Unification des partis de l’opposition : Hounkpè : toujours la clé

La question que beaucoup se posent et de pleins droits depuis la nomination de Eric Houndété au poste de CFO est de savoir comment est ce que le Président  des Démocrates parviendra-t-il à unifier l’opposition pour des actions communes au sein de cette obédience politique ? Considérant la nature actuelle des relations avec Fcbe, plus d’un sont impatients d’être éclairés sur comment s’y prendra le nouveau Chef de file de l’opposition pour rallier à sa cause en l’occurrence le Secrétaire exécutif national Paul Hounkpè ?  Rappelant la sorte de mépris opposée par le passé au CFO sortant qui a eu le mérite d’amorcer le chantier pour l’unification des partis de l’opposition mais sans suite conséquente en dépit de sa détermination, l’on se pose déjà de questions sur comment Eric Houndété mènera-t-il sa mission pour sceller l’entente au sein des regroupements de la contradiction.
Pour rappel, juste au lendemain de sa nomination, Paul Hounkpè, sans moyens, ni décret, avait fait le tour des institutions de la République  pour appeler au concours de celles-ci pour une opposition audible à un moment où elle était absente. Malgré les diatribes, calomnies et autres, il a pris son courage à deux mains pour écrire à chacun des responsables des partis de l’opposition et personnalités se réclamant de cette obédience pour des actions communes. La suite aura été l’adhésion à son initiative des responsables des partis comme Fcdb et MPL qui se sont succédé à son cabinet  comme pour marquer leur accord. Les Démocrates qui qualifiaient de non événement la consécration au poste de CFO de Paul Hounkpè, avaient fustigé la démarche pour refuser d’aller échanger avec lui au siège de Fcbe.
Toujours, faisant montre d’humilité, Paul Hounkpè  se déplacera en personne pour aller exposer la pertinence de son initiative aux responsables du parti Les Démocrates. C’était au détour d’une rencontre au domicile de Valentin Houdé où l’accord de principe a été marqué  par les parties prenantes.
Toujours dans la dynamique de faire doter l’opposition de moyens pour réussir la tâche qui lui incombe, il adressera un courrier à une institution étrangère pour accompagner ce qui se fait. Mais c’est sans compter avec les Démocrates qui se retireront du creuset mis en place, le Cadre de concertation de l’opposition.  Le CFO Paul Hounkpè avait donc tout donné pour l’effectivité de cette structure de concertations  qui renforcera l’assise de l’opposition en tout cas face à la mouvance. Traité à tort de tous les noms et en quelque sorte mis en difficulté, il fera ce qu’il peut sans concrétiser véritablement son ambition de faire parler d’une même voix l’opposition. 
Désormais ancien CFO, il demeure cependant la clé pour l’unification des partis de l’opposition et ceci pour plusieurs raisons. A la tête de la deuxième grande formation politique de l’opposition au Bénin,  il reste incontournable dans le dispositif pour la réconciliation.  Sans une ouverture et une flexibilité de sa part, la mission du nouveau CFO Eric Houndété est comme vouée à l’échec.  Il aura donc des difficultés pour rassembler l’opposition sans l’humilité de la part de Paul Hounkpè. Lui et ses camarades qui se moquaient en quelque sorte du premier responsable des Fcbe aujourd’hui à l’œuvre, peineront à décrocher le quitus de Paul Hounkpè qu’ils avaient combattu. Ils n’auront pas une mission aisée sans l’ouverture et le consentement du SEN Fcbe qui a tracé les sillons dans lesquels ils marchent maintenant. Reste à attendre la posture qu’affichera celui qui a été toujours diabolisé par ses amis politiques missionnés aujourd’hui CFO qui ont inévitablement besoin de lui pour dérouler la phase importante de leurs missions.

*Dynamisme Info : Edition du 02 Juin 2023*

Investiture du Président Bola Ahmed Tinubu : Talon au Nigeria pour une nouvelle ère de coopération

Le Bénin n’a souvent pas profité de ses relations avec le géant voisin de l’Est. Depuis quelques années en tout cas depuis l’avènement du régime dit de la rupture, les choses ne vont pas de sorte à faire gagner des avantages pour l’économie du pays qui partage des kilomètres de frontières avec le Nigeria. Les relations se sont détériorées avec la fermeture des frontières qui a d’incidences  notamment sur les mobilités économiques. Soucieux de corriger cet état de choses, le Chef de l’Etat  a toujours fait des efforts malheureusement sans fruits. Le pouvoir de Muhammadu Buhari  n’a généralement pas prêté le flanc aux propositions  pour le renforcement comme cela se doit des relations  entre les deux Etats. Cela n’a pas émoussé l’ardeur de Patrice Talon qui guette la bonne occasion pour se relancer. À la faveur des dernières élections,  la République fédérale du Nigeria connaîtra un nouveau Président. Bola Ahmed Tinubu ; c’est le nom du nouvel homme fort du Nigeria investi  depuis ce lundi 29 Mai 2023 dans ses fonctions de Président de la République.  A la cérémonie consacrant son entrée en fonctions, le Chef de l’Etat béninois y était à l’instar de certains de ses collègues de la sous-région. Lui qui par le truchement d’un message diffusé sur twiter, adressait chaleureusement ses félicitations au Président élu du Nigeria, a répondu présent à la cérémonie d’investiture de ce dernier.  Un déplacement pour sceller une nouvelle ère de coopération entre les deux pays  dans le sens du souhait de Patrice Talon de travailler avec  un «frère», émis aux premières heures de l’élection  de Bola Ahmed Tinubu. Opinant sur le rapprochement entre les deux Chefs d’Etats à travers la présence de Patrice Talon à la cérémonie d’investiture du Président du Nigeria, beaucoup  avancent que c’est l’occasion plus que jamais pour relancer et soigner les relations avec le géant voisin de l’Est. Les accords qui pourront découler du nouveau mariage profiteront aux deux nations surtout au Bénin pourvu qu’ils soient respectés. Et le Nigeria offre ainsi une nouvelle chance au Bénin de relancer les relations bilatérales  après le rendez-vous manqué de Patrice Talon à la cérémonie d’inauguration de la raffinerie de Dangoté. Les compteurs sont comme remis à zéro et au Bénin de savoir s’y prendre sur le plan diplomatique pour récolter les fruits.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023

Candidature de Olivier Boko suscitée pour 2026 : Des actions précoces pour des élections encore lointaines

Alors que la page Patrice Talon n’est pas encore tournée avec des insatisfactions  enregistrées dans maints domaines, des jeunes guidés par le gain facile sinon le nécessaire pour survivre,  suscitent la candidature de son homme de main, Olivier Boko. Depuis un certain temps, ils se font remarquer à travers des activités pour faire concentrer les attentions sur l’opérateur  économique qu’ils considèrent comme celui à même d’assurer la continuité de la dynamique en cours. Agissant en quelque sorte sur la psychologie des Béninois,  ils travaillent à graver progressivement le nom Olivier Boko dans le mental des Béninois pour son accession à la magistrature suprême. Oubliant que le peuple n’est pas dupe, ils mettent à profit tous les week-ends pour poser des actes dans le sens d’informer sur l’éventuelle candidature de l’homme d’affaires. Une copie que beaucoup appellent à revoir pour faire ranger les futilités au profit des réelles attentes des populations. On fait remarquer que loin d’orienter les regards sur Olivier Boko, ce qui devra actuellement préoccuper est le déroulement du PAG pour combler des attentes. 2026 est encore loin et toute intention de candidature pour les présidentielles  devra être tue pour des actions au profit des populations ;  c’est du moins ce qui est recommandé à ces jeunes dans des initiatives en réalité pour  des intérêts personnels.  

*Dynamisme  Info : Edition du 30 Mai 2023

Choix de limoger et non de remanier son gouvernement : Les partisans de Talon obligés d’argumenter ?

Tous les actes ne sont pas à justifier. Il y en a qui exigent de la retenue pour explorer leur sens et leur portée afin d’éviter des prises de positions inutiles. Ce rappel pour déplorer la posture des partisans du pouvoir qui tentent de justifier vaille que vaille l’option  de limoger des ministres  à la place d’un  remaniement digne du nom. Étalant des incongruités, ils font  admettre à qui prêtent oreille à leurs argumentaires,  ce qui est mal vu au sein de l’opinion. Pour eux, le Chef de l’État qui a promis de ne pas toucher à son équipe, peut à tout moment revenir sur sa décision et remplacer des membres même si l’équipe  gagne. Et sur des chaînes de radios et des plateaux de télévisions, ils font dérouler ces raisonnements en parfaite contradiction avec la logique de leur mentor. Se prononçant sur le sujet, un député a laissé découvrir  ses limites en récitant  aux auditeurs la poésie du moment qui consiste à soutenir  en toutes circonstances le boss. Lui qui devrait se garder en l’absence d’acte officiel de se prononcer sur la sortie du gouvernement du ministre des affaires étrangères,  s’est autorisé de décortiquer le limogeage de Aurélien Agbénonci pour finir par prendre en quelque sorte fait et cause pour le Chef de l’État. Une attitude visiblement pour se faire remarquer par qui de droit afin d’esquiver surtout des représailles. Et comme lui, d’autres courtisans s’illustrent ainsi  pour essuyer des critiques de ceux qui prennent connaissance de leurs idées. Une copie qui devra être revue pour donner à suivre dans le camp de la mouvance.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023*

Absence de l’opposition à la Cour constitutionnelle et dans d’autres institutions : Paul Hounkpè et la Fcbe donnaient l’alerte depuis 2021

En ce moment où la question de l’absence de l’opposition à la nouvelle mandature de la Cour constitutionnelle est agitée, beaucoup se demandent et avec droit ce qu’en pensent la Fcbe et son Secrétaire exécutif national Paul Hounkpè. Approuvent-ils la chose ou sont-ils pour la correction de ce qui  est perçu comme une injustice et une anomalie dans le fonctionnement des institutions de la République ? Sur le sujet, des faits antérieurs éclairent  sur l’orientation  de la Fcbe et de son premier responsable en actions pour la représentativité de l’opposition à toutes les instances.
Pour rappel, la  Fcbe qui a participé au dialogue politique pour proposer et exiger un certain nombre de choses, avait déjà en 2021 par la voix de son SEN Paul Hounkpè, sollicité et obtenu du Président de l’Assemblée nationale une audience au cours de laquelle il a tout en déplorant une énième fois l’absence de l’opposition au Parlement et dans les institutions de la République, suggéré au Président Louis Vlavonou de trouver avec lui le mécanisme par lequel l’opposition pouvait être associée d’une manière ou d’une autre au vote des lois et aux grandes décisions au niveau des institutions.
A cette occasion,  il a surtout souhaité que le Parlement puisse à la veille de ses plénières, saisir l’opposition des différents projets de lois et accords afin qu’elle puisse donner ses points de vue et orientations.  Une idée malheureusement  pas traduite en actes et ceci en dépit des multiples relances. Dans la logique de l’anticipation, Paul Hounkpè  aura eu tout de même le mérite d’aller à cette proposition pour l’équilibre dans le fonctionnement des institutions.
De ce qui précède, il est à retenir que par principe et fort des ses aspirations profondes, la Fcbe reste formellement à l’antipode de toute exclusion de l’opposition dans les désignations à l’Assemblée nationale et à la Cour Constitutionnelle et dans d’autres institutions. Ne voyant pas ici forcément le parti Les Démocrates., la Fcbe reste préoccupée par  la sauvegarde dans la paix et le respect des lois de la République, des acquis de la Conférence des Forces vives de la nation de 1990
Parti de l’opposition, le regroupement dont Paul Hounkpè est le Secrétaire exécutif national ne saurait pour quelque raison que ce soit applaudir  et  accepter la non représentation de l’opposition dans les institutions de la République et notamment à la Cour Constitutionnelle. « La position de la Fcbe est sans équivoque et ne doit être autrement interprétée. Le parti ne s’aligne derrière aucun autre parti. La Fcbe reste inflexible sur sa ligne tracée depuis 2019 qui veut l’enrichissement du débat démocratique dans la paix et la recherche permanente du Consensus », fait savoir la Direction de communication du parti  qui ajoute que l’essentiel est que des acteurs majeurs de l’opposition qui sont reconnus comme tels soient présents dans les institutions. « D’ailleurs, on parle de désignation de représentants. Les textes n’ont jamais dit que ce soit un militant du parti Les Démocrates ou encore de la Fcbe ».

Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023

Absence du Bénin à l’inauguration de la raffinerie de Dangoté: Un alibi pour se débarrasser de Aurelien Agbénonci ?

Même si aucun acte officiel ne confirme encore le fait,  le ministre des affaires étrangères ne serait plus à son poste. L’information nourrit les commentaires et à la quête des motifs, certains parlent d’insuffisance de résultats qui aurait entrainé le retrait de confiance à Aurelien Agbénonci. D’autres se faisant plus précis, agitent l’absence du Président Béninois  à l’inauguration de la grande raffinerie  construite par le groupe Dangoté. A cette cérémonie, fait-on savoir, Patrice Talon à l’instar d’autres Chefs d’Etat, aurait été convié et  l’invitation envoyée par le Nigeria aurait été transmise par voie diplomatique et déposée au ministre des affaires étrangères, conformément aux usages. Mais le ministre en question n’aurait pas agi diligemment  et cela a été constaté par  l’absence du Bénin à ce rendez-vous  auquel ont répondu présents les Présidents Mohamed Bazoum (Niger), Macky Sall (Sénégal), Nana Akufo-Addo (Ghana) et Faure Gnassingbé (Togo). Ne digérant pas le fait c’est-à-dire sa non -présence à cette rencontre qui pourrait être une aubaine pour l’économie béninoise,  le Chef de l’Etat aurait fait partir de son poste Aurelien Agbénonci. Et c’est l’argument brandi en attendant les voix officielles, pour justifie le départ du gouvernement du ministre des affaires étrangères. Un raisonnement  pris à contre-pied  par beaucoup qui estiment que ce qui est ainsi reproché au ministre limogé, pourrait relever du ressort de son désormais ancien collègue des finances ayant à charge la coopération africaine.  Si ce motif arrivait  à être confirmé, on estime que c’est un alibi pour se débarrasser de Aurelien Agbénonci  amputé  du volet  coopération  depuis quelques semaines. Le concerné qui aurait contacté le ministre des finances sur la question, ne saurait payer seul pour cette sorte d’incident diplomatique  et très embêtés, certains appellent le Chef de l’Etat à revoir sa décision pour préciser clairement le champ de compétences de chacun de ces deux collaborateurs.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023

Projet de limitation des naissances : Le gouvernement dans des stratégies pour faire adopter sa position

À travers les assises nationales sur la croissance démographique et le développement du Bénin,  le gouvernement envisage la limitation des naissances.  Si le projet était voilé et la terminologie « procréation responsable » utilisée pour justifier la rencontre du mois de Septembre prochain, tout semble être désormais clair sur l’intention de l’exécutif. L’évocation ce week-end au détour d’une émission télévisée par le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji du nombre de naissances par an sans faire allusion au taux de mortalité éclaire bien sur l’idée des acteurs au pouvoir d’imposer à la hauteur des ressources disponibles, un certain nombre d’enfants aux ménages. « Au Bénin pour 12 millions  d’habitants, nous faisons au-delà de 600 mille enfants par an. Les pays qui ont su maitriser  leur dynamique de croissance démographique  et qui ont imposé la limitation des naissances ont dû à un moment donné prendre conscience », fait-il savoir pour appeler à trouver un point d’équilibre entre la croissance démographique et les ressources disponibles. Pour le SGA du gouvernement, il y a lieu de faire le débat afin qu’après par le fait de la sensibilisation,  chacun s’engage à faire le nombre d’enfants qu’il peut entretenir. Des propos contredits par beaucoup qui estiment qu’il ne s’agit que de stratégies  pour faire endormir pour faire admettre après des conclusions allant dans le sens de  l’imposition de la limitation des naissances.

*Dynamisme  Info : Edition du 30 Mai 2023*

Remise en cause du mode de désignation des membres de la Cour : Le parti « Les Démocrates » rappelle à Vlavonou que le Parlement n’est plus monocolore

Le parti Les Démocrates ne partage pas du tout sinon s’offusque contre la procédure de désignation par le Bureau de l’Assemblée nationale de nouveaux  membres de la Cour constitutionnelle.  Selon les responsables dudit regroupement politique qui ont animé un point de presse ce  vendredi 26 Mai 2023, cet acte viole l’article 115 de la Constitution et exclut les voix discordantes,  remettant en cause les pratiques républicaines.  Face aux professionnels des médias, ils laissent entendre  que la procédure de désignation prévue par la Constitution du Bénin en la matière, n’a pas été respectée par Louis Vlavonou et ses éléments qui se sont arrogés de tout. « Cette méthode de désignation, de cuisine interne qui a eu cours durant la 8ème législature parce que monocolore, viole l’article 115  de la loi 2019-40 », font-ils  savoir avant de fustiger cette énième violation des textes fondamentaux et des pratiques républicaines dans le but disent-ils,  pour le pouvoir d’exclure toutes les voix discordantes afin de caporaliser les institutions de la République.  En conséquence, ils demandent au Bureau de l’Assemblée nationale de reprendre dans les formes et les normes exigées par le droit positif béninois, la désignation des personnalités devant siéger au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle en tenant compte de la minorité parlementaire. La 9ème législature étant constituée de deux obédiences politiques  à savoir la mouvance et l’opposition, ils appellent à prendre cela en compte pour faire les choses dans les règles de l’art.  

*Dynamisme  Info : Edition du 30 Mai 2023

Sit-in pour contester la désignation des nouveaux membres de la Cour : Avec Talon, il faut y aller prudemment

Entres autres actions pour contester la désignation par le Bureau de l’Assemblée nationale de nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, le parti Les Démocrates projette un sit-in. N’ayant pas été associés à la procédure de nomination dans cette prestigieuse institution,  les membres de cette formation  politique  en dehors de la lettre adressée au Président Louis Vlavonou et des recours au Bureau sortant de la Cour constitutionnelle, envisagent manifester pour la reprise du  processus. Une option délicate au regard des réalités sous le régime en place où les actions de protestation ne sont pas admises. Déjà, beaucoup conseillent au parti Les Démocrates s’il a à l’idée de faire descendre ses militants dans la rue, de remplir les formalités nécessaires pour esquiver les surprises désagréables.  On craint des interpellations dans leur rang avec la possibilité pour les autorités  de réprimer la manifestation. Mais il est à souhaiter que tout se passe bien pour la prise en compte des doléances du parti Les Démocrates.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023

Démantèlement d’un réseau de cybercriminels opérant depuis la prison: La preuve que la lutte contre l’arnaque mérite d’être encore mûrie

La prison constitue-t-elle la solution efficace contre la cybercriminalité ? Si ce qui  semble être de règle au Bénin présente l’avantage d’être dissuasif, cela ne fait pas paniquer pour autant des cybercriminels.  Toujours en activités  et depuis leur lieu de détention, ils dépouillent leurs victimes avec la complicité de personnes insoupçonnées. Leur mode opératoire comme c’est le cas pour un réseau démantelé par l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc), la Brigade économique et financière (Bref) et la Criet, consiste à dévaliser de loin des promoteurs d’établissements de transfert mobile d’argent. Les membres dudit réseau se présentent aux victimes comme des responsables de zone d’un opérateur GSM de la place. Après la prise de contact, ils communiquent un code aux promoteurs ; un code censé servir à l’actualisation de données, mais en réalité qui fait vider des comptes car une fois le code inséré et l’opération lancée, les promoteurs constatent après la disparition de leurs sous. Saisies déjà  des plaintes de près de 70 victimes ; des personnes dévalisées à distance par ces voyous en détention ou purgeant leurs peines dans les prisons, les autorités jouent leur partition pour  traquer d’autres membres et complices. Et la question se pose de savoir si les sanctions infligées par la justice aux cybercriminels à savoir des années d’emprisonnement  ne suffisent-elle pas pour faire prendre conscience à ces derniers  qui ne baissent pas les bras. Opinant sur le phénomène,  des observateurs avertis appellent à murir  la lutte contre l’arnaque pour prévoir d’autres sanctions en dehors de la prison  afin de faire occuper depuis leur lieu de détention ces jeunes  qui ne pensent qu’à vivre sur le dos de leurs semblables. On propose par exemple de coller à ces escrocs des travaux forcés par leur exploitation dans les champs ou sur les grands chantiers. On demande d’aller en sorte à faire regretter aux cybercriminels  endurcis leurs actes pour ne plus songer à s’y adonner une fois libérés de prison.

*Dynamisme Info : Edition du 30 Mai 2023