Vente aux enchères tous azimuts de biens de condamnés : Une sorte d’intransigeance tout de même à recadrer

Des personnes interpellées pour des faits d’escroquerie, de complicité d’escroquerie, de trafic de stupéfiants et d’autres délits et condamnées à des peines d’emprisonnement assistent de plus en plus à la mise en vente aux enchères de leurs biens. En premier, l’homme d’affaires Sébastien Ajavon est concerné par cette opération amorcée par la justice pour dédommager l’Etat béninois pour de présumés préjudices subis. En effet, contraint à l’exil depuis sa condamnation à vingt d’emprisonnement ferme doublés d’amende, cet opérateur économique  béninois dont le nom est cité dans d’autres affaires, apprend la vente prochaine de plusieurs de ses biens notamment des immeubles saisis par la justice. C’est ce qui sous-tend la liquidation annoncée au plus offrant de 15 autres de ses immeubles aux mains de la justice  à Abomey-Calavi. A cette situation de l’ancien Président du patronat, s’ajoute celle de l’homme d’affaires Kikissagbé Godonou Bernard (KGB) dont la mise en vente aux enchères des biens vient  d’être ordonnée par la justice. Faut-il le rappeler,  l’intéressé arrêté, extradé au Bénin et placé en détention en 2018 avait été condamné en Février 2020 à 5 ans d’emprisonnement à et 5, 5 milliards de francs CFA d’amende pour les intérêts civils au motif d’escroquerie en bande organisée. Saisi par la justice, son patrimoine est sur le point d’être cédé. Et ce sera le moyen pour la justice de mettre à disposition des ressources financières qui auraient échappé à l’Etat béninois.  Seulement, au cœur de critiques, la formule choisie s’apparente bien entendu pour certains cas, à une arme contre des contradicteurs, d’ex alliés  aujourd’hui dans  une autre posture politique. Et c’est cette forme d’acharnement qui gène au point de ne donner aucune crédibilité à l’engagement affiché. Sans aucune intention d’aller à le dédouaner, pour des dossiers en rapport avec Sébastien Ajavon par exemple, beaucoup y lisent des intentions de nuire  pour présenter l’ex candidat à la présidentielle comme un malfaiteur ayant contribué à la destruction de l’économie de son pays.  Ce qui amène des observateurs de la vie sociopolitique à avancer qu’il paraît difficile de ne pas évoquer des règlements de comptes politiques dans  la lutte qui se mène et qui semble être orientée contre des opposants. D’où des appels à faire recadrer la pratique en vogue pour ne pas continuer à liquider les biens de personnes condamnées qui crient à des jugements pas rendus dans les formes.  

*Dynamisme  Info : Edition du 06 Mars 2023*

3ème mandat pour Talon ventilé dans l’opinion : L’homme de principe au pouvoir ne cèdera pas aux chantages d’ignares

A trois ans de la fin du second mandat du Chef de l’Etat, des personnes qui n’ont d’yeux que pour leurs intérêts agitent dans l’opinion une autre expérience dès 2026 pour Patrice Talon qui pourra continuer à diriger le pays. Exhibant de prétendues prouesses en termes de réalisations,  il trouve cela suffisant pour susciter un autre mandat au mépris des dispositions pour l’actuel numéro 1 des Béninois. Une forme d’incitation à l’illégalité à laquelle ne devra pas céder le Chef de l’Etat sans doute pas dans la logique de se maintenir au pouvoir.  Et déjà, plus d’un demandent à l’homme de principe Patrice Talon  de rappeler à l’ordre ses soutiens qui occupent leur temps à ventiler l’éventualité d’un troisième mandat en son profit. L’heure n’est pas et ne devra pas être à la distraction et Patrice Talon qui tient au respect des textes, ne doit pas se laisser emballer par ces personnes en actions que pour leurs intérêts.  

*Dynamisme Info : Edition du 06 Mars 2023*

Mois dédié à la femme: Berthe Adjahoto partage son approche à travers une lettre à Talon

Au-delà des simples célébrations, la journée de la femme et généralement le mois de Mars devra être un moment de réflexion pour se pencher sur ce qui se fait et en même temps relever les insuffisances voire les imperfections et les corriger pour se rendre davantage utile. Paule Berthe Adjahoto, Présidente de lOng Ayedun, à travers un message au Chef de lEtat, fait létat des lieux pour féliciter Patrice Talon pour le sérieux et la rigueur dans la gouvernance et attire son attention sur un certain nombre dactes à la charge de certains de ses collaborateurs  ou de travailleurs de ladministration publique qui peinent à travers leur posture, à épouser la nouvelle cadence. Pour celle  qui ne marque pas forcément son accord à une journée spécialement dédiée à la femme et prône la complémentarité entre lhomme et la femme pour atteindre ensemble les résultats de développement, il y a lieu de sarrêter un moment et parler avec sincérité, en tant que femme , mère, éducatrice, béninoise et africaine pour loin de se satisfaire, explorer les failles des actions posées qui profondément attristent. Dans sa tribune au Chef de lEtat, la  Présidente de lOng Ayedun qui affiche son satisfecit par rapport à la lutte enclenchée contre la corruption, limpunité et dautres mauvaises pratiques, se désole du comportement en dépit du nettoyage de certains béninois qui  attendent  ou réclament quelque chose ou contournent les textes  pour se faire payer, ou prendre quelque chose chez le citoyen parce quils ont rendu un service pour lequel déjà ils sont payés à travers leurs salaires. Irritée contre cet état de choses, Paule Berthe Adjahoto, tout en remerciant le Président de la République et ses collaborateurs pour le travail chaque jour abattu, appelle à faire encore plus pour amener tous les Béninois même ceux à létranger à prendre part à laventure de développement. (Lire lintégralité de sa tribune).

*Dynamisme Info : Édition du 02 Mars 2023*

Visite au Bénin de Paul Kagamé : Le chemin était comme bien balisé

Le Président Rwandais est annoncé à Cotonou. Selon des informations, il sera reçu par son homologue Béninois en Avril dans le cadre d’une visite de travail.  Plusieurs sujets en rapport avec l’économie et la sécurité seront au cœur des échanges entre les deux Chefs d’État qui se pencheront sur la création d’une compagnie de transport aérien porté par le Bénin pour rivaliser avec Air Sénégal et Air Ivoire. Un déplacement pour renforcer davantage l’axe de  coopération entre les deux pays minutieusement préparé par le Bénin. En effet, en dehors des diligences en de pareilles  occasions, il est à remarquer la sorte d’acte posé par les autorités béninoises pour honorer le Rwanda avant l’annonce de la visite. Il s’agit de la nomination au poste de Directeur général de l’Agence nationale   d’indentification des personnes  d’un Rwandais du nom de Pascal NYAMULINDA pour coordonner les activités liées à l’état civil au Bénin.  Des privilèges en dehors de l’aspect compétences, accordés au Rwanda  qui voit ainsi l’un de ses fils propulsé à un important poste de responsabilités au Bénin.   Un élément visiblement déclencheur si elle était envisagée de la visite à Cotonou de Paul Kagamé. Il n’est pas à négliger le déplacement  sur le Rwanda de Patrice Talon qui s’était entretenu avec son homologue Paul Kagamé  toujours sur les questions de coopération. En cela, le tête-à-tête d’Avril prochain peut -être  interprété comme une réponse à un acte précédemment posé. Mais ce qui saute à l’œil  et qui reste le plus évoquée est la nomination au poste de DG Anip de Pascal NYAMULINDA ; une promotion qui vient matérialiser les bonnes intentions tout au moins en termes d’échanges de compétences, nourries entre les deux Chefs d’Etat. Souvent cité en exemple en matière de bonne gouvernance, le Président Rwandais, en dehors d’autres considérations, a été  un pu comme motivé à venir au Bénin pour constater ce qui se fait pour le développement  du pays  que dirige Patrice Talon.

*Dynamisme Info : Edition du 02 Mars 2023*

Régulation de la pollution sonore : La thérapie de Madougou qui étale les « incohérences » des mesures contre les lieux de cultes

« La déférence que nous devons donc TOUS à DIEU, Maître de notre souffle, nous interdit de loger à la même enseigne, dans une démarche de régulation sonore, les lieux de culte ou de prière et les débits de boissons et autres bars qui polluent dans presque tous les coins de rue du pays ». L’ancienne ministre  de la justice sous Boni Yayi fustige les mesures des autorités gouvernementales contre la pollution sonore impliquant les lieux de culte. Depuis sa cellule, Reckya Madougou trouve anormales les dispositions en question et prévient sur les dangers  des stigmatisations religieuses et ethniques. Selon son écrit, la question de religions et d’ethnies est toujours un sujet très sensible sur lequel il ne faut pas trop tirer pour éviter d’allumer les braises d’un incendie qu’on ne pourra pas contenir. « Les réformes visant à réguler un secteur aussi sensible que celui de la pratique des religions et cultes, dans un pays déjà engagé dans une lutte antiterroriste, doivent prendre en compte tous les paramètres socioculturels ainsi que sécuritaires », laisse-t-elle lire pour appeler à éviter à  tout prix d’entretenir un contexte délétère où des amalgames et autres récupérations préjudiciables à la paix sociale peuvent servir de terreau aux ennemis de la quiétude et autres fondamentalistes djihadistes qui ont juré de semer la désolation dans les familles en s’attaquant aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire. « Ayons à l’esprit que pour moins que cela, dans certains pays, des terroristes ont pris pour prétexte des décisions officielles – justifiées ou non – à l’encontre de communautés musulmanes, pour y lancer des assauts », fait-elle observer à travers sa tribune. (Lire l’intégralité de la réflexion).

*Dynamisme Info: Edition du 02 Mars 2023*

Election d’un nouveau Président au Nigéria: Une occasion pour le Bénin de réchauffer la collaboration avec le géant de l’Est

En dehors des messages de félicitations enregistrés en de pareilles occasions, l’avènement  d’un nouveau Président au Nigeria, devra  être mis à profit par le Bénin pour relancer voire renforcer ses relations avec le géant de l’Est. Refroidie depuis la fermeture des frontières par le Nigeria en 2019, la coopération entre les deux pays n’est pas celle souhaitée pour profiter comme cela se doit au développement du Bénin.  L’Etat dont avait la charge Muhammadu Buhari faut-il le rappeler, pour endiguer la contrebande de marchandises, notamment du riz, avait  en Août 2019, fermé ses frontières avec le Bénin, le Cameroun, le Tchad et le Niger.  Seules les personnes étaient autorisées à passer.  La circulation des biens était interdite ; ce qui n’avait pas contribué à stopper le trafic qui se poursuivait de façon illicite.  Une réunion des ministres des finances et du commerce du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria et du Togo a été ensuite convoquée soit en Février 2020 par la Cedeao mais  n’a pas permis de résoudre la situation.  Toute chose qui n’a pas manqué d’affecter le Bénin et son économie surtout à travers les effets sur les opérateurs économiques.  Déjà et sur un autre plan, en sa qualité de Président en exercice de la Cedeao à l’époque, le Président Muhammadu Buhari avait envoyé son ministre des affaires étrangères à Cotonou pour aider à résoudre la crise politique qui a vu le jour au moment où le pays s’apprête à aller aux élections législatives le 28 avril 2019.  Par la suite, le scrutin qui s’est déroulé sans l’opposition avec les désagréments que cela a engendrés n’ont pas été du goût du géant voisin de l’Est. Les relations sont restées telles qu’elles étaient, pas forcément pas au beau fixe. Et avec l’avènement d’un nouveau dirigeant à la tête du Nigeria, le Bénin peut tenter  de faire corriger le tir pour tirer comme cela se doit, profits du géant voisin de l’Est.  Le Président Patrice Talon qui sait faire preuve d’humilité, a les astuces et saura  s’y prendre pour rattraper  ou combler le vide qui se dessinait.

*Dynamisme Info : Edition du 02 Mars 2023*

Tribune depuis sa cellule : Madougou : une conviction qui ne faiblit pas

Depuis sa cellule, l’ancienne ministre de la justice Reckya Madougou opine sur l’actualité nationale pour orienter dans le sens de la restauration de la démocratie. Condamnée à vingt ans d’emprisonnement ferme pour de présumés faits en lien avec les présidentielles de 2021 et purgeant sa peine à la prison civile d’Akpro-Missérété, elle ne faiblit pas dans sa conviction de prôner la bonne gouvernance et de défendre les libertés et les droits humains  au profit de l’unité et de la cohésion nationales.  Ce qui fait l’actualité au niveau de l’ancienne membre du gouvernement de Boni Yayi est la réflexion portée sur la régulation par les autorités béninoises du bruit. Une règlementation qui n’a pas épargné les lieux de cultes interdits de recourir  à des appels sonores pour convier aux prières dans les mosquées et églises. Des mesures attaquées par Reckya Madougou qui estime que ce qui avait cours n’a jamais été la cause des véritables pollutions sonores au Bénin. Pour celle qui dit avoir subi déjà toutes les humiliations de la part des dirigeants en place, la « déférence que nous devons donc TOUS à ce DIEU, Maître de notre souffle, nous interdit de loger à la même enseigne, dans une démarche de régulation sonore, les lieux de culte ou de prière et les débits de boissons et autres bars qui polluent dans presque tous les coins de rue du pays ». Elle affirme que le décret 2022- 301 du 25 mai 2022 est une forme d’empiétement au libre exercice de la liberté de culte et de religion dont les religions musulmane et catholique sont les principales victimes. « Les appels sonores à la prière n’empêchent pourtant nullement l’exercice d’autres cultes religieux », fait-elle observer  à travers sa tribune par laquelle
elle avance que la démocratie béninoise est depuis 2016 sous assistance respiratoire eu égard aux multiples lois liberticides qui se sont succédées. Evoquant son propre cas, la pensionnaire de Missérété dit avoir tout subi de la part du pouvoir en place et qui ne reste qu’aux décideurs actuels de lui ôter la vie. « J’ai moi-même conscience qu’après avoir opiné à l’encontre de certains intérêts, vous me soumettrez encore à d’autres représailles dans les geôles comme à l’accoutumée. Mais comme je l’ai dit à ceux qui m’oppriment ici selon vos ordres, vous m’avez déjà tout fait subir, privée de tout. La seule chose qu’il vous reste à faire, c’est m’ôter la vie. Heureusement que pour ce faire, Seul Mon Créateur peut décider du moment et du comment. Je reste donc stoïque dans ma douleur par la Main Puissante qui me couvre et j’attire votre attention sur les dangers de certaines décisions bien curieuses », laisse-t-elle lire comme pour signifier qu’elle ne faiblira pas dans son combat contre la tyrannie et  l’injustice  sous toutes ses formes .Une démarche et une prise de positions de l’ancienne ministre de la justice saluées au sein de l’opinion où l’on félicite Reckya Madougou pour sa constance et le courage dont elle fait preuve.

*Dynamisme Info : Edition du 03 Mars 2023*

Acquisition de caméras dans un contexte de défaut d’éclairage public : Guy Mitokpè invite le gouvernement à écrire A avant B

Dans l’une de ses publications  sur sa page Facebook  ce 1er  mars 2023, l’honorable Guy Dossou Mitokpè  a recadré le gouvernement sur l’acquisition des caméras pour visualiser ce qui se passe dans les grandes villes du Bénin. Pour l’ancien député, l’urgence est l’éclairage public  sur les axes routiers ; ce qui permettra d’éviter les cas d’accidents et autres drames qui surviennent. L’ancien allié de Candide Azannaï aujourd’hui membre du parti Les Démocrates, demande donc aux dirigeants en place d’écrire A avant B pour se faire plus utiles aux Béninois. (Lire sa réaction à ce sujet).

*Réaction de Guy Mitokpè*

Conseil des Ministres de
ce jour: le Gouvernement prévoit l’acquisition de 500 caméras à positionner dans nos villes
Ma question: Ce sont des cameras à infrarouge, vision nocturne ou des caméras qui marcheront que la journée ? Car nos villes sont si mal éclairées la nuit qu’il vaudrait d’abord les éclairer convenablement avant d’acheter ses 500 caméras… Ko électricité plus moins cher que la Chine.

*Dynamisme Info : Edition du 02 Mars 2023*

Récurrents cas de noyade et d’accidents : Dah Logbé invite à la prudence et à l’intensification des prières

Le Houéfa 2023 au cabinet du guérisseur traditionnel Dah Logbé prédisait d’événements heureux comme malheureux  pour les Béninois. A travers les signes YEKOU-GOUDA suivis de SA-KLAN et DI-TOULA, l’oracle attirait l’attention des uns et des autres sur de faits qui décimeront des vies humaines voire des familles entières. La prudence sur les routes pour limiter les accidents de la circulation est l’une des recommandations faites par Dah Logbé qui prévenait sur des cas de noyade. Il est à rappeler que le guérisseur traditionnel avait  effectué avec ses propres ressources des rituels pour conjurer les mauvais sorts tout en demandant à chacun de s’armer spirituellement contre les forces destructrices.  Dans le sens des prédictions après  malheureusement le drame survenu à Dassa-Zoumè dans le département des Collines,  des cas de noyade ont été enregistrés à Karimama sanctionnés par de nouvelles pertes en vies humaines. Presqu’en larmes, Dah Logbé appelle au concours de tous pour faire repousser ces tragédies qui se font récurrents. Pour ce prête du Fa, il y a à  maintenir une veille permanente sur tous les plans  pour prévenir de pareilles  situations. Un souhait qui passe selon lui,  par la conjugaison des efforts pour faire lever la sorte d’inquiétude, atténuer  et mettre pourquoi pas un terme à la série d’événements désagréables de mise. Déjà, Dah Logbé invite  à intensifier les prières pour aider à tourner les tristes pages de la vie au Bénin en 2023. Il demande aux  acteurs religieux tous bords confondus  d’agir dans ce sens et à tous de faire preuve de prudence sur les routes ou lors des déplacements en pirogues et ceci pour freiner voire stopper la fréquence des accidents et cas de noyade endeuillant des familles.  Le spiritualiste reste convaincu qu’en fédérant les énergies, l’on pourra venir à bout de tout ce qui est aujourd’hui déploré. 

*Dynamisme Info : Edition du 03 Mars 2023*

Lendemain de la nomination du DG Anip:Vive protestation de la Cstb ; la réaction officielle qui laisse toujours sur la faim

En Conseil des ministres le mercredi dernier, le gouvernement a  procédé à la nomination du Directeur général de l’Agence nationale  d’identification des personnes en remplacement du  Gestionnaire-mandataire Cyrille Gougbédji. Et c’est sur un Rwandais que le choix est porté pour gérer l’état civil des Béninois. Scandalisée, la Cstb s’insurge contre cette décision, objet de critiques au sein de l’opinion. Au détour d’un point de presse, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin dénonce cette nomination rejetée par des Béninois à travers leurs réactions. Pour le premier responsable de cette organisation syndicale, Kassa Mampo, le Bénin n’est pas un département du Rwanda et il est inacceptable de nommer à la tête d’une structure aussi sensible et sécuritaire qu’est l’Anip chargée de l’identification de tous les Béninois et de la collecte des informations les concernant»,  un étranger. Dans son développement, le responsable syndical fera savoir que le nouveau DG Anip est homme politique qui a été maire de Kigali. Cette position antérieure qu’il a occupée dira-t-il, prouve qu’il n’est pas n’importe qui.  Cela signifie poursuit-il,  qu’il fait partie des personnalités politiques les plus en vues qui dirigent le Rwanda.  De ces rappels, il trouve  inconcevable qu’on confie à un homme de ce rang, les données personnelles des Béninois ».  Plus loin, Kassa Mampo rappellera que le Bénin dispose de cadres compétents qui sont même utilisés à l’international et ne peut être à ce titre considéré comme un désert de compétences pour qu’on nomme à des postes sensibles des expatriés. « Tout le monde se demande ce qui peut justifier cette décision du Chef de l’État », s’insurge-t-il comme pour appeler en quelque sorte au changement de la copie. 

*La réaction officielle qui laisse toujours sur la faim*

Reçu ce dimanche sur une chaîne de télévision privée, le Secrétaire général adjoint du gouvernement et Porte-parole, a opiné sur le sujet pour tenter d’apaiser et  de rassurer face à la vague de commentaires et d’indignations après la nomination de  Pascal NYAMULINDA au poste de DG Anip. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, c’est après une étude minutieuse des dossiers (aussi bien des Béninois et des expatriés) que le gouvernent a fait ce choix. « Peut-être qu’il y a des gens bien qualifiés, mais sur le champ, je peux certifier que le conseil des ministres a eu plusieurs CV les autres étant Béninois et celui-ci étant Rwandais. Mais en regardant les parcours, en regardant le profil au regard de l’objectif; parce qu’il ne s’agit pas seulement en l’espèce de la simple administration de l’entité, mais il y a aussi les aspects techniques et technologiques. Et en cela, celui qui a été nommé avait une longueur d’avance sur les autres parce qu’il a une expérience avérée en la matière », fait-il savoir.
Des clarifications  qui, au regard des commentaires dans des groupes de discussions juste après l’émission, n’ont pas contribué à dissiper  les inquiétudes quant aux  risques en rapport avec ce choix. Pour plus d’un, rein ne saurait justifier l’acte posé et même si la gestion des données à caractère personnel est réglementée par la loi, elle ne devrait pas être confiée à un expatrié.  Un peu comme pour signifier qu’ils ne partagent pas du tout cette option de l’exécutif de promouvoir à la place des compétences locales, des citoyens d’autres pays.

*Dynamisme Info : Edition du 27 Février 2023*