Changement du nom de l’aéroport de Cotonou : La désolation de Daniel Edah à l’instar de beaucoup de citoyens

Daniel Edah réagit avec fermeté et lucidité au récent changement du nom de l’aéroport de Cotonou, qu’il considère comme une décision lourde de symboles et porteuse d’un message politique subtile mais profond. Pour l’homme politique, il ne s’agit pas simplement d’un acte administratif ou d’une mise à jour nominative.  C’est une modification qui touche à un repère historique et spirituel de la Nation. La suppression du titre Cardinal dans l’appellation rendait hommage à une figure majeure, le Cardinal Bernardin Gantin, dont le parcours et l’engagement dépassent largement les frontières religieuses. En retirer l’essence spirituelle, selon Daniel Edah, revient à dénaturer le sens même de cet hommage national. Dans sa déclaration, Daniel Edah dénonce l’hypocrisie qui entoure souvent l’invocation de la laïcité dans notre pays. Il invite à une cohérence absolue dans son application. Pour lui, si le principe républicain autorise que l’on touche au sacré de certaines croyances, il ne saurait, en contrepartie, promouvoir subtilement d’autres formes de spiritualité ou favoriser une sensibilité religieuse au détriment d’une autre. A l’en croire, la laïcité ne doit ni exclure ni servir de prétexte pour restructurer la mémoire collective au gré des intérêts politiques. Elle doit rester un cadre neutre, juste et équilibré, garantissant à chaque citoyen la liberté de croire et de pratiquer sa foi. Daniel Edah réaffirme d’ailleurs son attachement profond à la diversité culturelle et religieuse, qu’il considère comme une richesse fondamentale du Bénin. Il défend avec conviction la liberté de religion, un droit essentiel qui permet à chaque citoyen de s’exprimer, de vivre sa foi et de participer à la construction de la Nation sans crainte ni entrave. En altérant des symboles historiques liés à des grandes figures nationales, prévient-il, on risque d’alimenter des tensions, de créer des divisions inutiles et de fragiliser l’unité nationale. Et c’est précisément cette unité qui, selon lui, devrait rester la boussole de toute décision politique. Enfin, Daniel Edah met en garde contre la tentation de réécrire en permanence l’histoire nationale.

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Boycott du vote du Budget de l’État : Les députés du groupe parlementaire LD dénoncent et justifient leur choix

Après le vote du budget de l’État exercice 2026 au Parlement, la polémique enfle autour de l’absence remarquée des députés du parti Les Démocrates aussitôt accusés de faire la politique de la chaise vide. Face aux hommes des médias lors d’un point de presse tenu ce Jeudi à Cotonou, le groupe parlementaire LD a contre-attaqué pour rétablir la vérité et dénoncer au passage ce qui devra l’être. « On parle d’un budget voté à l’unanimité alors qu’il s’agit d’un vote à la majorité des députés présents ou représentés » a d’emblée martelé le Porte-parole du groupe, l’honorable Kolawolé Djima Ogbon, fustigeant ce qu’il considère comme une mise en scène politique destinée à invisibiliser l’opposition. Pour LD, leur absence explique-t-il, est un acte de rupture fondé sur un faisceau de griefs qu’ils qualifient d’inacceptables. D’abord, le « ras-le-bol » face aux exclusions répétées dont le parti se dit victime tant dans les arènes électorales que dans la prise de parole d’acteurs de la rupture. Ensuite, la révision constitutionnelle engagée dans un climat d’ambiguïté sans consensus véritable selon eux. Mais le point de rupture serait la vulgarisation de la nouvelle loi fondamentale que promeuvent les autorités alors même qu’elle n’est pas encore promulguée. « Nous ne voulons pas nous associer à cette mascarade orchestrée » a lâché l’élu de la 9e circonscription électorale dénonçant une fuite en avant et une instrumentalisation des règles du jeu. Et si le parti à travers ses représentants au parlement refuse d’endosser un budget élaboré à ses yeux dans un cadre institutionnel fragilisé et une réforme constitutionnelle qu’ils estiment précipitée, il se doit de monter au créneau pour expliquer, dénoncer et justifier sa position. Par ailleurs, ils invitent le chef de l’État à prendre ses responsabilités face à une crise de confiance qu’ils jugent désormais ouverte et qui, si elle perdure ne fera que ternir l’image et la crédibilité de la démocratie.

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Visite stratégique de travail : Henriette Adjoua Lagou entre action sociale et diplomatie politique au Bénin

En visite de travail au Bénin, la ministre ivoirienne et candidate à l’élection présidentielle de 2025, Henriette Adjoua Lagou, a consacré sa journée du mardi 02 décembre 2025 à une série d’activités mêlant action sociale, coopération institutionnelle et échanges politiques de haut niveau. La journée a démarré par une visite sociale au centre d’accueil de l’Office Central de la Protection des Mineurs (OCPM). Accueillie par les responsables de l’Office et par la Directrice, Germaine ADOGLO, Mme Lagou s’est imprégnée du fonctionnement du centre, des mécanismes de prise en charge des enfants, ainsi que de l’organisation globale de la protection des mineurs au Bénin. Cette démarche revêt une importance particulière pour l’ancienne ministre ivoirienne de la Famille et des Affaires sociales, qui pilote également une fondation engagée dans la protection des enfants vulnérables. Elle a salué l’expérience béninoise, reconnue comme l’une des plus structurées de la sous-région. Elle n’a aussi pas manqué de visiter le centre EDD d’Akassato spécialisé dans le réinsertion des enfants. Dans l’après-midi, l’agenda de Mme Lagou a pris une tournure politique avec une audience auprès du ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané. Les échanges ont porté notamment sur la réforme du système partisan au Bénin, un modèle qui suscite l’intérêt de plusieurs pays africains pour sa rigueur et son efficacité. Les deux personnalités ont également évoqué les bases d’un partenariat politique entre la formation de Mme Lagou et celle du ministre d’État Bio Tchané, ouvrant la voie à une future coopération stratégique. Initialement prévue pour s’achever jeudi, la visite de Mme Lagou au Bénin sera prolongée de deux jours supplémentaires. Ce rallongement de séjour lui permettra de rencontrer le ministre d’État Romuald Wadagni, de se rendre à Ouidah, et surtout de visiter la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ), vitrine de la transformation industrielle du Bénin et véritable moteur de la révolution économique actuellement en cours dans le pays. Cette mission, à la fois sociale, politique et économique, confirme l’intérêt marqué de Mme Henriette Adjoua Lagou pour le modèle béninois et ouvre la voie à un renforcement des collaborations entre la Côte d’Ivoire et le Bénin dans plusieurs domaines stratégiques.

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Gestion du pouvoir d’Etat dès 2026 : Le devoir pour Wadagni de rassurer sur l’aspect social de sa gouvernance

Le reproche souvent fait à la gouvernance Talon est qu’elle répond peu aux attentes sur le plan social pour laisser les populations se défendre seules face à leurs difficultés. Beaucoup dénoncent face à la cherté de la vie, l’insuffisance de mesures pour faire souffler le peuple astreint depuis l’avènement de la rupture au serrage des ceintures. Un état de choses sans véritable solution en dépit des slogans de « social » et « hautement social » scandés. Et il est demandé aux futurs dirigeants du pays de tenir compte de ces observations pour corriger ce qui doit l’être en vue d’alléger les souffrances dans les ménages. Déjà, il est suggéré au ministre d’Etat et candidat de la mouvance Romuald Wadagni à travers ses discours, de mettre l’accent sur les mesures sociales envisagées une fois au pouvoir pour assurer la connexion avec le peuple.  Plus d’un demandent au ministre de l’Economie et des finances de présenter les garanties qu’il fera mieux sur le chantier social une fois dans le fauteuil présidentiel que le régime en place qu’il sert depuis bientôt dix ans.  Une assurance pour fixer les uns et les autres sur l’essentiel et notifier que l’espoir est toujours permis pour le desserrement des ceintures.  Pour la plupart, cette posture constitue pour le ministre candidat Wadagni le meilleur argument de campagne qui pourra remettre en confiance la bonne partie de l’opinion déçue par la politique sociale de la rupture. 

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Législatives du 11 Janvier 2026 : Guy Dossou Mitokpè s’annonce dans la course pour son retour au Parlement

Le parti LD a officiellement dévoilé la liste de ses candidats pour les législatives de Janvier 2026. Et c’est dans la 16ème   Circonscription Electorale que se joue l’un des choix les plus stratégiques, celui du positionnement de son Secrétaire National à la Communication (SNC), Guy Dossou Mitokpè. Une décision qui confirme la volonté du parti d’aligner des profils solides, expérimentés et populaires pour renforcer sa présence à l’Assemblée nationale. Fidèle à son image de combattant politique, le “Gladiator” Guy Dossou Mitokpè affiche désormais clairement ses ambitions ; reprendre son siège au Parlement et poursuivre le travail qu’il avait amorcé au service des populations. Cette investiture marque ainsi un véritable retour au premier plan d’une figure connue pour son franc-parler, sa proximité avec la base et surtout son engagement politique pour la restauration de la démocratie. Dans la 16ème Circonscription Electorale, ce choix est accueilli comme un signal fort. Guy Dossou Mitokpè y reste une personnalité très écoutée, portée par un ancrage politique solide et une présence constante aux côtés des citoyens. Son retour dans l’arène législative s’annonce donc comme un moment déterminant pour son parti, qui mise sur lui pour incarner un leadership renouvelé. En annonçant sa candidature, Guy Dossou Mitokpè confirme son engagement total pour les échéances de Janvier 2026. La bataille électorale est lancée, et le Gladiator entend bien reprendre sa place au parlement pour poursuivre son combat politique avec détermination et loyauté.

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Soutien affiché à Romuald Wadagni : Nécessité maintenant pour Basile Ahossi de clarifier son statut d’opposant-mouvancier

Le récent soutien manifesté à la candidature de Romuald Wadagni a mis en lumière une question désormais incontournable : où se situe réellement Basile Ahossi sur l’échiquier politique béninois ? Longtemps présenté et parfois autoproclamé comme une figure de l’opposition, l’ancien député multiplie depuis peu des prises de position qui sèment le doute sur la cohérence et la constance de son engagement. Dans un contexte politique où chaque acteur est appelé à assumer clairement ses choix, les signaux envoyés par Basile Ahossi ne peuvent plus rester dans l’ambiguïté. D’un côté, il continue de se réclamer de l’opposition ; de l’autre, il affiche un rapprochement notable avec des figures majeures de la mouvance présidentielle. Ce double positionnement entretient un flou politique difficilement tenable à l’heure où les alliances se redéfinissent et où la scène nationale exige plus de lisibilité. L’enjeu dépasse sa personne. Il concerne la crédibilité du discours politique et le respect dû à l’opinion publique. Les électeurs, les militants et même ses partenaires politiques ont besoin de savoir de manière transparente s’il se situe désormais dans la dynamique de la mouvance ou s’il reste fidèle aux principes de l’opposition qu’il affirmait défendre. Toute autre posture risque d’être interprétée comme un calcul opportuniste. Il apparaît donc urgent, pour Basile Ahossi, d’assumer clairement son statut. Dans une démocratie mature, changer de camp n’a rien de condamnable ; ce qui l’est, c’est l’hésitation permanente et surtout l’absence de déclarations fermes. En affichant un soutien fort à Wadagni, il a franchi un pas important. Il lui revient désormais de clarifier officiellement son choix politique, par respect pour la scène publique et pour sa propre cohérence. En définitive, le moment est venu pour Basile Ahossi de dire clairement s’il est opposant, mouvancier, ou s’il entend simplement jouer sur les deux tableaux. Le pays, ses électeurs et son propre camp méritent une réponse sans équivoque.

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Législatives de 2026 : Moussiliou Djaboutouboutou conduit la liste de Moele-Bénin dans la 14ème CE

Le parti Moele-Bénin frappe un grand coup dans la dynamique des Législatives de 2026 en confiant la tête de liste de la 14ème Circonscription Électorale à Moussiliou Djaboutouboutou. Un choix loin d’être anodin, tant l’homme incarne une nouvelle génération politique ambitieuse, structurée et résolument tournée vers l’action. Jeune leader emblématique, figure de proue de la jeunesse béninoise et Président du mouvement Nouvel Élan, Moussiliou Djaboutouboutou s’est imposé au fil des années comme une voix crédible, charismatique et constamment engagée dans les combats citoyens. Son sens du contact, sa capacité à mobiliser et son leadership naturel font de lui l’un des profils les plus en vue de sa génération. Moele-Bénin, en misant sur lui, opère un choix stratégique, calculé et visionnaire. Dans cette importante Circonscription Electorale, le parti entend ratisser large, parler aux jeunes, aux femmes, aux acteurs socioprofessionnels et aux communautés locales. Et pour cela, Moussiliou Djaboutouboutou apparaît comme le candidat idéal, un homme de terrain, proche du peuple, enraciné dans les réalités quotidiennes et reconnu pour sa disponibilité constante. Le parti a eu le flair de le dénicher et de lui confier la lourde responsabilité de conduire la liste. Un rôle qu’il embrasse déjà avec détermination. L’intéressé promet une campagne exemplaire, intense et méthodique, à la hauteur des enjeux, avec un objectif clair, celui de faire triompher Moele-Bénin dans la 14ème CE. 

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Conseil des Béninois de France : Hervé Adoukonnou succède à Jean Charles Ahomadégbé

Les 9ème assises nationales ordinaires du Conseil des Béninois de France ont consacré une transition historique. Jean Charles Ahomadégbé, figure emblématique de la diaspora, a transmis le flambeau à Hervé Adoukonnou, élu à l’unanimité pour poursuivre et amplifier la dynamique. Un moment historique pour la diaspora béninoise en France. Tel un arbre qui se déploie au rythme du vent, Jean Charles Ahomadégbé, figure emblématique du Conseil des Béninois de France (CBF), a choisi de transmettre le flambeau à une nouvelle génération. La scène s’est déroulée lors des 9ᵉ assises nationales ordinaires de l’institution, organisées dans une atmosphère empreinte de solennité, de reconnaissance et de communion entre membres, associations et partenaires. Visiblement ému, le président sortant a mesuré l’importance de ce passage de relais. Pour lui succéder, le CBF a porté son choix, à l’unanimité, sur Hervé Adoukonnou. Engagé de longue date au sein du Conseil, il connaît parfaitement ses mécanismes internes et les défis auxquels fait face la diaspora béninoise en France. Dans son discours, le nouveau président a rendu un vibrant hommage à ceux qui ont bâti l’histoire et la crédibilité du CBF : Pierre Fayemi, premier président, feu Emmanuel Ahouanmènou, mais aussi les pionniers tels que feu Blaise Akindès, René Dagba et Justin Hodonou. Quant à Jean Charles Ahomadégbé, son empreinte, marquée par de nombreuses actions structurantes, a été saluée avec ferveur. Fort de cette continuité, Hervé Adoukonnou s’est engagé à élargir les champs d’action du CBF, avec pour objectif de renforcer son rôle d’outil de cohésion, de développement et de représentation de la diaspora béninoise en France. La transition s’annonce d’autant plus fluide que Jean Charles Ahomadégbé restera disponible pour accompagner la nouvelle équipe, désireuse de capitaliser sur l’élan déjà acquis. Le rapport d’activité présenté au cours des assises témoigne de la vitalité du CBF : près d’une centaine de projets réalisés dans des domaines variés, confirmant la capacité de l’organisation à répondre aux attentes de ses membres. Le panel central de la journée, intitulé « L’ambassade face à la diaspora », a permis d’aborder des préoccupations concrètes telles que l’e-passeport, l’immatriculation consulaire ou encore les procédures administratives. Des échanges qui ont renforcé la vocation du CBF à servir de pont solide entre les Béninois de France et leur pays d’origine. Pour impulser cette nouvelle phase, le bureau fraîchement élu compte désormais 11 membres. L’organisation des activités a été confiée à Razack Oba, chairman de la journée, qui incarne la volonté d’inscrire le CBF dans une dynamique encore plus structurée et ambitieuse.

Président : Hervé ADOUKONOU
1er Vice-Président : Eliane YEHOUESSI – AÏSSI
2eme Vice-Président : Martial MEHOU-LOKO
3eme Vice-Président : Richard GUELLY
4eme Vice-Président : Aurélie AHOMADÉGBÉ
Sécrétaire : Hortense ALLAGBE
Sécrétaire Adjoint : Loukman LANIGNAN
Trésorier Marie-Elise YAHOUÉDÉOU
Trésorier Adjoint : Désiré DJAITO
Délégué à l’organisation : Razak OBA
Délégué à la communication : Shadé ALAO AFOLABI

Anniversaire de l’artiste Fènu Yéton : L’Association CICA ARTS & VIE partage la joie avec les orphelins du CARF d’Abomey

L’artiste béninois Fènu Yéton a célébré ce Samedi 29 Novembre 2025 son anniversaire d’une manière particulière au Centre d’Accueil et de Réinsertion Familiale Francesco Massaro (CARF) d’Abomey. Cette initiative de solidarité marque la première activité officielle de son association culturelle CICA ARTS & VIE, créée en France le 25 Août 2025 et désormais dotée d’une antenne ouest-africaine basée au Bénin. Depuis 2019, Fènu Yéton a instauré un concept unique, celui de transformer son anniversaire en une journée de partage destinée aux enfants orphelins. Chaque année, il renonce à ses propres cadeaux pour offrir des vivres, des vêtements, des jouets, ainsi que des moments de fête incluant animations, gâteaux et repas collectifs. En 2025, cette action baptisée “Fènu Zangbé” franchit un cap important en étant portée officiellement par l’Association CICA ARTS & VIE. Pour cette première sortie officielle, CICA ARTS & VIE a choisi le CARF d’Abomey, un centre qui œuvre depuis près de deux décennies à offrir un cadre familial, une protection et un avenir aux enfants orphelins ou abandonnés. Cette rencontre s’inscrit dans une vision commune, utiliser la culture, l’art et la solidarité pour soutenir l’enfance et redonner de l’espoir. Au cours de la journée, l’Association a remis des dons composés de vivres (riz, maïs, huile), de vêtements et de jouets, avant de partager des activités récréatives et un repas festif avec les pensionnaires du centre. Des moments d’échanges chaleureux ont renforcé le lien entre l’artiste, les membres de CICA ARTS & VIE et les enfants accueillis. Avec cette 3ème   édition de son anniversaire solidaire, désormais portée par une structure officielle, Fènu Yéton affirme son engagement à poursuivre une action humaniste durable. À travers CICA ARTS & VIE, il ambitionne d’élargir son impact et de multiplier les initiatives culturelles et sociales en faveur des enfants vulnérables du Bénin et au-delà.

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Fin de la tournée d’explication de la révision constitutionnelle : Le rendez-vous des échanges qui n’a rien amélioré au quotidien des populations

La mouvance présidentielle a achevé ce Samedi 29 Novembre sa tournée nationale d’explication de la récente révision de la Constitution. Une tournée annoncée en grande pompe, largement médiatisée, et qui avait pour objectif officiel de rassurer, d’informer et de convaincre les populations sur la pertinence des changements opérés. Sur le plan organisationnel, les acteurs au pouvoir auront eu le mérite de tenir leur promesse car ils ont sillonné le pays, ont échangé et ont surtout tenté d’expliquer ce projet nouvellement voté. Mais au-delà de cette apparence d’efficacité, une réalité demeure ; rien n’a véritablement changé dans la vie quotidienne des populations. Sur le terrain, beaucoup notent que les foules aperçues lors de certaines étapes ne disent pas grand-chose de l’adhésion réelle des citoyens. Dans un contexte économique difficile, les sorties massives s’expliqueraient moins par l’envie d’écouter la parole gouvernementale que par l’espoir d’obtenir les miettes distribuées ici et là. Transport, quelques billets glissés discrètement, les populations, frappées par la cherté de la vie, n’ont souvent d’autre choix que de répondre à ces appels, ne serait-ce que pour atténuer une journée de précarité. Nulle amélioration, nulle perspective nouvelle, nulle réponse aux préoccupations immédiates. La vie chère reste étouffante, le panier de la ménagère continue de se vider plus vite qu’il ne se remplit. D’ailleurs, selon plusieurs observateurs, peu ont véritablement prêté oreille aux discours tenus. Les explications techniques, politiques ou constitutionnelles ont glissé sans réellement convaincre. Les préoccupations des populations sont visiblement ailleurs et on peut affirmer qu’aucun argument sur la révision n’a semblé y apporter une réponse. Ainsi, si la tournée de la mouvance se termine, les interrogations des populations, elles, restent entières. Les acteurs au pouvoir pourront se féliciter d’avoir rempli leur calendrier, mais la réalité sociale, elle, demeure implacable.

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