Selon le relevé du conseil des ministres du 3 juin 2026, dès la rentrée 2026-2027, toutes les filles du secondaire public seront exemptées de frais de scolarité sur l’ensemble du territoire. Dans le même mouvement, le gouvernement débloque 20 milliards de FCFA pour accélérer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les écoles publiques qui en sont dépourvues. Ces mesures à impact direct sur les populations sont du goût de Maurice N’Sougan qui note la volonté affichée du Président Romuald Wadagni d’honorer les engagements dans son projet de société. « La décision du Président Romuald Wadagni et de son gouvernement de généraliser la gratuité des frais de scolarité pour toutes les filles du secondaire public est un acte fort en faveur de l’égalité des chances », a déclaré Maurice N’Sougan. Pour lui, l’enveloppe de 20 milliards de FCFA est tout aussi déterminante : « Elle attaque directement les conditions de vie et d’apprentissage de nos enfants, en particulier des adolescentes. L’hygiène, le confort et l’attractivité de l’école passent par ces infrastructures de base ». Ces deux mesures s’inscrivent dans le projet de loi de finances rectificative 2026, transmis à l’Assemblée nationale pour examen. Le budget passe à 4 086,620 milliards de FCFA, en hausse de 8 %, avec un déficit maintenu à 2,8 % et une croissance projetée à 7,5 %. « Ces décisions traduisent une vision claire : investir dans le capital humain, c’est préparer l’avenir du Bénin », estime Maurice N’Sougan. Il insiste toutefois sur l’étape suivante : « Il revient maintenant à l’État d’assurer une mise en œuvre rapide et équitable sur l’ensemble du territoire. L’impact dépendra de la célérité des travaux et de la qualité de la répartition des ressources. » Au-delà du secondaire, le gouvernement a aussi constitué un comité chargé de proposer, dès la rentrée académique 2026-2027, des améliorations des œuvres sociales universitaires : transport, hébergement et restauration. Son rapport est attendu au prochain Conseil des Ministres. Si le vote des députés confirme ces orientations, le Bénin franchira une étape majeure vers une école plus inclusive, où le genre et le lieu de résidence pèsent moins que la volonté d’apprendre.
*Dynamisme Info*