Saisissant la haute juridiction à travers un recours pour faire constater l’inconstitutionnalité de la non commission d’avocats d’office aux accusés dans l’affaire ministère public contre Olivier Boko et Oswald Homeky, la Cour Constitutionnelle a rendu son verdict après examen du dossier. En effet, s’alignant sur les prétentions du requérant dont la vraie identité reste jusque-là fictive, la Cour Constitutionnelle a effectivement condamné le Bâtonnier de l’Ordre des avocats coupable de violation de la Constitution. Ce qui d’ailleurs semble curieux dans cette affaire et relevé par l’Ordre des avocats dans sa réaction après le verdict de la Cour, c’est le flou autour de l’identité du requérant. Pour l’Ordre des avocats, l’inexistence même de recours devrait être déclarée par la Cour du moment où il y a eu une usurpation d’identité par le rédacteur du recours. De même, cette condamnation pour violation de la Constitution semble inopportune car le Bâtonnier de l’Ordre des avocats soutient que les conditions pour une commission d’office d’avocats ne sont pas réunies vu que les accusés ont déclaré disposer de moyens nécessaires pour constituer des conseils. Aussi, le mouvement de protestation déclenché depuis plus d’un an par l’Ordre et qui suspend leur participation aux sessions criminelles dans les juridictions semble être ignoré par la Cour. Somme toute, ce sont des aspects du dossier que la Cour Constitutionnelle devrait normalement prendre en compte dans son délibéré.
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