Dossier de tentative de coup d’Etat : Boko et Homeky : vers la célébration des fêtes de fin d’année en taule ? 

Accusés de tentative de coup d’Etat contre le Président Patrice Talon et placés sous mandat de dépôt le 1er Octobre 2024 par le Parquet Spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme pour « complot contre la sûreté de l’Etat », l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre Oswald Homeky côtoient depuis les réalités carcérales sans idée précise sur la date de leur procès ou d’un non lieu en leur faveur. Contraints à des navettes à la phase de l’instruction du dossier, ils attendent depuis leurs cellules la décision du juge pour la suite de l’affaire. Pendant ce temps, des peines sont requises contre certains de leurs proches soupçonnés coupables de ceci ou de cela. Mais pour les deux grosses cylindrées du dossier, les informations pour fixer sur la date de leur jugement ou de leur mise en liberté semblent être indisponibles donnant à penser à un oubli. Ce qui nourrit des inquiétudes dans le rang de ceux qui suivent de près l’affaire qui se demandent si Olivier Boko et Oswald Homeky célébreront les fêtes de fin d’année en prison et ceci au regard du temps mis pour situer sur leur sort. Faut-il le rappeler, ce Jeudi 28 Novembre  2024,  le Parquet Spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a requis deux ans d’emprisonnement contre  l’un des proches de Olivier Boko en la personne de Hosée Houngnibo,  Coordonnateur des mouvements OB26.  Le Parquet de la Criet en attendant la décision du juge, venait d’établir la culpabilité du mis en cause accusé d’avoir envoyé des messages menaçants depuis son téléphone et d’avoir incité des individus à se rebeller contre le gouvernement. Et pour cela, le Substitut du Procureur a requis 24 mois de prison ferme à son encontre. Saisis, des matériels de ce fan de Olivier Boko restent aux mains de la justice visiblement jusqu’au dénouement de l’affaire. Mais de l’autre côté et depuis la fin de l’instruction, aucune nouvelle ne renseigne sur le sort réservé à Olivier Boko et Oswald Homeky. D’où des craintes de voir ces deux personnalités passer les fêtes de fin d’année derrière les barreaux.

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Audit du fichier électoral : La main qui donne semble être celle qui reprend !

La posture des regroupements politiques de la majorité présidentielle dans le dossier « audit du fichier électoral », donne à penser à de plausibles consignes pour retarder le processus. En effet, souhaité par l’opposition, l’audit du fichier électoral a été approuvé par le Chef de l’Etat  qui a instruit son ministre en charge des relations avec les institutions pour des rencontres dans le sens d’une suite favorable à la requête. Mais approchés pour leur contribution à l’aboutissement du processus, les partis de la mouvance les uns à la suite des autres, rejettent l’invitation du Cadre de concertation de l’opposition dans une large consultation pour l’aspect inclusif du dossier. L’Union Progressiste Le Renouveau et le Bloc Républicain se sont déjà illustrés ainsi indiquant le chemin à suivre à d’autres formations politiques de la mouvance qui pourront aisément signifier au Cadre de concertation de l’opposition leur refus catégorique de contribuer à la mise en place du Comité Politique d’Encadrement. Des attitudes qui contrastent avec la  volonté affichée par le Président de la République de faire auditer le fichier électoral pour mettre en confiance toutes les parties prenantes aux prochaines élections.  Mais pour des observateurs avertis de la chose politique, ce qui se passe pourrait être un jeu pour ne finalement pas accorder à l’opposition une promesse qui lui est faite. Et pour esquiver tout ceci, il est appelé à la grande vigilance pour ne pas se satisfaire des choses qui ne sont peut-être pas acquises. Sur le terrain politique, tout est possible pour prendre le dessus sur l’adversaire et l’opposition  ne devra pas occulter cette réalité.

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Situation de Madougou et Aïvo et élections de 2026: L’Alliance Progressiste appelle à  l’essentiel pour le respect de l’Etat de droit

Joignant sa voix à celle des organisations de défense des droits de l’homme et des partenaires internationaux du Bénin, l’Alliance Progressiste invite les autorités  béninoises à mettre en application les décisions du Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire qui ordonnent la libération immédiate de Reckya Madougou et de Frédéric Joël Aïvo arrêtés et jetés en prison à la veille de la présidentielle de 2021.  A travers un Communiqué rendu public ce 27 Novembre 2024, l’Alliance Progressiste exprime sa profonde inquiétude face à l’érosion continue de l’Etat de droit et des libertés démocrates et exhorte le pouvoir de Cotonou à libérer immédiatement les deux opposants incarcérés et de façon arbitraire  en tout cas selon le constat du Groupe de travail des Nations Unies. Par la même occasion, elle appelle « à la fin de la répression des voix contradictoires  et à la mise en place d’un environnement politique propice à des élections libres et transparentes, préservant ainsi les acquis démocratiques du pays ». Réseau mondial des partis progressistes, sociaux-démocrates et socialistes proches de l’International Socialiste fondé à Leipzig le 22 Mai 2013 et comptant aujourd’hui plus de 80 partis sociaux-démocrates et progressistes, syndicats et ONG dont le Parti Démocrate des Etats-Unis, le Parti Socialiste de la France, le Parti Social-démocrate de l’Allemagne et Les Démocrates (LD), l’Alliance Progressiste réalise que le Bénin autrefois considéré comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique, connaît un déclin démocratique ces dernières années avec son système judiciaire et des lois électorales manipulés pour supprimer l’opposition politique et consolider le pouvoir. Au nom de la paix, elle demande à mettre fin à tout ceci pour l’essentiel au profit de la paix et de l’Etat de droit. (Lire le communiqué).

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*Communiqué de l’Alliance Progressiste sur la répression politique au Bénin

Appel à la libération des leaders de l’opposition emprisonnés*

L’Alliance Progressiste exprime sa profonde inquiétude face à l’érosion continue de l’Etat de droit et des libertés démocratiques au Bénin. Les arrestations et détentions arbitraires de personnalités de l’opposition soulèvent de sérieux doutes quant à l’engagement des autorités béninoises à respecter et à protéger les droits de l’homme. Autrefois considéré comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique, le Bénin a connu un déclin démocratique ces dernières années. Le système judiciaire et les lois électorales ont été manipulés par les autorités pour supprimer l’opposition politique et consolider le pouvoir. Cela a été évident lors de l’élection de 2021, marquée par l’arrestation de Mme Reckya Madougou et de M. Frédéric Joël Aïvo, tous deux empêchés de se présenter à l’élection présidentielle. Leurs condamnations ultérieures sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces illustrent la persécution politique à laquelle sont confrontés les opposants au régime actuel.
Le nombre d’exilés politiques a augmenté de manière significative, les dirigeants et les militants de l’opposition étant soit arrêtés, soit contraints de fuir le pays. Les cas de Mme Madougou et de M. Aïvo illustrent cette tendance inquiétante.
Selon le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, ces détentions au Bénin sont sans fondement et violent les droits fondamentaux garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Malgré les conclusions claires de l’organe de l’ONU, le gouvernement béninois continue de faire fi des directives internationales en refusant de libérer Mme Madougou et M. Aïvo. Reckya Madougou, ancienne ministre de la justice, et Frédéric Joël Aïvo, professeur de droit public et constitutionnaliste, étaient tous deux candidats à l’élection présidentielle de 2021. Leur emprisonnement représente une tentative évidente d’étouffer la dissidence politique et de saper la concurrence démocratique au Bénin.
L’Alliance Progressiste exhorte les autorités béninoises à libérer immédiatement Reckya Madougou et Frédéric Joël Aïvo, conformément aux décisions du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire. Nous appelons également à la fin de la répression des voix dissidentes et à la mise en place d’un environnement politique propice à des élections libres et transparentes, préservant ainsi les acquis démocratiques du pays. Nous nous joignons aux organisations de défense des droits de l’homme et aux partenaires internationaux du Bénin pour réclamer le rétablissement des droits fondamentaux et la tenue pacifique d’élections générales équitables et crédibles en 2026.

60 jours d’arrêt de rigueur, traduction en conseil de discipline, radiation et autres : Le gouvernement corse les sanctions contre les auteurs de bavures policières

Les agents de la Police Républicaine qui se rendraient coupables de bavures policières seront désormais lourdement sanctionnés puis radiés de la fonction publique. Le gouvernement entend sévir avec une grande fermeté les auteurs de ces actes contre les pratiques à la Police Républicaine. A la faveur d’une rencontre dans la matinée du mardi 26 Novembre 2024 entre le ministre de l’Intérieur, Alassane Séïdou et le Haut commandement de la Police Républicaine, cette décision a été rendue publique comme pour mettre sévèrement en garde les agents indélicats. Pour le ministre de l’Intérieur, Alassane Séïdou, les bavures policières sont «inacceptables ». L’autorité ministérielle qui  insiste sur le fait que ces actes sont contraires aux valeurs que prône et promeut la Police Républicaine, annonce des mesures drastiques pour que cela ne se reproduise plus. « Désormais, un agent qui va se rendre coupable de la mort d’un honnête citoyen doit pouvoir en répondre », a prévenu le ministre Alassane Séidou. Il ajoute que tout agent qui se rendra coupable de la mort d’un citoyen se verra « appliquer la sanction maximale, c’est-à-dire 60 jours d’arrêt de rigueur et il passera devant un conseil de discipline qui prononcera sa radiation ». Le  ministre de l’intérieur précise que les sanctions ne s’arrêtent pas là. « Le policier coupable sera traduit en justice pour la peine pénale qui sera prononcée par le juge », martèle l’autorité ministérielle. A préciser qu’une bavure policière a occasionné la mort d’un jeune il y a quelques jours à Parakou.  Dans ce dossier, cinq policiers et un commissaire de police ont été placés en arrêt de rigueur en attendant les résultats des enquêtes en cours. Le Procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Parakou supervise l’enquête judiciaire, tandis qu’une enquête administrative est conduite par l’Inspecteur technique de la Police Républicaine.

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Vote pour ou contre un camp sans idéal précis*: Le récurent «péché» qui fait regretter les choix au sommet de l’Etat

« Voter pour un programme et non pour une personne ou un camp dont le projet de société ne va forcément pas dans le sens des aspirations des populations» ; l’électeur béninois qui ne se détache pas de son devoir de choisir par le moyen de vote, ses dirigeants notamment au sommet de l’Etat, ne fait souvent pas de ce principe, une exigence. Il accorde sa caution à un camp  ou prononce sa sanction contre un système suivant son penchant pour X ou Y forcément pas porteur d’un bon programme de gouvernance. Ce qui le rend méconnaisseur de dispositions mises en application par la personne qu’il a contribué à élire. N’ayant pas fait l’effort de prendre connaissance du contenu de la vision de celui qui se porte vers lui, il se retrouve à regretter son choix qu’il considère comme mauvais car ne traduisant pas selon lui, les souhaits exprimés. Et pratiquement depuis le renouveau démocratique, les choses ont fonctionné ainsi pour faire installer à la tête du pays des citoyens qui se font découvrir dans le champ de l’action. Remonté contre cet état de choses, l’électeur complice de la situation, ne se remet pas toujours en cause pour attester qu’il est en partie responsable de ce qu’il subit. Il se contente généralement de porter des accusations contre un système ou d’approuver un plan d’action sans idéal précis. La conséquence est le traitement fait de lui par la personne au pouvoir qui déroule son programme, fut-il bénéfique ou douloureux et ceci sans tenir compte des humeurs. Entre -temps, l’électeur a manqué à son devoir de s’informer comme cela se doit sur le candidat avant d’approuver son choix. Une posture à revoir pour se rendre fier des personnes élues Président de la République.

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Contre-pied de positions du Chef de l’Etat : Les deux grands partis de la mouvance dans une indépendance apparente ?

Les deux grandes formations politiques de la majorité présidentielle au Bénin à savoir l’Union Progressiste Le Renouveau (UPR)  et le Bloc Républicain  (BR) affichent de plus en plus leur indépendance vis-à-vis du Chef de l’Etat. Sur deux questions au moins que sont la révision de la Constitution et leur sollicitation pour l’audit du fichier électoral dans la perspective des échéances de 2026, elles adoptent des postures différentes de celles du Président de la République pourtant vu comme leur leader numéro 1. En effet, relativement à la tentative de la révision de la Constitution  mise en échec dernièrement en plénière à l’Assemblée nationale par 71 voix pour, 35 contre et 02 abstentions, alors que le Président Patrice Talon exprimait son désir de ne pas voir sauter une virgule de la loi fondamentale, des députés notamment du Bloc Républicain avec à leur tête Assan Seibou ont défendu jusqu’à la fin la proposition introduite à cet effet.  Prétextant d’une décision de la Cour constitutionnelle  en date du 04 Janvier 2024 qui invitait l’Assemblée nationale à modifier le Code électoral pour entre autres, rétablir l’égalité du pouvoir de parrainer à l’égard de tous les maires,  Assan Seibou, député du camp présidentiel avait initié le 26 Janvier une révision constitutionnelle bloquée à la première phase de l’examen à l’hémicycle. 07 des 81 députés de la rupture avaient voté contre la proposition pour conforter la minorité de blocage. Mais les initiateurs en tout cas le principal à savoir le député Assan Seibou, ont défendu contre la position affichée par le Chef de l’Etat, leur idée qui n’a pu aboutir. 
Dans le même ordre d’idées, une sollicitation du Cadre de concertation des partis politiques de l’opposition béninoise en direction de l’Union Progressiste Le Renouveau pour agir ensemble sur le chantier de l’audit du fichier électoral, a essuyé un refus catégorique de la part du plus grand parti de la mouvance  qui refuse de s’associer à cette initiative de l’opposition. Dans ses arguments pour justifier sa position, l’UPR estime que la demande du Cadre de concertation de l’opposition de mettre sur pied un Comité Politique  d’Encadrement (CPE) est « inopportune » et en « déphasage avec les lois en vigueur au Bénin qui organisent l’établissement de la Liste Electorale Informatisée (LEI) ». Tout en se montrant prêt à contribuer aux côtés de l’ANIP et de toutes les parties prenantes, conformément au « cadre légal établi » à l’extraction et à la mise à disposition de la CENA d’une liste « fiable pour des élections transparentes, crédibles et apaisées en 2026», le parti présidé par Joseph Djogbénou refuse de poser un acte qui l’amènerait à manquer « à sa responsabilité politique et affecterait celle de l’opposition si elle s’associait, dans son positionnement politique actuel, à une initiative fondée sur un manque de confiance dans le dispositif électoral qu’elle a politiquement défendu et activement recherché ». Une sorte d’opposition au souhait du Chef de l’Etat de faire auditer à la demande de l’opposition,  par des experts internationaux indépendants, le fichier électoral. Un sujet qui a réuni récemment le Garde des sceaux et les responsables du Cadre de concertation de l’opposition pour les premiers pas en vue de la satisfaction de la requête approuvée par le Président Patrice Talon.  Mais l’UPR manifeste son refus catégorique, signe de son  indépendance dans la prise de décisions.  Seulement, beaucoup se posent de questions sur ces postures des deux grands partis de la majorité présidentielle qui prennent en quelque sorte le contre-pied des positions du Chef de l’Etat. On se demande si tout cela est sincère ou s’il s’agit d’une indépendance apparente ? Des questions auxquelles les dirigeants de partis dans le cas  sauront apporter de réponses pour fixer les uns et les autres sur ce qu’il y a fondamentalement à retenir.

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Recours contre le Décret des ministres conseillers devant la CADHP : Des arguments bien formulés mais sans issue certaine

Le Décret pris le 9 Janvier 2024  instituant un Collège des ministres conseillers à la Présidence de la République et  déclaré conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle du Bénin, est attaqué devant la Cour  Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).  Un groupe de juristes conteste les dispositions validées qui contreviennent selon leurs observations, à l’article 26 de la Constitution, qui garantit l’égalité de tous devant la loi, et à l’article 13 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme, qui assure à chaque citoyen le droit de participer librement à la direction des affaires publiques. Selon les contestataires, le Décret impose des conditions discriminatoires en exigeant que les ministres conseillers soient proposés exclusivement par des partis politiques soutenant la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, ce qui enfreint selon eux,  le droit à une participation politique libre et égalitaire. Ils demandent à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples d’examiner la recevabilité de leur plainte, malgré la décision de la Cour Constitutionnelle et de se prononcer sur le fond du dossier. Des arguments bien formulés mais sans issue certaine en tout cas dans le sens de faire plier l’Etat béninois qui choisit de plus en plus de ne pas respecter les décisions des juridictions internationales.

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Engagement politique après sa retraite syndicale : Noël Chadaré fait le choix du plus grand parti du moment

L’ancien Secrétaire Général de la Cosi-Bénin depuis quelque temps à la retraite syndicale, Noël Chadaré, s’engage en politique tout en se donnant des assurances de réussir dans cette aventure. Il officialise son adhésion à l’Union Progressiste Le Renouveau, le plus grand parti de la mouvance présidentielle et ceci sans doute pour maximiser ses chances de progresser dans ce secteur. Et ce mardi 26 Novembre 2024 au siège annexe de la formation politique à Cotonou, il a posé l’acte de son appartenance à l’UPR pour s’investir en tant que tel au profit du parti jusqu’aux prochaines élections. En effet, ayant le choix entre l’opposition et la mouvance parlant d’obédiences politiques pour la concrétisation de son projet, Noël Chadaré a jeté son dévolu sur le regroupement ayant actuellement plus d’élus dans les instances au Bénin. Ce faisant et sans le signifier clairement, il ne souhaiterait pas être laissé sur le carreau lors des positionnements pour s’assurer d’accéder pourquoi pas à un poste électif ou autres. Il s’agit pour le tout nouveau membre de l’UPR d’un choix bien pensé pour activer son capital de chances dans la perspective des positionnements aux élections à venir.    Notamment au regard de la popularité dont il jouit.

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Audit du fichier électoral : Le Cadre de Concertation de l’Opposition dans une démarche inclusive

Relativement à l’audit du fichier électoral à l’origine d’une rencontre récemment avec le Garde des sceaux, ministre de la justice et de la législation, le Cadre de Concertation des Forces Politiques de  l’Opposition béninoise entend étendre sa démarche à d’autres partis de la contradiction comme de la mouvance et aux Organisations de la société civile en vue d’un large consensus  autour de ce qui est prévu. A travers un Communiqué en date du Samedi 23 Novembre 2024 à la signature de son Coordonnateur, Eugène S. Azatassou, il est annoncé une vaste consultation avec les autres formations politiques et la société civile pour garantir leur implication effective dans le processus d’audit dont la réalisation sera confiée aux experts indépendants internationaux. Dans une posture inclusive, le Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition répond ainsi à ceux qui le soupçonnaient d’être de connivence avec le gouvernement pour exclure du processus d’audit du fichier électoral, des regroupements politiques. Une idée pareille n’est pas à l’ordre du jour et le parti Les Démocrates dont l’un des membres est à la coordination du Cadre de Concertation de l’Opposition rassure sur la prise en compte de toutes les composantes.    D’ailleurs , le sérieux et la notoriété qui guident les actions du parti Les Démocrates avec à sa tête l’ancien Chef de l’État Boni Yayi ne sauraient amener à exclure un quelconque parti mais à impliquer toutes les composantes au processus jusqu’à la concrétisation de la dynamique de l’alternance dans les instances.

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Critiques au lendemain de la rencontre pour l’audit du fichier électoral : Ces postures qui tirent vers le bas l’opposition

Dans la perspective des élections générales de 2026 au Bénin, faut-il déjà prêter des intentions au gouvernement et aux partis de l’opposition qui marquent leur accord pour l’audit du fichier électoral ? Au regard de l’importance de ce qui est sur le point d’être acté pour mettre en confiance sur le chantier de la transparence la classe politique et les parties prenantes aux différents scrutins, beaucoup réprouvent cette posture qui étale la haine au sein des contradicteurs de la rupture.  Pour rappel, juste au lendemain de l’audience accordée par le Garde des Sceaux, ministre de la justice et de la législation aux membres du Cadre de concertation des partis politiques de l’opposition pour la traduction en actes de l’une des résolutions issues de la rencontre tenue  le 27 Novembre 2023 entre le Président Patrice Talon et des responsables du parti les Démocrates, une formation politique est montée au créneau pour mettre en garde contre cette initiative limitée selon elle à des regroupements de l’opposition alors qu’elle devrait prendre en compte selon ses dires, tous les partis de ladite obédience. Et pour prendre à témoin le peuple et l’appeler à la vigilance,  cette formation politique a donné de la voix pour exposer à la face du monde ses réserves qui s’interprètent sous forme  d’exclusion de la part du gouvernement et des partis de l’opposition présents à la rencontre. Fermant les yeux sur le fait que la concertation s’est tenue entre le Garde des Sceaux et le Cadre de concertation de l’opposition qui venait de voir le jour, cette formation politique sans forcément attendre la suite du processus, porte des accusations à l’encontre des participants dans une démarche pas rassurante en tout selon son point de vue.  Des dénonciations qui ne font que fragiliser l’opposition pour la mettre en infériorité face à la mouvance qui tire profits de cette mésentente. Et relativement au défi de l’alternance pour 2026, plus d’un préconisent un changement de donne pour taire les divergences et conjuguer les efforts au sein de l’opposition en vue de déboulonner le pouvoir de la rupture. Des initiatives pour se fragiliser, l’opposition doit se passer de les afficher  pour paraître unie et forte face au régime en place qui nourrit l’ambition de la continuité.  A préciser qu’à la rencontre du  lundi 18 Novembre 2024 avec le Garde des Sceaux, ministre de la justice et de la législation, étaient présents les représentants du parti Les Démocrates (LD), Grande solidarité Républicaine (Gsr), Mouvement Populaire pour la libération (Mpl) et du parti Nouvelle Force Nation (Nfn) qui avaient plus tôt adressé une lettre au Président de la République portant audit du fichier électoral avec un projet de termes de références. Et c’est cela qui est vu d’un mauvais œil par la formation politique en question qui crie alors que ce ne serait pas forcément le cas, à une exclusion.

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