L’insuffisance rénale s’impose progressivement comme un enjeu majeur de santé publique au Bénin. La multiplication des appels à l’aide de patients dialysés sur les réseaux sociaux témoigne d’un malaise persistant, malgré les réformes engagées par le gouvernement de la Rupture. Face à ces interpellations, le Porte-parole du gouvernement, Wilfred Léandre Houngbédji, a tenté d’apporter des clarifications lors d’un live TikTok, mettant en avant les actions de l’exécutif en matière de prise en charge. Si les efforts sont réels et méritent d’être reconnus, ils peinent toutefois à répondre à l’ampleur croissante des besoins. Il est indéniable que des avancées structurelles ont été enregistrées depuis 2016. Le passage d’un seul centre public de dialyse, concentré à Cotonou et fonctionnant difficilement à quatre centres répartis entre Cotonou, Parakou, Abomey et Porto-Novo constitue un progrès notable. Cette déconcentration a permis de réduire les déplacements pénibles et coûteux pour de nombreux patients, tout en améliorant l’accessibilité géographique aux soins. De même, la suppression des taxes sur certains intrants médicaux destinés à la dialyse traduit une volonté d’alléger indirectement le coût des traitements. Cependant, ces mesures, aussi salutaires soient-elles, restent largement insuffisantes au regard de la réalité vécue par les patients. Contrairement à la période antérieure à 2016, où environ 400 dialysés étaient pris en charge intégralement par l’État au titre d’indigents, la prise en charge systématique n’est plus garantie pour les nouveaux patients. Cette rupture crée une inégalité criante entre malades souffrant pourtant de la même pathologie, laissant nombre d’entre eux livrés à eux-mêmes face à des coûts de traitement souvent hors de portée des ménages moyens. Plus préoccupant encore, la reconnaissance par les autorités elles-mêmes que la dialyse demeure financièrement inaccessible pour certains malades souligne les limites de la politique actuelle. Dans un contexte où l’insuffisance rénale progresse, la question n’est plus seulement celle des infrastructures, mais celle d’un véritable mécanisme de solidarité nationale. En définitive, si le gouvernement peut légitimement revendiquer des efforts et des réformes, la situation des patients dialysés révèle un chantier encore inachevé. La santé des populations ne saurait se satisfaire de demi-mesures ou de progrès partiels.

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Tournée de reddition de comptes :;Wilfried Léandre Houngbédji prépare le terrain à Wadagni

A quelques semaines de la fin du second mandat de Patrice Talon, le Secrétaire Général Adjoint et Porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji a initié le weekend dernier une tournée de reddition de comptes. L’objectif est de présenter les actions menées par l’exécutif, dialoguer avec les populations et répondre à leurs préoccupations. Une initiative qui a priori, vise à renforcer la visibilité du bilan de l’exécutif à quelques mois de la présidentielle en rappelant aux citoyens les acquis économiques et sociaux de ces dix dernières années. Une démarche qui s’inscrit aussi et surtout dans un registre de transparence et de proximité avec les populations afin de corriger certaines perceptions erronées et de mieux expliquer les décisions gouvernementales. Cependant, au-delà de la simple reddition de comptes, cette tournée pour beaucoup, aurait une dimension politique. En effet, affirment-ils, elle intervient dans un contexte où Romuald Wadagni candidat de la mouvance à la présidentielle d’Avril semble en position de force face à Paul Hounkpè qui, apparaîtrait fragile face à la machine communicationnelle et politique qui se met en place. Et dans ce contexte, chaque intervention de Wilfried Léandre Houngbédji qui valorise les réalisations du gouvernement peut indirectement renforcer la stature de Wadagni et par contraste fragiliser davantage Hounkpè. Si certains saluent l’initiative pour son aspect pédagogique et sa capacité à rapprocher le gouvernement des citoyens, d’autres appellent à la prudence. Pour eux, une reddition de comptes même bien orchestrée ne garantirait pas l’adhésion automatique du public. Le risque, poursuivent-ils, est qu’elle soit perçue comme une opération de communication trop politisée diluant l’objectif initial de transparence et suscitant scepticisme ou fatigue auprès des populations.

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Audience au Cabinet de la Vice-Présidente : Le Président Mondial de la FOPA et Mariam Chabi Talata s’engagent pour la paix

La Vice-Présidente de la République, Mme Mariam Chabi Talata, Ambassadrice de la paix, a accordé une audience au Président Mondial de la FOPA, Gilbert Dakè Abiakou Djokess KPOTOKAN II, lui-même Ambassadeur de la paix dans le monde. Cette rencontre, placée sous le signe du dialogue et de la concorde nationale, a permis aux deux personnalités d’échanger sur plusieurs sujets majeurs liés à la paix, à la cohésion sociale et aux enjeux politiques actuels du Bénin. En effet, l’audience a débuté par une minute de silence en hommage aux Béninois tombés lors des événements du 7 Décembre dernier. Un moment de recueillement fort, au cours duquel le Président Mondial de la FOPA a exprimé sa profonde douleur et son souhait de voir de telles tragédies ne plus jamais se reproduire. Il a plaidé pour des solutions alternatives, soulignant la nécessité pour les autorités d’être davantage à l’écoute du peuple afin d’éviter que des frustrations ne dégénèrent en violences. Le Président Mondial de la FOPA a ensuite salué, félicité et encouragé la Vice-Présidente pour la confiance renouvelée que lui accorde le Président de la République, son Excellence Patrice Talon, depuis 2021. Il a souligné la place centrale qu’elle occupe aujourd’hui entre deux figures majeures de la gouvernance béninoise, le Président Patrice Talon, présenté comme un grand frère politique, et le ministre d’État Romuald Wadagni, considéré comme son jeune frère. La FOPA s’est réjoui de cette confiance présidentielle portée sur le duo Wadagni-Talata, annoncé pour l’élection présidentielle d’Avril prochain, tout en rappelant que rien n’est jamais gagné d’avance. Consciente des nombreuses frustrations qui traversent la société béninoise, la FOPA a insisté sur la nécessité de placer le Bénin au-dessus de toutes considérations partisane. Elle a appelé à un dialogue inclusif et à une réunification de la classe politique à l’approche des élections. Le message est clair ; quel que soit le duo élu, qu’il s’agisse de Wadagni-Talata ou de Paul Hounkpè et son colistier, le futur Président devra être celui de tous les Béninois, à l’écoute de toutes les sensibilités et non le Chef d’un clan. La FOPA a par ailleurs, soumis à la VP son vaste projet de sensibilisation nationale sur la paix. L’objectif est de parcourir le pays afin de mobiliser les populations, prévenir la désinformation et œuvrer pour des élections apaisées, inclusives et festives. Madame Mariam Chabi Talata, prenant la parole, a félicité la FOPA pour ses efforts et accepte de travailler ensemble avec la Fondation au bénéfice de la paix. Le Président Mondial de la FOPA a, pour conclure, lancé un appel à la classe politique de la mouvance à ouvrir largement les bras aux forces de l’opposition et aux mouvements émergents, afin que le Bénin consolide durablement la paix et l’unité nationale tant recherchées.

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Invitation à rallier la mouvance : OUI ou NON, Dr Guy Mitokpè pour bientôt situer l’opinion

La lettre ouverte du Dr Arsène Yaovi adressée à Dr Guy Dossou Mitokpè n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, compte tenu de la nature et de la portée politique de la demande formulée. Cet acte tout sauf anodin, interpelle publiquement une figure aussi emblématique et structurante de la vie politique nationale, dont le parcours force le respect. Appeler Guy Mitokpè, jeune leader dynamique et aguerri à rallier la mouvance présidentielle, c’est admettre qu’on ne bâtit pas un projet politique d’envergure sans tenir compte des compétences éprouvées et des trajectoires de combat qui ont marqué l’histoire politique récente du pays. Cette démarche est d’autant plus pertinente que les qualités du Secrétaire National à la Communication du parti Les Démocrates ne sont un mystère pour personne, encore moins pour le Chef de l’État. Le Président Patrice Talon, lors de sa rencontre avec la jeunesse, avait déjà exprimé le souhait de voir les énergies nationales converger, au-delà des camps et des appartenances, pour servir l’intérêt supérieur du Bénin. Dans cette vision d’un travail collectif et inclusif, Dr Guy Mitokpè apparaît naturellement comme l’un des profils capables d’apporter une contribution significative à une équipe gouvernementale ou à une dynamique politique élargie. En formulant ouvertement cette invitation, le Dr Arsène Yaovi s’inscrit donc dans une logique de responsabilité politique et de dépassement des clivages. Sa sortie peut être lue comme un appel au rassemblement des compétences et des convictions, dans un contexte où les défis nationaux exigent davantage de cohésion, de maturité et de lucidité. C’est une main tendue assumée, qui a le mérite d’exister et de nourrir le débat public sans faux-semblants. Toutefois, il importe de souligner que Guy Mitokpè demeure seul maître de son calendrier et de ses choix politiques. La réponse à cette invitation, si réponse il y a, viendra en temps opportun et selon des paramètres qu’il est le seul à apprécier. Fidèle à ses convictions et à son engagement pour l’intérêt du plus grand nombre, il prendra une décision réfléchie, responsable et conforme à sa lecture de l’avenir politique du pays, loin de toute précipitation ou injonction extérieure.

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Invitation à rallier la mouvance : OUI ou NON, Dr Guy Mitokpè pour bientôt situer l’opinion

La lettre ouverte du Dr Arsène Yaovi adressée à Dr Guy Dossou Mitokpè n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, compte tenu de la nature et de la portée politique de la demande formulée. Cet acte tout sauf anodin, interpelle publiquement une figure aussi emblématique et structurante de la vie politique nationale, dont le parcours force le respect. Appeler Guy Mitokpè, jeune leader dynamique et aguerri à rallier la mouvance présidentielle, c’est admettre qu’on ne bâtit pas un projet politique d’envergure sans tenir compte des compétences éprouvées et des trajectoires de combat qui ont marqué l’histoire politique récente du pays. Cette démarche est d’autant plus pertinente que les qualités du Secrétaire National à la Communication du parti Les Démocrates ne sont un mystère pour personne, encore moins pour le Chef de l’État. Le Président Patrice Talon, lors de sa rencontre avec la jeunesse, avait déjà exprimé le souhait de voir les énergies nationales converger, au-delà des camps et des appartenances, pour servir l’intérêt supérieur du Bénin. Dans cette vision d’un travail collectif et inclusif, Dr Guy Mitokpè apparaît naturellement comme l’un des profils capables d’apporter une contribution significative à une équipe gouvernementale ou à une dynamique politique élargie. En formulant ouvertement cette invitation, le Dr Arsène Yaovi s’inscrit donc dans une logique de responsabilité politique et de dépassement des clivages. Sa sortie peut être lue comme un appel au rassemblement des compétences et des convictions, dans un contexte où les défis nationaux exigent davantage de cohésion, de maturité et de lucidité. C’est une main tendue assumée, qui a le mérite d’exister et de nourrir le débat public sans faux-semblants. Toutefois, il importe de souligner que Guy Mitokpè demeure seul maître de son calendrier et de ses choix politiques. La réponse à cette invitation, si réponse il y a, viendra en temps opportun et selon des paramètres qu’il est le seul à apprécier. Fidèle à ses convictions et à son engagement pour l’intérêt du plus grand nombre, il prendra une décision réfléchie, responsable et conforme à sa lecture de l’avenir politique du pays, loin de toute précipitation ou injonction extérieure.

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Sanctions contre le Mali : Daniel Edah salue l’arrêt de la Cour de l’UEMOA et réitère son attachement au droit communautaire

L’arrêt rendu le 28 Janvier 2026 par la Cour de justice de l’UEMOA, déclarant illégales les sanctions économiques imposées au Mali en Janvier 2022, n’est pas resté dans réactions dans le rang des observateurs et figures politiques de la sous-région. Parmi les voix les plus structurées, celle de Daniel Edah, Président du mouvement « Nous Le Ferons », se distingue par la clarté de son propos et la profondeur de son analyse. Tout en prenant acte de la décision judiciaire, il pointe avec fermeté la précipitation politique ayant entouré l’adoption de ces sanctions, décidées sans base juridique suffisamment solide au regard des textes communautaires de l’UEMOA. Pour Daniel Edah, cette affaire met en lumière une dérive préoccupante, celle de la primauté accordée à des décisions politiques conjoncturelles au détriment du respect scrupuleux du droit communautaire. Or, rappelle-t-il, l’État de droit n’est pas une option mais un pilier fondamental de la crédibilité et de la légitimité des institutions régionales. L’annulation de ces sanctions par la Cour de justice révèle ainsi une faille institutionnelle majeure et appelle à une remise en question profonde des mécanismes décisionnels au sein de l’UEMOA. Au-delà des considérations juridiques, le leader politique insiste sur les conséquences humaines, sociales et économiques des sanctions de 2022. Des mesures dont le coût a été payé en priorité par les populations maliennes, mais dont les répercussions ont également affecté l’ensemble de l’espace communautaire, affaiblissant la dynamique d’intégration régionale. Pour Daniel Edah, cette fracture est d’autant plus regrettable que l’intégration demeure une condition essentielle de la stabilité politique et du développement économique de l’Afrique de l’Ouest. L’arrêt de la Cour, estime-t-il, doit désormais servir de leçon collective. Il appelle à un renforcement des contrôles juridiques en amont, à une meilleure articulation entre décisions politiques et normes communautaires, et surtout à une approche fondée sur le dialogue, la concertation et la médiation dans la gestion des crises régionales. Dans cette perspective, Daniel Edah réaffirme son engagement pour un Bénin économiquement prospère et socialement stable, inscrit dans une Afrique intégrée, respectueuse de l’État de droit communautaire et résolument tournée vers la paix, la solidarité et le progrès partagé.

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Lancement de Vision Bénin 2060 : Une initiative salutaire à faire suivre de mesures pour le desserrage des ceintures

Le lancement de Bénin 2060 marque une étape stratégique majeure dans la projection à long terme du pays. Cette initiative traduit une volonté affirmée de penser le développement national au-delà des cycles politiques immédiats, en fixant un cap structurant autour de la prospérité, de la transformation économique et du bien-être des générations futures. En cela, la démarche mérite d’être saluée car elle offre un cadre de référence, mobilisateur et cohérent, pour l’action publique et pour l’ensemble des forces vives de la Nation. Cependant, si la vision rassure sur l’avenir, le présent reste marqué par de fortes contraintes économiques pour une grande partie de la population. Le coût de la vie, la pression fiscale, la cherté des services essentiels et la fragilité des revenus alimentent un sentiment de suffocation sociale. Pour beaucoup de citoyens, l’urgence n’est pas seulement de savoir où ira le Bénin en 2060, mais comment tenir aujourd’hui. La vision gagnerait donc en crédibilité populaire si elle s’accompagnait rapidement de signaux concrets d’allègement des charges qui pèsent sur les ménages. Ainsi, le peuple attend que Bénin Vision 2060 ne demeure pas un horizon lointain, mais qu’elle se traduise sans délai par des mesures urgentes de desserrage des ceintures telles que l’apaisement fiscal ciblé, le soutien au pouvoir d’achat, la protection des plus vulnérables et stimulation réelle de l’activité économique. C’est à cette condition que la vision pourra être pleinement partagée, portée et défendue, non seulement comme un projet d’État, mais comme une espérance crédible pour le quotidien des Béninois.

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Trêve politique au Bénin : De quoi sera désormais fait le menu des médias ?

L’hypothèse d’une trêve politique consécutive à l’élection présidentielle et à l’entrée en fonction du prochain Président de la République soulève des interrogations majeures. Selon l’interprétation faite par certains acteurs et analystes, une disposition de la nouvelle Constitution entrerait alors en application, instituant une période de retenue politique visant à préserver la stabilité institutionnelle.  Dans cette perspective, la trêve serait perçue comme une pause prolongée imposée surtout aux acteurs politiques critiques du pouvoir. L’espace de contradiction, pilier du pluralisme démocratique, s’en trouverait fortement réduit. Les prises de position publiques contestant les politiques gouvernementales deviendraient rares, soit par contrainte juridique, soit par autocensure. Une telle situation, si elle devait durer plusieurs années, modifierait en profondeur le fonctionnement du jeu politique et la dynamique du débat public. Or, les médias vivent en grande partie de la confrontation des idées, des controverses politiques, des débats partisans et des initiatives de l’opposition comme de la mouvance. Lorsque cette contradiction disparaît, l’information se referme sur elle-même. Même au sein de la majorité présidentielle, la communication devient plus verticale, plus institutionnelle, laissant peu de place à l’investigation, à la pluralité des points de vue et à la contradiction interne. L’actualité politique, qui structure l’agenda médiatique national, risque alors de s’appauvrir considérablement. Dès lors, une question centrale se pose. De quoi parleront les médias et de quoi vivront-ils ? Si l’actualité reste essentiellement politique mais privée de débats, de conflits d’idées et d’alternatives visibles, les médias verront leurs audiences chuter et leurs sources de revenus s’assécher, notamment dans un contexte où la publicité dépend fortement de la vitalité du débat public. Sans diversification rapide vers d’autres contenus et sans garanties réelles de liberté éditoriale, l’avenir s’annonce sombre pour les médias, pris au piège d’une trêve politique qui, au-delà de l’apaisement affiché, pourrait fragiliser durablement l’écosystème de l’information au Bénin.

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Avant son départ du pouvoir : Le ROSCAO appelle à un échange républicain entre Talon et les OSC

Depuis 2016, le Chef de l’État béninois, Patrice Talon, a reçu tour à tour des responsables politiques, des leaders religieux, des opérateurs économiques, des cadres de l’administration publique et plusieurs acteurs sectoriels de la nation. Un pan essentiel de la République demeure pourtant en marge de ces échanges au sommet : les Organisations de la Société Civile (OSC), pourtant reconnues comme la veille citoyenne de la démocratie et de la gouvernance. À quelques mois de la fin de son mandat, cette absence de dialogue direct apparaît, pour beaucoup d’acteurs civiques, comme une anomalie qu’il est encore possible de corriger. Les Organisations de la Société Civile entendent également profiter de cet échange pour reconnaître, sans complaisance ni hostilité, les avancées enregistrées sous son magistère sur plusieurs sujets qui avaient fait l’objet de dénonciations et d’interpellations citoyennes. Il s’agit notamment de la lutte contre certaines pratiques de corruption dans les administrations publiques, du renforcement de la sécurité, de la réforme du système partisan en dépit des ajustements encore attendus ainsi que des réformes engagées dans des secteurs clés comme l’éducation, le tourisme, la modernisation du cadre de vie et d’autres domaines structurants de la vie nationale. C’est dans ce contexte que le Président du Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSCAO), Coovi Paul ADAHOU, lance un appel solennel au Président Patrice Talon afin qu’il accorde une audience aux OSC du Bénin avant son départ annoncé du pouvoir. Pour ces Organisations, il ne s’agit ni d’une revendication corporatiste ni d’une démarche de confrontation, mais d’une volonté républicaine d’échange et de clarification. Les OSC estiment avoir de nombreux sujets d’intérêt national à débattre avec le Chef de l’État, notamment la gouvernance démocratique, la participation citoyenne, les libertés publiques, la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Selon les responsables de la société civile, cette rencontre constituerait une occasion historique de dialogue franc entre le pouvoir exécutif et des acteurs qui, au quotidien, observent, analysent et accompagnent l’action publique sur le terrain. À travers cet appel, le ROSCAO et les OSC béninoises espèrent que le président Talon saura ouvrir cet espace de discussion républicaine, afin que la fin de son mandat soit aussi marquée par une écoute institutionnelle de celles et ceux qui incarnent la conscience citoyenne de la nation. Le ROSCAO exprime le vœu que cet appel soit entendu par le chef de l’État et qu’il débouche sur un échange sincère, responsable et exclusivement guidé par l’intérêt national.

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