Tournée d’explication de la révision de la Constitution : Une initiative à valeur de médecin après la mort

Les députés révisionnistes dans le collimateur du peuple pour avoir procédé à la modification sans consultation préalable de la Constitution, amorcent une tournée nationale d’explication de la loi révisée et objet de polémiques.  Une initiative ayant selon eux, pour objectif de présenter aux populations le contenu des réformes adoptées et de clarifier les principaux changements introduits. Une démarche pour se racheter visiblement auprès du peuple dont la souveraineté a été confisquée dans l’intérêt des acteurs politiques. C’est donc dans cette ambiance de méfiance et de perte de confiance à l’égard de députés, que les révisionnistes amorcent la tournée pour aller exposer ce qui devrait l’être depuis. Une initiative considérée par beaucoup comme un acte à valeur de médecin après la mort et donc comme une initiative dans le contexte présent, totalement futile.  Et il est demandé aux initiateurs de la tournée et à l’exécutif de chercher à s’occuper autrement pour faire place aux priorités comme la situation sociale dégradante dans le pays ; le reversement en attente des AME et autres. Surtout que la loi au cœur de vives polémiques n’est pas encore promulguée et ne profite à première vue, qu’aux acteurs politiques.

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Célébration Samedi prochain des 20 ans de carrière de GG Lapino : Une vie artistique bien remplie ; un parcours musical qui parle

Vingt années d’une aventure musicale exceptionnelle ; deux décennies d’un parcours riche, constant et profondément enraciné dans le cœur du public béninois et international : voilà ce que célèbre aujourd’hui l’artiste GG Lapino, figure emblématique de la scène musicale nationale. Son nom résonne depuis longtemps comme celui d’un créateur de hits, d’un artiste authentique, fidèle à son style, capable de traverser les modes et les générations sans perdre sa vigueur ni son identité. Reconnu pour son talent incontestable, sa persévérance et la qualité de son œuvre, GG Lapino a su construire une carrière solide, jalonnée de succès mémorables. Il demeure, encore aujourd’hui, une icône respectée, admirée et célébrée aussi bien au Bénin qu’à l’étranger. Sa capacité à se renouveler tout en restant fidèle à sa signature musicale fait de lui l’une des légendes vivantes de la musique béninoise. Pour marquer cet anniversaire exceptionnel, un concert géant sera organisé le samedi 29 novembre 2025 à 19h, sur le terrain de sport du CEG Gbégamey à Cotonou. Cet événement s’annonce comme un moment historique, un rendez-vous incontournable destiné à honorer un artiste qui a consacré sa vie entière à la scène, au spectacle et à son public. À l’occasion, plusieurs grandes figures de la musique béninoise viendront témoigner de leur admiration et partager la scène avec lui. Parmi eux : Master Ked, Ernest Sika, Delcos Man, Kardinal Ricky, Djakpata Boss, Belmonde Z, Godens Novo, Tony Toviho, La Bénédiction, et bien d’autres encore. Une constellation d’artistes qui se réunissent pour célébrer une légende et offrir au public un spectacle d’une intensité rare. Cette soirée sera non seulement une fête, mais aussi un hommage vibrant à une carrière exemplaire. Elle rappellera à quel point GG Lapino a marqué les esprits, influencé des générations et contribué à faire rayonner la musique béninoise au-delà des frontières. Le public est donc convié à venir nombreux pour célébrer avec faste ces 20 ans de carrière, et surtout pour dire merci à cet artiste dont la musique a accompagné tant de moments de vie. Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte : GG Lapino, la légende, vous donne rendez-vous pour un show inoubliable. Pour rappel, le ticket d’entrée est fixé à un prix forfaitaire de 2000 francs CFA. Des offres VIP donnant droit à des tee-shirts le tout pour encourager la vedette, sont prévues . De leur côté, les différents sponsors se mobilisent pour faire de cette célébration, un évènement historique.

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Législatives 2026 / Positionnement des démissionnaires de LD : La rupture dans la promotion de contre-valeurs !

Le positionnement des démissionnaires du parti Les Démocrates sur les listes de la mouvance, notamment l’UPR et le BR, est loin d’être anodin ou surprenant. Il révèle un mécanisme désormais bien huilé dont le but est d’attirer, de recycler et de promouvoir ceux qui acceptent de fragiliser leur propre famille politique. Cette pratique, qui se répète souvent à chaque échéance, démontre que la rupture ne recule devant rien pour consolider son contrôle absolu du paysage politique. Pourtant, le Bénin prétend depuis plusieurs années s’engager sur la voie de l’assainissement du jeu politique, avec des discours constants autour de l’éthique, de la loyauté, de la transparence et de la responsabilité. Or, en consacrant ces défections comme des actes louables, en offrant des fauteuils aux nouveaux arrivants, la mouvance au pouvoir contredit elle-même les standards qu’elle prétend défendre. Ce double discours affaiblit la crédibilité des réformes et expose au grand jour la promotion assumée de contre-valeurs politiques. Au lieu d’encourager l’exemplarité, la rupture légitime des comportements opportunistes qui sapent les fondements même de la vie démocratique. Le message envoyé au pays est clair ; trahir son parti peut offrir de meilleurs avantages que la fidélité ou la cohérence idéologique. Comment parler de moralisation de la vie publique lorsque ceux qui retournent leurs vestes sont accueillis avec plus d’enthousiasme que ceux qui résistent par principe ? Ce glissement risque de décourager les acteurs attachés à l’éthique et d’éroder encore davantage la confiance citoyenne. À l’heure où le Bénin s’apprête à vivre des élections législatives déterminantes, il est essentiel de dénoncer ces pratiques qui annihilent l’espoir d’un renouveau véritable. Le pays ne peut pas aspirer à une démocratie mature tout en érigeant l’indiscipline politique en passerelle vers les hautes fonctions. La promotion de contre-valeurs n’est pas seulement un danger pour l’opposition, elle est une menace pour l’équilibre politique, l’intégrité des institutions et la qualité de notre avenir démocratique.

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Attaques contre Yayi pour s’assurer la pitance : Un disque bientôt rayé ; chômage en perspective pour les « klébés » de la mouvance

Depuis plusieurs mois, le pays assiste à une campagne coordonnée de dénigrement contre Boni Yayi et plusieurs cadres des Démocrates. Les mêmes acteurs, les mêmes relais, les mêmes formules ; un discours qui tourne en boucle, usé jusqu’à la corde tant il est déconnecté de la réalité politique. Dans cette élucubration orchestrée par une partie de la mouvance, certains s’imaginent encore que l’opinion se laissera distraire par des attaques répétitives. Pourtant, à mesure que les élections législatives approchent, il devient évident que ce disque se fissure déjà. En vérité, les klébés de la mouvance ne disposent que de très peu de temps encore pour continuer à vilipender Boni Yayi et les responsables LD. Leur rôle, taillé sur mesure pour meubler l’espace médiatique et agiter des polémiques artificielles, touche progressivement à sa fin. Car, une fois la compétition électorale passée, ils n’auront plus de prétexte pour justifier leur agitation quotidienne. Le logiciel des attaques systématiques cessera de fonctionner, révélant au grand jour leur absence d’arguments et de consistance idéologique puisque la mouvance a tenté de faire croire que la répétition pouvait tenir lieu de stratégie et que frapper fort et sans relâche suffirait à affaiblir Yayi et à entacher la crédibilité des Démocrates. Mais l’opinion publique n’est pas dupe. Elle constate la pauvreté des analyses, l’incohérence des accusations et l’absence totale de propositions sérieuses. Elle voit surtout que les mêmes visages, jour après jour, se livrent à des séances de dénigrement programmées, incapables d’aborder les véritables enjeux du pays. Après les élections, ces acteurs n’auront plus rien à dire, ni personne à attaquer pour exister. Lorsque les urnes auront parlé, le rideau tombera sur ce spectacle devenu lassant. Les klébés, privés de leur mission de démolition permanente, entreront inévitablement en chômage. Sans la commande politique qui alimente leurs sorties médiatiques, leurs voix s’éteindront aussi vite qu’elles se sont élevées. Car en réalité, ces attaques tous azimuts ne sont qu’un subterfuge d’une mouvance qui redoute le débat contradictoire. Et lorsque ce cycle s’achèvera, ceux qui vivaient de l’agitation n’auront plus d’oxygène du moment où le disque sera pour de bon rayé.

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Après sa démission du parti LD : Un coordonnateur communal raconte des ragots

Alors que le parti Les Démocrates tente encore de contenir le choc provoqué par les démissions successives de certains de ses députés au profit de la mouvance, un coordonnateur communal fraîchement démissionnaire a choisi d’alimenter davantage la tempête en exposant sur les réseaux sociaux les raisons de son retrait. Le personnage que beaucoup voyaient comme un acteur clé dans sa circonscription électorale se lance désormais dans des récits décousus faits d’accusations vagues et de sous-entendus. Des affirmations qui visiblement prennent l’allure de ragots et laissent des soupçons de manipulations en coulisses. Et pour beaucoup, ce nouveau départ en pleine tempête n’aide en rien à clarifier les choses. Au contraire, il entretient un climat où les émotions prennent le dessus sur les faits. Déjà, ce qui frappe surtout, c’est la facilité avec laquelle cet homme charge d’autres membres qu’il présente tantôt comme responsables de dysfonctionnements, tantôt comme figures toxiques. Une manière de se dédouaner en rejetant la faute sur des prétendus boucs émissaires selon des observateurs. En effet, pour eux, ses déclarations ne sont ni une analyse politique, ni un diagnostic interne mais simplement une tentative de sauver la face. Heureusement, poursuivent-ils, tout le monde ne tombe pas dans ce piège au sein du parti. Il y existe encore des cadres capables de discernement, des intellectuels qui comprennent que les crises ne sont pas des occasions pour salir mais pour réfléchir et trouver ensemble des solutions politiques plutôt que des récits confus publiés sur un coup de tête. D’ailleurs, des sages insistent sur la retenue car, disent-ils, un parti sérieux se renforce dans la discipline et pas dans des déclarations surchauffées rendue publiques pour attirer l’attention et condamner à tort. La preuve que le parti Les Démocrates continue d’avoir en son sein des voix sages et responsables capables de garder le cap tandis que ceux qui quittent le navire en racontant des ragots exposent leurs tares.

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Elections générales de 2026 : Le gouvernement dans une lecture biaisée des audiences des partis politiques

Les propos du Porte-parole du Gouvernement affirmant que Les Démocrates ne mettraient en doute que les dossiers de la FCBE et non ceux de l’UP-R ou du BR relèvent d’une lecture réductrice et politiquement orientée de la situation. Une telle interprétation vise à présenter LD comme un parti préoccupé uniquement par une compétition dans l’opposition, alors que la démarche du parti concernait essentiellement la transparence du processus. En réduisant la position de LD à une comparaison d’audience avec la FCBE, le gouvernement tente d’installer l’idée que le principal parti d’opposition reconnaît implicitement la suprématie des partis de la mouvance. Cette conclusion est non seulement hâtive, mais aussi déconnectée des réalités politiques du terrain. En effet, comparer les dossiers contestés’ à une prétendue hiérarchie d’audience politique témoigne d’une volonté d’instrumentaliser un débat administratif pour en faire une lecture politique opportuniste. La position du gouvernement, au lieu d’éclairer les citoyens, crée volontairement une confusion entre contrôle administratif et rapport de force politique. Ce glissement nourrit une perception biaisée, laissant entendre qu’un parti serait « moins légitime » pour contester qu’un autre, alors que tous disposent des mêmes droits dans un système démocratique. Par ailleurs, l’idée selon laquelle un parti politique pourrait se définir ou mesurer sa force seulement par rapport à la FCBE est une vision simpliste du paysage politique béninois. L’audience d’un parti ne devrait pas se décréter à travers les interprétations d’un membre du gouvernement, mais devra s’observer dans les urnes, dans la mobilisation populaire et dans la capacité organisationnelle. Réduire Les Démocrates à une compétition interne à l’opposition nie leur statut de première force politique. En définitive, la sortie du Porte-parole du Gouvernement illustre une stratégie plus large, celui de détourner l’attention des défis de transparence du processus électoral en déplaçant le débat sur une prétendue rivalité interne à l’opposition. Mais une telle lecture ne peut pas servir de baromètre crédible pour mesurer l’ancrage des partis politiques au Bénin. Les audiences réelles s’apprécient dans un contexte de compétition libre, équitable et inclusive ce qui n’est manifestement pas le cas aujourd’hui. En brouillant les cartes, le gouvernement cherche davantage à construire une perception qu’à éclairer l’opinion. Et cette posture confirme, encore une fois, les inquiétudes autour de l’équité du processus menant aux élections générales de 2026.

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Présidentielle 2026 au Bénin : Vers un scrutin à verdict déjà connu !

À  moins d’un an de la présidentielle de 2026, le paysage politique béninois se dessine avec une clarté troublante. Pour beaucoup, le scrutin semble s’orienter vers une compétition verrouillée, où le candidat du pouvoir se retrouverait face à des adversaires sans véritable poids plutôt qu’à de vrais challengers. Les derniers développements politiques, notamment l’exclusion subtile mais méthodique du parti Les Démocrates (LD) des grandes échéances électorales, renforcent l’impression d’un processus taillé pour une victoire annoncé pour le camp présidentiel. Depuis plusieurs mois, l’environnement électoral se recompose de manière unilatérale. Le génie politique déployé autour du parti au pouvoir suit un schéma clair, celui de limiter, fragiliser ou neutraliser toute force susceptible de créer un contrepoids réel. Dans ce contexte, LD, principal parti d’opposition, seul disposant encore d’un ancrage populaire massif, d’un leadership identifiable et d’une structure capable de porter un projet alternatif se retrouve progressivement isolé, affaibli et tenu à distance des pôles de décision électorale. Entre obstacles administratifs, requalifications juridiques, pressions internes et démissions stratégiques, tout indique une volonté de réduire son influence avant la présidentielle. Pendant ce temps, le pouvoir déroule tranquillement sa stratégie qui oscille entre contrôle institutionnel renforcé et consolidation des alliances politiques. Le message est clair ; en l’absence d’un adversaire de taille, la présidentielle de 2026 devient une formalité plutôt qu’un véritable exercice démocratique. La compétition électorale se transforme alors en une sorte de mise en scène où l’enjeu n’est plus forcément de convaincre, mais simplement de légitimer un résultat déjà programmé. Ce climat politique, où l’on assiste à un affaiblissement progressif du pluralisme, compromet le principe fondamental d’une élection présidentielle qui est d’offrir au peuple un choix réel et compétitif. Car, un scrutin sans opposition structurée n’est pas une élection au vrai sens du terme, mais une validation. À l’approche de 2026, la question n’est donc plus de savoir qui gagnera, mais plutôt comment le pays est arrivé à une situation où l’issue paraît déjà scellée. La démocratie béninoise, jadis citée en exemple, se retrouve confrontée à une érosion progressive de ses mécanismes de compétition politique. Le peuple observe, impuissant, un champ politique soigneusement labouré pour ne laisser pousser qu’un seul candidat crédible : celui du pouvoir.

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Révision constitutionnelle : Le ballet des soutiens à la rupture visiblement sous fond d’hypocrisie

Visiblement, lorsque les intérêts des acteurs politiques sont assurés, le tapis vert semble être déroulé à des actes un peu comme contraires aux principes souvent défendus et au bénéfice du peuple. La révision sans débat préalable de la Constitution et les commentaires qui suivent tendant à applaudir ce qui a été fait est la preuve de l’approbation sans arguments véritables de la copie rendue à la va- vite. Il n’est pas exagéré d’avancer que le suivisme guide les actes de la plupart dans des interventions pour se faire remarquer. Et pour cause, au lendemain de la nouvelle révision constitutionnelle, un spectacle devenu tristement familier s’est rejoué sur la scène politique nationale. Il s’agit en effet d’un ballet de soutiens orchestré autour du pouvoir en place, où les postures publiques peinent à masquer une hypocrisie profonde. Tandis que la majorité présidentielle déroulait son argumentaire pour approuver l’opportunité d’une révision pourtant contestée, les prises de position qui affluent portent l’empreinte d’un soutien calculé plus que celle d’une conviction sincère. En réalité, nombre d’acteurs qui se précipitent aujourd’hui pour exprimer leur adhésion au projet de la rupture sont les mêmes qui, hier encore, dénonçaient tout changement constitutionnel comme un risque majeur pour la stabilité démocratique. Ce revirement soudain, souvent motivé par des intérêts personnels, des ambitions inavouées ou la peur de se retrouver dans la marge, met à nu chez certains acteurs l’absence d’une idéologie véritable. Dans un contexte où la confiance entre gouvernants et gouvernés est fragilisée, ce ballet de soutiens ne trompe plus personne. Le peuple observe, lucide, ce théâtre politique où chacun cherche à se positionner du bon côté de l’histoire, non par loyauté envers la nation, mais pour préserver ses avantages ou espérer des retombées futures. La révision constitutionnelle, loin d’être un débat de fond sur l’avenir institutionnel du pays, semble ainsi se transformer en une épreuve de fidélité imposée, où ceux qui hésitent sont marginalisés et ceux qui se plient deviennent les applaudisseurs zélés du moment. À cette heure cruciale, le pays avait pourtant besoin d’un débat franc, transparent et dénué de calculs politiciens. Mais au lieu de cela, la scène est envahie par un ballet de soutiens, où l’hypocrisie rivalise avec la sincérité politique. Il revient donc au peuple seul véritable dépositaire de la souveraineté de rester vigilant face à ces manœuvres et de rappeler que toute révision constitutionnelle ne vaut que si elle sert l’intérêt supérieur de la nation et non les desseins d’un camp politique.

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Choix de ne pas participer aux législatives de 2026 : Toko, Adambi et Gbadamassi dans une posture pour le renouvellement de la classe politique

Alors qu’au regard de leur ancrage et de leur proximité avec les populations, ils ont la possibilité avec le soutien de leur parti de se tailler un mandat à l’Assemblée nationale, trois acteurs politiques bien connus dans le septentrion et dans le pays décident de se retirer pour faire place aux jeunes. Il s’agit de Charles Toko, Samou Adambi et Rachidi Gbadamassi qui renoncent à leur participation aux prochaines législatives pour offrir à d’autres l’occasion de soumettre leurs compétences. Un acte politique de haute portée qui témoigne de la volonté de ses auteurs de faciliter l’alternance au Parlement, considéré comme le haut lieu de la politique. Depuis la tombée de la nouvelle ce Mardi, ils sont nombreux les citoyens à valider cette posture dont la finalité est de faciliter la promotion d’autres figures politiques au Bloc Républicain. Evidemment, ils sont un certain nombre les militants au sein des formations politiques toutes obédiences confondues à espérer des positionnements pour aspirer aux fonctions de députés et d’élus communaux sans avoir la possibilité d’être pris en compte. Et avec cet acte à valeur de modèle pour le renouvellement de la classe politique, un message est envoyé aux hommes politiques ayant fait des expériences à des postes électifs à prendre l’initiative de leur retrait pour assurer la promotion de ceux qui sont en attente.  A préciser que des trois personnalités politiques dont l’initiative est unanimement saluée, l’une à savoir Charles Toko siège toujours à l’Assemblée nationale en fin presque de mandat, l’autre à savoir Samou Adambi a assuré la fonction de ministre et le troisième Rachidi Gbadamassi occupe le poste de ministre conseiller à la défense nationale. Ce sont des figures connues de la scène publique qui s’illustrent ainsi dans l’espérance sans doute que leurs actes soient calqués pour le rajeunissement de la classe politique béninoise.   

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Non limitation du mandat des élus locaux et des député : Une sorte de recul démocratique pour le Bénin

La plénière du Vendredi 14 Novembre au Parlement a débouché sur le vote de la nouvelle Constitution avec à 90 voix pour, 19 contre sans abstention. Si tout le monde parle de la création d’un Sénat et de l’allongement du mandat présidentiel, le vrai point de bascule pour beaucoup se trouve dans la modification du mandat des députés. En effet, selon la nouvelle loi fondamentale, les députés verront leur mandat passer de cinq à sept ans renouvelables sans limite clairement imposée, ce qui laisse place à des interprétations comme une ouverture vers un mandat quasi illimité à l’Assemblée Nationale. Et quoi qu’on dise, sept ans renouvelables sans restriction ouvre visiblement la voie à des carrières parlementaires extrêmement longues avec potentiellement des décennies pour les députés les mieux implantés. Ce qui transforme progressivement le Parlement en espace fortement verrouillé où les figures les plus établies s’ancrent durablement portées par des alliances politiques solides et une visibilité déjà acquise. Et une possibilité d’occupation prolongée des sièges risque de réduire considérablement le renouvellement des élites politiques. D’ailleurs, s’inscrivant dans cette logique, beaucoup affirment que l’allongement du mandat désormais fixé à sept ans et renouvelable sans limite explicite serait risqué car, il réduirait mécaniquement la pression démocratique qui oblige les élus à rester à l’écoute de leurs électeurs. Et avec sept années devant eux, certains craignent une forme de confort politique voire une déconnexion progressive. De même, poursuivent-ils, l’Assemblée nationale risquerait de se transformer en «carrière professionnelle» où quelques figures solidement implantées pourront se maintenir presque indéfiniment portées par des appareils politiques puissants plutôt que par de réels bilans. Si certains défenseurs de la réforme affirment qu’elle offrirait plus de temps aux parlementaires pour travailler sereinement sans la tentation permanente de légiférer dans l’urgence ou de séduire l’opinion, d’autres rappellent que même avec cinq ans de mandat, les députés n’ont jamais été empêchés de mener des réformes de long terme. En clair, l’adoption de cette réforme quoi qu’on dise, instaure un mandat long, peu contraignant, potentiellement illimité et confère aux députés une position institutionnelle renforcée mais aussi moins exposée au contrôle citoyen.

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