Délivrance des déclarations de résidence : Vive réaction de l’Association des CQ et CV à la correspondance du DG/ ANIP

À travers une correspondance en date du 19 Août 2025 et adressée au ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, le Directeur général de l’Agence Nationale d’Identification Personnelle (ANIP), a déploré la posture de certains Chefs de Quartier ou de Village qui exigeraient de l’argent aux populations avant la délivrance des déclarations de résidence. Une pratique illégale qui ne saurait être tolérée, selon Aristide Adjinacou Gnahoui qui rappelle dans sa correspondance, aux Chefs de Quartier ou de Village concernés que « la déclaration de résidence est gratuite et ne doit en aucun cas faire l’objet d’une contrepartie financière ». En conséquence, « Tout Chef de Quartier ou de Village qui exigerait une somme d’argent pour une déclaration de résidence s’expose aux sanctions prévues par la loi », avertit le DG/ANIP qui dit compter sur l’appui du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale Raphaël Akotègnon pour ramener à l’ordre les responsables locaux qui se livrent à une telle pratique. « Car, le bon déroulement du processus électoral en dépend », conclut Aristide Adjinacou.
Informée de la situation, l’Association Nationale des Chefs Quartiers et Chefs Villages du Bénin (ANCQCVB) par le truchement de son Président, a réagi à la démarche du DG ANIP.  Selon Benjamin Hounhalidé, des démarches antérieures devraient précéder l’alerte du DG/ANIP qui, sans avoir peut-être l’intention, livre les élus locaux à leurs administrés.  Le Président de l’ANCQCVB déplore également les sortes d’injonctions à cet effet au ministre de la Décentralisation. « …, il a donné des injonctions à notre ministre de tutelle et au ministre de donner des instructions aux maires et ainsi de suite jusqu’à ce que cela atteigne les CQ et CV. Ce n’est pas bien. Avant de faire une fiche de résidence, il faut se rendre sur la plateforme au moins deux ou trois fois avant que cela ne marche. Le DG/ANIP ne devrait pas nous saisir de cette manière. Il ne devrait pas nous exposer de cette façon pour dresser en quelque sorte les administrés contre les CQ et CV. Son acte devrait être précédé de discussions et c’est au ministre de tutelle de nous instruire pour nous rappeler à l’ordre », fait savoir Benjamin Hounhalidé qui demande au DG/ANIP de revoir à l’avenir, sa copie. « …, il donne des injonctions à notre ministre de tutelle..  Ce n’est pas la meilleure manière », ajoute Benjamin Hounhalidé pour qui, le DG/ANIP avait la possibilité de saisir l’ANCQCVB pour les diligences à cet effet.

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Attaque terroriste déjouée au Nord-Bénin : L’engagement des soldats et le dispositif sécuritaire au top

La promptitude et le professionnalisme des soldats béninois a permis aux hommes en uniforme au front de déjouer une nouvelle attaque terroriste au Nord. Ayant fièrement pris le dessus sur l’ennemi, ils sont parvenus à dérouter les assaillants qui tentaient aux environs de 23 heures du Vendredi 22 Août 2025, une offensive surprise visant à neutraliser le poste de douane de Gada, situé à environ 5 km à l’est de Malanville. Mais la riposte a été fatale lors des échanges de tirs pour l’ennemi faisant état d’un des assaillants abattu et plusieurs autres blessés, ainsi que la saisie d’un arsenal de guerre. Du côté des Forces Armées Béninoises, aucune perte en vies humaines n’est signalée. Une performance qui témoigne la solidité du dispositif mis en place par le Chef de bataillon Sossou Vignon Komlan Casimir et confirme aussi la vigilance et l’engagement constant des Forces Armées Béninoises dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme dans le septentrion. C’est la volonté et l’engagement du gouvernement qui laissent afficher de telles performances et ceci en attendant la mutualisation des efforts entre Etats pour contrer le terrorisme. 

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Débats autour de l’auto-parrainage : Nécessité de saisir la Cour pour se donner toutes les assurances

Au Bénin, la question relative à l’auto-parrainage des candidats à l’élection présidentielle de 2026 est depuis un moment évoquée dans les discussions pour faire objet de clarifications de la part de la Céna. Pour l’institution, un candidat peut se parrainer sans crainte de l’invalidation des dossiers du duo. Dans le même ordre d’idées, des juristes sont montés au créneau pour partager leur avis sur la question. A en croire ceux-ci qui se basent sur la jurisprudence française en la matière pour opiner, une personne qui fait campagne en vue d’être élue Président de la République peut valablement parrainer sa propre candidature. La loi ne prévoit pas de limitation au droit de tout élu de mentionner le nom d’un candidat (…) « Dès lors que les conditions de forme et de délai sont respectées, un candidat peut se parrainer lui-même », font-ils savoir.  Des assurances qui laissent toujours sur leur faim certains qui gardent en souvenir la façon de procéder du pouvoir de la rupture lorsqu’il s’agit d’élections. Totalement pas encore convaincus, ils demandent au seul parti de l’opposition qualifié à aligner de candidats de se donner toutes les garanties pour assurer sa participation à la prochaine présidentielle.  Ils invitent déjà le regroupement dont l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi assure la présidence, à introduire au besoin un recours à la Cour constitutionnelle pour être une fois de bon fixé. La Cour constitutionnelle étant plus qualifiée pour les questions du genre, ils estiment que tout éclairage venant d’elle sifflera la fin de la polémique pour savoir comment s’y prendre. « Il faudra rester vigilant et ne pas donner les moyens d’exclure une fois encore l’opposition », conseillent plus d’un qui demandent au parti Les Démocrates de soumettre la situation à l’attention de la Cour constitutionnelle. « Il vaut mieux prendre toutes les dispositions pour ne pas se laisser surprendre à la dernière minute », suggèrent-ils.

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Promptitude dans la gestion du drame de Glazoué : Cette reconnaissance du Niger qui rappelle les bons vieux temps avec le Bénin

Les autorités béninoises informées de l’accident de route ayant impliqué le bus de la compagnie STM, ont promptement réagi pour dépêcher sur les lieux un dispositif de secours. Cette rapide mobilisation de moyens humains et techniques pour porter secours aux victimes, a permis de prendre en charge les rescapés au total 9 et de repêcher de l’eau le bus accidenté ainsi que des corps de victimes. Comptant à lui seul parmi les décès enregistrés, 35 personnes, le Niger plongé dans un deuil sans précédent, par le truchement de son ministère en charge des affaires étrangères, est allé d’un communiqué pour présenter ses condoléances aux familles des victimes et ses « sincères » remerciements au gouvernement béninois pour la solidarité affichée. «Le Ministère remercie tout particulièrement les autorités compétentes béninoises pour la diligence et la forte mobilisation dont elles ont fait montre dans la mise en œuvre du dispositif de secours », lit-on dans la motion de remerciement à cet effet.  Un langage de la part de la junte au pouvoir au Niger vue d’un bon œil au sein de l’opinion qui salue ce geste de reconnaissance au profit du Bénin. En effet, ayant pris connaissance du contenu du communiqué, beaucoup relèvent pour saluer la posture des autorités nigériennes qui ont su reconnaître les sacrifices du Bénin surtout la promptitude dans la gestion du drame. Faisant allusion au passé, des internautes font un lien avec les relations entre le Bénin et le Niger avant le coup d’Etat ayant renversé Mohamed Bazoum pour faire percevoir le bon climat qui prévaut à travers ce communiqué. Pour rappel, au moins 43 personnes ont péri dans la nuit du 16 au 17 Août 2025 suite à l’accident de circulation survenu à Thio. Le bus de compagnie STM quittait Lomé pour Niamey quand l’irréparable est arrivé. Son conducteur a perdu le contrôle après avoir violemment heurté la rambarde du pont sur le fleuve Ouémé avant d’échouer au fond de l’eau. Alerté, le gouvernement béninois a rapidement mobilisé des moyens pour porter secours aux victimes. Malheureusement, seulement neuf personnes ont pu avoir la vie sauve et reçoivent des soins à l’hôpital de Savè. Les autres n’ont pas pu être sauvés par les secours.
Transférés à la morgue de Savè, les corps ont été inhumés Mardi dernier en présence de l’Ambassadeur du Niger à Cotonou et des membres du Haut Conseil des Nigériens au Bénin.  Et dans un communiqué diffusé Jeudi 21 Août 2025, Niamey a, d’un premier temps, présenté ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et souhaité aux blessés un prompt rétablissement. Il annonce qu’un livre de condoléances est ouvert à l’Ambassade du Niger à Cotonou. Dans un second temps, la junte militaire au pouvoir a adressé au gouvernement béninois, ses vifs et sincères remerciements pour sa solidarité, et pour toute l’assistance apportée, à l’occasion de cet événement malheureux.  Un geste plein de sens qui plongerait dans la parfaite ambiance qui caractérise les relations entre les deux pays il y a quelques années.

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Reversement des AME: Une cause légitime défendue par les syndicats

À la veille de la rentrée scolaire, trois organisations syndicales à savoir la Csa-Bénin, la Cgtb et l’Unstb exhortent le gouvernement à se pencher sans délai sur le reversement des Aspirants au métier d’enseignant (AME). En direction de l’exécutif, elles lancent cet appel pour une juste reconnaissance du rôle déterminant des AME dans les résultats scolaires de ces dernières années. « Excellence, Monsieur le Chef de l’État, tous les regards sont tournés vers vous pour la solution finale de ce reversement », ont laissé entendre lors d’une sortie médiatique, les représentants syndicaux pour qui, il est temps de traduire en actes le reversement des AME en Agents contractuels de droit public de l’État (ACDPE) ou en Fonctionnaires d’État (FE). Selon Anselme Amoussou, les AME constituent « un maillon important du système éducatif » et il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour améliorer leurs conditions de travail et de vie. Tout en rappelant les engagements pris par le gouvernement, il insiste sur la nécessité de les honorer. Moudachirou Bachabi a, pour sa part, salué la reconnaissance par l’État du rôle crucial joué par ces enseignants dans les écoles publiques tout en regrettant que la promesse de reversement, attendue depuis 2024 et reportée à Juin 2025 ne soit toujours pas tenue. Avis partagé par Appolinaire Affewé, SG de l’Unstb pour qui, tout penche en faveur du reversement des AME. Pour les trois responsables syndicaux, les AME ont acquis une expérience significative du terrain, des compétences pédagogiques solides et ont bénéficié de formations continues et répondent aux critères exigés pour une intégration directe dans la fonction publique. « Des précédents existent : en 2008 déjà, des reversements similaires avaient été réalisés dans la fonction publique, notamment dans la santé et l’administration territoriale », font-ils observer tout en martelant qu’une intégration progressive sur deux à trois ans permettrait de maîtriser les coûts et de consolider les acquis dans le secteur éducatif. Au-delà de la sécurité d’emploi et de la restauration de la dignité des enseignants, les syndicats mettent en avant les bénéfices attendus pour l’État : fidélisation du personnel, meilleure planification des ressources humaines et amélioration durable de la qualité de l’enseignement. Ils demandent au gouvernement d’agir avant la rentrée pour tirer encore plus de cette catégorie d’enseignants dans du concret pour l’amélioration des performances scolaires mais sans contrepartie conséquente.

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Spécial Podium Vacances Jeunes  Djakotomey : La grande finale ce Dimanche 24 Août;  un vibrant appel aux sponsors

Démarré depuis plusieurs semaines, l’événement de réjouissances dénommé Spécial Podium Vacances Jeunes, organisé au profit de la jeunesse de Djakotomey connaîtra son épilogue ce Dimanche 24 Août 2025 à la Maison des Jeunes de la  commune. C’est dans ce cadre que pour pour finir en beauté cette deuxième édition, le Comité d’organisation présidé par Brice ASSOUKEDJI,  lance à l’endroit des sponsors et amis, un appel à manifestation. Pour le Comité d’organisation, les soutiens et autres contributions  des uns et des autres quelle que soit leur nature, permettront  de rendre encore plus inoubliable cette grande finale et rehaussera davantage l’image de l’événement dont l’objectif principal est de célébrer les talents et la créativité des jeunes de Djakotomey au plan national et au-delà. La mobilisation est ainsi lancée, le comité d’organisation rassure du bon déroulement et convie toute la jeunesse de Djakotomey à prendre le rendez-vous demain Dimanche 24 Août 2025 à partir de 13 heures précises à la Maison des jeunes. Pour toutes autres informations, les organisateurs de l’événement se rendent disponibles à travers des renseignements via le +229 0149282828. Mille regrets aux absents.

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Récurrentes brouilles à la mouvance : Et si Talon faisait signer un pacte de non-agression entre ses soutiens ?

Au Bénin, la mouvance qui faisait l’effort d’afficher la discipline en son sein, a commencé depuis un certain temps à s’offrir en spectacle par les divergences entre ses acteurs.  Les récentes accusations sur le débauchage de militants de Moelle Bénin et les réactions que cela a entrainés ont montré à suffire que la cohésion n’est qu’apparente au sein de la majorité présidentielle où les intérêts peuvent diviser. D’où l’invite de plus d’un en direction du Chef de l’Etat pour faire signer à ses soutiens un pacte de bonne conduite susceptible de faire éviter des scènes désagréables à la mouvance. Ce document devra fixer sur la posture à avoir au sein de la famille présidentielle pour le maintien de l’entente et de la cohésion. Il doit prévoir le mécanisme de règlement des conflits pour préserver la concorde et l’harmonie dans le rang des soutiens de la rupture.    

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Evasion d’un détenu de la prison de Calavi : Quid du dispositif de surveillance dans les maisons d’arrêt du Bénin ?

Un redoutable braqueur aurait réussi à s’échapper de la prison civile d’Abomey-Calavi dans la nuit du Lundi 18 Août 2025 entre 20h 30 et 21h.Selon les informations rapportées par des médias, l’homme qui purgeait une peine d’emprisonnement de plus de 20 ans, s’est évadé sans se faire prendre. Aucune autre information n’est donnée pour situer sur une probable complicité ayant facilité la fuite du divorcé social. Ce qui est dit, c’est que le fugitif est parvenu à tromper la vigilance des gardiens pour s’échapper des liens de la détention. Des informations qui laissent sur leur faim plus d’un qui se demandent comment est-ce que ce bandit de grand chemin a réussi à passer les filtres pour s’octroyer la liberté. D’où des curiosités pour chercher à se renseigner sur l’efficacité du dispositif dans les maisons d’arrêt ; un dispositif censé prévenir de tels faits. Et il est demandé aux autorités pénitentiaires de tout mettre en œuvre pour rattraper ce détenu et le ramener à sa cellule pour le reste de sa peine.

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Décès de Razack Omotoyossi dans une sorte de dénuement : Ainsi s’éteignent malheureusement les gloires

L’ex-attaquant des Écureuils du Bénin devenus Guépards du Bénin, Razack Omotoyossi, est décédé au petit matin du Mardi 19 Août 2025 au Nigeria où il vivait. Ne souffrant d’aucune maladie selon les confidences, il serait brusquement passé de l’autre côté. Selon toujours les confidences, le regretté aurait été affecté par plusieurs événements malheureux survenus dans sa vie, notamment la perte de sa sœur il y a deux semaines et sa maison partie en fumée début Juillet 2025. Une situation qui l’avait amené à solliciter de l’aide par le canal des réseaux sociaux où à travers une vidéo, il montrait sa maison brûlée. Avait-t-il pu récolter quelque chose dans le sens de lui essuyer un tant soit peu les larmes ?  Au petit matin de ce Mardi 19 Août 2025, c’est la triste nouvelle de décès à Lagos au Nigeria de Razack Omotoyossi qui a inondé les réseaux sociaux. L’ancien buteur du Bénin venait de passer de vie à trépas. Fer de lance de l’attaque béninoise, Razack Omotoyossi qui a marqué le premier but du Bénin lors de la Coupe du monde junior, Australie 2025, est mort accablé peut-être de soucis.  Face à diverses situations, il n’aurait peut-être pas bénéficié de secours prompts. Et de cette façon, l’ex-international béninois qui aura marqué la sélection nationale du Bénin avec 21 buts en 47 matchs et joué deux Coupes d’Afrique des nations avec l’équipe du Bénin (2008 Ghana et 2010 Angola), a quitté ce monde signant la fin de sa mission sur la terre.

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Appel à confirmer leur disponibilité pour 2025-2026 : Les AME souhaitent le « mariage » ; le gouvernement dans la posture de « relation libre » !

Les Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) qui font de par leur effectif, l’essentiel du travail dans le secteur éducatif, ont toujours rêvé d’un traitement à la hauteur des sacrifices consentis pour la réussite des apprenants. Ils ont toujours proposé au gouvernement leur reversement dans la fonction publique pour changer de statut ; sorte de garantie pour donner encore plus en vue de l’amélioration des rendements scolaires. L’exécutif qui ne reste pas sourd face à ces doléances apporte tout sauf des solutions à la question précise de reversement. En effet, le reversement annoncé en Agents Contractuels de Droit Public de l’Etat (ACDPE) des plus méritants n’a pas quitté l’étape de promesse pour finir par inquiéter les AME qui se demandent ce que l’Etat nourrit réellement pour leur corporation. Visiblement dépassée par la situation, la Fédération Nationale des Collectifs des Enseignants Pré-Insérés du Bénin (FéNaCEPIB – MESTFP), a récemment adressé des lettres ouvertes aux autorités pour attirer leur attention sur ce qui est à faire avant la rentrée scolaire. Ces correspondances envoyées entre autres au Président de la République Patrice Talon et au Président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou, fixent à travers leur contenu sur les diligences pour une bonne année scolaire avec la réalité de connecter réellement les AME au travail. « Depuis bientôt une décennie, nous, Aspirants au Métier d’Enseignant (AME), servons avec abnégation l’école béninoise. Nous avons franchi la barrière d’un test rigoureux qui a retenu les plus méritants parmi nous. Année après année, nous avons répondu à l’appel, parfois dans des conditions précaires, mais toujours avec la foi et la passion de transmettre le savoir. Nous ne pouvons pas passer sous silence les avancées enregistrées sous votre leadership : le passage progressif de neuf à douze mois de salaire, l’octroi récent de certains avantages qui jadis étaient inaccessibles…Ces efforts Monsieur le Président, nous les reconnaissons avec gratitude. Mais la reconnaissance ne saurait masquer la vérité : après tant d’années de service, nous n’avons toujours pas de véritable carrière. Le temps, implacable, use notre jeunesse. Chaque rentrée scolaire, nous la vivons avec la même angoisse : serons-nous encore appelés ?  Jusqu’à quand servirons-nous dans un statut précaire ? Vous-même, Monsieur le Président, aviez promis, il y a plus de trois ans, que les AME ayant accompli au moins trois années de service seraient reversés en Agents Contractuels de Droit Public de l’Etat. Cette parole, nous l’avons accueillie comme une lueur d’espérance. Mais cette lueur s’affaiblit, et l’attente devient lourde », renseignait la FéNaCEPIB dans la lettre ouverte au Chef de l’Etat. Et alors qu’ils s’attendaient à une réaction des autorités dans le sens du changement de leur statut, c’est un avis pour confirmer leur disponibilité à servir pendant l’année scolaire 2025-2026 qui leur est adressé. En effet, le Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (MESTFP), à travers un message, a lancé un appel à tous les Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) pour se plier à cette exigence via la plateforme EducMaster, du Mardi 19 Août au Samedi 23 Août 2025. Passé ce délai, il est martelé que les défaillants seront considérés comme démissionnaires et traités comme tels. Les AME qui visaient le reversement se voient obligés d’attendre en tout cas le temps que l’Etat sera prêt à honorer son engagement. Des réalités qui amènent certains à avancer que dans les relations pour le fonctionnement de l’école béninoise, les AME souhaitent le mariage pendant que l’exécutif est toujours dans la posture de « coopération libre ». 

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