Adoption de la loi de finances rectificative, gestion 2026 : Le Parlement accorde au gouvernement les moyens de ses ambitions

Le Chef de l’État Romuald Wadagni, qui au lendemain de son investiture a pris des engagements forts sur le plan social, dispose désormais juridiquement des moyens pour honorer sa promesse vis-à-vis de ses compatriotes. En effet, les ressources pour traduire en actes les projets de son gouvernement viennent d’être autorisées par l’Assemblée nationale à travers l’adoption, ce vendredi 19 juin 2026, de la loi de finances rectificative pour la gestion 2026. Les députés de la 10ème législature, sous l’autorité du Président de l’institution, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, donnent ainsi au Président de la République et à toute son équipe les armes pour le financement des initiatives, dont celles à caractère social. Pour l’essentiel, la loi votée s’équilibre en ressources et en charges à 4 148,357 milliards de FCFA, contre 3 783,984 milliards de FCFA prévus dans le budget initial. Le déficit budgétaire global est désormais évalué à 487,000 milliards de FCFA, contre 419,157 milliards de FCFA dans la loi de finances initiale. Malgré cette révision à la hausse, le gouvernement entend maintenir une gestion prudente des finances publiques et préserver la soutenabilité de la dette. Selon le rapport présenté par la Commission des finances et des échanges, les ajustements apportés par cette loi rectificative ne remettent pas en cause les grands équilibres économiques du pays. Ils visent principalement à renforcer l’efficacité de l’action publique et à assurer le bon fonctionnement des administrations concernées. Le texte maintient également les efforts en faveur des secteurs sociaux, de l’agriculture, de l’emploi et des investissements publics. Les prévisions de croissance économique demeurent fixées à 7,5 %, tandis que le déficit budgétaire est estimé à 3,1 % du PIB. Par ailleurs, la loi prévoit plusieurs mesures destinées à moderniser l’administration fiscale et à mieux prendre en compte les activités liées à l’économie numérique, dans le but de renforcer les recettes de l’État. Plusieurs amendements ont été adoptés, notamment celui proposé par le député Gérard Gbénonchi relatif à la modification de l’article 517 du Code général des impôts, afin d’assurer une meilleure cohérence des mesures de renforcement du dispositif de dématérialisation des procédures de contrôle fiscal. Au cours du débat général, plusieurs députés sont intervenus pour exprimer leur soutien au gouvernement du Président Romuald Wadagni, saluant l’opportunité de cette loi de finances rectificative.

*Dynamisme Info*

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