Loi sur la chefferie traditionnelle : Des arguments qui ne calment pas pour autant les frustrations

La Commission chargée de l’élaboration du Cadre juridique de la chefferie traditionnelle a dévoilé, Vendredi 25 Avril 2025, les critères de choix des royaumes, chefferies supérieures et chefferies coutumières au Bénin. Au détour d’une rencontre organisée par le gouvernement avec la presse, elle a tenté de fixer l’opinion sur les critères à la base de la copie rendue. Le Professeur Albert Bienvenu Akoha, Président de ladite Commission a indiqué que le travail de « sélection » s’est effectué suivant des critères bien définis.  « En notre âme et conscience, nous avons fait notre travail de façon très rigoureuse avec des critères qui sont tout à fait scientifiques » a déclaré l’Enseignant d’université pour qui, le travail de la Commission ne s’est pas fait non plus entre les quatre murs d’un bureau. «Nous avons mis sur pied des sous-commissions qui sont allées dans toutes les régions du Bénin. Et avant de partir, nous avons donné une direction de travail », a –t-il laissé entendre. « Au moment où nous faisons le travail, on avait plus de 300 rois », a poursuivi le Professeur Albert Bienvenu Akoha qui informe que selon les archives, le colon est venu au Bénin en 1894. L’universitaire a souligné que tous les royaumes qui ont été créés par les individus après l’arrivée du colon n’ont pas été pris en compte dans le document élaboré par la Commission mise en place par l’exécutif. « Tout ceux qui se sont autoproclamés rois après 1894 pour le Sud et 1897 pour le nord, nous n’en avons pas tenu compte », a clarifié l’universitaire pour ainsi éclairer l’opinion publique sur les critères de sélection des royaumes, chefferies supérieures et chefferies coutumières. Mais rangés de côté par la disposition, des chefs coutumiers disent ne pas se retrouver dans les arguments  pour tenter de les calmer. Ils avouent leur surprise face à  cette posture des décideurs qui ont conduit jusqu’au bout le projet selon leur goût.

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Diplomatie-Entreprenariat-Engagement au profit des jeunes : Une distinction annoncée pour Dr Henri Medrid à Brazzaville

Invité d’honneur et paneliste de l’édition 2025 de FESTIM AFRIQUE, le Béninois Dr Henri Medrid sera à Brazzaville pour partager avec les participants ses riches expériences notamment dans le domaine de l’entrepreneuriat des Jeunes en Afrique.  A cette cérémonie qui réunira plus de cinq cents conférenciers distingués, des décideurs politiques, des entrepreneurs visionnaires et des jeunes leaders venus de tout le continent et placée en l’honneur de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du Congo, il recevra un Prix sur la diplomatie et sera décoré en qualité de premier Ambassadeur de l’entrepreneuriat des Jeunes en Afrique de FESTIM AFRIQUE. Il s’agit selon le Comité d’organisation de l’événement, d’une reconnaissance pour son engagement remarquable en faveur de la diplomatie. « Votre présence illustre éminemment les valeurs d’excellence, d’innovation et de leadership que célèbre cet événement », lit-on dans la lettre d’invitation spéciale à Dr. Henri Medrid à la signature de Claudio Bénédict SAMA KENEGUI, Secrétaire Général du Comité de pilotage, Président international de FESTIM AFRIQUE.  Il faut préciser qu’à ce rendez-vous qui se tient du 23 au 25 Mai 2025, plusieurs forums parallèles aborderont une cinquantaine de sujets centraux liés à l’entrepreneuriat, à la diplomatie économique et au développement durable. « Votre participation en tant qu’invité d’honneur et paneliste prestigieux de FESTIM AFRIQUE apportera une dimension exceptionnelle à cet événement et renforcera son impact auprès des jeunes entrepreneurs africains. Nous serions profondément honorés par votre présence et votre soutien multiforme », mentionne l’invitation en direction de Dr Henri Medrid dont la présence très bientôt à Brazzaville honorera tout le Bénin et la jeunesse africaine.

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Préparatifs des élections générales de 2026 : Regain d’activisme de la FCBE dans le Zou

Au Bénin,  la FCBE, actuelle deuxième grande force politique de l’opposition suivant les performances aux élections, travaille à rectifier le tir pour occuper la place de première formation politique sur l’échiquier. Dans du concret et loin des stratégies spectacles, le regroupement politique est sur le terrain pour faire resserrer les liens avec ses militants et autres. Un travail qui se fait remarquer déjà dans le département du Zou à travers le remembrement des cellules dans toutes les communes. En effet, le week-end écoulé n’a pas été de tout repos pour les responsables du parti qui ont sillonné les différentes communes des 23ème et 24ème Circonscriptions Electorales pour procéder au remembrement des cellules à la base. Il s’agit respectivement pour la 23ème CE  des communes de Bohicon,  Djidja, Abomey et Agbanhizoun et pour la 24ème CE, des communes  de Zagnanado, Ouinhi, Covè, Zogbodomè  et Za-Kpota. Ayant à l’idée de quadriller ces grandes zones politiques, la FCBE a installé ses lieutenants qui se chargeront de sceller la proximité avec les potentiels électeurs. Il faut dire que cette façon de faire voulue par le Secrétaire Exécutif National (SEN), Paul Hounkpè et tout le Bureau Exécutif National, vise à acter des contacts directs avec les potentiels électeurs et à renforcer le pacte pour les défis à l’horizon 2026. Pour rappel, la FCBE à travers son premier responsable, avait pris l’engagement de lever des sièges en dépit des sortes de barrière dans le Code électoral en vigueur. Comptant sur les potentialités du parti, le SEN Paul Hounkpè active la machine pour faire engranger des voix à l’occasion des prochaines élections. Une vision qui ne peut qu’aboutir pour faire hisser pourquoi pas la FCBE au rang de premier regroupement politique au Bénin.  D’ailleurs, personne ne peut parler de la politique béninoise  aujourd’hui, en dehors des deux grands blocs de la mouvance et du parti Les Démocrates sans faire référence à la FCBE. La politique béninoise se repose sur ces grands regroupements.
  
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Procès de l’ex- Directeur du Cadre de vie Atlantique : 2 ans de prison ferme requis contre Armand Dètondji; sa plaignante également visée

Si les requisitions du ministère public sont suivies par le juge, l’ex Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique, Armand Dètondji passera 48 mois derrière les barreaux pour ensuite verser une amende de dix millions de francs CFA à l’Etat béninois. En effet, jugé pour “abus de function”, le dossier de l’ex Chef de l’administration du Cadre de vie de l’Atlantique, a été examiné le Mardi dernier à la Criet. Le mis en cause et une cheffe d’entreprise ont été écoutés dans une affaire de fraude dans les marchés publics. Un exercice sanctionné par les requisitions du ministère public qui demandent des peines d’emprisonnnement ferme contre l’ex-Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique, mis en cause dans un dossier de malversation présumée dans l’attribution de marchés publics. Un dossier dans lequel  l’ex-Chef de l’administration du Cadre de vie dans le département de l’Atlantique est poursuivi avec une cheffe d’entreprise. Pour l’essentiel, Armand Dètondji est accusé d’attribuer des marchés à la cheffe d’entreprise contre des rétro-commissions. La procédure enclenchée par le Parquet spécial de la Criet à leur encontre porte sur les faits d’ «abus de fonctions » et « complicité d’abus de fonctions ». L’ancien Directeur départemental est en détention préventive. Sa co-prévenue est, elle, sous convocation.  Mardi 22 Avril 2025, le ministère public  a dressé ses réquisitions contre les deux prévenus poursuivis dans le dossier. La représentante du ministère public a indiqué que la relation entre les deux prévenus a commencé depuis 2013. Elle a fait savoir que dans leur « combine », l’ancien Directeur départemental aidait la cheffe d’entreprise dans le montage de ses dossiers moyennant une contrepartie allant de 15 à 25 % du marché, en fonction de la valeur. Selon la magistrate, la relation entre les deux présumés complices a tourné au vinaigre autour d’un marché de 18 millions de FCFA. A en croire le ministère public, la cheffe d’entreprise espérait décrocher le marché après avoir versé une commission. Mais au finish, elle n’a obtenu qu’un marché d’un montant de sept millions FCFA, environ le tiers de ce qu’elle espérait. Non contente, elle a décidé de se faire rembourser la commission qu’elle a versée préalablement. Ses actions pour obtenir le remboursement à l’amiable ont échoué. Elle a donc choisi de porter l’affaire devant la justice. La magistrate a fait savoir que lors des débats, l’ex-Directeur départemental a reconnu qu’il a un deal avec sa co-prévenue. Pour le ministère public, il n’y a pas de doute sur la culpabilité de l’ex-Directeur départemental du Cadre de vie et la cheffe d’entreprise. La magistrate a demandé à la Cour de retenir les deux prévenus dans les liens de la prévention. L’ex-Directeur pour les faits d’«abus de fonctions » et la cheffe d’entreprise pour «complicité d’abus de fonctions ».  Le ministère public a proposé à la Cour de condamner l’ancien Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique à deux ans de prison ferme et à dix (10) millions de FCFA d’amende. Contre la cheffe d’entreprise, la magistrate a requis  deux  ans de prison avec sursis et dix (10) millions de FCFA d’amende. « Vous feriez cela et vous auriez rendu justice », a-t-elle soutenu. Mais les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pure et simple de leurs clients. La cheffe d’entreprise s’est constituée partie civile. Me Aboubacar Baparapé, avocat de la cheffe d’entreprise, a fait l’annonce, avant les réquisitions du ministère public. Lors des plaidoiries, le conseil a insisté que sa cliente n’est pas une prévenue dans le dossier. Elle est plutôt une victime selon l’avocat. Me Aboubacar Baparapé soutient que la somme réclamée par sa cliente est un prêt qu’elle a fait à l’ex-Directeur départemental du Cadre de vie. L’ancien Directeur départemental, pour obtenir le prêt, aurait évoqué « une question de vie ou de mort ». « Cheffe d’entreprise, s’il te plaît sauve moi », lui aurait-il dit à en croire l’avocat. Sensible, la cheffe d’entreprise a volé au secours de l’ancien Directeur départemental. Elle a débloqué une somme d’environ neuf millions FCFA que recherchait l’ex-chef du Cadre de vie dans le département de l’Atlantique. L’avocat souligne que l’ancien Directeur départemental n’a pas honoré son engagement quand est venu le moment de rembourser la dette contractée. Le conseil apprend que le prévenu a payé une partie de sa dette mais reste devoir encore environ six millions francs. L’avocat a informé que l’ex-Directeur a consigné le reste de ces fonds à la Brigade Economique et Financière (BEF). Le conseil souhaite que ces fonds soient rétrocédés à sa cliente. L’ancien Directeur départemental du Cadre de vie de l’Atlantique est défendu par Me Brice Houssou et Me Omer Tchiakpè. Les deux avocats ont soutenu que leur client n’interfère plus dans la gestion des marchés publics depuis 2019. Selon les conseils, l’attribution des marchés publics dans le secteur du Cadre de vie est confiée à la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) depuis 2019.Brice Houssou a fait savoir les faits reprochés au Directeur remontent à 2020. Il a indiqué que les prévenus l’ont dit à la barre. Donc pour le conseil, les faits d’abus de fonctions reprochés à son client ne sont pas constitués. Les avocats de l’ancien Directeur départemental ont demandé à la Cour de prononcer au profit de leur client la relaxe pure et simple. Après les plaidoiries des avocats, la Cour a renvoyé le délibéré au 27 Mai 2025. 

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Mobilité et intégration : Le passeport béninois: le plus puissant

Le Bénin sous le leadership du Président Patrice Talon avance et tout le démontre. Des avancées enregistrées dans divers secteurs attestent de l’efficacité de la gouvernance conduite avec rigueur depuis 2016. Un pas de plus vers le développement est celui posé en l’occurrence pour la libre circulation des biens et des personnes. En effet, dans sa politique d’ouverture aux pays du monde, le Bénin a accordé des facilités aux détenteurs de son passeport. Ils sont dispensés  de la presentation de visa pour se rendre dans plusieurs pays  sur le continent. Une politique qui vient de payer selon l’Agence Ecofin, qui hisse le Bénin au premier rang en Afrique en matière de mobilité. Le passeport béninois permet l’accès sans visa préalable à 35 pays sur le continent. Parlant des pays et des conditions d’entrée, le détenteur du passeport béninois a accès à 23 pays sans conditions. Il s’agit de l’Afrique du Sud ; du Burkina Faso ; du Cap-Vert ; du Centre Afrique ; de la Côte d’ivoire ; de la Gambie ; du Ghana ; de la Guinée ; de la Guinée-Bissau ; du Libéria ; de la Libye ; du Madagascar ; du Mali ; de Maurice ; du Niger ; du Nigeria ; du Rwanda ; de Sao Tomé-et-Principe ; du  Sénégal ; de Seychelles ; de la Sierra Léone ; du Togo ; de la Tunisie. Sur la liste, 11 pays sont soumis au visa à l’arrivée. Il s’agit du Burundi ; des Comores ; de Congo-Brazzaville ; de Djibouti ; de  l’Ethiopie ; du Malawi ; de la Mozambique ; de la  Namibie ; de la Somalie ; de la Tanzanie et du Tchad. Un pays, à savoir le Kenya est concerné par l’autorisation de voyage électronique. Une politique adoptée par la diplomatie béninoise, sous l’impulsion du Chef de l’Etat Patrice Talon, qui vise à renforcer et faciliter les échanges entre pays, en levant les barrières préjudiciables à l’intégration sur le continent. Le Bénin est l’un des rares pays d’ Afrique à avoir supprimé la nécessité de visa pour les détenteurs de passeports africains avant l’entrée sur son territoire en 2017. Cette initiative a été suivie par  la Gambie en 2019, le Rwanda en 2023 et le Ghana en 2025. La suppression totale de visa aux ressortissants africains qui voyagent au Bénin traduit aussi un bel exemple du panafricanisme, puisque la mobilité et l’intégration sont nécessaires à l’unité et au développement du continent.

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Attaques contre la personne de Houngbédji : Des manœuvres qui ne font que sceller le rapprochement du patriarche avec l’opposition

Même d’un certain âge, Adrien Houngbédji demeure une personnalité politique dont les actions ne peuvent que générer d’impacts.  Avoir ce patriarche à ses côtés paraît donc plus bénéfique que d’acter son rapprochement avec des adversaires politiques. Bien que conscient de cette réalité, le pouvoir de la rupture travaille malheureusement à éloigner l’ancien Président de l’Assemblée nationale en dépêchant à ses trousses des individus  dans des sabotages contre sa personne. Le péché de l’ancien numéro 1 du parlement béninois aura été sa prise de position en faveur des détenus et exilés politiques et pour l’organisation d’élections inclusives en 2026. Et rien que pour cela, il faut travailler à salir la réputation de Me Adrien Houngbédji qui bénéficie fort heureusement face à cette épreuve, de soutiens d’entités dont l’opposition.  En effet, en dehors des jeunes qui ont massivement adoubé l’analyse du patriarche, des figures de l’opposition se sont succédé à son  domicile pour sans doute le féliciter pour ce courage. Des photos de famille diffusées sur les réseaux sociaux ont sanctionné ces rencontres, synonyme de l’ouverture de Me Adrien Houngbédji à l’opposition et à tous les courants politiques.  C’est le pouvoir en place qui sortira perdant de ce bras de fer inutilement entretenu avec Houngbédji qui demeure un gros morceau de la politique béninoise.     

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Cumul de fonctions de ministre et de préfet : La trouvaille de la rupture pour faire d’économie en fin de mandat ?

Devenus vacants depuis le décès de leurs titulaires, les postes de préfet du Zou et de ministre de l’enseignement secondaire sont désormais pourvus. En Conseil des ministres ce Mercredi 23 Avril 2025, le gouvernement a dévoilé le remplaçant de Firmin Kouthon à la tête du département du Zou et en a fait de même 24 heures plus tôt pour le portefeuille de l’enseignement secondaire. Et ce sont respectivement sur Daniel Valère Sètonnougbo, préfet du Plateau et sur Véronique Tognifodé, ministre en charge des Affaires sociales et de la microfinance que l’exécutif a jeté son dévolu pour officier cumulativement à leurs fonctions, à la tête du département du Zou et en qualité de l’enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique. Le Président Patrice Talon n’aura pas fait appel à des compétences extérieures pour cet exercice. Il a fait l’option de composer avec ceux déjà en poste  pour les occuper un peu plus. Une attitude que plus d’un interprètent par le souci de rationalisation des ressources publiques. En effet, se prononçant sur ces nominations, beaucoup font remarquer que les choix de collaborateurs déjà en fonction feront économiser de ressources à la trésorerie nationale que les recours aux compétences extérieures.  Sous réserves de primes qui pourraient à octroyer aux nouveaux promus pour le cumul de fonction, ils saluent cette façon de faire de Patrice Talon qui laisse lire la prudence dans la gestion des affaires publiques en cette fin de mandat.

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Hypothèse de candidature commune avec le pouvoir : Sortir de l’illusion pour la réalité : les Démocrates sur le bon chemin

Au Bénin, le combat pour l’alternance au sommet de l’Etat dès 2026 pour son aboutissement, appelle non seulement à la concentration mais aussi à des dispositions pour s’assurer de prendre le dessus sur l’adversaire. Chercher à compter sur ses potentialités pour renforcer la proximité avec les potentiels électeurs  paraît l’option pour faire échec au plan de continuité envisagé par le régime en place. Ces différents rappels pour inviter le regroupement politique de l’opposition qualifié suivant les dispositions en vigueur à sortir de candidats à la prochaine élection présidentielle à savoir les Démocrates à faire preuve de vigilance comme c’est visiblement déjà le cas pour ne pas se laisser berner par la rupture. En effet, face à l’éventualité d’une candidature commune avec la mouvance; idée agitée par le Chef de l’Etat lors de son entretien avec le magazine Jeune Afrique, beaucoup appellent la formation politique présidée par Boni Yayi qui démontrer déjà le caractère irréalisable du projet,  à ne pas prêter le flan à une telle annonce. Connaissant les dirigeants actuels sans concessions sur le terrain politique, on invite à la vigilance pour ne pas se laisser distraire et déconnecter de l’essentiel. D’ailleurs, entre l’annonce et la réalité, des faits montrent que le Président Patrice Talon qui se fait appeler compétiteur-né, ne traduira forcément pas dans les actes  une pareille option pour appeler à composer avec le parti Les Démocrates lors des élections générales de 2026. Attaché à sa posture de départ, il voudra travailler qu’avec ses soutiens pour veiller à sortir le duo dans leur rang. Ceci rend non réaliste toute idée de candidature commune avec l’opposition pour potentiellement batailler autour d’un même choix. Le parti Les Démocrates dont le combat devra être fixé sur la libération des détenus et le retour des exilés dits politiques gagnerait à se passer de tout deal avec la rupture pour la constitution de duo commun. Le regroupement devra travailler à sortir de son rang le duo pour défendre ses idéaux à l’élection présidentielle de 2026 contre naturellement le choix du pouvoir eh place. « Ce qu’il faut retenir, c’est que les Démocrates et donc le Cadre de concertation, puisque nous avons la même vision sur ces questions-là, nous sommes totalement opposés à la méthode, à la philosophie même du pouvoir de la rupture », a laissé entendre Eugène Azatassou un peu plus sur la question : « Notre candidat ne sera jamais une continuité du pouvoir de la rupture. C’est ce qu’il faut entendre clairement ». Il relève que si le Président Talon se range sur la candidature du parti « Les Démocrates », « ça veut dire qu’il aura changé de camp, il aura quitté son ancienne posture, ses anciens partisans et il se sera rangé sur notre philosophie ». Mais il prévient, le cas échéant, « attention, avec les questions de ruse, nous ferons très attention à cela ». Pour lui, en admettant un ralliement de Patrice Talon à la candidature de l’opposition, le Cadre et le parti « Les Démocrates » ne vont « bondir de joie et applaudir immédiatement ». Une façon de voir les choses qui devra amener à refuser tout deal dans ce sens en tout cas sans avenir pour l’opposition.

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Sortie des acteurs de la mouvance sur  le Code électoral : Le CCFPO dénonce une obstination à défendre des lois crisogènes

Le Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition (CCFPO) a tenu ce Mardi 22 Avril 2025, une conférence de presse pour se prononcer sur les  sorties  récurrentes de certains acteurs de la mouvance sur le Code électoral. Pour les partis membres du Cadre, c’est malheureusement une tristesse de voir autant d’énergie déployée pour tenter de justifier un Code électoral décrié de tous. Selon la déclaration lue par Jean-Luc Dossou-Dossa, membre du Cadre, dans sa tentative de justification, un député pour illustrer ses propos aurait présenté en début de semaine, une vidéo visant à montrer que toute la classe politique voulait des réformes politiques. Pour le CCFPO, les débats ayant conduit à la création des deux partis siamois et les allers-retours vers le Président de la République montrent à merveille que le bloc de la majorité présidentielle d’alors avait fait de graves concessions à la conception qui a conduit au parti unique, en tentant de fixer au départ le nombre de partis politiques à créer. En effet, à en croire les conférenciers, la suite ne s’est pas faite attendre, c’est l’Assemblée nationale monocolore et la tentative d’instauration de la pensée unique avec les contraintes à l’exil, les emprisonnements massifs et la tuerie de population. En un mot, il est regrettable de voir ces acteurs venus défendre aujourd’hui ce Code que l’opposition qualifie de crisogène.  «Si une loi est source de tensions, de crises, c’est qu’elle n’est pas bien pensée. Il faut avoir le courage de revenir sur cette loi car le but principal est de favoriser une évolution sociétale vers la prospérité. Le Code électoral voté notamment en Mars 2024 est un Code qui a été décrié par le clergé catholique, les confessions religieuses, la société civile et les partis politiques d’opposition réunis au sein du Cadre de concertation des forces politiques de l’opposition», a déclaré le Porte-parole du Cadre au cours de la conférence en réitérant la position de l’opposition qui demande une fois encore la relecture du document avant les prochaines élections. Il prend même à témoin la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), qui lors de sa dernière rencontre avec les partis de l’opposition, a reconnu qu’il a des dispositions comme l’article 93 qui posent problèmes au sein du Code électoral. « Nous dénonçons avec la dernière rigueur cette manière de vouloir programmer le vol des élections,  puisque les photocopies et les flashs des résultats affichés par le coordonnateur d’arrondissement ne sont pas légaux devant la loi », a affirmé le Porte-parole qui au nom du Cadre appelle à la revision urgente du Code. « Nous appelons à la relecture du Code électoral pour garantir la paix, le vivre ensemble, car le Bénin est au-dessus de nous tous et nous devons le préserver», a-t-il déclaré à l’issue de la conférence de presse.

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Élections générales de 2026 : Entre se mettre ensemble ou aller en rangs dispersés, le choix utile pour l’opposition

Le Code électoral en vigueur durcit les conditions de participation aux élections générales de 2026 et celles en rapport avec l’enlèvement des sièges. Selon les exigences  à travers le document, seules les listes ayant obtenu au moins 20 % des suffrages valablement exprimés dans chaque Circonscription électorale seront éligibles au partage des sièges législatifs. Une disposition pour réduire le nombre de petits partis et renforcer les regroupements politiques structurés. Toutefois, l’article 146 dudit Code autorise des accords de coalition pour  cumuler les suffrages de plusieurs partis ayant obtenu au moins 10 % des voix au niveau national, facilitant ainsi le respect du seuil requis. D’où la possibilité offerte aux partis politiques des différentes  obédiences politiques de chercher à se mettre ensemble pour relever le défi. Seulement, si au niveau des regroupements de la mouvance présidentielle, le principe est acquis, cela ne semble pas être le cas au sein de l’opposition minée par une sorte de division. Et à plus d’un de lancer des appels en direction des forces politiques de l’opposition présentes dans les instances à se mettre ensemble pour maximiser leurs chances de gagner de sièges. Les responsables  du parti Les Démocrates et de la FCBE sont appelés à taire leurs divergences pour se donner la main aux fins de passer cette étape devant assurer leur présence prochainement à l’Assemblée nationale et dans les conseils communaux et municipaux. Il faudra ensuite  chercher à renforcer la proximité avec les potentiels électeurs et ceci pour concrétiser les souhaits. Entre se mettre ensemble pour gagner ou aller aux élections générales de 2026 en rangs dispersés pour perdre, ces deux principaux partis de l’opposition devront faire le choix qui s’impose. Il ne s’agira pas au nom des guerres de leadership de continuer à entretenir des querelles qui iront finalement en défaveur de l’opposition. Il faut savoir agir pour s’assurer d’acter l’alternance surtout au sommet de l’Etat dès les consultations électorales de 2026.

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