Décryptage des grandes tendances des législatives : La rupture honore ses engagements vis-à-vis des démissionnaires LD

En claquant la porte du parti Les Démocrates pour poursuivre leur aventure dans des formations de la majorité présidentielle, les démissionnaires du regroupement LD avaient reçu la promesse qu’ils ne seront pas du tout négligés. Le renouvellement de leurs sièges à l’Assemblée Nationale était la promesse laissée à ces hommes et femmes visiblement mis à contribution pour fragiliser le parti présidé par Boni Yayi. Et à l’heure des décomptes pour la participation aux législatives du 11 Janvier 2026, il est à faire observer que la rupture a honoré son engagement à l’égard de ceux-ci, élus députés titulaires ou suppléants à l’Assemblée nationale. A commencer par l’auteur de la disqualification du parti LD pour la présidentielle d’Avril 2026 à savoir Michel Sodjinou, positionné deuxième titulaire sur la liste BR dans la 19ème Circonscription Electorale, il a pu renouveler son siège. Dans cette zone politique, son parti le Bloc Républicain a obtenu deux sièges pendant que l’Union Progressiste Le Renouveau, décrochait trois. Il en est de même pour d’autres démissionnaires LD positionnés par des partis du pouvoir dans des Circonscriptions Electorales qui ont pu valider leur ticket d’accès à l’hémicycle. Dans la sixième Circonscription Electorale par exemple, le démissionnaire LD Raoul Gléssougbé, positionné suppléant du premier titulaire sur la liste UP le Renouveau a passé le cap de la réussite. Tout ceci pour dire que la rupture qui a pris des engagements à l’égard de ses nouveaux alliés, a pris le soin de les honorer pour une collaboration beaucoup plus efficace. 

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Dixième législature sans l’opposition : Le retour au Parlement monocolore après le triste épisode de 2019

La Commission électorale nationale autonome (Céna) a rendu publiques les grandes tendances issues des élections devant conduire à la mise en place de la 10ème législature de l’Assemblée nationale. Selon ces données provisoires, les deux partis de la mouvance présidentielle, le Bloc Républicain (BR) et l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), raflent l’intégralité des 109 sièges. L’UPR obtient 60 députés, dont 16 femmes, tandis que le BR enregistre 49 sièges, avec 8 femmes. Ces c confirment une domination sans partage de la majorité présidentielle sur l’institution parlementaire. Cette configuration rappelle fortement celle issue des législatives de 2019, marquées par l’absence totale de l’opposition au Parlement. À nouveau, le Bénin s’achemine vers un Parlement exclusivement acquis à la mouvance, sans voix dissonante susceptible d’incarner une opposition institutionnelle. Le pluralisme politique, pourtant pilier du débat démocratique, se trouve ainsi relégué hors de l’hémicycle. Dans un tel contexte, la fonction de contrôle de l’action gouvernementale, pourtant essentielle dans un régime démocratique, risque de perdre en substance. Avec un Parlement composé uniquement d’alliés du pouvoir exécutif, l’exercice du contre-pouvoir apparaît structurellement affaibli. Les mécanismes classiques d’interpellation, de questionnement critique et de reddition de comptes pourraient s’en trouver limités, faute d’un rapport de forces équilibré. Le retour d’un Parlement monocolore pose, une fois encore, le débat sur l’inclusivité du système politique béninois et sur les conditions d’une représentation nationale reflétant réellement la diversité des opinions et des sensibilités du pays.

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Faible représentativité des jeunes à la 10ème législature : La grande désolation de « Nouvel Elan » de Moussiliou Djaboutouboutou

Le mouvement « Nouvel Elan » ne renonce pas à son engagement de plaider pour l’accès des jeunes aux instances de décisions. La structure politique que préside Moussiliou Djaboutouboutou place ce défi au rang des priorités en vue du rajeunissement de la classe politique. Et justement dans cet ordre d’idées, en prélude à la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 Janvier 2026 par la Cour constitutionnelle, il a procédé à une évaluation de la représentativité des jeunes au sein du Parlement en instance de voir le jour. Le constat dévoilé par le numéro 1 de Nouvel Elan, n’est pas reluisant.  La jeunesse béninoise aux dires du Président Moussiliou Djaboutouboutou, n’est pas comme cela se doit représenter au sein de l’institution parlementaire en tout cas à prendre en considération selon lui, les grandes tendances rendues publiques par la Céna. « Ce sont les mêmes acteurs politiques qui reviennent ; les ainés qui ont passé plusieurs législatures. Dans le lot, nous en connaissons malheureusement qui siègent depuis notre enfance. Ils ne veulent pas céder de places aux jeunes et veulent continuellement assurer la représentation à l’hémicycle », s’indigne Moussiliou Djaboutouboutou pour qui, il y a à attendre beaucoup plus des formations politiques au profit des jeunes lors des positionnements pour les élections. « La balle est véritablement dans le camp des décideurs des partis politiques. Il y en a qui se démarquent par des efforts encourageants et d’autres qui donnent carrément l’impression d’agir contre la cause des jeunes. Et c’est ce qui explique le triste tableau jusque-là observé », ajoute Moussiliou Djaboutouboutou visiblement déçu de l’image qui pointe à l’horizon pour le prochain Parlement. « Si des jeunes sont positionnés tête de liste, cela maximise leurs chances d’accéder à l’hémicycle. Malheureusement, la plupart des formations politiques surtout celles jouissant d’une certaine audience, ont préféré les acteurs politiques d’un âge avancé aux jeunes. La conséquence, c’est le maintien au Parlement de personnes qui siègent pratiquement depuis le renouveau démocratique sans chercher à quitter », fait observer Moussiliou Djaboutouboutou qui laisse entendre pour finir que le défi incombe à toutes les obédiences politiques qui devront mieux assurer la promotion des jeunes.  

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Double scrutin du 11 Janvier 2026 : LD dénonce des irrégularités et alerte sur un boycott massif

Au lendemain des élections communales et législatives du 11 Janvier 2026, le parti Les Démocrates a dressé un constat sévère du processus électoral. Dans une déclaration de la Direction de campagne ce Mardi 13 Janvier 2026 au siège du parti, la formation d’opposition met en avant des irrégularités signalées dans plusieurs localités et attire surtout l’attention sur un fait majeur, le très faible taux de participation observé sur l’ensemble du territoire. Pour LD, ces deux éléments sont intimement liés et traduisent un malaise démocratique profond. Sur le terrain, les chiffres avancés dans la déclaration du parti sont éloquents. Dans des postes de vote où plus de 500 électeurs étaient attendus, à peine 200 se sont déplacés. Ailleurs, sur plus de 3 000 inscrits, moins de 500 ont effectivement voté. Du nord au sud du pays, l’absentéisme a été massif, révélant une perte progressive de l’habitude citoyenne du vote. En attendant les statistiques officielles de la Céna, le parti de Boni Yayi estime que ces observations confirment un boycott de fait, bien plus qu’un simple désintérêt passager. Le parti inscrit cette désaffection dans une dynamique de long terme. Depuis les législatives de 2019, marquées par un taux de participation inférieur à 25 %, la courbe ne cesse de susciter des interrogations. Les communales de 2020, avec une participation avoisinant 50 %, n’ont pas permis de retrouver les niveaux d’avant 2019. La présidentielle de 2021 a, elle aussi, été entourée de controverses, entre les chiffres officiels de la CENA (50,17 %) et ceux de la plateforme des OSC (26,47 %). En 2023, la participation autour de 38 % aux législatives a confirmé la tendance. Pour LD, le scrutin de 2026 s’inscrit clairement dans cette continuité inquiétante. Au-delà des chiffres, Les Démocrates dénoncent un environnement électoral qui, selon eux, ne favorise ni la confiance ni l’adhésion populaire et interpelle les autorités et l’opinion publique sur le fait que sans transparence, sans inclusivité et sans confiance retrouvée, le vote risque de devenir un simple rituel vidé de sa substance démocratique.

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Trêve politique et réalités actuelles dans les médias : De sérieuses interrogations sur l’avenir des entreprises de presse

Présentées comme des mesures d’assainissement et de professionnalisation du secteur, les réformes successives du paysage médiatique soulèvent aujourd’hui plus de préoccupations qu’elles n’apportent de solutions. Entre exigences réglementaires renforcées, contraintes économiques accrues et rétrécissement progressif de l’espace éditorial, la presse traverse une zone de turbulences dont l’issue demeure incertaine. L’objectif affiché de moralisation semble s’être transformé, dans les faits, en un mécanisme d’asphyxie pour de nombreuses entreprises de presse déjà fragilisées. La décision imposant à tous les médias, publics comme privés, de relayer systématiquement les informations d’intérêt public émanant du gouvernement illustre cette dynamique. Si l’intérêt public ne saurait être contesté, la confusion entre information institutionnelle et ligne éditoriale pose un problème de fond. Elle réduit les marges d’appréciation journalistique, affaiblit l’indépendance des rédactions et installe une uniformisation du contenu médiatique, au détriment du pluralisme et de la diversité des points de vue. Dans ce contexte, la notion de « trêve politique » apparaît comme un facteur aggravant. Loin d’apaiser le débat public, elle se heurte aux réalités économiques et professionnelles des médias, dont beaucoup peinent déjà à survivre. Certains titres luttent pour exister, d’autres ne subsistent qu’en apparence, vidés de leur substance critique et éditoriale par un environnement réglementaire et financier devenu étouffant. La presse se retrouve ainsi contrainte de s’aligner sur un esprit de conformité qui ne dit pas son nom. Ces évolutions compromettent sérieusement l’avenir des entreprises de presse et, au-delà, celui de la démocratie elle-même. Une presse réduite à relayer une parole officielle, privée de pluralisme et de liberté de ton, ne peut remplir pleinement sa mission d’information, de veille et de contre-pouvoir. À force de réformes restrictives, c’est l’essence même du journalisme qui se trouve fragilisée, posant une question centrale : quel avenir pour une presse contrainte d’exister sans véritable liberté d’exister ?

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Double scrutin du 11 Janvier 2026: Quand les deux grands partis de la mouvance se soupçonnent de fraudes

Dans la période des campagnes puis au lendemain du double scrutin législatif et communal du 11 Janvier 2026, la mouvance présidentielle a offert un spectacle pour le moins honorant. Loin de l’image d’un bloc uni et discipliné, les deux grands partis qui la composent se livrent depuis quelques temps à une guerre à distance d’une rare intensité. Une bataille politique qui ne se mène pas sur les places publiques, mais essentiellement dans la presse et sur les plateaux médiatiques, à coups d’accusations, de démentis et de dénonciations croisées. Dans ce duel fratricide, chaque camp accuse l’autre de manœuvres déloyales, de stratégies douteuses visant à affaiblir son partenaire. Les sorties médiatiques, parfois à peine voilées, traduisent un malaise profond au sein de la mouvance. La compétition électorale, censée opposer majorité et opposition, s’est transformée en une lutte interne pour le contrôle de l’espace politique, révélant des fissures structurelles que les discours officiels peinent à dissimuler. En effet, au lendemain du double scrutin, loin de s’estomper, les tensions se sont au contraire exacerbées. Des accusations de vol de voix, de fraudes électorales et de manipulations des résultats ont émergé, non pas de l’opposition, mais bien de l’intérieur même de la mouvance. Chaque parti soupçonne l’autre d’avoir tiré avantages du dispositif électoral à son détriment, alimentant un climat de suspicion généralisée qui jette une ombre sur la crédibilité du processus et sur la sincérité du jeu démocratique. Cette situation interroge profondément. Comment une mouvance au pouvoir peut-elle prôner la stabilité et la cohésion nationale tout en exposant publiquement ses divisions les plus profondes ? En se livrant à cette guerre médiatique et politique interne, les deux grands partis fragilisent non seulement leur propre image, mais aussi la confiance des citoyens dans les institutions et dans le processus électoral. Le double scrutin du 11 Janvier 2026 restera ainsi, pour beaucoup, comme le révélateur d’une mouvance plus préoccupée par ses rivalités internes que par l’intérêt général et la consolidation de la démocratie.

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Observation des élections du 11 Janvier 2026 : Mission accomplie pour le ROSCAO ; le rapport final bientôt transmis à la Céna

Dans le cadre de sa mission d’observation électorale des élections législatives et communales du 11 Janvier 2026, le Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (ROSC AO) a déployé plusieurs observateurs nationaux et internationaux sur l’ensemble du territoire national. Cette présence élargie a permis un suivi effectif et équilibré du processus électoral, aussi bien en zones urbaines que rurales. Les observateurs du ROSCAO ont conduit leur mission avec rigueur, professionnalisme et impartialité, conformément aux standards internationaux en matière d’observation électorale. Ils ont suivi les différentes étapes du processus, notamment la phase pré-électorale, l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, la participation électorale, la clôture des bureaux de vote ainsi que les opérations de dépouillement et de compilation des résultats au niveau local. Au terme des opérations de terrain, l’ensemble de l’équipe d’observation s’est réuni le lundi 13 janvier 2026 afin de procéder à une évaluation globale de la mission. Cette rencontre a permis de partager les constats, d’analyser les observations recueillies dans les différentes zones de déploiement et d’entamer simultanément la rédaction du rapport général d’observation électorale. Ce document de synthèse, qui reflète fidèlement les réalités observées sur le terrain, sera transmis dans les plus brefs délais à la Commission électorale nationale autonome (Céna). À travers cette mission d’envergure, le ROSCAO réaffirme son engagement en faveur de la démocratie, de la transparence électorale et de la prévention des conflits en Afrique de l’Ouest. L’organisation salue le sens du devoir, l’engagement et la détermination de ses observateurs, dont le travail méthodique et responsable a contribué à rehausser l’image et la crédibilité du ROSCAO au niveau national et régional. Le ROSCAO reste convaincu que l’observation électorale citoyenne et internationale constitue un levier essentiel pour l’amélioration continue des processus électoraux et le renforcement de la confiance entre les citoyens, les institutions et les acteurs politiques.

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Protection des enfants dans le Couffo : Angélique Kidjo au cabinet de Christophe Mègbédji pour saluer le travail de l’autorité préfectorale

La star internationale Angélique Kidjo, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, a effectué une visite officielle à la préfecture d’Aplahoué, ce Mercredi 14 Janvier 2026. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de son engagement constant en faveur de la protection et de la promotion des droits de l’enfant, une cause qu’elle défend depuis de nombreuses années aux côtés de l’UNICEF.
L’objectif principal de cette visite était d’exprimer la gratitude et la reconnaissance de l’UNICEF et de son Ambassadrice au Préfet du département du Couffo, Christophe Houinsou Mègbédji, pour les actions remarquables menées en matière de protection des enfants. Le Préfet a reçu Angélique Kidjo dans son cabinet, dans une atmosphère empreinte de convivialité et de respect mutuel, pour échanger sur les efforts déployés dans le département en faveur des enfants, en particulier des filles.
« On est venu rencontrer le Préfet du Couffo aujourd’hui parce que c’est le champion des enfants. Et dans le travail qu’on fait, UNICEF et moi ensemble, notre seul but, c’est de faire de telle sorte que les enfants de tous les pays soient en sécurité, ne travaillent pas et vivent une enfance pour grandir tranquillement.  Et le Préfet, c’est un champion à nos côtés et on vient le remercier pour cela », a laissé entendre la star internationale pour qui, il urge que les citoyens des villages, des zones les plus reculées sachent qu’il y a des dirigeants du pays qui sont intéressés par leur bien-être et que l’UNICEF sera toujours à leurs côtés pour cette cause.  « C’est la première fois que je viens dans cette partie du Bénin. Donc, j’irai voir ce qu’il y a sur le terrain. Je pars du principe que je ne décide pas pour les gens. Qu’ils m’informent pour que je puisse les aider. C’est un partenariat basé sur le respect mutuel », a ajouté Angélique Kidjo.
Il sied de préciser que cette rencontre intervient en marge de la présence d’Angélique Kidjo au Bénin à l’occasion des Voduns Days, mais elle revêt une portée hautement symbolique. Elle témoigne de l’intérêt particulier porté par l’UNICEF aux initiatives locales efficaces, capables d’avoir un impact réel et durable sur la vie des enfants.
Au cours de la séance de travail, les deux personnalités ont passé en revue les mesures mises en œuvre dans le Couffo, notamment celles visant à lutter contre les violences faites aux enfants, les mariages précoces, l’exploitation et toute forme d’atteinte aux droits des filles. Le Préfet Christophe Houinsou Mègbédji a présenté les actions entreprises par l’administration préfectorale en synergie avec les services déconcentrés de l’État, les collectivités locales, les leaders communautaires et les partenaires techniques. Ces actions ont permis de renforcer significativement la protection des filles dans le département, faisant du Couffo une référence en matière de prévention et de réponse aux violations des droits de l’enfant. Impressionnée par les résultats obtenus, Angélique Kidjo a salué le leadership, la vision et l’engagement personnel du Préfet, soulignant que le travail accompli dans le Couffo constitue un exemple à valoriser et à partager. Elle a encouragé la poursuite et la consolidation de ces efforts, tout en réaffirmant l’engagement de l’UNICEF à accompagner les autorités locales dans cette dynamique. À travers cette visite, le département du Couffo voit ainsi son action reconnue au plus haut niveau, renforçant la conviction que la protection des enfants est une responsabilité collective, nécessitant une implication forte des autorités publiques, des communautés et des partenaires internationaux.

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Bénin, pays laïc : Daniel Edah loue la diversité religieuse et prend un engagement

Dans une déclaration empreinte de responsabilité et de hauteur de vue, Daniel Edah a réaffirmé son attachement profond à la diversité religieuse du Bénin, qu’il qualifie de richesse à préserver. Pour lui, cette pluralité confessionnelle constitue l’un des piliers essentiels de la cohésion nationale, de la stabilité sociale et de l’attractivité du pays. Elle participe pleinement à la construction d’un Bénin économiquement prospère et socialement apaisé, inscrit dans une Afrique bien intégrée et en plein essor. S’inscrivant dans une vision politique claire, Daniel Edah souligne que la diversité religieuse est indissociable de la garantie effective de la liberté de religion pour chaque citoyen. « Elle est essentielle à la consolidation durable de la paix », affirme-t-il, rappelant que le vivre-ensemble béninois repose sur le respect mutuel, la tolérance et la reconnaissance de toutes les sensibilités spirituelles. Cette réalité fait du Bénin un exemple de coexistence pacifique, reconnu bien au-delà de ses frontières. Toutefois, cet engagement s’accompagne d’un rappel ferme du principe fondamental de la laïcité de l’État. Daniel Edah insiste sur la nécessité d’un respect scrupuleux de ce principe républicain, seul garant de l’égalité entre les citoyens et de la neutralité de l’État à l’égard des religions. « Chacun doit pouvoir trouver sa place », affirme-t-il, convaincu que c’est à cette condition que l’avenir du pays sera favorable à tous, sans exclusion ni discrimination. En concluant sa déclaration par un vibrant « Que Dieu bénisse le Bénin », Daniel Edah exprime ainsi à la fois sa foi personnelle et son attachement profond à la nation. Un message rassembleur, porteur d’espoir et de responsabilité, qui réaffirme que la liberté religieuse, vécue dans le cadre d’un État laïc, demeure un socle incontournable de l’unité nationale et du progrès partagé.

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Benin-Tofa 2026 : L’interprétation visiblement personnalisée du Fâ : ce qui dérange quelquefois

Au fil des années, la consultation du Tofa est devenue au Bénin, un rendez-vous presque traditionnel, attendu et suivi bien au-delà des cercles initiés. Elle suscite curiosité, intérêt et débats, tant elle est perçue comme un moment de lecture symbolique de l’avenir collectif.  Ce qui commence cependant à déranger une partie de l’opinion, ce n’est pas le Tofa en tant que tel, mais l’usage qui est fait de ses interprétations. À chaque consultation, on observe une tendance récurrente à vouloir absolument relier les signes révélés à des faits politiques précis ou à des personnalités politiques bien identifiées. Depuis l’avènement du régime dit de la Rupture, cette lecture semble, aux yeux de nombreux observateurs, orientée presque systématiquement en faveur du pouvoir en place, comme si le Fa validait, année après année, une seule trajectoire politique possible. Les interprétations relayées à l’issue du Tofa 2025 avaient déjà suscité des interrogations. Celles qui circulent autour de l’édition 2026 paraissent encore plus préoccupantes. De manière à peine voilée, la consultation tente déjà dévoiler le portrait du successeur du président Patrice Talon, comme si le Fa était convoqué pour préparer ou légitimer une succession politique. Cette manière de faire donne le sentiment que la spiritualité est instrumentalisée au service d’agendas humains et profondément politiques. Il est important de le dire clairement le Tofa en soi peut être une bonne chose, un moment de réflexion collective et de connexion aux traditions. Mais les interprétations personnalisées, orientées et politiquement chargées, finissent par heurter ceux qui suivent régulièrement cette cérémonie avec respect et recul. À force de vouloir faire dire au Fa ce qui arrange, on affaiblit sa portée symbolique et on instille le doute là où il devrait y avoir sagesse et retenue. Cet état de choses reste bien dommage pour le Tofa lui-même comme pour le débat public.

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