Après le Président Français Emmanuel Macron qui a plaidé sans suite pour la libération des prisonniers politiques du Bénin dont Reckya Madougou, l’ONU s’intéresse à la situation de l’ancienne ministre de la Justice pour poser des exigences à satisfaire dans un délai bien précis. Et à travers un avis adopté par le Groupe de travail sur la détention arbitraire en sa quatre-vingt-quatorzième session du 29 Août au 02 Septembre 2022, il est demandé la libération immédiate de la candidate recalée aux présidentielles de 2021 dont la détention est dépourvue de base légale, contraire à l’article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et à d’autres dispositions universellement consacrées dans le même registre. Une sorte de sommation à l’Etat béninois pour sortir Reckya Madougou de prison sur laquelle beaucoup nourrissent de réserves pour sa mise en application. Prenant en considérations les réactions antérieures en de pareils cas, on se demande si les autorités béninoises se plieront aux injonctions de l’ONU en vue de la mise en liberté de l’opposante Reckya Madougou lourdement condamnée pour faits présumés de financement de terrorisme. La rupture maintiendra-t-elle l’ancienne ministre de la Justice en prison en dépit de la sommation du Groupe de travail de l’ONU pour sa libération ? Une question que ne manquent pas de se poser plus d’un pour s’intéresser à la posture à peu près du gouvernement dans ce dossier.
*Dynamisme Info : Edition du 11 Novembre 2022*