La dynamique imprimée à la tête du Bénin séduit les populations de Togbin Zone 3. Assujetties à des difficultés occasionnées par la contestation de leurs titres de propriétés par une personne se réclamant sur la base d’une convention de vente en date de 1980, propriétaire d’un domaine de quatre hectares cinq ares dix neuf centiares (04ha 05a 19ca), elles appellent le Chef de l’Etat à la rescousse face au dispositif à tout broyer sur leur passage. Elles souhaitent d’entrée la bienvenue au nouveau garde des sceaux Yvon Détchénou nommé en remplacement de Séverin Quenum pour redorer encore plus les blasons de la justice. Ce qui fonde leurs préoccupations objet de doléances en direction du Président Patrice Talon, c’est ce qui se passe quotidiennement à leurs yeux et assimilables à des brimades face auxquelles elles restent impuissantes. En effet, selon le récit des faits, en dépit d’un jugement contradictoire (Arrêt n°091/CH-PD/22 du 22 Décembre 2022) publiquement prononcé en premier ressort qui leur est favorable; elles sont sommées de déguerpir des parcelles qu’elles occupent ou non. Avec le soutien des personnes d’un certain gabarit (gros bras), on informe que des murs sont de jour comme de nuit érigés comme pour effacer complètement leurs traces. Ceux qui appellent respectueusement à l’intervention du Président de la République à la suite du message à l’endroit du Président de la Cour spéciale des affaires foncières laissent comprendre qu’ils avaient reçu en 2021 une signification pour déguerpir. Ils se sont mis ensemble pour faire opposition à la décision à cet effet et ont pu réussir au Tribunal avec le concours de leurs conseils, à rétracter dans son entièreté le jugement n°001/1CDPF/18 du 20 juillet 2018 qui octroyait à leur vis-à-vis l’exercice de droit de propriété. Malgré l’acte de rétraction, il a été constaté que des propriétaires dont les parcelles sont en litige ne figureraient plus dans la liste et pour ceux qui y figureraient, des erreurs ou confusions d’état des lieux, de parcelles, ont été faites de part et d’autre. En d’autres termes, des parcelles qui ne faisaient pas objet de litige seraient répertoriées dans la liste de celles litigieuses et certaines litigieuses auraient disparu de la liste des litiges. On ajoute que celui dont le domaine est rétracté aurait saisi le Tribunal afin de prendre les levées et faire le bornage des parties qui lui seraient restées après rétractation alors que selon la décision du jugement contradictoire n°091/CH-PD/22 du 22 Décembre 2022, il serait interdit d’accès corps et bien ainsi que tous occupants de son chef sur le domaine querellé. « À titre d’exemple il y a eu une tierce opposition sur des parcelles T, U et V. Et curieusement dans le jugement, à cette même personne a été attribuée une parcelle O qui au départ, ne faisait point partie du litige. D’autres acquéreurs qui ont participé au procès par surprise, n’auraient aussi plus retrouvé leurs parcelles dans le jugement. Autrement, il y a eu carrément consciemment ou inconsciemment omission de plus de quarante parcelles. Le premier jugement de 2018 a été faut-il le rappeler, purement et simplement rétracté, ce qui veut dire que les tiers opposants doivent bénéficier entièrement de la jouissance de leurs parcelles querellées. L’omission consciemment ou inconsciemment a permis que le soi disant propriétaire de tout le domaine de 4 ha qui serait situé dans un quartier dénommé Togbin Dénou Houta, un quartier n’ayant jamais existé dans l’arrondissement de Godomey de se retourner sur un domaine à Togbin Daho, domaine ne lui appartenant pas (plus 40 parcelles d’autrui) et s’autoriser ainsi le service des badauds pour sortir de force les occupants de leurs parcelles afin d’ériger des clôtures, des infrastructures même nuitamment », détaille un acquéreur de parcelle dans le cas. Face à tout ce qui précède, le Collectif des acquéreurs a saisi le Procureur sans encore de suite à sa requête. Pendant ce temps, les travaux se poursuivent sur le domaine avec le concours de « gros bras » mis à contribution pour maitriser ceux qui opposeront des résistances. Et c’est pour amener au respect des dispositions que les acquéreurs de parcelles à la suite du message en direction du Président de la Cour spéciale des affaires foncières, lancent un appel à l’endroit du Chef de l’Etat à l’effet de faire stopper ce qui se joue contre leurs intérêts. Misant sur le sens d’écoute et la rigueur du Président de la République intransigeant sur les questions en rapport avec la mafia foncière, ils attendent du Numéro 1 des Béninois des instructions pour le réexamen pourquoi pas du dossier afin de cerner le bien-fondé de leurs dénonciations. Ils restent convaincus qu’appelé à la rescousse, le Chef de l’Etat sortira l’artillerie pour faire dire le droit de la manière convenable.
*Dynamisme Info : Edition du 24 Avril 2023*