À mesure que la présidentielle du 12 avril approche, les lignes politiques continuent de bouger, révélant des dynamiques parfois inattendues. Parmi elles, la situation autour de Paul Hounkpè attire particulièrement l’attention. Alors même qu’il a publiquement sollicité le soutien des Démocrates, aucun courant dissident issu de ce parti ne semble avoir répondu favorablement à cet appel, laissant apparaître un isolement politique de plus en plus perceptible. En effet, les différents acteurs ayant pris leurs distances avec le parti Les Démocrates ont, pour la plupart, fait des choix diamétralement opposés. Plutôt que de rallier Paul Hounkpè, ces figures politiques ont préféré s’inscrire dans la dynamique portée par le duo Wadagni-Talata. Ce repositionnement massif vers la mouvance contraste fortement avec l’absence de ralliements en faveur de celui qui espérait pourtant capitaliser sur les frustrations internes pour élargir sa base de soutien. Ce constat soulève des interrogations sur la capacité de Paul Hounkpè à fédérer au-delà de son cercle immédiat. Dans un contexte où les alliances et les soutiens constituent des leviers essentiels pour peser dans une élection présidentielle, le fait qu’aucune aile dissidente significative ne se soit engagée à ses côtés interpelle. Plus encore, il met en lumière une tendance où les calculs politiques semblent privilégier des options perçues comme plus porteuses ou plus structurantes. Curieusement, cette absence de convergence autour de sa candidature traduit une réalité politique difficile à ignorer. Même parmi ceux qui ont quitté Les Démocrates, aucun n’a jugé opportun de faire chemin avec lui. Ce choix collectif, qu’il soit stratégique ou circonstanciel, renforce l’idée d’un manque d’attractivité politique de Paul Hounkpè et d’une difficulté à incarner une alternative crédible dans un paysage en pleine recomposition.
*Dynamisme Info