Retrait des gardes de corps de l’ancien Président Boni Yayi : Daniel Edah interpelle le gouvernement

Un fait nouveau marque depuis quelques jours l’actualité politique nationale faisant état du retrait des gardes de corps de l’ancien Président de la République, Boni Yayi, suite à une déclaration de presse du parti Les Démocrates. Une situation qui suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Dans une déclaration rendue publique, Daniel Edah affirme avoir pris connaissance de ces informations avec une profonde préoccupation. Selon lui, si les faits venaient à être confirmés, une telle décision soulèverait de sérieuses interrogations sur le respect des droits, des usages républicains et du statut reconnu aux anciens Chefs de l’État. Il met en garde contre les conséquences institutionnelles qu’un précédent de cette nature pourrait engendrer. Pour Daniel Edah, le retrait de la protection rapprochée d’un ancien Président de la République, sans explication officielle claire, serait de nature à fragiliser la confiance des citoyens dans le fonctionnement de l’État et à nourrir un climat d’inquiétude inutile. Il estime qu’une démocratie stable se mesure aussi à la manière dont elle traite ses anciens dirigeants, au-delà des clivages politiques. Dans un souci de transparence, d’apaisement et de responsabilité, et fidèle à sa vision d’un Bénin économiquement prospère, socialement stable et pleinement intégré dans une Afrique en plein essor, Daniel Edah appelle le Gouvernement du Président Patrice Talon à apporter sans délai des clarifications publiques. Il demande que les faits rapportés, leurs motivations ainsi que leur fondement juridique soient clairement expliqués à la Nation. Par cette interpellation, Daniel Edah réaffirme son attachement aux valeurs républicaines, à la stabilité institutionnelle et au dialogue, estimant que la clarté et le respect des règles demeurent les piliers essentiels d’un État de droit fort et crédible.

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CAN Maroc 2025 : Le Bénin s’offre un succès historique et s’autorise le rêve du second tour

Pour la première fois depuis ses débuts en phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations en 2004, le Bénin a remporté son premier succès dans la compétition face au Botswana 1-0. Dos au mur après sa première sortie frustrante et énervante face à la République Démocratique du Congo, RDC, les Guépards du Bénin n’avaient plus droit à l’erreur au risque de quitter prématurément la compétition. Défait lors du premier match par la RDC suite à une erreur d’appréciation de la défense béninoise dont Yohan Roche en a été fautif, sur l’unique but de la partie, le Bénin avait l’obligation de s’imposer. Et justement la révolte a été sonnée par Yohan Roche. Très inspiré et percutant dans son couloir, Roche est passé du statut de coupable à celui de héros des Guépards en marquant la seule réalisation du match sur une passe décisive de Steve Mounié à la 29′, offrant ainsi à l’équipe sa première victoire en Coupe d’Afrique des Nations dans le temps réglementaire devant une équipe timorée de Botswana. Il fallait quelqu’un pour mettre un terme à la disette de victoire des guépards en Coupe d’Afrique des Nations. Yohan Roche a été celui par qui le salut est venu, ce Samedi 27 Décembre 2025 à Rabat au Stade du Prince Moulay Abdellah. En 5 participations à la CAN, le bilan des Guépards était de 10 défaites et 5 matchs nuls. L’unique éclairci remontait à un huitième de finale lors de la CAN 2019, avec un match face au Maroc et un succès arraché aux tirs au but pour s’offrir la porte des quarts de finale du tournoi. Gernot Rohr et ses hommes après ce précieux succès, peuvent entrevoir une possible qualification en huitième de finale via une des deux premières places du groupe D ou une place parmi les meilleurs troisièmes à l’issue de la phase de poules. Leur troisième sortie sera face aux Lions de la Térenga du Sénégal accrochés dans la même soirée du samedi dernier par les Léopards de la RDC (1-1). Ayant leur destin désormais en main, les coéquipiers du capitaine Steve Mounié doivent soit réaliser un match nul face aux sénégalais ou l’emporter pour s’offrir cette qualification tant attendue par le peuple béninois.

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Un an après son rappel à Dieu : Un géant concert sous l’égide de Sa Majesté Togbé Yédy en hommage à l’artiste Praouda

Un an déjà que l’artiste du peuple, Éric Romain Hindedji, connu sous le nom de Praouda, a quitté ce monde. Si la musique béninoise a perdu un talent exceptionnel, son œuvre, elle, demeure vivante. Ses chansons continuent de résonner dans les cœurs, d’émouvoir, de consoler et de rappeler la grandeur d’un artiste profondément attaché à son peuple. Parmi ceux qui gardent de lui un souvenir impérissable figure Sa Majesté Togbé Yédy, son ami fidèle et admirateur de toujours. Le haut dignitaire, parrain national des artistes du Bénin, se souvient de Praouda avec une vive émotion, comme si leur complicité datait d’hier. Les moments partagés avec ce génie de la musique béninoise restent, pour lui, gravés à jamais. Et pour marquer cet anniversaire de souvenir, un grand concert hommage a été organisé le Vendredi 26 Décembre à Lokossa, au bar-restaurant Sika Indépendance. Artistes, comédiens, fans et mélomanes se sont mobilisés pour célébrer l’héritage artistique de Praouda, dans une communion populaire à l’image de l’homme qu’il fut. À travers cet hommage, Sa Majesté Togbé Yédy magnifie la vie et la carrière de Praouda, rappelant que l’esprit de l’artiste et la force de son art sont éternels. Praouda restera à jamais une référence majeure de la musique béninoise, une source d’inspiration pour les générations présentes et futures.

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Vote de lois sensibles sans consultations préalables du peuple : Une option à éviter par le pouvoir à venir

Les débats récents autour du vote de lois dites sensibles mettent en lumière une dérive préoccupante dans l’exercice du pouvoir législatif. De plus en plus, des textes aux conséquences profondes sur la vie politique, sociale et institutionnelle du pays sont adoptés sans consultation préalable du peuple, pourtant seul détenteur de la souveraineté. Cette pratique alimente un malaise démocratique grandissant et renforce le sentiment d’une rupture entre les citoyens et leurs représentants. Les députés, élus pour porter la voix du peuple, semblent parfois s’octroyer une marge de manœuvre excessive, agissant comme si le mandat représentatif leur conférait une procuration absolue. Or, si la Constitution leur reconnaît le pouvoir de légiférer, ce pouvoir n’est ni illimité ni déconnecté de la volonté populaire. Lorsqu’il s’agit de réformes majeures touchant à l’organisation de l’État, aux libertés publiques ou à l’avenir institutionnel du pays, l’absence de consultation apparaît comme un déficit démocratique manifeste. Le constat est clair, le peuple trop souvent découvre a posteriori des lois déjà votées, sans débat national inclusif, sans référendum, sans mécanisme réel de participation citoyenne. Cette manière de gouverner par procuration fragilise la légitimité des institutions et nourrit la défiance envers la classe politique, perçue comme coupée des réalités et des aspirations populaires. Il devient donc impératif de revoir la parcelle de pouvoir que les députés s’arrogent dans l’exercice de leur fonction législative. Renforcer l’obligation de consultation populaire sur les sujets sensibles, instituer des mécanismes participatifs contraignants et redonner au citoyen une place centrale dans la prise de décision sont des exigences démocratiques, non des concessions. Il est donc temps d’inviter les députés à revoir leur approche et à cesser de légiférer dans la précipitation. Respecter le peuple, c’est l’associer en amont aux décisions majeures, écouter ses préoccupations et intégrer ses attentes avant tout vote. À défaut, la défiance ne fera que s’aggraver, affaiblissant durablement la crédibilité des institutions et la qualité de la démocratie.

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Tentative de justification de sa posture : Des Béninois n’oublieront pas l’auteur du coup contre les Démocrates

Les propos de Michel Sodjinou relatifs à la tentative de mutinerie du 7 Décembre 2025, invoquant une supposée volonté divine pour expliquer l’échec de l’entreprise contre le Président Patrice Talon, ont suscité une vive émotion dans l’opinion publique. En invoquant Dieu pour légitimer un épisode aussi grave de la vie nationale, le député a donné l’image d’un responsable politique en décalage avec les attentes d’un peuple encore marqué par les tensions sécuritaires et institutionnelles récentes. Mais au-delà de cette déclaration, c’est l’ensemble du parcours politique de Michel Sodjinou qui alimente aujourd’hui la colère et la déception. Pour de nombreux Béninois, il demeure l’un des acteurs clés ayant contribué à empêcher le candidat majeur de l’opposition de prendre part à l’élection présidentielle, fermant ainsi la porte à une alternance démocratique espérée et confisquant, de fait, le choix politique de milliers de citoyens. Ce geste a brisé le rêve d’une grande partie de la population qui croyait encore à la possibilité d’un débat électoral ouvert, pluraliste et équitable. En prenant part à ce verrouillage du jeu politique, Michel Sodjinou a rompu le lien de confiance entre l’élu et ceux qui voyaient en lui un défenseur des libertés démocratiques et de la souveraineté populaire. La suite de son itinéraire n’a fait qu’aggraver ce ressentiment. Son ralliement à la mouvance présidentielle, suivi de son vote en faveur de la nouvelle Constitution aux réformes largement controversées, a achevé de sceller son image dans la mémoire collective. En définitive, l’histoire politique retiendra que Michel Sodjinou aura été, à un moment crucial, du côté de ceux qui ont contribué à refermer l’horizon démocratique du pays. Ses choix, ses prises de position et ses alliances successives pèseront durablement sur son héritage politique. Pour une large partie des Béninois, son nom restera associé non à l’espoir ou au courage politique, mais à une profonde désillusion collective, née du sentiment d’avoir vu leurs rêves démocratiques sacrifiés. Michel Sodjinou restera pour beaucoup comme le symbole d’un reniement politique ayant sacrifié les aspirations démocratiques et l’espoir de milliers de Béninois sur l’autel du pouvoir.

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Période des fêtes de fin d’année : Les encouragements de Daniel Edah aux citoyens dans les services continus de l’administration

À l’occasion des fêtes de fin d’année, Daniel Edah a adressé un message de reconnaissance et d’espoir à l’ensemble des citoyens Béninois, avec une attention particulière pour ceux qui, malgré la période de repos, continuent d’assurer les services essentiels à la Nation. Dans un message empreint de sobriété et de responsabilité, Daniel Edah a salué les efforts consentis par les Béninoises et les Béninois tout au long de l’année qui s’achève. En cette période traditionnellement dédiée au repos et au rassemblement familial, il a formulé le vœu d’une transition paisible et sereine vers la nouvelle année. Reconnaissant que les fêtes ne signifient pas une interruption totale de l’action publique, il a tenu à rendre hommage à ces compatriotes qui, avec dévouement et sens du devoir, continuent d’assurer la sécurité des populations, la santé publique et le fonctionnement continu de l’État. « À ces femmes et ces hommes engagés, j’adresse mes sincères remerciements pour leur abnégation », a-t-il déclaré. Au-delà de la reconnaissance, Daniel Edah a lancé un appel à la solidarité et à l’engagement collectif, invitant chaque citoyen à contribuer, à son niveau, à la construction d’un avenir meilleur. Malgré les difficultés, il s’est voulu résolument optimiste, exprimant la conviction que des jours meilleurs attendent le Bénin en 2026. Le message s’est achevé sur une note chaleureuse, avec des vœux de joyeux Noël adressés à l’ensemble des citoyens et à leurs familles, portés par une formule pleine d’espérance : « Il fera beau ! ».

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Saisie massive de pétards et arrestation d’individu à Cotonou : L’alerte du ROSCAO entendue, nécessité d’intensifier la lutte

L’alerte lancée par le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSCAO) concernant les risques liés à l’usage des pétards en cette période de fêtes a trouvé un écho concret auprès des forces de l’ordre. Une opération menée par la Brigade de Protection du Littoral et de la Plage (BPLP) a permis il y a quelques jours, de saisir une importante quantité de pétards et d’interpeller un individu à Cotonou, confirmant la vigilance nécessaire face à ces pratiques dangereuses. Cette intervention souligne la justesse des recommandations du ROSCAO qui avait insisté sur la nécessité de contrôles stricts et d’une surveillance accrue pour prévenir tout incident. Les détonations imprévisibles et sourdes des pétards peuvent créer la panique et compliquer la sécurité publique, surtout dans le contexte sensible que traverse actuellement le pays. Les autorités et la population sont ainsi appelées à redoubler de prudence. L’opération de la BPLP démontre que la lutte contre la circulation et l’usage illégal de ces engins doit être intensifiée et systématique, afin de garantir des fêtes sereines et sans risque pour tous. Le ROSCAO voit donc juste. Vigilance, prévention et sanction sont les maîtres-mots pour assurer la sécurité collective et éviter que ces dispositifs festifs ne deviennent une menace.

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Réveillon de Noël 2025 à Sycomore : Les Vaillants Héros offrent un spectacle mémorable au public de Godomey et environs

Devenu presque une tradition, le spectacle du 24 Décembre organisé par les Vaillants Héros de Sycomore, a une fois encore tenu toutes ses promesses. Dans la soirée du Mercredi 24 Décembre 2025, à l’occasion du réveillon de Noël et sous la houlette du Couple Pastoral NOUANTI, le spectacle de la Nativité présenté à Godomey-Centre, a captivé une audience nombreuse, restée médusée et accrochée jusqu’au dernier acte de cette production artistique et spirituelle de haut niveau. L’auditorium principal de l’église, littéralement bondé, ainsi que la cour pleine à craquer, ont difficilement contenu l’effervescence des plus de 500 spectateurs venus de Calavi, Godomey, Cotonou et des environs. Tous avaient tenu à être témoins de ce qui constituait le dernier grand événement de l’année 2025 chez les Vaillants Héros de Sycomore, confirmant ainsi l’envergure désormais nationale de ce rendez-vous annuel. La soirée a été meublée par une diversité de prestations riches et bien orchestrées. La chorale et le groupe traditionnel de l’église annexe d’Ayimèvo, la chorale Cri de joie de Godomey-Centre, les récitations bibliques et prestations des enfants, ainsi que le groupe de chorégraphie SHELEM, l’une des principales attractions de la soirée, ont successivement tenu le public en haleine. Par la souplesse, la finesse et la maîtrise de leurs mouvements, les danseurs ont déroulé une véritable mosaïque de pas, gracieusement orchestrés et longuement ovationnés. Moment phare du spectacle, la troupe théâtrale LES CONQUÉRANTS a levé le voile sur la pièce très attendue « Genoux à Terre », véritable chef-d’œuvre scénique. Chargée d’émotions, de combats intérieurs, de chutes et de relèvements, cette œuvre profonde a lancé un puissant appel à l’humilité, à l’abandon et à la consécration. L’originalité du scénario, la technicité de la mise en scène et l’intensité du jeu d’acteurs ont laissé le public sans voix : un véritable coup de maître salué par des applaudissements nourris. Cerise sur le gâteau, le Chantre invitée de l’Éternel, Collette DAS, a, par une prestation hautement spirituelle, littéralement imbibé la chapelle de Sycomore de Godomey-Centre de la chaleur et de la présence manifeste du Saint-Esprit. En définitive, les Vaillants Héros de Sycomore ont pleinement réussi leur pari. Les témoignages et les échos recueillis au terme de la soirée en disent long : ce réveillon de Noël 2025 restera gravé dans les mémoires comme un moment d’élévation spirituelle et d’excellence artistique. Pour clore la soirée, Prosper Koutchainou, président de la Jeunesse de Sycomore, n’a pas caché sa satisfaction face au pari brillamment tenu. « Nous rendons toute la gloire à Dieu pour ce succès. Voir une telle mobilisation et un public aussi touché confirme que le travail accompli n’a pas été vain », a-t-il déclaré. Il a tenu à féliciter chaleureusement l’ensemble des équipes mobilisées artistes, encadreurs, techniciens et bénévoles pour leur engagement et leur esprit de sacrifice. Se projetant déjà vers l’avenir, il a rassuré le public : « L’année prochaine, nous irons encore plus loin. Nous préparons, avec l’aide de Dieu, un spectacle encore plus édifiant, plus profond et plus impactant.

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Gouvernance sous la Rupture : Finalement, les ceintures n’ont pas été desserrées!

Dix années après l’avènement de la Rupture, le constat social demeure sévère : l’effort demandé aux populations n’a jamais réellement été suivi d’un soulagement tangible. Dès les premières années, le discours officiel tenu a été de faire asseoir une gouvernance de rigueur, justifiant les sacrifices imposés par la nécessité de redresser l’État, d’assainir les finances publiques et de bâtir des fondations solides pour l’avenir. Mais au fil du temps, cette austérité est devenue une constante, et non une phase transitoire. Pour une large frange de la population, la promesse implicite d’un mieux-être progressif s’est diluée dans la durée. La Rupture a incontestablement engagé des réformes structurelles ambitieuses, notamment dans les infrastructures, l’administration et la gouvernance économique. Cependant, ces réformes se sont faites au prix d’une pression sociale persistante caractérisée par une hausse du coût de la vie, une fiscalité jugée pesante et le sentiment d’exclusion de nombreux citoyens des bénéfices immédiats de la croissance. Ce qui frappe, avec le recul, c’est que la logique du sacrifice n’a jamais été véritablement compensée. Les ceintures ont été serrées au nom de l’avenir, mais elles ne se sont jamais desserrées, même après une décennie de réformes. Le discours sur la patience du peuple a fini par masquer une réalité plus inconfortable où l’effort a été durablement supporté par les mêmes couches sociales, tandis que les retombées concrètes tardent à se traduire par une amélioration sensible du pouvoir d’achat, de l’accès aux services essentiels et de la justice sociale. Derrière les indicateurs macroéconomiques et les annonces officielles, une évidence s’impose de plus en plus difficilement contestable : les gens ont faim dans le pays. Au final, la gouvernance sous la Rupture laisse l’image d’un modèle où l’État s’est renforcé, les réformes se sont multipliées, mais où le citoyen est resté en attente. L’idée selon laquelle « il fallait souffrir aujourd’hui pour vivre mieux demain » a conforté toute l’action publique, sans que le lendemain promis ne soit clairement perceptible pour le plus grand nombre. Cette réalité sociale trouve d’ailleurs un écho inquiétant dans les données internationales récentes où pour rappel, selon le dernier rapport de l’Indice de la faim dans le monde (GHI), le Bénin affiche désormais un niveau de faim qualifié de grave, se retrouvant dans une posture peu reluisante, assimilable à celle d’un très mauvais élève. Ce classement vient traduire, de manière froide et objective, les difficultés quotidiennes vécues par les populations. Dix ans après, une question demeure centrale dans les esprits. A force de demander des sacrifices sans jamais desserrer les ceintures, le pouvoir n’a-t-il pas fini par fragiliser le contrat social qu’il prétendait refonder ? Dans tous les cas, les perceptions restent largement unanimes sur la politique sociale de la Rupture, au terme de dix années durant lesquelles le peuple a serré les ceintures sans jamais pouvoir les desserrer. ‎

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Constitution révisée : Ces aspects de la loi fondamentale qui donnent l’air d’arranger la Rupture

La révision de la Constitution béninoise, présentée comme une réforme de modernisation institutionnelle, continue de susciter interrogations et controverses. Si le discours officiel met en avant la stabilité, l’efficacité de l’action publique et la consolidation de l’État, plusieurs dispositions de la nouvelle loi fondamentale donnent néanmoins l’impression de répondre prioritairement aux intérêts politiques du régime de la Rupture, plutôt qu’à un consensus national largement partagé. Parmi les points les plus discutés figure l’allongement du mandat présidentiel à sept ans. Présenté comme un moyen de garantir une meilleure lisibilité de l’action publique et de réduire la pression électorale, ce choix apparaît d’autant plus discutable qu’il intervient dans un contexte où l’État revendique lui-même une continuité institutionnelle forte, appuyée par des outils de planification à long terme. Pour de nombreux observateurs, cette extension du mandat profite avant tout au pouvoir en place, en lui offrant un horizon politique plus large, sans que la nécessité objective d’un tel allongement ne soit clairement démontrée. La création du Sénat constitue un autre élément perçu comme favorable au régime. Si cette institution est officiellement destinée à renforcer l’équilibre des pouvoirs et la représentation territoriale, sa composition et ses modalités de désignation interrogent. Le poids accordé à des nominations d’origine présidentielle alimente l’idée d’une chambre haute susceptible de consolider l’influence de l’exécutif, plutôt que de jouer pleinement son rôle de contrepoids institutionnel. Dans ce schéma, la séparation des pouvoirs semble davantage réaménagée que réellement renforcée. La notion de trêve politique, introduite dans l’architecture constitutionnelle, est également au cœur des critiques. Présentée comme un mécanisme de décrispation et de stabilité, elle est perçue par certains acteurs comme un instrument de neutralisation de l’opposition dans les périodes jugées sensibles. En limitant l’expression politique et la contestation au nom de la paix sociale, cette disposition peut apparaître comme un moyen de sécuriser l’environnement politique du pouvoir en place, au détriment du pluralisme démocratique et du débat contradictoire. Enfin, l’ensemble de la révision s’inscrit dans une logique de concentration du pouvoir exécutif, déjà renforcé par les réformes politiques antérieures. La rationalisation du paysage partisan, la reconfiguration des institutions et la redéfinition des règles du jeu électoral donnent l’image d’un système taillé pour la stabilité du régime de la Rupture. Si ces choix peuvent être défendus au nom de l’efficacité gouvernementale, ils laissent néanmoins planer le sentiment que la Constitution révisée, loin d’être neutre, épouse largement les intérêts et la vision du pouvoir en place.

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