La sortie médiatique de l’ancien Président Nicéphore Dieudonné Soglo, ce vendredi 1er Mai 2026, suscite étonnement et débat. Le patriarche a salué « l’engagement honoré » de Patrice Talon de ne pas briguer un troisième mandat, y voyant « le respect de la parole donnée ». Devant la presse, Nicéphore Soglo a rappelé que le Chef de l’État sortant lui a toujours confié, lors de leurs rencontres, qu’il ne solliciterait pas un troisième mandat. Pour l’ancien Maire de Cotonou, l’absence du nom de Patrice Talon sur le bulletin unique du 12 Avril 2026 confirme cet engagement. « L’élégance de la décision du Président Talon est forte et laisse une indéniable trace dans l’histoire », a-t-il déclaré. Si les propos de l’ancien Président ne sont « peut-être pas sans pertinence » pour certains, beaucoup de Béninois jugent la démarche inopportune. Dans l’opinion, une question revient : a-t-on besoin de féliciter un Chef d’État pour avoir respecté une prescription constitutionnelle ?
Pour une partie de l’opinion, la limitation des mandats est une exigence de la loi fondamentale. La respecter relève du devoir, non d’un mérite particulier à célébrer. D’où l’étonnement et la surprise qui ont accompagné la déclaration de Nicéphore Soglo. Pour beaucoup, le débat posé dépasse la personne de Patrice Talon. Il interroge la manière dont la classe politique et les citoyens perçoivent le respect des textes. Faut-il y voir un acte de grandeur politique ou simplement l’application normale de la Constitution ? Pour rappel, à quelques semaines de l’investiture de Romuald Wadagni prévue le 24 Mai, la polémique rappelle que la question du mandat reste sensible dans l’espace public béninois.
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