Absence du Bénin à l’inauguration de la raffinerie de Dangoté: Un alibi pour se débarrasser de Aurelien Agbénonci ?

Même si aucun acte officiel ne confirme encore le fait,  le ministre des affaires étrangères ne serait plus à son poste. L’information nourrit les commentaires et à la quête des motifs, certains parlent d’insuffisance de résultats qui aurait entrainé le retrait de confiance à Aurelien Agbénonci. D’autres se faisant plus précis, agitent l’absence du Président Béninois  à l’inauguration de la grande raffinerie  construite par le groupe Dangoté. A cette cérémonie, fait-on savoir, Patrice Talon à l’instar d’autres Chefs d’Etat, aurait été convié et  l’invitation envoyée par le Nigeria aurait été transmise par voie diplomatique et déposée au ministre des affaires étrangères, conformément aux usages. Mais le ministre en question n’aurait pas agi diligemment  et cela a été constaté par  l’absence du Bénin à ce rendez-vous  auquel ont répondu présents les Présidents Mohamed Bazoum (Niger), Macky Sall (Sénégal), Nana Akufo-Addo (Ghana) et Faure Gnassingbé (Togo). Ne digérant pas le fait c’est-à-dire sa non -présence à cette rencontre qui pourrait être une aubaine pour l’économie béninoise,  le Chef de l’Etat aurait fait partir de son poste Aurelien Agbénonci. Et c’est l’argument brandi en attendant les voix officielles, pour justifie le départ du gouvernement du ministre des affaires étrangères. Un raisonnement  pris à contre-pied  par beaucoup qui estiment que ce qui est ainsi reproché au ministre limogé, pourrait relever du ressort de son désormais ancien collègue des finances ayant à charge la coopération africaine.  Si ce motif arrivait  à être confirmé, on estime que c’est un alibi pour se débarrasser de Aurelien Agbénonci  amputé  du volet  coopération  depuis quelques semaines. Le concerné qui aurait contacté le ministre des finances sur la question, ne saurait payer seul pour cette sorte d’incident diplomatique  et très embêtés, certains appellent le Chef de l’Etat à revoir sa décision pour préciser clairement le champ de compétences de chacun de ces deux collaborateurs.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023

Projet de limitation des naissances : Le gouvernement dans des stratégies pour faire adopter sa position

À travers les assises nationales sur la croissance démographique et le développement du Bénin,  le gouvernement envisage la limitation des naissances.  Si le projet était voilé et la terminologie « procréation responsable » utilisée pour justifier la rencontre du mois de Septembre prochain, tout semble être désormais clair sur l’intention de l’exécutif. L’évocation ce week-end au détour d’une émission télévisée par le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji du nombre de naissances par an sans faire allusion au taux de mortalité éclaire bien sur l’idée des acteurs au pouvoir d’imposer à la hauteur des ressources disponibles, un certain nombre d’enfants aux ménages. « Au Bénin pour 12 millions  d’habitants, nous faisons au-delà de 600 mille enfants par an. Les pays qui ont su maitriser  leur dynamique de croissance démographique  et qui ont imposé la limitation des naissances ont dû à un moment donné prendre conscience », fait-il savoir pour appeler à trouver un point d’équilibre entre la croissance démographique et les ressources disponibles. Pour le SGA du gouvernement, il y a lieu de faire le débat afin qu’après par le fait de la sensibilisation,  chacun s’engage à faire le nombre d’enfants qu’il peut entretenir. Des propos contredits par beaucoup qui estiment qu’il ne s’agit que de stratégies  pour faire endormir pour faire admettre après des conclusions allant dans le sens de  l’imposition de la limitation des naissances.

*Dynamisme  Info : Edition du 30 Mai 2023*

Remise en cause du mode de désignation des membres de la Cour : Le parti « Les Démocrates » rappelle à Vlavonou que le Parlement n’est plus monocolore

Le parti Les Démocrates ne partage pas du tout sinon s’offusque contre la procédure de désignation par le Bureau de l’Assemblée nationale de nouveaux  membres de la Cour constitutionnelle.  Selon les responsables dudit regroupement politique qui ont animé un point de presse ce  vendredi 26 Mai 2023, cet acte viole l’article 115 de la Constitution et exclut les voix discordantes,  remettant en cause les pratiques républicaines.  Face aux professionnels des médias, ils laissent entendre  que la procédure de désignation prévue par la Constitution du Bénin en la matière, n’a pas été respectée par Louis Vlavonou et ses éléments qui se sont arrogés de tout. « Cette méthode de désignation, de cuisine interne qui a eu cours durant la 8ème législature parce que monocolore, viole l’article 115  de la loi 2019-40 », font-ils  savoir avant de fustiger cette énième violation des textes fondamentaux et des pratiques républicaines dans le but disent-ils,  pour le pouvoir d’exclure toutes les voix discordantes afin de caporaliser les institutions de la République.  En conséquence, ils demandent au Bureau de l’Assemblée nationale de reprendre dans les formes et les normes exigées par le droit positif béninois, la désignation des personnalités devant siéger au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle en tenant compte de la minorité parlementaire. La 9ème législature étant constituée de deux obédiences politiques  à savoir la mouvance et l’opposition, ils appellent à prendre cela en compte pour faire les choses dans les règles de l’art.  

*Dynamisme  Info : Edition du 30 Mai 2023

Sit-in pour contester la désignation des nouveaux membres de la Cour : Avec Talon, il faut y aller prudemment

Entres autres actions pour contester la désignation par le Bureau de l’Assemblée nationale de nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, le parti Les Démocrates projette un sit-in. N’ayant pas été associés à la procédure de nomination dans cette prestigieuse institution,  les membres de cette formation  politique  en dehors de la lettre adressée au Président Louis Vlavonou et des recours au Bureau sortant de la Cour constitutionnelle, envisagent manifester pour la reprise du  processus. Une option délicate au regard des réalités sous le régime en place où les actions de protestation ne sont pas admises. Déjà, beaucoup conseillent au parti Les Démocrates s’il a à l’idée de faire descendre ses militants dans la rue, de remplir les formalités nécessaires pour esquiver les surprises désagréables.  On craint des interpellations dans leur rang avec la possibilité pour les autorités  de réprimer la manifestation. Mais il est à souhaiter que tout se passe bien pour la prise en compte des doléances du parti Les Démocrates.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023

Démantèlement d’un réseau de cybercriminels opérant depuis la prison: La preuve que la lutte contre l’arnaque mérite d’être encore mûrie

La prison constitue-t-elle la solution efficace contre la cybercriminalité ? Si ce qui  semble être de règle au Bénin présente l’avantage d’être dissuasif, cela ne fait pas paniquer pour autant des cybercriminels.  Toujours en activités  et depuis leur lieu de détention, ils dépouillent leurs victimes avec la complicité de personnes insoupçonnées. Leur mode opératoire comme c’est le cas pour un réseau démantelé par l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc), la Brigade économique et financière (Bref) et la Criet, consiste à dévaliser de loin des promoteurs d’établissements de transfert mobile d’argent. Les membres dudit réseau se présentent aux victimes comme des responsables de zone d’un opérateur GSM de la place. Après la prise de contact, ils communiquent un code aux promoteurs ; un code censé servir à l’actualisation de données, mais en réalité qui fait vider des comptes car une fois le code inséré et l’opération lancée, les promoteurs constatent après la disparition de leurs sous. Saisies déjà  des plaintes de près de 70 victimes ; des personnes dévalisées à distance par ces voyous en détention ou purgeant leurs peines dans les prisons, les autorités jouent leur partition pour  traquer d’autres membres et complices. Et la question se pose de savoir si les sanctions infligées par la justice aux cybercriminels à savoir des années d’emprisonnement  ne suffisent-elle pas pour faire prendre conscience à ces derniers  qui ne baissent pas les bras. Opinant sur le phénomène,  des observateurs avertis appellent à murir  la lutte contre l’arnaque pour prévoir d’autres sanctions en dehors de la prison  afin de faire occuper depuis leur lieu de détention ces jeunes  qui ne pensent qu’à vivre sur le dos de leurs semblables. On propose par exemple de coller à ces escrocs des travaux forcés par leur exploitation dans les champs ou sur les grands chantiers. On demande d’aller en sorte à faire regretter aux cybercriminels  endurcis leurs actes pour ne plus songer à s’y adonner une fois libérés de prison.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023

Limogeage au compte-goutte des ministres: Et si on allait carrément à un remaniement pour régler d’un coup les problèmes?

Le Chef de l’Etat fait l’option de renouveler à sa manière son équipe. Contredit par les réalités au lendemain de sa promesse de ne pas procéder à un remaniement, il limoge au compte-goutte  ses ministres. Après le léger réaménagement intervenu le mois dernier ayant consacré trois départs et  deux entrées, il retire sa confiance à Aurelien Agbénonci désormais ancien ministre des affaires étrangères. L’intéressé selon des informations non encore officielles sera remplacé par  Paulette Marceline Adjovi épouse Yèkpè, Ambassadrice du Bénin au Nigeria. Une information balancée sur les réseaux sociaux a suffi pour se convaincre de l’éviction de l’exécutif de Aurelien Agbénonci. Et à défaut d’aller à un remaniement en profondeur de son équipe, Patrice Talon  se sépare de ses collaborateurs  qui ne comblent pas les attentes  pour le Bénin Révélé. Une façon de faire  forcément pas partagée au sein de l’opinion  où l’on ne se montre pas en phase avec cette option du Numéro 1 des Béninois  de mettre fin aux fonctions de ses ministres. Plutôt que d’habituer le peuple à des limogeages, on suggère au Président de la République d’effectuer un remaniement en profondeur  pour régler d’un coup les problèmes. On assure qu’en s’y prenant ainsi, il s’entourera d’hommes et de femmes à même  de l’aider à gouverner le pays jusqu’à la fin de son mandat. 

*Dynamisme  Info : Edition du 25 Mai 2023*

Inondations et toitures trouées à l’EPP Lobozounkpa :Le CRDL de Justin Togbé invite les bonnes volontés à agir

Les précipitations qui s’abattent ces derniers jours dans l’arrondissement de Godomey créent d’énormes désagréments au sein de la population. En effet, dans l’Ecole Primaire Publique de Lobozounkpa, les occupants de cet espace éducatif vivent jour après jour la croix et la bannière. En plus de l’inondation que les enseignants et les écoliers côtoient au quotidien et face à laquelle ils se battent pour trouver de solutions, c’est l’état de délabrement très poussé des toitures des salles de classes notamment des bâtiments du Groupe A et une salle de classe du Groupe D qui s’y ajoute.   Ainsi, mouillée de l’intérieur comme de l’extérieur, les enfants n’ont plus de places véritables  pour s’abriter pendant les moments de pluies. Plus loin, le triste constat est que l’Ecole n’a pas de clôture fermée sur les quatre cotés, les fenêtres des bâtiments du Groupe A dans un état hors norme amenant les enfants à les escalader en désordre, les livrant à une sorte d’insécurité.  D’après le Président du Cadre de Réflexion pour le Développement  de Lobozounkpa, Justin Togbé, qui a fait le constat sur le terrain, ces défauts existaient il y a bien longtemps et les multiples appels à l’aide pour l’appui à la rénovation de cette école n’ont pas porté leurs fruits car l’école demeure dans  son état. Prenant conscience encore une fois de la situation, Justin Togbé invite  les personnes de bonne volonté à agir pendant qu’il est temps pour soustraire les enfants et les enseignants de cette école de cette difficulté et insécurité permanentes. Confiant que cette fois ci sera décisif, il espère voir les jours à venir des impacts positifs sur le terrain. 

*Dynamisme  Info : Edition du 25 Mai 2023*

Arrestation de Gabriel Laurex Ajavon au Togo : Un signal en direction des exilés ayant souvent pour destination ce pays

Gabriel Laurex Ajavon, frère de Sébastien Ajavon a été interpellé au Togo et placé en détention préventive dans un dossier d’achat de coton graines. Sur requête du Bénin,  l’ancien  candidat à la présidentielle a été arrêté pour répondre des accusations mises à sa charge. Un signal en direction des personnes recherchées par la justice béninoise et  fréquentant le Togo. Désormais, elles savent qu’elles ne sont pas en sécurité  avec la possibilité à tout moment de mettre la main sur eux pour leur comparution devant la justice. En tout cas, sur la base de la collaboration entre Etats,  beaucoup estiment que tout est possible et appellent à la grande prudence les contradicteurs du régime de Patrice Talon mis en cause dans tel ou tel dossier  et ayant souvent pour destination le Togo. Ceux-ci doivent redoubler de vigilance pour ne pas dormir surtout sur leurs lauriers faisant confiance à tel ou à tel. Ils doivent garder à l’esprit qu’ils peuvent être capturés et remis à la justice pour des procédures conséquentes. Agissant suivant des instructions, les autorités togolaises peuvent décider de leur interpellation.  Ils devront être donc toujours sur le qui-vive pour ne pas penser qu’ils sont à l’abri des poursuites par leur refuge au Togo.

*Dynamisme  Info : Edition du 25 Mai 2023*

Récurrents cas d’accidents sur le tronçon Godomey-Pahou: Le CQ Benjamin Hounhalidé propose la présence de policiers à chaque carrefour

Les accidents souvent mortels de la circulation se multiplient sur le tronçon Godomey-Pahou.  Assistant aux scènes qui endeuillent presqu’au quotidien des familles, le Chef quartier de Cocotomey-centre lance un appel pour une prise de conscience générale en vue de faire stopper la série des décès en cascade. L’élu local se désole d’abord de la pagaille érigée en règle sur cet axe où des usagers s’autorisent tout et  mettent en danger des vies. Il attire les attentions sur des cas répétitifs de violation du code de la route occasionnant  des dégâts. Selon les dires de Benjamin Hounhalidé,  si le port de casque par exemple est obligatoire en ce sens qu’il protège le motocycliste, il n’est pas rare de rencontrer sur cette voie, des jeunes qui ne mettent leur caque qu’à  la vue des policiers. Il fustige cet état de choses qui met à mal les efforts consentis çà et là de même que l’imprudence dit-il,  des conducteurs de minibus, bus et gros porteurs dans des excès de vitesse pour tout gâter sur leur passage. « Ce qui se passe sur le tronçon Godomey-Pahou laisse à désirer. Je me demande pourquoi les gens sont si pressés et comment ils font les visites techniques de leurs véhicules.  Servant toujours comme motif qu’ils n’ont pas de frein ou que le frein a lâché, ils tuent leurs semblables n’importe comment sur la voie », se désole-t-il pour demander  par la suite aux forces de l’ordre de prendre leurs responsabilités face à l’incivisme  qui prend d’ampleur sur ce tronçon. 
«En tant qu’autorité,  je demanderais aux policiers de revoir un peu leurs copies parce que l’incivisme prend le dessus sur cette voie. Personne ne veut céder le passage et finalement personne ne bouge. Le samedi passé  seulement, entre  PK14  et Cococodji, il y a eu trois cas d’accidents mortels. Et les tokpa-tokpa restent en tête en termes de dégâts causés ».
Pour Benjamin Hounhalidé, la présence des policiers à chaque carrefour comme c’est le cas à Cotonou, contribuera à réduire  les cas d’accidents sur le tronçon Godomey-Pahou.
« Il faut la présence des policiers sur cette voie comme à Cotonou. Il faut qu’ils soient présents pratiquement à tous les carrefours.  Leur simple présence dissuade. Si les gens savent qu’arrivés à tels endroits, il y a des policiers, ils seront  obligés d’aller doucement  surtout les motocyclistes qui dépassent le kilométrage à l’heure indiqué », suggère-t-il invitant la hiérarchie policière à déployer des éléments sur ce tronçon. 
« On n’arrête  plus.  Tout le monde fait ce qu’il veut. A Aglouza-carrefour, il n’y a pas de feux tricolores, ni  de policiers et la pagaille est totale. Il faut que cela change », conclut-il.   

*Dynamisme  Info : Edition du 25 Mai 2023*

Refus d’extrader Gabriel Laurex Ajavon vers le Bénin : Le Togo dans des leçons de respect des droits de l’homme

L’homme d’affaires Gabriel Laurex Ajavon a été interpellé au Togo puis mis sous mandat de dépôt à la prison civile de Lomé.  Poursuivi pour « escroquerie » dans un dossier d’achat de coton graines, son arrestation fait suite à la plainte d’un homme d’affaires burkinabè qui lui réclame 5250 tonnes de coton graines commandées et non livrées ; commande pour laquelle il aurait perçu de l’argent. Et présenté au Procureur ce mardi 23 mai, il est placé en détention provisoire en attendant l’examen du dossier.  Entre temps, ses avocats ont réussi après un long débat à obtenir la décision de ne pas le remettre à la police béninoise qui souhaite son extradition. Également de nationalité togolaise, l’homme d’affaires Gabriel Laurex Ajavon bénéficie de cette sorte de privilège pour être gardé au Togo. Une posture objet d’interprétations dans tous les sens pour approuver dans l’ensemble la position du Togo de ne pas livrer au Bénin  l’un de ses fils. Commentant le fait, certains vont jusqu’à dire que par son refus, le Togo donne des leçons de respect des droits de l’homme au Bénin qui pourrait faire flanquer une dizaine voire une vingtaine d’années au prévenu rien que par sa comparution devant la Criet.

*Dynamisme  Info : Edition du 25 Mai 2023*