Le Groupe de Soutien à la République (GSR), dirigé par Antoine Guédou Vissétogbé, a annoncé son retrait du Cadre de concertation de l’opposition et du Front pour la restauration de la démocratie (FRD). Seulement qu’au regard du contexte et des arguments avancés, cette rupture apparaît sans véritable effet sur l’état actuel de l’opposition béninoise à quelques semaines des échéances présidentielles. Dans sa déclaration publique, le GSR pointe du doigt le parti Les Démocrates, accusé de violation permanente des textes régissant les organes du FRD et du Cadre de concertation de l’Opposition. Le parti dénonce des manquements répétés aux règles communes et estime que ces dysfonctionnements ont progressivement vidé le cadre de sa substance. Parmi les griefs formulés figure également l’absence de formalisation d’un accord politique de législature. Selon le GSR, malgré une collaboration engagée depuis 2020, aucun accord n’aurait été signé pour préparer de manière concertée les élections générales prévues en 2026. Une situation jugée incompatible avec l’esprit d’unité et de coordination censé guider l’action de l’opposition. Ce retrait est donc présenté comme la conséquence logique d’une impasse organisationnelle et politique. Cependant, au-delà de la portée déclarative, l’impact réel de cette décision interroge. Le Cadre de concertation, déjà fragilisé par des tensions internes persistantes, semblait fonctionner de manière irrégulière et sans véritable cohésion stratégique. Dans un tel contexte, le départ d’une composante supplémentaire ne change pas fondamentalement l’équilibre des forces ni la dynamique globale. En réalité, cette décision met surtout en lumière une opposition traversée par des divergences profondes, incapable de parler d’une seule voix et de se doter d’un leadership clairement assumé. Le retrait du GSR ne fait que formaliser un malaise déjà perceptible depuis plusieurs années. À l’approche des échéances de 2026, l’enjeu majeur pour les forces d’opposition demeure la capacité à bâtir une vision commune et à instaurer une discipline interne. En l’absence de cette cohésion, les déclarations de rupture successives risquent de rester sans effet tangible sur le paysage politique. Ainsi, plus qu’un tournant décisif, le retrait du GSR s’apparente à un épisode supplémentaire dans une séquence de désaccords internes, dont l’impact politique réel demeure limité.
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