Mise sous mandat de dépôt de l’ancien DG ABSSA : La main lourde contre un cas de laxisme à étendre à d’autres secteurs

Entendu par la Police judiciaire dans le dossier en rapport avec les ananas d’origine béninoise rejetés en France pour contamination en substances chimiques,  l’ancien Directeur Général de l’ABSSA (Agence Béninoise de la Sécurité Sanitaire des Aliments), gardé à vue depuis le Vendredi 29 Juin, a été présenté au Procureur ce Vendredi 5 Juillet 2024. Une audition sanctionnée par le placement en détention provisoire de l’intéressé ainsi que  l’un de ses collaborateurs au motif sans doute de laxisme dans l’exercice de leur fonction.  En attendant l’examen approfondi de l’affaire, le Procureur aura décidé ainsi pour amener à voir clair dans ce qui se fait en termes de contrôle de la qualité des aliments avant leur atterrissage dans d’autres pays. Il n’est pas exclu des vérifications pour s’assurer de la bonne facture des produits sur le marché et consommés sur place et ceci pour veiller sur la santé des Béninois. Une forme de sanction  à l’encontre de Epiphane Hossou en attendant le procès à cet effet vu d’un bon œil par plus d’un qui appellent à plus de vigilance les personnes à de tels postes de responsabilités. Tout en approuvant la punition provisoire prononcée, beaucoup demandent à faire de même dans des dossiers faisant salir la réputation du Bénin à l’étranger. On parle par exemple du dossier en lien avec le déclassement du Stade Général Mathieu Kérékou réfectionné à coups de milliards de francs CFA pour répondre aux normes pour les compétitions internationales mais qui n’a pas obéit à ce principe. Cette affaire peu évoquée n’a pas donné lieu à des interpellations et fait penser à son oubli. Et avec le signal donné à travers la mise sous mandat de dépôt de l’ancien DG ABSSA, on appelle  à appliquer la même sanction dans le dossier Stade ainsi que d’autres affaires qui nécessitent des poursuites judiciaires pour situer davantage  l’opinion sur les suites conséquentes. Autrement, cela pourrait donner l’impression de deux poids deux mesures dans le traitement des affaires ; ce qui rend peu crédibles les efforts pour bannir du pays les pratiques rétrogrades.

*Dynamisme Info*

Délocalisation du marché Dantokpa : Un débat intéressant dans lequel des mouvanciers sont aux abonnés absents

Le débat sur la délocalisation du marché Dantokpa semble moins préoccuper des partisans du pouvoir qui préfèrent ne rien dire ou commenter à propos. Pendant que des personnalités expriment leurs inquiétudes en suggérant que le marché conserve son emplacement actuel, ces acteurs du régime sans doute par craintes de représailles s’essayent sur d’autres sujets qui font parler positivement de la rupture. Ils opposent un refus catégorique quand ils sont approchés pour leur avis sur la question. A les entendre, il n’est pas prudent d’opiner pour se hasarder à critiquer l’option des autorités de délocaliser le marché Dantokpa.  Assistés impuissants à ce qui s’annonce ; c’est la posture  adoptée par ceux-ci pour s’assurer de ne pas faire les frais de leur opposition à l’idée du gouvernement.  La minorité qui s’adonne à l’exercice est dans le service minimum faute d’arguments pour convaincre. Raser une place comme celle du marché Dantokpa chargée d’histoire  pour implanter d’autres infrastructures ; des soutiens de l’exécutif eux-mêmes perdus dans cette option souffrent de raisons  pour ventiler ou communiquer autour de ce qui est agité. Et pour que leur opinion ne soit interprétée comme un affront au Chef de l’Etat, ils font le choix de se taire et de consommer  simplement les décisions qui seront prises. Une attitude identique à celle adoptée sur d’autres sujets pour lesquels ils se passent d’opiner pour ne pas égratigner le gouvernement dans des options discutables.  A rappeler que relativement à la délocalisation du marché Dantokpa,  la dame de fer Célestine Zanou demande au gouvernement de rebrousser chemin pour ne pas faire disparaitre à l’image d’autres ce patrimoine à travers lequel le Bénin s’identifie parfois à l’étranger. Claude Cossi Djankaki, ancien Dg de la Société de Gestion des Marchés Autonomes, SOGEMA, n’épouse pas du tout lui aussi l’idée de  faire disparaître le marché Dantokpa de son site actuel. « L’on ne transforme pas ce qui est naturel et spirituel par Décret », a-t-il renseigné sur sa page Facebook déconseillant au gouvernement l’idée en gestation. Mais en dehors du porte-parole du gouvernement naturellement dans son job, dans le rang de la mouvance, ça ne parle pas et pas du tout. 

*Dynamisme Info*

Foire régionale des créateurs à Natitingou : «Booster la consommation locale et susciter l’innovation et créativité des artisans»

Les artisans de la partie septentrionale du Bénin font découvrir depuis le vendredi dernier au public les produits fabriqués de leurs mains et qui attestent leur savoir-faire dans leur secteur. Il s’agit de la foire régionale de l’artisanat du Bénin ;  une activité organisée à leur intention par le Fonds de développement de l’artisanat et la Chambre des Métiers du Bénin et qui se tient à Natitingou, la cité des Nantos. En effet, venus des départements de l’Alibori, du Borgou, de la Donga et de l’Atacora, ils prennent part à cette rencontre pour exposer leurs produits pour des contacts avec la clientèle.  Textile,  maroquinerie, cosmétique, joaillerie, agroalimentaire, objets de décoration, objets d’art, outils agricoles  sont entre autres  les productions de ces artisans qui exposent dans les grandes tentes superbement aménagées dans l’enceinte de la Direction départementale des affaires intérieures et de la sécurité publique. Pour l’essentiel, la cérémonie d’ouverture de cette foire a été présidée par le Secrétaire général adjoint du ministère des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi représentant le ministre empêché. Michel Yotto a rappelé dans son allocution, l’engagement du gouvernement du ¨Président Patrice Talon à œuvrer pour l’essor d’un secteur de l’artisanat pourvoyeur de richesses et d’emplois. Il signale que cet engagement s’est déjà matérialisé par plusieurs réformes comme la mise en place de la Chambre des Métiers de l’artisanat du Bénin, le recensement des artisans, le projet Arch qui assure la formation et le renforcement de capacité des artisans, la reprise du Salon national de l’artisanat du Bénin qui devient désormais une biennale et à présent l’organisation des foires régionales afin de susciter l’émulation dans le secteur. Selon le Secrétaire général adjoint du ministère des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, l’attente des autorités est que cette foire puisse booster la consommation locale et susciter l’innovation et créativité des artisans qui pourront présenter pour les foires plus grandes des produits de qualité. D’ailleurs, le Directeur général du Fonds de développement de l’artisanat a précisé dans son mot de bienvenue que les meilleurs artisans qui seront sélectionnés au terme de cette foire régionale seront invités à participer à la foire du Salon national de l’artisanat du Bénin l’année prochaine. Il faut préciser que la cérémonie d’ouverture de cette foire régionale de l’artisanat du Bénin à Natitingou a connu la participation du maire de la commune, du représentant du préfet et du vice-président du Conseil économique et social. Le maire de la commune de Natitingou a remercié le gouvernement pour le choix porté sur sa commune pour abriter l’événement. Pour lui, cette foire est une aubaine pour révéler les artisans de sa commune qui ne manquent pas de talents.

Dynamisme Info

Amnistie pour Madougou, Aïvo et autres : Seules des consignes de la part de qui de droit pour faire aboutir l’initiative

La proposition de loi spéciale portant amnistie et/ou abandon de poursuites judiciaires au profit de personnalités politiques pour des faits criminels est à l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale qui  s’ouvre ce lundi 15 Avril 2024. Après l’étape de la Commission des lois le mercredi 3 Janvier 2024 où dix-sept députés avaient voté contre et six pour, l’initiative des élus membres du groupe parlementaire Les Démocrates est  soumise à la plénière pour l’avis de l’ensemble des parlementaires.  Un projet dont l’aboutissement au regard des positions tranchées, dépend du Chef de la majorité présidentielle Patrice Talon dont les consignes aideront à faire bouger les lignes.  Rappelant que les députés de la mouvance agissent généralement suivant la volonté de leur leader vis-à-vis de qui ils affichent la loyauté, plus d’un inscrivent la balle dans le camp du Chef de l’Etat le seul à faire aboutir l’initiative s’il le désire. Lui qui sans doute s’investit pour la cohésion, sans l’intention de jouer à la place des députés de son bord leur rôle, n’aura qu’à passer des consignes pour l’adoption de ladite loi. Autrement, telle qu’elle se présente, la proposition de loi en question a de faibles chances de passer tenant compte de l’effectif minoritaire des députés auteurs. Une situation qui ne pourrait être décantée que par Patrice Talon jusque-là inflexible sur sa position.  A préciser que la  proposition de loi sus-citée  vise à faire libérer de prison plusieurs personnalités politiques. Elle devrait si elle est adoptée, profiter à Reckya Madougou, ex-ministre de la justice et candidate recalée à la présidentielle 2021, condamnée à 20 ans de prison. Joël Aïvo, constitutionnaliste et candidat recalé à la présidentielle 2021, condamné à 10 ans de réclusion criminelle et d’autres sont aussi concernés par ce texte conçu pour favoriser le retour au bercail de plusieurs autres acteurs politiques en exil comme  Komi Koutché, Fatouma Amadou Djibril, Simplice Dossou Codjo, l’ex-maire de Cotonou, Léhady Soglo.
Mais étant seulement au nombre de 28, les députés du groupe parlementaire Les Démocrates ne pourront à eux seuls faire le job et ont besoin du concours de leurs camarades de la mouvance qui fonctionnent eux suivant une certaine discipline impulsée parfois depuis le haut.  

*Dynamisme Info*

Code électoral modifié: : Paul Hounkpè dénonce une « arnaque » politique

Le Secrétaire Exécutif National du parti FCBE partage son opinion au sujet du Code électoral récemment modifié à l’Assemblée nationale, certifié par la Cour constitutionnelle et promulgué par le Chef de l’Etat. Dans un sévère réquisitoire contre les acteurs au pouvoir, l’ex Chef de file de l’opposition dénonce une arnaque pour tenter d’imposer aux électeurs qui savent pourtant comment s’y prendre, des choix. Au lancement des travaux d’une Journée de réflexion, de formation et de sensibilisation des femmes  ce Samedi 13 Avril 2024,  il n’a pas caché sa déception qualifiant de gaï et d’arnaque, le texte amendé.
« Nous avons comme l’impression que les gens façonnent les lois pour obliger les gens à faire des choix qu’ils ne veulent pas. Depuis 90 jusqu’à ce jour, à quel moment les Béninois se sont trompés ? Nous avons toujours opéré nos choix. Maintenant pourquoi veut-on imposer des choix. C’est comme si les Béninois ne sont plus capables de jugement », s’indigne Paul Hounkpè qui fait remarquer que la loi électorale imposée ne tient pas compte de la volonté et des aspirations des Béninois.
Pour le numéro 1 de la FCBE, le Code électoral en l’état  ne comporte que des mesures d’exclusion et remet en cause les acquis de 1990.  « Comment au nom du développement, on peut mettre en cause tous les acquis de 90. Quand on veut nous coudre un habit, au moins il faut prendre notre mesure. On ne peut nous imposer des habits. Quand vous voulez habiller le margouillat, vous devez prévoir où sortir la queue. C’est pour dire que les Béninois doivent être pris en compte avant tout », fait-il savoir tout en déplorant la réaction pour l’instant de l’opposition face à la situation.  « Malheureusement que faisons nous dans l’opposition. La vérité, il ne faut pas la cacher. C’est en notre sein même que nous faisons la ségrégation. Des gens qui estiment que d’autres sont de l’opposition et que d’autres ne le sont pas. Des gens qui se promènent dans les médias pour vilipende la FCBE et dire que nous ne pouvons pas atteindre les 10%. Nous combattons qui au juste, la rupture qui nous affame ou nous-mêmes ? Il est important de rebâtir la fierté béninoise. Nos acquis sont en déconfiture », poursuit-il.
A préciser qu’adoptée le 15 mars 2024 par le Parlement et promulguée par le Président de la République, la loi 2024-13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant la loi 2019-43 portant Code électoral en République introduit de nouvelles règles dans le jeu électoral. Lors des élections législatives, seuls seront éligibles à la répartition des sièges les partis qui ont réuni au moins 20% des suffrages valablement exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales. En ce qui concerne la présidentielle, le nombre de parrainages nécessaires pour la validité des candidats a été revu à la hausse.
Et c’est cette intention d’exclure pour en quelque sorte empêcher la compétition en 2026  qui révolte Paul Hounkpè qui demande à faire les choses de manière à les rendre inclusives.

*Dynamisme Info

Escroquerie dans un dossier lié au coton : Un pourfendeur de Gabriel Laurex Ajavon épinglé pour complicité

Quelque soit le temps qu’elle met, la vérité finit par triompher sur le mensonge. Le monde fonctionnant sur des applications conçues par le créateur fait opposer à chaque action, une réaction pour traiter chacun selon ce qu’il mérite. Ce rappel pour évoquer le traitement que subit actuellement un pourfendeur de Gabriel Laurex Ajavon ; un monsieur qui s’était tristement illustré contre  l’opérateur économique  dans un dossier d’achat de coton graine.  Pondant des articles au contenu diffamatoire  qu’il faisait diffuser à longueur de journée sur les réseaux sociaux et autres contre Gabriel Laurex Ajavon le présentant comme le mauvais partenaire d’affaires face à un burkinabè, l’intéressé qui a réussi ensemble avec un prétendu homme d’affaires à soutirer plusieurs dizaines de millions de francs CFA à un ami, séjourne aujourd’hui en prison à Cotonou et paie ainsi le prix  des actes sordides de sa part. Lui qui s’érigeait en donneur de leçons et tentait de saboter l’image de Gabriel Ajavon qu’il harcelait presque sans doute dans l’intention d’obtenir quelque chose pour faire classer une affaire qui ne présentait rien de vrai,  se retrouve aujourd’hui dans une situation désagréable occasionnée par son envie de gagner malhonnêtement de l’argent.  Pour rappel, celui dont il est question  et qui est placé en détention par le  Tribunal de Cotonou pour des charges de « complicité d’escroquerie » dans le cadre d’une affaire d’achat et de vente de coton graine, avait fait preuve d’un déferlement médiatique contre Gabriel Laurex Ajavon  qu’il traitait d’escroc dans un dossier d’achat de coton graine. Ensemble avec un prétendu opérateur économique aujourd’hui en fuite, ils ont pris plus de 45 millions de Francs CFA auprès d’un homme d’affaires qui finançait en quelque sorte un projet pour profiter des bénéfices qui en découleront. Mais par la suite, aucun des engagements pris n’a été honoré et le bailleur a porté plainte pour se faire dédommager. Arrêté et placé en garde à vue, celui qui servait d’intermédiaire dans cette affaire sera finalement conduit en prison sur décision du juge.  A défaut d’apporter la preuve de son innocence lors du procès qui sera programmé à cet effet, il y séjournera pour la manifestation de la vérité. Entre-temps, les autorités judiciaires sont à pied d’œuvre pour retrouver son associé qui a pris la poudre d’escampette à l’éclatement du dossier. Des faits qui rendent justice à Gabriel Laurex Ajavon qui avait fait preuve de retenue face à ses calomniateurs. Toute chose qui répond au principe que la nature règle toujours ses comptes.

*Dynamisme Info*

Récriminations au sujet des conditions de sa détentio : Madougou : et si l’INF se penchait sur son cas?

L’opposante au régime de la rupture incarcérée à la prison de Missérété, Reckya Madougou, laisse découvrir un aperçu du traitement infligé à sa personne  depuis  2021.  À travers un récit qui fait couler de larmes à ceux qui prennent connaissance du contenu, elle décrit la situation carcérale qui est la sienne et qui se dégrade au quotidien du fait selon son écrit, de la volonté des autorités. Pour l’essentiel, il est à retenir que les droits élémentaires de l’ancienne ministre de la justice, y compris celui de téléphoner à ses enfants sont violés abusivement et de manière discriminante depuis trois ans. Des épisodes qui s’écrivent au moment où tous les détenus, même ceux ayant du sang sur les mains, jouissent au quotidien de leurs droits. Fatiguée de porter la croix de la discrimination à son encontre, Reckya Madougou relate son calvaire et exige des autorités en l’occurrence pénitentiaires, l’exercice de leurs fonctions dans le respect des dispositions de la Constitution. « Je porte ma croix et je vous survivrai, grâce à Dieu quoi que vous m’infligiez comme supplice et humiliations. La véritable ‘’sorcellerie’’, c’est de détenir aux forceps les opposants, les priver de leurs droits fondamentaux et tout tenter pour les museler afin qu’ils soient oubliés et abandonnés », dénonce-t-elle fustigeant le refus voilé opposé à son désir de téléphoner à son enfant à l’approche des examens scolaires. « J’ai suggéré à mes geôliers d’être présents pendant l’appel pour suivre la conversation s’ils le désiraient. Peinés, vos gens m’ont rassurée que j’aurais cette fois là gain de cause…, », écrit Reckya Madougou  
qui porte la charge des faits dégradants à son encontre aux officiers débordant de Zèle de même qu’au Directeur Général (DG) de l’Agence Pénitentiaire du Bénin (APB), sans oublier le ministre actuel de la justice. 
« J’ai eu l’honneur d’avoir été Garde des Sceaux, Ministre de la justice. Jamais je n’ai instruit aucun procureur, magistrat ni responsable des milieux carcéraux, aux fins de priver quiconque de ses droits, quelles que soient les charges portées contre lui. Au contraire dans mes fonctions, j’ai déployé chaque fois mon énergie à veiller à observer la distance nécessaire pour que justice soit toujours rendue sans penser à l’intérêt du poste que j’occupais. Mon ami et ancien collègue, le Garde des sceaux Victor Topanou en a plusieurs fois témoigné dans certains cercles. Lui et moi avions été confrontés dans un dossier au gouvernement où je suis restée droite dans mes bottes, malgré les conséquences auxquelles je m’exposais potentiellement », rappelle-t-elle invitant à mettre fin aux contre-vérités distillées dans l’opinion en rapport à sa vie carcérale.
« J’ai ouï dire de mes proches toutes les contre-vérités alléguées par les autorités qui se contredisent sur la gestion suppliciante et discriminatoire de ma vie carcérale. Et ce, depuis trois ans. Je sais, avec des preuves que j’ai accumulées au fil du temps pour l’heure du bilan, qu’un agenda spécial de torture m’est particulièrement dédié. Les autorités le savent et nombre de visiteurs connus tout comme anonymes l’ont expérimenté. Ainsi, seule l’administration de la Prison Civile d’Akpro-Missérété (PCAM) a reçu des instructions fermes quant à la nature illégale et féroce du régime carcéral qui m’est imposé ».
Des dénonciations qui accablent la rupture et laissent voir que les droits des détenus en l’occurrence politiques, sont tout sauf respectés.

*Dynamisme Info

Révélations sur sa situation carcérale : Reckya Madougou met à nu la « maltraitance » du pouvoir à son encontre

L’opposante au régime de la rupture incarcérée à la prison de Missérété, Reckya Madougou, laisse découvrir un aperçu du traitement infligé à sa personne depuis 2021.  À travers un récit qui fait couler de larmes à ceux qui prennent connaissance du contenu, elle décrit la situation carcérale qui est la sienne et qui se dégrade au quotidien du fait selon son écrit, de la volonté des autorités. Pour l’essentiel, il est à retenir que les droits élémentaires de l’ancienne ministre de la justice, y compris celui de téléphoner à ses enfants sont violés abusivement et de manière discriminante depuis trois ans. Des épisodes qui s’écrivent au moment où tous les détenus, même ceux ayant du sang sur les mains, jouissent au quotidien de leurs droits. Fatiguée de porter la croix de la discrimination à son encontre, Reckya Madougou relate son calvaire et exige des autorités en l’occurrence pénitentiaires, l’exercice de leurs fonctions dans le respect des dispositions de la Constitution. « Je porte ma croix et je vous survivrai, grâce à Dieu quoi que vous m’infligiez comme supplice et humiliations. La véritable ‘’sorcellerie’’, c’est de détenir aux forceps les opposants, les priver de leurs droits fondamentaux et tout tenter pour les museler afin qu’ils soient oubliés et abandonnés », dénonce-t-elle fustigeant le refus voilé opposé à son désir de téléphoner à son enfant à l’approche des examens scolaires. « J’ai suggéré à mes geôliers d’être présents pendant l’appel pour suivre la conversation s’ils le désiraient. Peinés, vos gens m’ont rassurée que j’aurais cette fois là gain de cause…, », écrit Reckya Madougou  
qui porte la charge des faits dégradants à son encontre aux officiers débordant de Zèle de même qu’au Directeur Général (DG) de l’Agence Pénitentiaire du Bénin (APB), sans oublier le ministre actuel de la justice. 
« J’ai eu l’honneur d’avoir été Garde des Sceaux, Ministre de la justice. Jamais je n’ai instruit aucun procureur, magistrat ni responsable des milieux carcéraux, aux fins de priver quiconque de ses droits, quelles que soient les charges portées contre lui. Au contraire dans mes fonctions, j’ai déployé chaque fois mon énergie à veiller à observer la distance nécessaire pour que justice soit toujours rendue sans penser à l’intérêt du poste que j’occupais. Mon ami et ancien collègue, le Garde des sceaux Victor Topanou en a plusieurs fois témoigné dans certains cercles. Lui et moi avions été confrontés dans un dossier au gouvernement où je suis restée droite dans mes bottes, malgré les conséquences auxquelles je m’exposais potentiellement », rappelle-t-elle invitant à mettre fin aux contre-vérités distillées dans l’opinion en rapport à sa vie carcérale.
« J’ai ouï dire de mes proches toutes les contre-vérités alléguées par les autorités qui se contredisent sur la gestion suppliciante et discriminatoire de ma vie carcérale. Et ce, depuis trois ans. Je sais, avec des preuves que j’ai accumulées au fil du temps pour l’heure du bilan, qu’un agenda spécial de torture m’est particulièrement dédié. Les autorités le savent et nombre de visiteurs connus tout comme anonymes l’ont expérimenté. Ainsi, seule l’administration de la Prison Civile d’Akpro-Missérété (PCAM) a reçu des instructions fermes quant à la nature illégale et féroce du régime carcéral qui m’est imposé ».
Des dénonciations qui accablent la rupture et laissent voir que les droits des détenus en l’occurrence politiques, sont tout sauf respectés.

*Dynamisme Info

Déclassement du Stade Général Mathieu Kérékou en dépit des milliards investis : Un dossier dont devra s’autosaisir la Criet

Moins de deux ans après sa rénovation à coup de milliards de  Francs CFA, le Stade Général Mathieu Kérékou a été déclassé par la FIFA et la CAF. La notification a été faite depuis Août 2023 aux responsables des sports au Bénin  qui font comme de rien n’y est pour ne pas fournir des explications sur la forte somme d’argent  engloutie dans le projet. Une affaire à laquelle, au nom du principe de lutte contre l’impunité, devra s’intéresser la Criet pour situer les responsabilités. Pour rappel, la CAF a saisi le Bénin en Juillet 2023 pour attirer l’attention de la Fédération béninoise de football sur le fait que des malfaçons ont été relevées en ce qui concerne le Stade. Elle a soumis des demandes d’amélioration afin de s’y rendre au terme des travaux pour  une inspection indépendante qui réévaluera la conformité du Stade. L’instance a notamment indexé la qualité du gazon naturel dans l’aire de jeu qui nécessite une attention et un traitement particulier. Elle a évoqué l’équipement dans les vestiaires, les installations médicales, la salle de conférence de presse et la tribune des médias qui ne sont pas aux normes requises pour accueillir des matchs internationaux seniors de la CAF/FIFA. Les travaux aux alentours du Stade constituent l’autre problème qui impacte l’organisation des matchs. Beaucoup d’autres irrégularités n’ont pas manqué d’être évoquées par l’instance qui appelle à la mise aux normes. Mais depuis que cette injonction a été faite, c’est seulement maintenant que le gouvernement et la Fédération Béninoise de Football évoquent publiquement le dossier sans rien laisser entendre sur les milliards de francs CFA engloutis dans la réhabilitation. Un état de choses contraire au principe en vigueur sur la lutte contre l’impunité et qui oblige à réclamer des comptes à ceux qui ont piloté les travaux.  Et dans le souci d’aider à voir clair dans ce qui s’est passé et qui a conduit au déclassement  du Stade Général Mathieu Kérékou, plus d’un demandent au Procureur spécial de la Criet  de s’autosaisir du dossier  pour écouter tous ceux qui ont joué un rôle dans la rénovation du Stade.  On demande à interpeler l’ancien ministre des Sports pour expliquer ce qui s’est passé pour qu’autant de ressources financières soient englouties dans la rénovation  et qu’on aboutisse à ce résultat.  Surtout qu’au moment des travaux et juste après, des alertes ont été données sur certains aspects qui n’étaient pas aux normes comme la tribune de presse. De souvenirs, c’est le matin du jour de la finale de la coupe CAF de la CAF le 10 juillet 2021 entre le Raja CA et la JS Kabylie que quelques tables ont été mises au niveau de la zone prévue comme tribune de presse, sur insistance du commissaire au match afin de permettre aux représentants de médias de travailler dans de bonnes conditions.
Egalement, on demande à écouter le Directeur de l’Office de gestion du Stade qui devait se charger de l’entretien de l’édifice. Il doit expliquer comment son équipe et lui se sont occupés du Stade pour que la pelouse soit autant dégradée. Il faut aussi que la justice interpelle ces deux  responsables sur la gestion des fonds de location du joyau. Parce que, après la remise en service du Stade rénové, plusieurs pays ont sollicité l’infrastructure pour accueillir leurs matchs à domicile faute de Stade aux normes chez eux. Tout devra être mis en œuvre pour renseigner sur la gestion faite des fonds du contribuable et prononcer au besoin des sanctions  contre ceux qui ont mal géré les ressources.   Il y va de la bonne gouvernance pour disposer de ressources à investir dans d’autres secteurs en ces temps de grandes difficultés économiques dans le pays.

*Dynamisme Info*

Election des représentants des médias à la Haac : Presse écrite : Vers le match retour entre Kpochémè et Tchibozo !

Le processus pour l’élection des représentants des médias à la Haac 7ème mandature, suit son cours avec la phase de dépôt des dossiers de  candidatures dans chacune des trois catégories. Au total, 12 acteurs des médias dont 4 pour la presse écrite, 3 pour l’audiovisuel et 5 pour « Technicien des Télécoms », ont fait parvenir leurs dossiers à la Céna pour vérification et étude en vue de la publication de la liste des postulants retenus. Il s’agit pour la presse écrite de Brice Ogoubiyi, de Basile Tchibozo, de Vincent Linzimè et de Franck Kpochémè ; pour l’audiovisuel  de Armand Hounsou, de Zakiatou Latoudji et de Moulero Marius Kindji et enfin pour le compte  des Technicien des Télécoms de Lionel Gbegonnoudé, de Servais K. Ahouégnon, de Kponou Georges Sènan,  de Guy Modeste Sèmassa et de Deen C. Sanda. Ce qui donne un aperçu de ce qui pourrait être le match dans chacune des catégories entre ces prétendants à la Haac. Bien entendu, si tous les candidats gardent leurs chances, au niveau de la presse écrite, ce sera l’occasion  pour deux postulants de se revoir pour établir les rapports de forces. On parle de  Franck Kpochémè et de Basile Tchibozo  qui  s’étaient livrés un combat en 2019 finalement sanctionné par la victoire de l’ancien Président de l’Upmb. En 2024 soit cinq ans plus tard, ces deux se repositionnent pour tenter chacun  au même titre que d’autres candidats inscrits dans leur catégorie, de décrocher la place réservée à la presse écrite à la Haac. Ce qui amène certains à se demander si l’on assistera à un match retour entre les deux qui disposent chacun d’une côte d’estime et dont seuls les électeurs ont le pouvoir de valider ou de sanctionner.

*Dynamisme Info*