L’annonce du processus d’intégration des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) dans la fonction publique a été accueillie avec soulagement et enthousiasme par de nombreux enseignants concernés. Mais si cette décision constitue une avancée importante après plusieurs années de précarité, certains acteurs invitent à ne pas aller trop vite en besogne. Pour eux, l’annonce du principe de l’intégration ne suffit pas. Il faut désormais connaître les modalités concrètes et surtout le calendrier de mise en œuvre de la mesure. La principale question qui revient est donc simple. À quand le démarrage effectif du reversement ? L’Exécutif a annoncé une intégration progressive, vague par vague, avec une priorité accordée aux enseignants les plus anciens. Cette précision apporte déjà un premier élément de réponse sur l’organisation du processus, mais laisse encore en suspens une interrogation essentielle pour les concernés. Quand les premiers AME seront-ils effectivement reversés dans la fonction publique ? Ces réserves ne remettent pas nécessairement en cause la portée de l’annonce présidentielle. Elles traduisent plutôt une attente légitime de la part d’enseignants qui souhaitent désormais passer de la promesse à l’effectivité. Après l’annonce du principe, les acteurs concernés veulent donc être fixés sur les prochaines étapes, les critères de sélection des différentes vagues et surtout la date de lancement du premier reversement. L’enjeu est désormais de transformer cette annonce en un processus concret, lisible et prévisible pour les milliers d’AME concernés. Le processus d’intégration est annoncé. Reste maintenant à savoir quand il commencera effectivement.
*Dynamisme Info*