La célébration officielle de la fête de l’indépendance ce 1er Août a été marquée par un point qui a plus fait parler que le défilé lui-même : le placement protocolaire de l’ancien Président Patrice Talon. En dehors d’une prétendue salutation non accordée par son successeur Romuald Wadagni lors du passage à la tribune, les commentaires se sont focalisés sur le rang occupé par l’ancien Chef de l’État. Beaucoup ont relevé que Patrice Talon figurait au second rang, derrière certains officiels. Pour les défenseurs de cette opinion, l’ancien Président méritait un emplacement plus en vue. Le nouveau pouvoir a donc été accusé de ne pas avoir veillé à cela. Mais à y regarder de près, l’acte observé ne ressemble ni à un mépris ni à une humiliation. Il y a fort à parier que ce positionnement a été fait avec le consentement de Patrice Talon lui-même. En effet, au regard de l’avance politique dont il dispose encore, toute posture peut être lue et commentée. Et Patrice Talon, avec la simplicité qu’on lui connaît, peut avoir choisi délibérément cet emplacement pour ne laisser place à aucune interprétation. Pour rappel, beaucoup le placent déjà dans la peau du prochain Président du Sénat. Or les attributions de cette institution ont déjà alimenté controverses et supputations. En acceptant une place en retrait lors du défilé, l’ancien Président désamorce d’avance toute polémique inutile. Le pouvoir Wadagni semble avoir fait le même choix : éviter de donner du grain à moudre à ceux qui cherchent la polémique. Un acte qui, paradoxalement, peut aider à faire taire la polémique.
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