Brouille des relations entre le Bénin et le Niger : L’avènement de la junte à Niamey : ce qui a tout gâché

L’arrivée des militaires au pouvoir à Niamey en juillet 2023 a marqué un tournant brutal dans les relations historiquement fraternelles entre le Bénin et le Niger. Longtemps liées par la géographie, les échanges commerciaux et une coopération sécuritaire étroite, les deux nations ont vu leurs rapports se refroidir progressivement, au rythme des décisions politiques prises par les putschistes nigériens et des réactions de la communauté régionale et internationale. En effet, la fermeture des frontières, les tensions diplomatiques et la suspension de plusieurs mécanismes de coopération ont rapidement installé un climat de méfiance. Le Bénin, fidèle à ses engagements régionaux et aux principes de l’ordre constitutionnel, s’est retrouvé en porte-à-faux avec un voisin désormais dirigé par une junte militaire peu encline au dialogue institutionnel. Cette situation a profondément altéré les canaux de concertation qui, par le passé, permettaient de désamorcer les différends. Mais au-delà des considérations politiques, ce sont surtout les peuples béninois et nigériens qui paient le prix fort de cette brouille. Les échanges économiques transfrontaliers, vitaux pour les commerçants, transporteurs et producteurs locaux, ont connu un véritable ralentissement. Le port de Cotonou, poumon logistique pour l’économie nigérienne, a vu son rôle fortement affecté, tandis que les marchés frontaliers se sont progressivement asphyxiés. Ainsi, l’avènement des putschistes à Niamey n’a pas seulement rompu un équilibre diplomatique ; il a fragilisé des milliers de vies dépendantes de la libre circulation des biens et des personnes. Tant que la crise politique persistera, la normalisation des relations entre le Bénin et le Niger restera compromise, au détriment d’une intégration régionale pourtant essentielle au développement et à la stabilité des deux pays.

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Régulation des Wi-Fi Zone au Bénin : Le Collectif des Promoteurs sensibilise pour le  respect des nouvelles décisions

Le Collectif National des Promoteurs de Wi-Fi Zone du Bénin coordonné par Gladius Kenneth ASSOUDE a réagi à la décision de régulation du secteur prise récemment par le gouvernement. A travers un Communiqué rendu public, les promoteurs s’inscrivent dans une dynamique responsable et salutaire pour l’environnement numérique national. En appelant les opérateurs à se conformer aux prescriptions de l’ARCEP, le Collectif démontre une volonté claire de promouvoir un secteur structuré, respectueux des textes en vigueur et aligné sur les ambitions de régulation du numérique au Bénin. Au-delà de l’exigence de conformité, cette sortie met surtout en avant une approche intelligente et fédératrice. En invitant tous les opérateurs Wi-Fi Zone, sans distinction, à se rassembler autour d’un cadre commun, le Collectif reconnaît les réalités du terrain et les défis liés à l’accès à Internet de proximité. La mutualisation des expériences, l’accompagnement des pairs et le partage de compétences apparaissent ici comme des leviers essentiels pour renforcer le secteur. Cette démarche inclusive, pacifique et constructive est à saluer, car elle privilégie le dialogue et la collaboration plutôt que la confrontation. Elle traduit une maturité organisationnelle et une compréhension claire du rôle que jouent les Wi-Fi Zone dans l’inclusion numérique, notamment pour les populations qui n’ont pas toujours accès aux offres classiques des opérateurs mobiles. En somme, ce Communiqué marque une étape importante vers un Wi-Fi de proximité mieux encadré, plus durable et plus crédible au Bénin. En prônant l’unité, la responsabilité et le respect des règles, le Collectif National des Promoteurs de Wi-Fi Zone pose les bases d’un avenir numérique plus structuré, au service du développement et de l’intérêt général. (Lire le Communiqué à cet effet).

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*Communiqué officiel – appel à la conformité et à la collaboration des opérateurs Wi-fi zone au Bénin*

Chers collègues opérateurs Wi-Fi Zone,
Suite au communiqué de l’ARCEP en date du 13 janvier 2026, relatif au respect de la réglementation en vigueur, notamment en ce qui concerne l’enregistrement et la déclaration des activités de fourniture d’accès à Internet, le Collectif National des Promoteurs de Wifi zone du Bénin invite l’ensemble des opérateurs Wi-Fi Zone à se conformer aux recommandations de l’autorité de régulation, conformément aux textes en vigueur au Bénin. Dans ce contexte, et conscients des réalités du terrain ainsi que des défis liés à l’accès à Internet de proximité, nous invitons ensuite tous les opérateurs Wi-Fi Zone, sans distinction de groupes, de localités ou d’initiatives, à nous rejoindre afin que, collectivement, nous puissions :

– mutualiser nos expériences et compétences,

– mieux informer et accompagner nos pairs,


– et unir nos efforts pour une meilleure inclusion numérique au Bénin. Notre démarche se veut inclusive, pacifique et constructive. Elle vise à favoriser un cadre de dialogue, de collaboration et de responsabilité, dans l’intérêt des populations et du développement du numérique.


Nous restons ouverts à toute collaboration, contribution ou initiative allant dans le sens de l’intérêt général et du respect des règles établies.
Ensemble, dans le respect et l’humilité, nous pouvons bâtir un avenir plus structuré et durable pour le Wi-Fi de proximité au Bénin.
Avançons ensemble.
Ceci est un communiqué du Collectif National des Promoteurs de Wi-Fi Zone.
Nous joindre:  Tel: 01 62 64 06 06
Email:  apwbenin@gmail.com
Facebook : Apw-Bénin

Résultats des communales de Janvier 2026: Le BR en mode « razzia électorale » dans le Couffo

Les élections communales de Janvier 2026 ont confirmé la bonne dynamique nationale du Bloc Républicain (BR), qui s’est illustré par des performances notables dans plusieurs départements du pays. Fort d’une organisation structurée, d’un discours politique cohérent et d’une présence soutenue sur le terrain, le parti de la mouvance présidentielle dirigé par Abdoulaye Bio Tchané a su consolider son positionnement au plan national, traduisant ainsi la confiance renouvelée d’une frange importante de l’électorat. Cette dynamique s’est exprimée avec une intensité particulière dans le département du Couffo, où le BR a réalisé une véritable razzia électorale. Sur les six communes que compte le département, le parti en a remporté cinq, affirmant ainsi une domination sans équivoque. Ce succès repose sur un travail de proximité rigoureux, une implantation locale efficace et la capacité du BR à aligner des candidats crédibles, en phase avec les aspirations des populations à la base. Une telle performance mérite d’être saluée à sa juste valeur. Elle consacre l’engagement des responsables politiques locaux, la mobilisation des militants et la pertinence de la stratégie déployée sur le long terme. Désormais, cette large victoire confère au Bloc Républicain une responsabilité majeure : celle de traduire ce plébiscite électoral en actions concrètes pour le développement des communes du Couffo et l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

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Moussiliou F. Djaboutouboutou : Un leadership au service de la dynamique Wadagni

Dans un contexte politique où la jeunesse béninoise aspire de plus en plus à jouer un rôle central dans la construction de l’avenir national, Moussiliou F. Djaboutouboutou s’impose comme l’une des figures montantes d’un engagement politique responsable, structuré et tourné vers l’impact social. Diplomate et communicateur de formation, il incarne une nouvelle génération de leaders qui allient compétence, vision stratégique et proximité avec les réalités des communautés. Président du mouvement Nouvel Élan, Moussiliou F. Djaboutouboutou a fait le choix d’un engagement politique autrement, privilégiant l’action sociale, la sensibilisation citoyenne et l’accompagnement des populations à la base. Son soutien à Romuald Wadagni s’inscrit dans cette logique; une adhésion réfléchie à une vision de gouvernance axée sur l’efficacité, la continuité des réformes utiles et l’amélioration concrète des conditions de vie des Béninois. Pour lui, l’action politique ne saurait se limiter aux discours ; elle doit produire des résultats mesurables au bénéfice des communautés. Convaincu que Romuald Wadagni représente un leadership jeune, compétent et porteur d’avenir, Moussiliou Djaboutouboutou souligne que ce dernier a su capitaliser sur son long compagnonnage avec le Président Patrice Talon. Resté de nombreuses années au cœur de l’appareil de gouvernance, Romuald Wadagni connaît selon lui les réformes qui ont porté leurs fruits, y compris les forces mais aussi les limites. Cette expérience lui confère la lucidité nécessaire pour préserver les acquis essentiels de la gouvernance actuelle, tout en y apportant les ajustements indispensables pour soulager davantage la population et répondre aux nouvelles attentes sociales. C’est précisément cette capacité à conjuguer continuité et innovation qui motive l’engagement de Moussiliou F. Djaboutouboutou et des jeunes de son mouvement aux côtés de la dynamique Wadagni. Ils partagent la même vision d’un Bénin révélé, plus inclusif, plus solidaire et résolument tourné vers le développement humain. À travers Nouvel Élan, Moussiliou mobilise une jeunesse consciente, déterminée à accompagner un projet politique crédible, fondé sur le travail, la compétence et le sens de l’intérêt général. Il ainsi réaffirme sa et conviction que l’avenir du Bénin passe par une synergie entre expérience et jeunesse, entre vision stratégique et action de terrain.

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Lettre ouverte à Paul Hounkpè: Daniel Edah appelle à l’unité de l’opposition

Dans une lettre ouverte adressée à Paul Hounkpè, Secrétaire Exécutif National de la FCBE, Daniel Edah a livré une analyse politique au lendemain des élections générales. Prenant appui sur la récente déclaration de la FCBE dénonçant les réformes du système électoral, qu’il juge porteuses de division, d’exclusion et de déséquilibre institutionnel, l’ancien candidat à la présidentielle salue la lucidité du parti tout en l’invitant à aller jusqu’au bout de cette posture critique. Pour Daniel Edah, cette prise de position intervient à un moment charnière où la FCBE, désormais absente de l’Assemblée nationale et des conseils communaux, se trouve face à une responsabilité historique. Au cœur de son interpellation, Daniel Edah met en garde contre ce qu’il perçoit comme une possible stratégie de fragilisation de l’opposition. Il évoque notamment la question sensible du parrainage à l’élection présidentielle de 2026, qui pourrait, selon lui, servir de levier pour diviser davantage les forces politiques non alignées. Dans un contexte marqué par la concentration du pouvoir et l’affaiblissement du dialogue politique, il rappelle que la paix durable ne peut être assurée que par le respect effectif des principes démocratiques, notamment l’inclusion, la transparence et l’équité dans l’organisation des élections. Sans verser dans l’accusation frontale, Daniel Edah appelle Paul Hounkpè à préserver son image et son engagement en faveur de la paix sociale. Il insiste sur la nécessité de ne pas laisser son nom être associé à une quelconque entreprise de confiscation de la souveraineté populaire. Il va d’ailleurs souligner que le peuple demeure, en dernier recours, la meilleure protection face aux pressions, aux calculs politiques ou aux éventuelles formes de chantage. Enfin Daniel Edah plaide pour un sursaut collectif. Il exhorte la FCBE et l’ensemble des acteurs politiques à œuvrer pour un rassemblement sincère des forces nationales afin de refonder la démocratie béninoise, préserver les acquis et engager le pays sur la voie d’une économie productive et créatrice d’emplois, notamment pour la jeunesse. Plus qu’une simple interpellation personnelle, la sortie de Daniel Edah apparaît ainsi comme un appel pressant à l’unité de l’opposition et à la responsabilité historique, pour éviter au Bénin une dérive institutionnelle et une logique de rupture sociale irréversible.

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Grandes tendances des communales : Les accords pour les sièges n’ont profité qu’aux deux grands blocs de la mouvance

Au lendemain de la proclamation définitive des résultats des élections législatives et des grandes tendances des élections communales, un constat majeur s’impose. En effet, les accords politiques conclus pour la répartition des sièges et la gouvernance locale ont essentiellement bénéficié aux deux grands blocs de la mouvance présidentielle. Ces formations, fortes de leur implantation nationale et de leur capacité de mobilisation électorale, ont consolidé leur position dominante aussi bien à l’Assemblée nationale que dans les conseils communaux. Cette situation illustre une nouvelle fois la logique de concentration du pouvoir autour des grandes formations structurées, capables de peser efficacement dans les négociations et l’animation politique. À l’inverse, les partis politiques disposant d’un ancrage plus fragile ou limité à certaines zones du pays n’ont pas pu tirer profit de ces accords de gouvernance. En effet, n’ayant pas atteint le seuil des 10 % au plan national, ces formations se sont retrouvées de facto exclues des mécanismes de répartition des sièges et des équilibres politiques issus des négociations post-électorales. Cette réalité met en lumière les difficultés persistantes pour les partis émergents ou de moindre envergure à s’imposer durablement sur l’échiquier politique national. Ainsi, ces résultats confirment que la dynamique politique actuelle favorise clairement les grands blocs disposant d’une forte assise électorale nationale. Si cette configuration peut être perçue par certains comme un facteur de stabilité institutionnelle, elle pose également la question de la représentativité et de l’inclusion des forces politiques minoritaires dans la gouvernance. À terme, le défi pour ces partis sera de renforcer leur implantation, leur visibilité et leur crédibilité afin de franchir le seuil des 10 % et de prétendre, à l’avenir, à une place plus significative dans les accords politiques et les instances de décision.

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Commission Nationale Linguistique Yom – Section Cotonou : Karim GOUNDI prend les rênes dans la continuité et le renouveau

La communauté Yom de Cotonou a vécu, ce dimanche 26, un moment majeur de son histoire associative et culturelle. Dans un climat empreint de sérénité, de responsabilité et de cohésion, s’est tenue l’élection du président de la Commission Nationale Linguistique Yom, section Cotonou, consacrant une nouvelle étape dans la vie de cette institution. À l’issue du scrutin, Monsieur Karim GOUNDI a été porté à la tête de la Commission, prenant la relève de l’Honorable IMOROU Tairou, président sortant. Ce passage de témoin, salué par l’ensemble des participants, illustre la maturité organisationnelle de la communauté Yom et son attachement aux valeurs démocratiques. Ce rendez-vous électoral a également été l’occasion de saluer le parcours et l’engagement de l’Honorable IMOROU Tairou, dont le mandat a été marqué par un leadership fédérateur et une action constante en faveur de la valorisation, de la préservation et de la transmission de la langue Yom à Cotonou. Son œuvre a contribué à consolider l’unité de la communauté et à jeter les bases d’une politique linguistique durable au profit des générations futures. En accédant à la présidence, Karim GOUNDI hérite d’une responsabilité majeure et d’une confiance renouvelée. Il lui revient désormais de poursuivre les acquis, tout en impulsant une dynamique nouvelle, fondée sur l’ouverture, l’innovation et l’engagement collectif, afin de renforcer davantage le rayonnement de la langue Yom dans l’espace urbain de Cotonou. Cette élection ouvre ainsi un nouveau chapitre pour la Commission Nationale Linguistique Yom, section Cotonou, portée par une ambition partagée dont la vision est de faire de la langue Yom un vecteur vivant d’identité, de transmission culturelle et de cohésion communautaire.

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Décès du journaliste Judicaël Gbaguidi pour cause de dialyse : Le mérite d’avoir mené un combat, pour le moment sans issue

Le journaliste béninois Judicaël Gbaguidi est décédé ce Mardi 27 Janvier 2026, des suites d’une insuffisance rénale qui l’obligeait à recourir régulièrement à la dialyse. Ces dernières années, il avait mené un combat long, éprouvant et visible contre la maladie, marqué par de nombreux appels à l’aide pour faire face au coût extrêmement élevé de son traitement. Un combat mené sans détour, parfois perçu comme insistant, mais toujours dicté par une seule urgence, celle de continuer à vivre. Contraint de ravaler sa fierté et d’exposer sa souffrance, Judicaël Gbaguidi avait fait le choix difficile de placer la survie au-dessus de toute considération personnelle. Grâce à quelques soutiens, il a pu tenir plus longtemps, exprimant constamment sa reconnaissance envers ceux qui l’ont aidé. Son combat, suivi par beaucoup, semblait malheureusement sans issue. Il s’achève aujourd’hui, laissant le souvenir d’un homme qui s’est battu jusqu’au bout et dont la dignité, loin de disparaître, s’est révélée dans l’épreuve. Toute la presse béninoise est aujourd’hui en deuil. La disparition de Judicaël Gbaguidi laisse un vide profond au sein de la corporation, qui s’incline devant la détermination et le courage dont il a fait preuve face à la maladie. Jusqu’au bout, il aura mené son combat avec une force remarquable, faisant de sa lutte un témoignage poignant de résilience. À travers cet hommage, ses confrères et consœurs saluent non seulement le journaliste, mais aussi l’homme, dont la ténacité et la dignité resteront gravées dans la mémoire collective.

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Guy Mitokpè après les législatives infructueuses pour LD: « Nous sommes à un carrefour où il faut décider, je déciderai »

Au lendemain des élections législatives de Janvier 2026, la parole de Guy Dossou Mitokpè, Secrétaire National à la Communication du parti Les Démocrates, était attendue. Elle est finalement intervenue ce Mardi 27 Janvier à travers une déclaration rendue publique depuis Abidjan, dans un ton à la fois reconnaissant et profondément humain. Dans cette sortie, l’homme politique dresse un premier bilan du scrutin, remercie les militantes et militants de son parti pour leur mobilisation et leur fidélité, mais surtout, il lève le voile sur une épreuve personnelle majeure qui a marqué cette période post-électorale. « Nous sommes arrivés à un carrefour », affirme-t-il, laissant entendre que l’heure est à la réflexion et aux choix décisifs. Guy Mitokpè tient cependant à préciser que la situation difficile qu’il traverse n’est pas liée, contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, à l’issue des élections législatives. « Elle n’est pas liée à ce que nous avons traversé au cours des dernières élections », insiste-t-il. La douleur est ailleurs, plus intime, plus profonde. L’ancien candidat malheureux aux législatives révèle en effet avoir perdu sa belle-sœur, affectueusement appelée Dada Fely, un deuil qui, selon ses mots, a chamboulé son micro-onde. Ce décès est survenu au moment même où les résultats des élections étaient proclamés, donnant à cette période une charge émotionnelle particulièrement lourde. « Elle est partie et nous ne la reverrons plus, sauf avec le Seigneur à la fin de toute chose », confie-t-il avec gravité. Dans sa déclaration, Guy Mitokpè adresse un hommage appuyé à la disparue et formule une prière pour sa famille, demandant au Seigneur d’accorder force et courage à son épouse, aux parents, aux enfants et à tous ceux qui ont aimé Dada Fely, afin de continuer à avancer malgré la douleur. C’est donc dans ce contexte mêlant deuil personnel et réflexion politique que Guy Dossou Mitokpè conclut sa prise de parole par une phrase lourde de sens. « Nous sommes arrivés à un carrefour et, à un carrefour, on décide. Je déciderai. », dira-t-il. Une déclaration qui marque à la fois un temps de recueillement, de reconnaissance envers le peuple et les militants, et l’annonce d’une étape décisive dans son engagement politique à venir.

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Présidentielle d’Avril prochain : Paul Hounkpè pourrait bouleverser la carte

À l’approche de l’élection présidentielle d’Avril prochain, les grilles de lecture semblent déjà figées pour certains observateurs, prompts à installer le duo porté par le pouvoir de la rupture en position de force et à reléguer les autres candidatures au rang de simples figurants. Pourtant, l’histoire politique au Bénin comme ailleurs, enseigne une constante, celle du peuple qui a souvent le dernier mot. Dans ce contexte, le duo de la FCBE porté par Paul Hounkpè, mérite une attention particulière. Ceux qui s’emploient à présenter la tête de pont du duo comme inférieur ou sans réelle chance prennent le risque de sous-estimer une dynamique politique qui peut, à bien des égards, surprendre. Et pour cause !  Il ne s’agit pas ici d’une élection secondaire ou de routine, mais d’un scrutin majeur, décisif pour l’orientation du pays. À ce niveau, aucune candidature ne peut être traitée avec légèreté, aucune carte ne peut être écartée avant le verdict des urnes. La présidentielle n’est pas une science exacte. Elle est faite de contextes, de ressentis populaires, mais aussi d’espérance collective. Et sur ce terrain, Paul Hounkpè avance avec un argument central : l’alternative. Une alternative politique, mais aussi une alternative de gouvernance, dans un pays où une partie significative de la population exprime le désir de tourner la page d’un cycle marqué par les sacrifices, un recul démocratique flagrant, le serrage des ceintures et une pression sociale persistante. En effet, beaucoup de Béninois s’interrogent sur la continuité annoncée avec persistance par le duo de la mouvance. Pour eux, l’élection d’Avril pourrait prolonger un système qu’ils jugent éprouvant, sans garantie d’inflexion réelle. C’est précisément dans cet espace de doute et d’attente que la candidature de la FCBE peut trouver un écho puissant, en incarnant une rupture possible et une écoute renouvelée des aspirations populaires. Enfin, il serait illusoire d’oublier une réalité profondément ancrée dans les consciences qui enseigne que le pouvoir n’est jamais uniquement le produit des stratégies humaines. Il est aussi, pour beaucoup, de l’ordre du divin. Rien n’est donc acquis à l’avance, aucune victoire n’est écrite avant le jour du vote. En politique, surtout lors d’une présidentielle, la surprise n’est jamais loin. Et à quelques mois de l’échéance, une certitude s’impose ; Paul Hounkpè ne doit pas être sous-estimé. Dans une élection où tout peut basculer, il pourrait bien être l’une des grandes inconnues capables de rebattre les cartes et de déjouer les pronostics les plus assurés.

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