Récent communiqué du PRD et situation avec Houngbédji : L’UP-R  face au défi de remobilisation à l’interne

Dans l’attelage avec le Parti du Renouveau Démocratique (PRD), l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) doit faire preuve de réalisme pour la conduite qui sied en cette veille des élections générales de 2026. La formation présidée par Joseph Djogbénou à défaut de négocier pour se faire pardonner du numéro 1 de l’ex parti PRD doit s’y prendre en sorte que la brouille avec le patriarche n’affecte pas le regroupement issu de la mise ensemble UP et PRD. Cela suppose un travail de remobilisation à  l’interne pour remettre dans les rangs ceux dans la même vision que  Me Adrien Houngbédji. Pour rappel, pour avoir plaidé au profit des exilés et détenus politiques, l’ancien Président de l’Assemblée nationale s’est vu dépêcher à ses trousses des individus dans des sabotages à plein temps contre sa personne. Et l’ampleur des dénigrements a fait récemment réagir des responsables de l’ex PRD qui ont crié à des manœuvres de basse besogne à l’encontre de leur leader. Pour autant, cela n’a pas empêché des soutiens zélés de la rupture d’agir dans la mauvaise direction pour carrément proférer des insultes contre le patriarche Adrien Houngbédji. Des faits qui ne font qu’affecter davantage les relations avec le Président de l’ex PRD très déterminé à faire admettre sa position. Un  bras de fer qui pourrait avoir de répercussions sur les militants désormais libres de choisir leur aile. C’est l’UP-R face à cette épreuve qui s’en sortira perdante aux élections générales avec la non-assurance de ratisser dans les zones sous le contrôle de l’ex PRD. D’où chercher à négocier pour présenter des excuses au patriarche se révèle l’option la plus efficace  pour le maintien de la cohésion à l’interne. Toute option contraire ne fera que crever l’abcès pour tourner en défaveur de l’UP-R  de ce point de vue sans assurance de réaliser ses performances habituelles. Une mission à acter parallèlement à celle en rapport avec la remobilisation des militants pour poser les jalons d’une victoire certaine aux élections générales de 2026.

*Dynamisme Info*

Expropriation massive à Houéyiho 1 : Propriétaires et présumés propriétaires affectés, proposent

La décision de la municipalité de Cotonou d’exproprier un domaine de quinze hectares à Houéyiho 1 dans le 11ème  arrondissement pour y ériger une gare routière suscite colère et indignations chez les propriétaires et présumés propriétaires des parcelles concernées. En effet, par un Arrêté municipal en date du 25 Septembre 2024, la municipalité de Cotonou a officialisé la déclaration d’utilité publique visant 260 parcelles situées dans cette zone fortement habitée. Et depuis, l’inquiétude monte dans le rang des habitants qui se disent pris de court par une mesure qu’ils jugent brutale et sans base légale. Dans une déclaration rendue publique ce Lundi 21 Avril 2025, les concernés dénoncent l’absence de toute consultation préalable et pointent une violation des procédures légales en matière d’expropriation. Ils rappellent que le Décret N°2015-013 du 29 Janvier 2015 exige une enquête commodo et incommodo ainsi que la mise en place de commissions d’indemnisation avant toute mesure de ce genre. Or, affirment-ils, aucune de ces étapes n’aurait été respectée. Et pour eux, cela ne relève pas d’un simple oubli mais d’un grave manquement à la loi. Dans la déclaration lue face à la presse, ces acteurs tirent la sonnette d’alarme entre autres sur l’impact humain qu’engendrerait un tel Arrêté. Environ 1.000 personnes pourraient être contraintes de quitter leurs logements si le projet va à son terme. « Le quartier abrite une école, des commerces, des familles installées depuis des décennies ainsi qu’un temple Vodoun. Et c’est tout un tissu social qui risque d’être démantelé dans un contexte où les relogements ne sont ni garantis ni planifiés », poursuivent-ils. Et pour faire valoir leur droit dans le respect des institutions, deux recours gracieux ont été adressés au Maire de Cotonou. Le premier le 24 Février 2025 suivi d’un second par voie d’huissier le 3 Avril 2025. Malgré une rencontre avec la Commission des Affaires Domaniales et Environnementales le 11 Mars, aucune suite concrète ne leur a été communiquée, insistent-ils. Loin d’être dans une posture de confrontation, ces propriétaires et présumés propriétaires de parcelles à Houéyiho 1 disent être engagés à trouver une solution juste qui préserve leurs droits tout en servant l’intérêt général. D’ailleurs, ils proposent plusieurs alternatives parmi lesquelles, l’identification d’un autre site moins urbanisé pour accueillir la future infrastructure. À cet effet, Ils suggèrent notamment une zone située derrière l’Eglise catholique de Vêdoko. Ils plaident aussi pour une réduction de l’emprise foncière afin de limiter les expropriations et une démarche participative impliquant urbanistes  et  riverains. Ils sollicitent enfin l’attention du Préfet du Littoral, du Ministre de la Décentralisation, du Ministre du Cadre de Vie et même du Chef de l’État afin d’aboutir à un dialogue constructif et une concertation qui serviront l’intérêt commun. (Lire leur communiqué).

*Dynamisme Info*

Plus de 2 millions d’emplois créés depuis 2016 : L’opinion perdue dans les chiffres du gouvernement

La déclaration  du ministre d’Etat, chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané selon laquelle 800000 emplois ont été créés au Bénin lors du premier quinquennat de la rupture et un million trois cent mille (1300000) emplois ont été créés sur les quatre premières années du second quinquennat, essuie des critiques au sein de l’opinion où l’on juge pas fondés les chiffres avancés. En effet, depuis l’intervention du ministre d’État par ailleurs Président du Bloc Républicain sur le plateau de l’Emission “Le Grand Talk” de Global Africa Telesud,  les réactions ne cessent d’être enregistrés pour relever l’aspect pas réaliste de ce pan de propos de Bio Tchané. Rappelant le chômage dans le pays ou encore la précarisation de l’emploi surtout des jeunes, beaucoup se demandent d’où l’autorité ministérielle a sorti ces chiffres qui ne refléteraient pas la réalité. « En 2016 quand le Président Talon a été élu, dans le premier Programme d’actions du gouvernement, nous avons projeté que nous allons créer sur le quinquennat cinq cent mille (500000) emplois,  et dites vous que sur ce quinquennat, nous avons créé huit cent mille 800 000 », a déclaré le ministre d’Etat qui,  toujours dans le registre  des prouesses de du gouvernement de la rupture  en matière d’emplois et de lutte contre le chômage,  ajoute qu’un million trois cent mille (1300000) emplois ont été créés sur les quatre premières années du second quinquennat alors que la prévision de départ était d’un million 300. De quoi faire dresser les cheveux sur les têtes des supposés bénéficiaires qui disent n’avoir pas ressenti les impacts de telles actions. Naturellement, ils demandent au ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané qui a su préciser que les emplois créés ne sont pas les emplois dans les administrations, d’aller un peu plus loin pour apporter des détails à même de le suivre dans sa déclaration.

*Dynamisme Info*

Décès de Parfait Houangni dah Dèlidji : Les enfants du défunt au Palais royal d’Abomey pour porter la triste nouvelle

Depuis le Mercredi 19 Mars 2025, la famille Houangni, la 23ème Circonscription électorale et le Bénin entier sont attristés par une nouvelle. Il s’agit du rappel à Dieu au Centre National  Hospitalier Universitaire (CNHU) de Cotonou des suites d’une courte maladie de Parfait Houangni dah Dèlidji. Homme politique influent dans la 23ème Circonscription électorale (Djidja, Abomey, Agbangnizoun et Bohicon), l’illustre disparu a été député des sixième et septième législatures sous la bannière de l’ex parti Union fait la Nation(UN) et jusqu’à son décès membre du parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R). Au lendemain du départ pour la demeure céleste du regretté, ses enfants s’engagent dans les préparatifs des cérémonies funéraires proprement dites. Et c’est l’objectif de la visite effectuée Mardi dernier au Palais royal d’Abomey pour porter la triste nouvelle  à sa majesté Dêwêmondô Dôman-nonwli Houébidotomè, petit-fils du Roi Béhanzin sur le trône depuis 2022.
Dans la délégation constituée d’enfants du disparu et autres présents au Palais, l’on pouvait remarquer la présence de Mathieu Houangni, Président d’honneur du football d’Abomey-Ahouaga dans la 23ème Circonscription électorale par ailleurs Président de l’Association des femmes d’Abomey-Ahouaga. Ensemble avec ses frères et autres, ils sont allés porter la triste nouvelle au Roi d’Abomey qui a promis de suivre de près les étapes des cérémonies funéraires. A préciser que la démarche ainsi amorcée pourrait s’étendre à d’autres entités.         

*Dynamisme Info*

Candidature commune entre la rupture et les Démocrates : Sortir de l’illusion pour faire face à la réalité

Au Bénin, le combat pour l’alternance au sommet de l’Etat dès 2026 pour son aboutissement, appelle non seulement à la concentration mais aussi à des dispositions pour s’assurer de prendre le dessus sur l’adversaire. Chercher à compter sur ses potentialités pour renforcer la proximité avec les potentiels électeurs  paraît l’option pour faire échec au plan de continuité envisagé par le régime en place. Ces différents rappels pour inviter le regroupement politique de l’opposition qualifié suivant les dispositions en vigueur à sortir de candidats à la prochaine élection présidentielle à savoir les Démocrates à faire preuve de vigilance pour ne pas se laisser berner par la rupture. En effet, face à l’éventualité d’une candidature commune avec la mouvance; idée agitée par le Chef de l’Etat lors de son entretien avec le magazine Jeune Afrique, beaucoup appellent la formation politique présidée par Boni Yayi à ne pas prêter le flan à une telle annonce. Connaissant les dirigeants actuels sans concessions sur le terrain politique, on invite à la vigilance pour ne pas se laisser distraire et déconnecter de l’essentiel. D’ailleurs, entre l’annonce et la réalité, des faits montrent que le Président Patrice Talon qui se fait appeler compétiteur-né, ne traduira forcément pas dans les actes  une pareille option pour appeler à composer avec le parti Les Démocrates lors des élections générales de 2026. Attaché à sa posture de départ, il voudra travailler qu’avec ses soutiens pour veiller à sortir le duo dans leur rang. Ceci rend non réaliste toute idée de candidature commune avec l’opposition pour potentiellement batailler autour d’un même choix. Le parti Les Démocrates dont le combat devra être fixé sur la libération des détenus et le retour des exilés dits politiques gagnerait à se passer de tout deal avec la rupture pour la constitution de duo commun. Le regroupement devra travailler à sortir de son rang le duo pour défendre ses idéaux à l’élection présidentielle de 2926 contre naturellement le choix du pouvoir eh place. De cette façon,  il pourra s’assurer de la concrétisation de sa vision ; celle de signer la fin de règne du régime de  Patrice Talon dès les consultations électorales de 2026.

*Dynamisme Info*

Relecture du Code électoral : Aucun argument ne saurait justifier le refus de la mouvance

Intervenant sur une chaîne de télévision privée ce Dimanche 20 Avril 2025, un député de la mouvance par ailleurs ancien ministre sous le régime de Boni Yayi, a tenté d’évoquer les raisons pour lesquelles selon lui, les lois électorales à l’étape actuelle ne peuvent faire objet de modifications. Selon les propos du parlementaire en question qui répondait en quelque sorte à la demande de Me Adrien Houngbédji de faire en sorte que tous les courants participent aux élections générales de 2026,  les directives de la Cedeao ne permettent pas à l’étape actuelle de modifier les textes électifs sans un consensus national. « Pour avoir été Président de l’Assemblée nationale plusieurs fois, Me Adrien Houngbédji connaît les textes et sait comment ça se passe. Il ne s’agit pas de dire qu’il faut le faire. A l’étape où nous nous trouvons aujourd’hui, selon les directives de la Cedeao, on ne peut pas se  lever et modifier un test électif sans un consensus national. Adrien Houngbédji aurait pu adopter la position de grand conciliateur », a laissé entendre le parlementaire qui tente ainsi de justifier la sorte de refus de la mouvance d’accéder à la requête sur la relecture du Code électoral. Une contrevérité servie visiblement pour se défendre face aux préoccupations des confrères qui voulaient comprendre les raisons de la fin de non recevoir opposée par la mouvance face aux multiples demandes pour la révision du Code électoral. En réalité, aucun obstacle en dehors du manque palpable de volonté du régime de la rupture n’empêche d’aller à la relecture du Code électoral. Les directives de la Cedeao en question parlent d’un délai précis à savoir six mois avant les élections pour procéder par consensus à la modification des lois électorales. A l’étape actuelle, des instructions de la part du leader charismatique de la mouvance, Patrice Talon, aideront à régler la situation. il n’est donc pas question de se cacher derrière d’hypothétiques directives d’instance panafricaine pour tenter de justifier ce qui lit comme une mauvaise foi des acteurs de la rupture. D’ailleurs, opinant sur la question, beaucoup insistant sur la nécessité de préserver la paix et la cohésion nationale, estiment que rien ne saurait justifier le refus de la mouvance de contribuer à la relecture du Code électoral.            

*Dynamisme Info*

Tournée à Bohicon et à Abomey : Le ministre-conseiller Expédit Houéssou engagé à faire de l’enseignement technique une voie de réussite

Pour la troisième journée de sa tournée dans le département du Zou, Jeudi 10 avril 2025, le ministre-conseiller à l’Enseignement technique et à la Formation professionnelle a poursuivi sa visite de terrain dans deux établissements stratégiques à savoir : le Lycée Technique de Bohicon, fleuron de l’enseignement technique dans la région  et l’Institut Préparatoire de l’Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques. Au Lycée Technique de Bohicon, le plus grand des départements du Zou et des Collines, le ministre a rencontré corps enseignant, personnel administratif et élèves dans une atmosphère mêlant fierté et attentes. Doté des séries G2 et F1, l’établissement enregistre des résultats encourageants. Néanmoins, la question du reversement des Agents Méthodiques d’Enseignement (AME) reste en suspens, tout comme la formation continue et professionnelle des Agents Contractuels de l’État (ACBE), perçue par les acteurs comme une lueur d’espoir. Le ministre a rappelé l’engagement du Président de la République à travers une approche globale axée sur l’épanouissement des enseignants tout en évoquant un phénomène préoccupant : le déclassement de la fonction enseignante au Bénin. Il a insisté sur la nécessité de restaurer la dignité et la reconnaissance sociale des enseignants techniques, souvent marginalisés malgré leur rôle central dans la formation des talents. La tournée s’est poursuivie à l’Institut préparatoire de l’Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques, une école d’élite qui accueille chaque année les meilleurs bacheliers du pays. Cette année, ils sont 110 à y avoir été admis, certains avec une moyenne supérieure à 17/20. Face au ministre-conseiller, le Directeur de l’établissement a plaidé pour des moyens accrus au profit de ces jeunes prometteurs, citant l’absence d’accès à l’eau potable et à des installations adéquates. Il a également partagé une expérience pédagogique innovante menée dans le passé avec les meilleurs élèves d’un collège, démontrant que, malgré les lacunes initiales, des résultats spectaculaires peuvent être obtenus avec de la rigueur et une méthode adaptée. Un moment fort de cette journée fut le récit d’une expérience de formation pédagogique où des enseignants de mathématiques et de physique ont été invités à repenser leur méthode d’enseignement. Le constat était sans appel : certains enseignants perdaient l’attention de leurs apprenants après cinq à huit minutes. Ce témoignage a suscité une vive réflexion autour de l’importance de la pédagogie et de l’approche par compétences dans l’enseignement technique. Le ministre-conseiller a conclu en évoquant deux réformes phares du gouvernement : la supplémentation nutritionnelle des apprenants, pour améliorer leurs performances scolaires et la mise en place de l’unité économique à vocation pédagogique, un dispositif novateur visant à rapprocher formation et employabilité. La tournée dans le Zou, au-delà d’une simple visite protocolaire s’est révélée être une écoute active des réalités de terrain. Le ministre-conseiller a rappelé que le développement du Bénin ne saurait être dissocié de la valorisation de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, socles de l’économie de demain. Ce troisième jour a donc renforcé l’engagement à faire de l’enseignement technique une voie de réussite, au même titre que l’enseignement général. La tournée se poursuit avec des annonces attendues dans les prochains jours sur la revalorisation des conditions de travail dans les écoles techniques.

*Estelle VODOUNNON (Dynamisme Info)*

Prétendue réplique à la sortie de Azannaï : Gbadamassi aura bientôt sa « dose »

Comme si l’on devrait répondre à tout, le ministre-conseiller à la Défense et à la Sécurité auprès du Chef de l’Etat, Rachidi Gbadamassi, au détour d’une sortie médiatique pour prétendument recadrer Candide Azannaï est allé un peu loin en qualifiant d’ « agitations stériles » sans aucune influence pour la gouvernance nationale, les prises de position du Président du parti Restaurer l’Espoir. En effet, dans sa déclaration, Rachidi Gbadamassi a tenté de remettre en cause la légitimité démocratique de Candide Azannaï qu’il accuse de fuir les élections pour servir des intérêts apatrides. « Il n’a ni les mêmes objectifs, ni la même vocation que nous », affirme-t-il invitant la majorité présidentielle à ne pas se laisser distraire par ce qu’il qualifie de « philosophie politique rap », un style qu’il juge creux et éloigné des réalités du pays. Une manière de voir les choses, une façon d’argumenter à l’allure d’une provocation vis-à-vis de Candide Azannaï qui ne tardera certainement pas à retourner à Gbadamassi, la monnaie de sa pièce. Vitriolé, à la limite rabaissé, Candide Azannaï ne se passera pas sans doute de répondre à Rachidi Gbadamassi qu’il prendra le soin de remettre à sa place. Considérant que la sortie médiatique du Président de Restaurer l’Espoir ne visait pas Gbadamassi mais était consacrée globalement à la gouvernance sous la rupture, Candide Azannaï n’hésitera pas à enseigner les leçons de bonne conduite au ministre-conseiller à la Défense et à la Sécurité pour l’obliger à rester dans son couloir. Et avec la capacité intellectuelle qui le caractérise, Candide Azannaï saura choisir les expressions pour faire regretter à Gbadamassi la sorte d’agitation de sa part. Pour rappel, à travers sa sortie, le ministre conseiller Gbadamassi a par ailleurs affirmé que Candide Azannaï n’est pas une priorité pour le régime de la Rupture. « Il se cherche », a-t-il ironisé, rappelant que « le pouvoir est divin » et que ceux qui s’opposent à l’autorité établie ne font que distraire l’opinion. Pour lui, Candide Azannaï est devenu un « idéologue dangereux pour la société » et un homme politique « sans réelle proposition alternative », dont la parole n’est plus qu’un « discours de saltimbanque politique ». Des formes d’insanités contre la personne de Candide Azannaï face auxquelles l’ancien ministre ne manquera de répliquer. Et déjà, beaucoup imaginent le traitement qui sera réservé à Gbadamassi qui a osé s’attaquer à Candide Azannaï, un animal politique esquivé par la rupture.

*Dynamisme Info*

2 ans d’emprisonnement et 1 million d’amende contre Steve Amoussou : Cette réquisition qui ne donne pas l’air d’un procès à la Criet

Le dossier Steve Amoussou à l’étape de réquisitions à la Criet a permis au Procureur Spécial de la juridiction d’orienter ce lundi le juge sur les peines qui peuvent être prononcées à l’encontre du prévenu. Et comme sanctions dans ce qu’il considère comme harcèlement par le biais d’une communication électronique, initiation et diffusion de fausses nouvelles, provocation à la rébellion,  le Parquet suggère la condamnation du présumé Frère Hounvi à 2 ans d’emprisonnement ferme et 1 million d’amende.  Une réquisition du ministère public qui ne reflète pas le tintamarre depuis l’examen du dossier. De quoi conforter la position de ceux qui soutiennent que l’affaire est vide et que Steve Amoussou devra être purement et simplement relaxé. Mais  sans plaignant et sans preuve d’établir qu’il est le Frère Hounvi, le présumé activiste politique critique écopera de condamnation en tout cas selon les propositions du Parquet Spécial. Le soupçonnant d’être le Frère Hounvi et sans forcément apporter la preuve, le Parquet de la Criet demande à maintenir Steve Amoussou dans les liens de la détention pour le condamner à des peines qui ne cadrent finalement pas  avec les chefs d’accusations depuis soutenus. Opinant sur le sujet, beaucoup confient leur déception face à la posture du Procureur Spécial de faire condamner coûte que coûte le prévenu qui nie d’incarner le personnage Frère Hounvi.  Et prenant en considération les peines de la Criet dans des dossiers traités par la juridiction, plus d’un se surprennent de la réquisition du Procureur Spécial ; laquelle ne reflète pas les sanctions souvent prononcées. Encore qu’au début du dossier, certains imaginaient jusqu’à 30 ans la peine d’emprisonnement qui peut être prononcée contre Steve Amoussou pris pour le Frère Hounvi par le Parquet Spécial de la Criet.

*Dynamisme Info*

Approbation des réalisations sous la rupture : Soglo et Yayi : toujours la parfaite entente ?

L’ancien Chef de l’Etat Nicéphore Soglo a entrepris depuis quelques semaines des descentes pour constater de visu les réalisations sous la rupture et s’assurer de la véracité des prouesses ventilées notamment sur les réseaux sociaux. Cet exercice amène le patriarche à décerner de lauriers au Chef de l’Etat pour le prendre comme l’architecte des grands travaux. Un changement subit de posture source de confusions au sein de l’opinion où l’on s’interroge sur les motivations de cette attitude de Pépé Soglo devenue fréquente ces derniers temps. Et prenant en considération ses relations avec l’ancien Président Boni Yayi aujourd’hui à la tête du parti Les Démocrates, plus d’un se demandent si sa nouvelle posture n’affecte pas le climat de bonne entente entre les deux. En effet, ayant visiblement rompu avec l’esprit critique pour des appréciations dans le sens voulu par les dirigeants actuels, beaucoup se posent la question de savoir si cela cadre avec la lutte sous le leadership de Boni Yayi et qui consiste à faire du respect des libertés et autres, des principes non négociables. Nicéphore Soglo et Boni Yayi se voient-ils toujours ? Que se soufflent-ils lors d’éventuelles rencontres depuis la révision de la position de l’ancien Président-maire Soglo ? Des interrogations qui ne manquent pas d’être agitées pour chercher à savoir sur l’état des relations actuelles entre les deux anciens Présidents de la République.

*Dynamisme Info*