Plus de 8000 dossiers déjà à étudier par la Cour des affaires foncières :;La preuve que les conflits domaniaux étaient latents

En procédant à l’installation du Président de la Cour Spéciale des Affaires Foncières, le Président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou faisait savoir au Président de la CSAF que le contentieux auquel il se consacrera désormais est un contentieux de masse. Les faits semblent déjà aller dans ce sens pour renseigner sur la lourde tache à abattre par la juridiction spéciale en matière domaniale. En effet, alors qu’elle n’a pas amorcé ses travaux, déjà 8.000 dossiers sont déposés à la CSAF pour être tranchés. Selon le Chef du département Affaires juridiques et formation de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), Hugues Sagbadja, les chiffres (8.000 dossiers, ndlr) ont été communiqués le vendredi 14 juillet au cours d’une rencontre entre le Président de la Cour spéciale des affaires foncières  et le Directeur général de l’Andf, Victorien Kougblénou.  Une forte demande qui atteste l’intérêt des populations  surtout celles abusées de réclamer justice à travers cette juridiction.  Le moins qu’on puisse dire est que les conflits domaniaux  sont en instance et d’un nombre assez élevé  que la création d’une Cour était nécessaire pour les vider.   Faut-il le rappeler, la CSAF est compétente pour connaître des actions réelles immobilières et des actions relatives à l’expropriation pour cause d’utilité publique à l’exception du contentieux des actes administratifs relatifs au foncier qui ressort de la compétence du juge administratif. Elle a d’abord pour compétence territoriale, les régions à fort contentieux foncier connues de tous que sont les communes d’Abomey-Calavi, Allada, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo, Sèmè-Podji et Tori-Bossito ».

*Dynamisme Info : Edition du 24 Juillet 2023*

Combat pour la restauration de la démocratie : Le patriarche Soglo discret mais toujours engagé

L’ancien Chef de l’Etat Nicéphore Dieudonné Soglo est  depuis un bon moment dans une posture discrète en se faisant moins affiché sur la scène publique. Pour autant, il ne renonce pas à sa conviction de lutter pour la restauration de la démocratie pour une bonne partie de l’opinion, éprouvée depuis l’avènement du régime dit de la rupture. En témoignent ses sorties pour déplorer le traitement infligé aux personnes en prison pour des intrigues politiques et exiger leur libération. Au front, il a récemment mené une action au profit des grandes figures derrière les barreaux pour leur position politique  telles que Reckya Madougou et Joël Aïvo. Faisant des libertés fondamentales une préoccupation non négociable, il fustige l’incarcération de ces vaillants citoyens dont le séjour en prison ne fait que durer et laisse de taches noires sur la démocratie. Telle une réorientation de son combat, l’ancien Président-maire à ses rares médiatiques ne plaide que pour la situation des prisonniers politiques et exilés afin que des mesures soient prises pour leur libération ou leur retour au bercail. Une attitude qui fait dire à plus d’un que le patriarche Nicéphore Soglo qui n’est plus si présent sur la scène publique, n’a  cependant pas raccroché sur le chantier  de la lutte pour la préservation des libertés.  Il se montre très engagé et pour s’en convaincre, il n’y a qu’à se fier à sa détermination sur le terrain de la lutte pour le respect des libertés. Une option saluée par beaucoup  qui présentent leurs félicitations à l’ancien Président-maire apprécié pour la justesse de son combat.  

*Dynamisme Info : Edition du 24 Juillet 2023*

Climat politique, élections générales de 2026, situations sociales et autres : Le parti « Les Démocrates » propose des pistes

Le 1er Conseil national du parti « Les Démocrates » a été effectif ce samedi 22 Juillet 2023 à Porto-Novo. Face aux participants en l’occurrence les représentants des formations  politiques invitées, le Président Eric Houndété à l’ouverture des travaux, a tenu un discours au contenu riche et dont les recommandations une fois prises en compte, aideront à la décrispation totale de l’atmosphère politique  pour constituer une garantie pour les élections générales de 2026. En effet, pour des joutes électorales apaisées, crédibles et transparentes; facteur de la préservation de l’unité,  de la cohésion nationale et de la paix, Eric Houndété suggère des assises nationales avant 2026. A le suivre à travers son message, cette rencontre permettra de définir des bases solides  avant lesdites échéances surtout avec l’absence de l’opposition à la Céna et à la Cour constitutionnelle.  Dans la posture de l’anticipation,  le numéro 1 des Démocrates, appelle ainsi à des actions dans ce sens pour mettre en confiance les uns et les autres sur le déroulement transparent et apaisé des élections générales de 2026. « Pour redorer l’image de marque de notre pays dans le concert des nations démocratiques, nous n’avons de cesse d’exiger la tenue d’un véritable dialogue politique national qui rassemble autour d’une même table les fils et filles de notre commune Patrie. Ce dialogue politique devra nous permettre de discuter de l’organisation des élections générales que nous souhaitons transparentes, équitables et apaisées. Pour en arriver là, il nous faut une Céna comprenant les acteurs de toutes les obédiences politiques. C’est le lieu pour moi de réitérer cette exigence capitale, qui devra nous permettre d’aplanir nos divergences et de trouver le consensus indispensable à notre vivre-ensemble. Car, c’est ensemble que nous construirons notre Pays dans la paix, la concorde et l’unité nationale. C’est en mettant nos intelligences ensemble que nous serons capables de réaliser de grands projets pour notre nation », laisse-t-il entendre.
Dans ses propos, Eric Houndété  n’a  pas manqué  de laisser des assurances aux exilés et prisonniers politiques sur la fin bientôt de leur calvaire.  L’engagement a été réitéré de  poursuivre la lutte pour la libération de Reckya Madougou, Joël  Aïvo et tous les autres en prison pour des intrigues politiques.  Les citoyens contraints à l’étranger pour leur position politique ne sont pas oubliés par Eric Houndété et ses camarades qui promettent d’intensifier les actions pour leur retour au bercail.
En ce qui concerne le thème du Conseil national à savoir : « Défi des élections générales de 2026 : les militants au cœur  de l’action », Eric Houndété  a sonné la grande mobilisation pour des actions à la base à l’effet de sortir encore plus victorieux des prochaines élections. « Il est donc urgent et important que nous investissons tous les villages,  hameaux et quartiers de villes dès maintenant pour dire aux populations que le changement est possible et qu’elles se joignent à nous pour y arriver », préconise-t-il  pour finir. 

*Dynamisme Info : Edition du 24 Juillet 2023*

Désignation par « Les Démocrates » de leurs représentants dans les commissions : La «gourmandise» des députés du pouvoir actée

Dans une posture républicaine, les députés de l’opposition à travers le groupe parlementaire « Les Démocrates », se sont conformés à la décision de la Cour constitutionnelle  ordonnant la désignation de leurs représentants au sein des Commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Et c’est sur Hounsou Nounagnon Célestin, Issiaka Arouna, Imorou Taïrou, Sabi Karim Alassane et Elise Y Aihe que les choix ont été portés pour siéger comme secrétaires permanents  respectivement au sein de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme ; la  Commission des finances et des échanges ; la  Commission du plan, de l’équipement et de production ; la Commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires Sociales et la Commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité. S’étant accaparés de 4 postes sur  cinq dans les différentes Commissions, les députés du pouvoir ont vu achever le plan pour la concrétisation de leur rêve de contrôler tout pour jouir bien évidemment de plus d’avantages.  Ils viennent d’imposer par la validation de leur clé de répartition, leurs approches  des concepts majorité et minorité parlementaire  pour s’assurer de se tailler toujours la totalité des postes en cas de partage. Une sorte de légalisation de la gourmandise qui a vu le jour aussitôt à l’installation de la neuvième législature. Pour rappel, face à l’injustice dont ils sont à leurs yeux victimes, les députés des Démocrates à travers une sortie médiatique, ont accusé la Cour constitutionnelle  de partialité dans ses décisions. La haute juridiction est taxée de faire preuve de favoritisme pour pencher en faveur des parlementaires du pouvoir par le parti « Les Démocrates » remonté contre l’injonction pour la mise en place des Commissions permanentes. Une accusation  à laquelle devront se défendre  les sages par des arguments pour attester qu’ils  n’officient  que dans l’intérêt du peuple et en toute impartialité.

*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*

Championnat du monde de Tchoukball à Pragues en République Tchèque : Le soutien du gouvernement attendu pour assurer la participation du Bénin

Champion d’Afrique de beatch tchoukball en 2018 ; Champion d’Afrique de tchoukball en 2022 et Sixième nation au plan mondial pratiquant le  tchoukball , le Bénin participe à la Coupe du monde qui se joue du 31 juillet au 6 août 2023 à Pragues en République Tchèque. Logée dans le groupe D, la sélection nationale «  Les Guépards du Bénin » affrontera le Bangladesh, la Grande Bretagne, le Singapour pour prétendre une place en quart de finale. Une ambition qui doit sa concrétisation à la mise à disposition de la Fédération de moyens nécessaires pour la mission. En effet, pour garantir sa participation à ce rendez-vous qui honore le Bénin,  l’équipe de Tchoukball avec à sa tête le sélectionneur Hervé Dossoumou, a sollicité  l’appui financier du gouvernement à travers le  ministère des sports. Pour l’instant sans suite favorable, les requêtes de la Fédération  une fois prises en compte, aideront à faire face aux différentes  dépenses pour la participation effective du Bénin à cette compétition mondiale. Le sélectionneur Hervé Dossoumou et les siens ont la main tendue pour le nécessaire en vue de tenter de ramener au Bénin le trophée mis en jeu.  Très confiants, ils assurent que dès lors servis, ils donneront comme d’habitude et mieux que, pourquoi pas par le passé, le meilleur d’eux-mêmes pour honorer le drapeau national. «Le groupe D est assez relevé mais très jouable. La Grande Bretagne et Singapour sont de très bonnes équipes. Mais elles ne nous font pas peur. Nous ne connaissons pas très bien le Bangladesh. Donc, nous aborderons la compétition comme d’habitude avec beaucoup de modestie. Et nous comptons aussi sur nos forces intrinsèques et surtout sur la fraîcheur de notre jeunesse»,, laisse entendre comme pour rassurer Hervé Dossoumou sur la capacité du Bénin à sortir victorieux de la compétition.   Il ne place son espoir que sur le gouvernement pour assurer la participation de  l’équipe aux différentes rencontres en République Tchèque.  La balle est dans le camp en l’occurrence du ministre des sports  Oswald Homêky qui ne manquera pas d’aller à des diligences pour répondre à cette urgence.

*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*

Suspension des classements par département aux examens : Une source de démotivation pour les actions en soutien aux candidats

En conseil des ministres le mercredi 19 juillet 2023, le gouvernement a ordonné la suspension à partir de l’année scolaire 2023-2024, des classements par département aux examens du CEP, BEPC et BAC. Selon l’exécutif qui trouve biaisé ce qui se fait, les disparités de conditions d’apprentissage des écoliers et élèves entre les régions du pays ne sont pas prises en compte.  Et pour mettre fin à ce qui ne répond  à rien, il est demandé de ne plus aller à des classements par ordre de mérite des départements. Une décision pour sonner la fin d’une pratique longtemps de mise qui ne sera pas sans impacts surtout négatifs sur les candidats.  En effet,  pour faire affirmer leurs départements, des bonnes volontés soutiennent les apprenants par des Travaux dirigés  et autres financés pour renforcer leurs compétences. Selon leur logique, de tels appuis sont destinés à améliorer les performances aux examens nationaux de leur commune ou de leur département. Et en tant que tel, ils mettent la main à la poche  pour assister les candidats.  Mais avec la décision qui vient d’être prise, c’est la démotivation dans leur rang par l’absence d’engouement pour s’y prendre comme avant. Ils pourront se dire qu’ils n’ont rien à y gagner qu’il serait mieux de s’abstenir. Un aspect des choses à prendre en considération par le gouvernement auteur de la décision qui rêve sans doute d’être continuellement accompagné dans ses actions au bénéfice du secteur éducatif. 

*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*

Retour à l’ordre constitutionnel en Guinée : Doumbouya entendra suffisamment du Médiateur Yayi et du CM Talon

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) reste préoccupée par le retour à l’ordre constitutionnel dans les pays actuellement aux mains de militaires. Dans ce cadre, l’institution sous-régionale multiplie les actions pour contraindre les hommes en uniforme à transmettre le pouvoir aux civils. Un fait palpable parmi tant d’autres est la bactérie d’initiatives pour acter le départ de la tête de la Guinée du  Colonel Mamadi Doumbouya venu au pouvoir par la force le 5 septembre 2021 après un coup d’Etat au président civil Alpha Condé.  Pour contraindre au respect du calendrier communiqué  (deux ans) pour rendre le pouvoir aux civils, la Cedeao dépèce des émissaires aux trousses du  Colonel Mamadi Doumbouya  et de ses hommes. Ainsi, deux personnalités béninoises  sont mandatées pour faire entendre raison à la junte en vue de l’expression de la démocratie en Guinée Conakry. Il s’agit d’abord de  l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi depuis au front et maintenant de Patrice Talon son successeur désigné pour aller souffler  ce qui urge dans les oreilles de Mamadi Doumbouya. Des actions pour faire écourter pourquoi pas la forme de transition imposée en Guinée en vue du retour à la normale des choses. Considérant déjà  la  mission du président Patrice Talon auprès de ses trois homologues de transition au Burkina Faso,   au Mali et en Guinée., beaucoup trouvent déjà parlant de la Guinée des actions en appui à celles de Boni Yayi, médiateur de la Cedeao dans ledit pays. On estime  que les actions  des deux produiront d’impacts  en vue de l’atteinte d l’objectif escompté qui est celui de faire partir les militaires.

*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*

Démissions de la Commission des lois du Parlement : Signe d’un malaise ou aveu d’incapacité pour les fonctions ?

Les  députés du Bloc Républicain Benoît Dègla et Casimir Sossou déposent leur démission de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme de l’Assemblée nationale. Au motif de convenance personnelle, ils quittent leurs postes respectifs offrant à leur groupe parlementaire la possibilité de désigner d’autres. Des faits qui suscitent des commentaires pour chercher à savoir ce qui est véritablement à l’origine. Et dans des supputations, pendant que certains soupçonnent un malaise  au sein de la Commission présidée par Orden Alladatin, d’autres  ne mettent pas de côté l’incapacité  pour les  parlementaires  en question d’assumer leurs charges  de vice-président et de  deuxième rapporteur respectivement  au sein de la  Commission. En tout cas, surpris par les nouvelles dévoilées par le Président  Louis Vlavonou au cours de la séance plénière du mercredi 19 juillet 2023, plus d’un veulent savoir à quoi retournent réellement ces décisions à l’actif  de Benoît Dègla et Casimir Sossou en ce moment où une bataille vient  d’être rangée au Parlement sur la présence dans les Commissions permanentes. Qu’est ce qui s’est passé pour que ces députés BR qui avaient  accepté les charges de VP et de deuxième rapporteur au sein de la Commission des lois, démissionnent aujourd’hui ? Une question que beaucoup ne manquent pas d’agiter dans l’espoir d’être satisfaits. « Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, je viens par ce présent vous annoncer ma démission au poste de deuxième rapporteur de la commission des lois, de l’administration et  des droits de l’homme pour des raisons de convenance personnelle », laissait lire le député Casimir Sossou tout comme son collègue Benoît Dègla qui dit partir pour des raisons personnelles. Est-ce véritablement  le mobile à l’origine des deux démissions  enregistrées? Beaucoup invitent au besoin le Président de la Commission des lois à éclairer pourquoi pas la lanterne de l’opinion sur ce qui est survenu. 

*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*

Percutant sous Yayi aujourd’hui presque sans verve au Parlement : Victor Topanou : Qu’est ce qui cloche ?

Son statut d’ancien ministre et ex candidat à l’élection présidentielle constitue un motif d’engouement pour plus d’un qui misent sur sa personne pour l’exercice comme cela se doit de la fonction de député. Mais Victor Topanou puisque c’est de lui qu’il s’agit, donne peu à le remarquer à travers sa mission à l’Assemblée nationale. Percutant sous le régime de Boni Yayi surtout par sa proximité avec les populations qu’il entretenait sur des sujets de l’actualité, l’ancien garde des sceaux enregistre aujourd’hui des baisses de performances sur ce chantier. Déjà à l’Assemblée nationale où il occupe le poste de Président de la Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales, il se fait peu visible dans l’animation des débats amenant  ceux qui le suivent et globalement ses admirateurs à se poser de questions sur la sorte de discrétion de sa part. Certes, positionné  tête de liste Union Progressiste Le Renouveau aux législatives de Janvier 2023 dans la 6ème Circonscription électorale, l’octroi de ce privilège à l’ancien ministre de la justice était décrié par beaucoup qui  dénonçaient un parachutage  au détriment  des militants de premières heures. Mais la pilule a fini par été avalée avec les résultats qui valident le siège de Victor Topanou ainsi que d’autres de ses colistiers dans la 6ème Circonscription électorale. Mais à l’œuvre, l’ancien garde des sceaux qui remplit à sa façon sa mission de représentant du peuple, ne comble pas les attentes comme beaucoup, misant justement sur ses qualités  d’homme politique percutant sous le régime de Boni Yayi, espéraient. Même sur le terrain de la proximité avec les populations, il ne se fait pas si présent donnant  à s’interroger sur son attitude.  Pourquoi cette posture de la part de celui qui avait acte de candidature à l’élection présidentielle de 2011 et qui avait par ailleurs officié en 2019 au sein de la Commission des réformes politiques ? , s’impatientent de savoir beaucoup qui suivent de près Victor Topanou.

*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*

10 ans de prison et 314 millions d’amende à verser avec son informaticien : La décision de la Criet qui «achève» Désiré Vodonou

Poursuivi pour « complicité  d’escroquerie via un système informatique et blanchiment de capitaux, l’ancien député Désiré Vodonou est depuis ce jeudi 20 juillet 2023, situé sur sa peine. Selon le verdict rendu par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), il est condamné à dix ans de prison dans l’affaire de vol d’argent par des cartes volées  dans deux banques au Bénin ; un dossier dans lequel l’accusé principal Wilfried Ayadoté, écope de 20 ans de prison. En effet, dans le verdict  prononcé ce jeudi par la Criet, les faits pour lesquels  Désiré Vodonou, Wilfried Ayadoté  et leurs coaccusés sont poursuivis  ont été requalifiés. Ainsi, contre Désiré Vodonou et son informaticien, la Criet a décidé de retenir  l’infraction de « recel de données informatiques et blanchiment de capitaux ». La Cour a retenu contre un agent de banque mis en cause dans le dossier, les faits de complicité de « recel de données informatiques et blanchiment de capitaux ». La Cour a décidé de reconnaître chacun de ces quatre mis en cause coupable des faits ainsi requalifiés. Sur cette base, la juridiction spéciale condamne Désiré Vodonou et son informaticien à 10 ans de prison ferme. Contre Wilfried Ayadoté, elle prononce une peine d’emprisonnement  ferme de 20 ans. L’agent de banque reconnu coupable de complicité de recel de données informatiques et blanchiment de capitaux, écope d’une peine de cinq ans dont deux ans de prison ferme. Les quatre prévenus condamnés par la Criet doivent en plus payer des amendes. Wilfried Ayadoté est condamné à payer une amende de 314 000 000 (trois cent quatorze millions) de francs CFA ; une somme que devront  payer aussi collectivement l’ancien député Désiré Vodonou  et son informaticien à l’exception de l’agent de banque  condamné à verser une amende de deux millions de francs CFA. A préciser que trois autres personnes en cause dans ce dossier ont été relaxées des fins de la poursuite.

*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*