Faible représentativité des jeunes à la 10ème législature : La grande désolation de « Nouvel Elan » de Moussiliou Djaboutouboutou

Le mouvement « Nouvel Elan » ne renonce pas à son engagement de plaider pour l’accès des jeunes aux instances de décisions. La structure politique que préside Moussiliou Djaboutouboutou place ce défi au rang des priorités en vue du rajeunissement de la classe politique. Et justement dans cet ordre d’idées, en prélude à la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 Janvier 2026 par la Cour constitutionnelle, il a procédé à une évaluation de la représentativité des jeunes au sein du Parlement en instance de voir le jour. Le constat dévoilé par le numéro 1 de Nouvel Elan, n’est pas reluisant.  La jeunesse béninoise aux dires du Président Moussiliou Djaboutouboutou, n’est pas comme cela se doit représenter au sein de l’institution parlementaire en tout cas à prendre en considération selon lui, les grandes tendances rendues publiques par la Céna. « Ce sont les mêmes acteurs politiques qui reviennent ; les ainés qui ont passé plusieurs législatures. Dans le lot, nous en connaissons malheureusement qui siègent depuis notre enfance. Ils ne veulent pas céder de places aux jeunes et veulent continuellement assurer la représentation à l’hémicycle », s’indigne Moussiliou Djaboutouboutou pour qui, il y a à attendre beaucoup plus des formations politiques au profit des jeunes lors des positionnements pour les élections. « La balle est véritablement dans le camp des décideurs des partis politiques. Il y en a qui se démarquent par des efforts encourageants et d’autres qui donnent carrément l’impression d’agir contre la cause des jeunes. Et c’est ce qui explique le triste tableau jusque-là observé », ajoute Moussiliou Djaboutouboutou visiblement déçu de l’image qui pointe à l’horizon pour le prochain Parlement. « Si des jeunes sont positionnés tête de liste, cela maximise leurs chances d’accéder à l’hémicycle. Malheureusement, la plupart des formations politiques surtout celles jouissant d’une certaine audience, ont préféré les acteurs politiques d’un âge avancé aux jeunes. La conséquence, c’est le maintien au Parlement de personnes qui siègent pratiquement depuis le renouveau démocratique sans chercher à quitter », fait observer Moussiliou Djaboutouboutou qui laisse entendre pour finir que le défi incombe à toutes les obédiences politiques qui devront mieux assurer la promotion des jeunes.  

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Double scrutin du 11 Janvier 2026 : LD dénonce des irrégularités et alerte sur un boycott massif

Au lendemain des élections communales et législatives du 11 Janvier 2026, le parti Les Démocrates a dressé un constat sévère du processus électoral. Dans une déclaration de la Direction de campagne ce Mardi 13 Janvier 2026 au siège du parti, la formation d’opposition met en avant des irrégularités signalées dans plusieurs localités et attire surtout l’attention sur un fait majeur, le très faible taux de participation observé sur l’ensemble du territoire. Pour LD, ces deux éléments sont intimement liés et traduisent un malaise démocratique profond. Sur le terrain, les chiffres avancés dans la déclaration du parti sont éloquents. Dans des postes de vote où plus de 500 électeurs étaient attendus, à peine 200 se sont déplacés. Ailleurs, sur plus de 3 000 inscrits, moins de 500 ont effectivement voté. Du nord au sud du pays, l’absentéisme a été massif, révélant une perte progressive de l’habitude citoyenne du vote. En attendant les statistiques officielles de la Céna, le parti de Boni Yayi estime que ces observations confirment un boycott de fait, bien plus qu’un simple désintérêt passager. Le parti inscrit cette désaffection dans une dynamique de long terme. Depuis les législatives de 2019, marquées par un taux de participation inférieur à 25 %, la courbe ne cesse de susciter des interrogations. Les communales de 2020, avec une participation avoisinant 50 %, n’ont pas permis de retrouver les niveaux d’avant 2019. La présidentielle de 2021 a, elle aussi, été entourée de controverses, entre les chiffres officiels de la CENA (50,17 %) et ceux de la plateforme des OSC (26,47 %). En 2023, la participation autour de 38 % aux législatives a confirmé la tendance. Pour LD, le scrutin de 2026 s’inscrit clairement dans cette continuité inquiétante. Au-delà des chiffres, Les Démocrates dénoncent un environnement électoral qui, selon eux, ne favorise ni la confiance ni l’adhésion populaire et interpelle les autorités et l’opinion publique sur le fait que sans transparence, sans inclusivité et sans confiance retrouvée, le vote risque de devenir un simple rituel vidé de sa substance démocratique.

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Trêve politique et réalités actuelles dans les médias : De sérieuses interrogations sur l’avenir des entreprises de presse

Présentées comme des mesures d’assainissement et de professionnalisation du secteur, les réformes successives du paysage médiatique soulèvent aujourd’hui plus de préoccupations qu’elles n’apportent de solutions. Entre exigences réglementaires renforcées, contraintes économiques accrues et rétrécissement progressif de l’espace éditorial, la presse traverse une zone de turbulences dont l’issue demeure incertaine. L’objectif affiché de moralisation semble s’être transformé, dans les faits, en un mécanisme d’asphyxie pour de nombreuses entreprises de presse déjà fragilisées. La décision imposant à tous les médias, publics comme privés, de relayer systématiquement les informations d’intérêt public émanant du gouvernement illustre cette dynamique. Si l’intérêt public ne saurait être contesté, la confusion entre information institutionnelle et ligne éditoriale pose un problème de fond. Elle réduit les marges d’appréciation journalistique, affaiblit l’indépendance des rédactions et installe une uniformisation du contenu médiatique, au détriment du pluralisme et de la diversité des points de vue. Dans ce contexte, la notion de « trêve politique » apparaît comme un facteur aggravant. Loin d’apaiser le débat public, elle se heurte aux réalités économiques et professionnelles des médias, dont beaucoup peinent déjà à survivre. Certains titres luttent pour exister, d’autres ne subsistent qu’en apparence, vidés de leur substance critique et éditoriale par un environnement réglementaire et financier devenu étouffant. La presse se retrouve ainsi contrainte de s’aligner sur un esprit de conformité qui ne dit pas son nom. Ces évolutions compromettent sérieusement l’avenir des entreprises de presse et, au-delà, celui de la démocratie elle-même. Une presse réduite à relayer une parole officielle, privée de pluralisme et de liberté de ton, ne peut remplir pleinement sa mission d’information, de veille et de contre-pouvoir. À force de réformes restrictives, c’est l’essence même du journalisme qui se trouve fragilisée, posant une question centrale : quel avenir pour une presse contrainte d’exister sans véritable liberté d’exister ?

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Double scrutin du 11 Janvier 2026: Quand les deux grands partis de la mouvance se soupçonnent de fraudes

Dans la période des campagnes puis au lendemain du double scrutin législatif et communal du 11 Janvier 2026, la mouvance présidentielle a offert un spectacle pour le moins honorant. Loin de l’image d’un bloc uni et discipliné, les deux grands partis qui la composent se livrent depuis quelques temps à une guerre à distance d’une rare intensité. Une bataille politique qui ne se mène pas sur les places publiques, mais essentiellement dans la presse et sur les plateaux médiatiques, à coups d’accusations, de démentis et de dénonciations croisées. Dans ce duel fratricide, chaque camp accuse l’autre de manœuvres déloyales, de stratégies douteuses visant à affaiblir son partenaire. Les sorties médiatiques, parfois à peine voilées, traduisent un malaise profond au sein de la mouvance. La compétition électorale, censée opposer majorité et opposition, s’est transformée en une lutte interne pour le contrôle de l’espace politique, révélant des fissures structurelles que les discours officiels peinent à dissimuler. En effet, au lendemain du double scrutin, loin de s’estomper, les tensions se sont au contraire exacerbées. Des accusations de vol de voix, de fraudes électorales et de manipulations des résultats ont émergé, non pas de l’opposition, mais bien de l’intérieur même de la mouvance. Chaque parti soupçonne l’autre d’avoir tiré avantages du dispositif électoral à son détriment, alimentant un climat de suspicion généralisée qui jette une ombre sur la crédibilité du processus et sur la sincérité du jeu démocratique. Cette situation interroge profondément. Comment une mouvance au pouvoir peut-elle prôner la stabilité et la cohésion nationale tout en exposant publiquement ses divisions les plus profondes ? En se livrant à cette guerre médiatique et politique interne, les deux grands partis fragilisent non seulement leur propre image, mais aussi la confiance des citoyens dans les institutions et dans le processus électoral. Le double scrutin du 11 Janvier 2026 restera ainsi, pour beaucoup, comme le révélateur d’une mouvance plus préoccupée par ses rivalités internes que par l’intérêt général et la consolidation de la démocratie.

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Observation des élections du 11 Janvier 2026 : Mission accomplie pour le ROSCAO ; le rapport final bientôt transmis à la Céna

Dans le cadre de sa mission d’observation électorale des élections législatives et communales du 11 Janvier 2026, le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSC AO) a déployé plusieurs observateurs nationaux et internationaux sur l’ensemble du territoire national. Cette présence élargie a permis un suivi effectif et équilibré du processus électoral, aussi bien en zones urbaines que rurales. Les observateurs du ROSCAO ont conduit leur mission avec rigueur, professionnalisme et impartialité, conformément aux standards internationaux en matière d’observation électorale. Ils ont suivi les différentes étapes du processus, notamment la phase pré-électorale, l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, la participation électorale, la clôture des bureaux de vote ainsi que les opérations de dépouillement et de compilation des résultats au niveau local. Au terme des opérations de terrain, l’ensemble de l’équipe d’observation s’est réuni le lundi 13 janvier 2026 afin de procéder à une évaluation globale de la mission. Cette rencontre a permis de partager les constats, d’analyser les observations recueillies dans les différentes zones de déploiement et d’entamer simultanément la rédaction du rapport général d’observation électorale. Ce document de synthèse, qui reflète fidèlement les réalités observées sur le terrain, sera transmis dans les plus brefs délais à la Commission électorale nationale autonome (Céna). À travers cette mission d’envergure, le ROSCAO réaffirme son engagement en faveur de la démocratie, de la transparence électorale et de la prévention des conflits en Afrique de l’Ouest. L’organisation salue le sens du devoir, l’engagement et la détermination de ses observateurs, dont le travail méthodique et responsable a contribué à rehausser l’image et la crédibilité du ROSCAO au niveau national et régional. Le ROSCAO reste convaincu que l’observation électorale citoyenne et internationale constitue un levier essentiel pour l’amélioration continue des processus électoraux et le renforcement de la confiance entre les citoyens, les institutions et les acteurs politiques.

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Protection des enfants dans le Couffo : Angélique Kidjo au cabinet de Christophe Mègbédji pour saluer le travail de l’autorité préfectorale

La star internationale Angélique Kidjo, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, a effectué une visite officielle à la préfecture d’Aplahoué, ce Mercredi 14 Janvier 2026. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de son engagement constant en faveur de la protection et de la promotion des droits de l’enfant, une cause qu’elle défend depuis de nombreuses années aux côtés de l’UNICEF.
L’objectif principal de cette visite était d’exprimer la gratitude et la reconnaissance de l’UNICEF et de son Ambassadrice au Préfet du département du Couffo, Christophe Houinsou Mègbédji, pour les actions remarquables menées en matière de protection des enfants. Le Préfet a reçu Angélique Kidjo dans son cabinet, dans une atmosphère empreinte de convivialité et de respect mutuel, pour échanger sur les efforts déployés dans le département en faveur des enfants, en particulier des filles.
« On est venu rencontrer le Préfet du Couffo aujourd’hui parce que c’est le champion des enfants. Et dans le travail qu’on fait, UNICEF et moi ensemble, notre seul but, c’est de faire de telle sorte que les enfants de tous les pays soient en sécurité, ne travaillent pas et vivent une enfance pour grandir tranquillement.  Et le Préfet, c’est un champion à nos côtés et on vient le remercier pour cela », a laissé entendre la star internationale pour qui, il urge que les citoyens des villages, des zones les plus reculées sachent qu’il y a des dirigeants du pays qui sont intéressés par leur bien-être et que l’UNICEF sera toujours à leurs côtés pour cette cause.  « C’est la première fois que je viens dans cette partie du Bénin. Donc, j’irai voir ce qu’il y a sur le terrain. Je pars du principe que je ne décide pas pour les gens. Qu’ils m’informent pour que je puisse les aider. C’est un partenariat basé sur le respect mutuel », a ajouté Angélique Kidjo.
Il sied de préciser que cette rencontre intervient en marge de la présence d’Angélique Kidjo au Bénin à l’occasion des Voduns Days, mais elle revêt une portée hautement symbolique. Elle témoigne de l’intérêt particulier porté par l’UNICEF aux initiatives locales efficaces, capables d’avoir un impact réel et durable sur la vie des enfants.
Au cours de la séance de travail, les deux personnalités ont passé en revue les mesures mises en œuvre dans le Couffo, notamment celles visant à lutter contre les violences faites aux enfants, les mariages précoces, l’exploitation et toute forme d’atteinte aux droits des filles. Le Préfet Christophe Houinsou Mègbédji a présenté les actions entreprises par l’administration préfectorale en synergie avec les services déconcentrés de l’État, les collectivités locales, les leaders communautaires et les partenaires techniques. Ces actions ont permis de renforcer significativement la protection des filles dans le département, faisant du Couffo une référence en matière de prévention et de réponse aux violations des droits de l’enfant. Impressionnée par les résultats obtenus, Angélique Kidjo a salué le leadership, la vision et l’engagement personnel du Préfet, soulignant que le travail accompli dans le Couffo constitue un exemple à valoriser et à partager. Elle a encouragé la poursuite et la consolidation de ces efforts, tout en réaffirmant l’engagement de l’UNICEF à accompagner les autorités locales dans cette dynamique. À travers cette visite, le département du Couffo voit ainsi son action reconnue au plus haut niveau, renforçant la conviction que la protection des enfants est une responsabilité collective, nécessitant une implication forte des autorités publiques, des communautés et des partenaires internationaux.

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Bénin, pays laïc : Daniel Edah loue la diversité religieuse et prend un engagement

Dans une déclaration empreinte de responsabilité et de hauteur de vue, Daniel Edah a réaffirmé son attachement profond à la diversité religieuse du Bénin, qu’il qualifie de richesse à préserver. Pour lui, cette pluralité confessionnelle constitue l’un des piliers essentiels de la cohésion nationale, de la stabilité sociale et de l’attractivité du pays. Elle participe pleinement à la construction d’un Bénin économiquement prospère et socialement apaisé, inscrit dans une Afrique bien intégrée et en plein essor. S’inscrivant dans une vision politique claire, Daniel Edah souligne que la diversité religieuse est indissociable de la garantie effective de la liberté de religion pour chaque citoyen. « Elle est essentielle à la consolidation durable de la paix », affirme-t-il, rappelant que le vivre-ensemble béninois repose sur le respect mutuel, la tolérance et la reconnaissance de toutes les sensibilités spirituelles. Cette réalité fait du Bénin un exemple de coexistence pacifique, reconnu bien au-delà de ses frontières. Toutefois, cet engagement s’accompagne d’un rappel ferme du principe fondamental de la laïcité de l’État. Daniel Edah insiste sur la nécessité d’un respect scrupuleux de ce principe républicain, seul garant de l’égalité entre les citoyens et de la neutralité de l’État à l’égard des religions. « Chacun doit pouvoir trouver sa place », affirme-t-il, convaincu que c’est à cette condition que l’avenir du pays sera favorable à tous, sans exclusion ni discrimination. En concluant sa déclaration par un vibrant « Que Dieu bénisse le Bénin », Daniel Edah exprime ainsi à la fois sa foi personnelle et son attachement profond à la nation. Un message rassembleur, porteur d’espoir et de responsabilité, qui réaffirme que la liberté religieuse, vécue dans le cadre d’un État laïc, demeure un socle incontournable de l’unité nationale et du progrès partagé.

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Benin-Tofa 2026 : L’interprétation visiblement personnalisée du Fâ : ce qui dérange quelquefois

Au fil des années, la consultation du Tofa est devenue au Bénin, un rendez-vous presque traditionnel, attendu et suivi bien au-delà des cercles initiés. Elle suscite curiosité, intérêt et débats, tant elle est perçue comme un moment de lecture symbolique de l’avenir collectif.  Ce qui commence cependant à déranger une partie de l’opinion, ce n’est pas le Tofa en tant que tel, mais l’usage qui est fait de ses interprétations. À chaque consultation, on observe une tendance récurrente à vouloir absolument relier les signes révélés à des faits politiques précis ou à des personnalités politiques bien identifiées. Depuis l’avènement du régime dit de la Rupture, cette lecture semble, aux yeux de nombreux observateurs, orientée presque systématiquement en faveur du pouvoir en place, comme si le Fa validait, année après année, une seule trajectoire politique possible. Les interprétations relayées à l’issue du Tofa 2025 avaient déjà suscité des interrogations. Celles qui circulent autour de l’édition 2026 paraissent encore plus préoccupantes. De manière à peine voilée, la consultation tente déjà dévoiler le portrait du successeur du président Patrice Talon, comme si le Fa était convoqué pour préparer ou légitimer une succession politique. Cette manière de faire donne le sentiment que la spiritualité est instrumentalisée au service d’agendas humains et profondément politiques. Il est important de le dire clairement le Tofa en soi peut être une bonne chose, un moment de réflexion collective et de connexion aux traditions. Mais les interprétations personnalisées, orientées et politiquement chargées, finissent par heurter ceux qui suivent régulièrement cette cérémonie avec respect et recul. À force de vouloir faire dire au Fa ce qui arrange, on affaiblit sa portée symbolique et on instille le doute là où il devrait y avoir sagesse et retenue. Cet état de choses reste bien dommage pour le Tofa lui-même comme pour le débat public.

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Tofa et scrutin présidentiel à venir : L’adversaire du candidat du pouvoir déclaré vaincu avant la compétition ?

Depuis la consultation dite du Bénin Tofa 2026, le débat public est marqué par une multiplication d’interprétations à caractère politique. À travers les médias, les réseaux sociaux et certains cercles d’opinion, des lectures convergentes tendent à présenter l’issue de la prochaine élection présidentielle comme déjà acquise, au profit du dauphin de l’actuel Chef de l’État, présenté comme le candidat naturel de la mouvance présidentielle, en l’occurrence Romuald Wadagni. Cette dynamique de communication, fondée sur des interprétations symboliques et parfois très affirmatives du Tofa, installe progressivement l’idée que la victoire du candidat du pouvoir serait inéluctable. Dans cette construction du récit, l’adversaire politique, Paul Hounkpè, pourtant candidat de l’opposition déclaré à ce jour, se retrouve relégué à un rôle secondaire, voire implicitement disqualifié, comme si la compétition électorale était déjà vidée de sa substance avant même son ouverture formelle. Plus préoccupant encore, cette narration s’accompagne d’une mise en scène visuelle et symbolique appuyée. L’utilisation récurrente de l’image de Romuald Wadagni pour illustrer des publications liées au Tofa 2026 donne l’impression que le choix du prochain Président de la République serait déjà connu, voire entériné, indépendamment de toute procédure électorale. Une telle démarche contribue à brouiller les repères entre croyance, communication politique et réalité institutionnelle. Or, à ce stade du processus, aucune décision n’a été prise par le peuple électeur, seul détenteur de la souveraineté. En minimisant l’adversaire déclaré et en présentant un candidat comme déjà victorieux, cette communication apparaît comme une forme de substitution symbolique aux prérogatives fondamentales des électeurs. Elle fragilise le principe de la compétition équitable et peut alimenter un sentiment de résignation ou de défiance au sein de l’opinion publique. Somme toute, si les traditions et les croyances font partie intégrante de l’identité culturelle du Bénin, leur instrumentalisation dans le débat politique comporte des risques réels. Le scrutin présidentiel à venir doit rester un espace ouvert de confrontation des projets et des visions, dans le respect du pluralisme et de la démocratie, sans que l’issue ne soit proclamée avant l’expression du suffrage populaire.

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Décryptage de son message après le vote : Le Chef de l’Etat attaché à son style de « Bénin révélé »

Ayant accompli son devoir civique ce Dimanche dans le cadre des élections législatives et communales, le Chef de l’État Patrice Talon a surtout semé de l’espoir dans les esprits. À la sortie de son bureau de vote à Cotonou, le Président de la République a parlé d’avenir, de mieux-être, de lendemains meilleurs. Des mots qui, dans un contexte électoral font rêver une grande partie des Béninois « Aujourd’hui, c’est le début d’une vie meilleure. Le meilleur est à venir et notre espérance sur cette terre, c’est que chaque jour soit meilleur que les jours précédents » lance-t-il avec assurance. Ainsi, en affirmant que « le meilleur est à venir », le Chef de l’État dessine l’image d’un pays qui sort progressivement des sacrifices pour entrer dans une phase de résultats et de prospérité partagée. Ce qui fait dire beaucoup que ces mots réveillent l’espoir d’un quotidien plus facile. À travers ce message, Patrice Talon invite les Béninois à croire que les efforts consentis sous son règne auront un sens, que les difficultés actuelles ne sont qu’une étape vers un avenir plus radieux. D’ailleurs, pour nombre d’observateurs, rêver d’un pays où le travail paie, où les infrastructures améliorent réellement la vie, où les jeunes trouvent leur place, où les communes deviennent des espaces de développement, c’est là que la première autorité du pays fait en effet rêver ses concitoyens. Même sans entrer dans les détails, poursuivent-ils, Patrice Talon aurait évoqué un horizon désirable, accessible presque à portée de main. Une vision qui, du moins le temps d’un discours aurait assurément fait rêver les Béninois.

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