Un sit-in devrait se tenir le vendredi dernier sur l’esplanade de l’Assemblée nationale. Envisagée par le parti Les Démocrates, cette manifestation vise à protester contre les désignations à la Cour constitutionnelle et récemment au sein des institutions nationales et régionales. Mais elle a été interdite par la municipalité de Porto-Novo qui met à l’avant les motifs de sécurité pour les organisateurs et pour les populations. Indigné, l’un des ténors du parti Allassane Tigri a laissé lire son amertume à travers un message sur les réseaux sociaux. « Est ce qu’un sit-in à l’Assemblée nationale sur l’esplanade peut entrainer d’insécurité pour nous-mêmes et pour les populations ? », cherche-t-il à savoir tout en poursuivant : « Dans tous les cas, on constate que tout est mis en œuvre pour museler notre parti, pour que nous ne puissions pas dire au peuple ce qui se passe réellement. Et ça ne s’arrête pas là. Cela participe de la politique générale d’exclusion que le pouvoir a mis en place ». Une réaction similaire à celle au sein de l’opinion où l’on relève à travers la décision d’interdiction, une manière d’épargner le Président de l’Assemblée nationale et le personnel parlementaire du vacarme qui pourrait être à l’occasion enregistré. D’ailleurs, dans les discussions, l’on ne manque pas de brandir cette thèse ; cette sorte de manœuvre pour contraindre au silence après la gloutonnerie mise à la charge de la mouvance lors des désignations dans les institutions nationales et parlements régionaux.
*Dynamisme Info : Edition du lundi 19 Juin 2023*