Violences sur mineurs et femmes: la justice béninoise passe à l’offensive

La justice béninoise durcit le ton face aux sévices corporels. De plus en plus d’auteurs de violences sont interpellés et déférés devant les tribunaux, grâce à la réactivité de la Police républicaine. Un signal fort pour dissuader les actes de barbarie qui persistent encore dans certaines familles. Parmi les dossiers en cours, deux affaires illustrent cette détermination. À Ekpè, la procédure de comparution des auteurs de torture sur une jeune femme a démarré. Les faits, jugés d’une extrême gravité, sont désormais entre les mains de la justice. Dans le Couffo, une autre affaire a choqué l’opinion. La génitrice d’une chanteuse très populaire a été arrêtée pour avoir brûlé la main d’une fillette placée sous sa tutelle. Le motif invoqué : le vol présumé d’une somme de 1 400 francs CFA. Une réaction disproportionnée qui vaut aujourd’hui à la mise en cause d’avoir à répondre de ses actes devant le juge. Des interpellations successives qui montrent que la tolérance zéro prônée par les autorités judiciaires n’est plus un slogan. La justice entend faire de ces procès des exemples pour décourager toute forme de violence domestique. « La justice est décidée à décourager ces actes afin que plus jamais ces faits de barbarie ne s’observent », résume l’esprit qui guide actuellement les magistrats et les officiers de police. Pour les défenseurs des droits de l’enfant et de la femme, cette dynamique est attendue depuis longtemps. Elle rappelle que nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son statut social ou sa notoriété. Avec ces dossiers ouverts, le message est clair : au Bénin, les sévices corporels ne resteront plus impunis.

*Dynamisme Info

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