Devenu pratiquement le sujet le plus succulent de l’actualité, le dossier Akponna intéresse également les députés qui mettent en place une Commission pour vérifier la véracité ou non des propos tenus à Parakou. En effet, lors d’une activité politique tenue récemment dans la partie septentrionale en compagnie de Rachidi Gbadamassi, l’ex ministre de l’énergie Paulin Akponna a porté des accusations contre son prédécesseur Samou Adambi en quelque sorte pris pour auteur de siphonage de ressources financières destinées à donner de l’eau et de l’électricité aux populations. Ces allégations qui ont surpris plus d’un ont été par la suite suivies d’excuses notamment vis-à-vis de l’autorité indexée. Mais blessé dans son amour propre, Samou Adambi a régulièrement porté plainte pour faire laver son honneur. Aussi gravissimes qu’elles ne peuvent passer inaperçues, les dénonciations faites captivent l’attention des parlementaires qui veulent savoir à quoi tout cela retourne. D’où l’adoption par l’Assemblée nationale lors de sa séance du 4 Juillet 2025 d’une résolution portant création d’une Commission d’enquête parlementaire pour le contrôle de la gestion des ressources affectées à la fourniture d’eau et d’électricité aux populations de Parakou sur la période 2016 à 2025. Selon les précisions apportées, ladite Commission a pour mission de vérifier la légalité et la régularité des procédures d’appels d’offres ayant conduit à l’attribution de marchés aux différents adjudicataires. Elle devrait procéder à la vérification et la régularité du ou des avenants aux marchés de base. Les ouvrages construits et en cours de construction seront passés au scanner pour des expertises techniques et financières. La Commission devra formuler des recommandations pour une meilleure gestion des deux secteurs dans la commune de Parakou. Et pour son travail, elle dispose d’une durée de trois mois. En cas de besoin, ce temps peut être allongé jusqu’à quatre mois, sur décision du Bureau de l’Assemblée nationale. Au terme de son travail, la Commission déposera un rapport qui sera examiné en plénière à l’Assemblée nationale. Seulement, voilà !!! Si les dénonciations faites se révèlent sans fondement, cela compliquera la situation de Paulin Akponna déjà mal vu dans sa famille politique. Lui qui a de par ses propos, fait couvrir de doutes sur la transparence des procédures à la rupture, paiera en tant que tel pour ses déclarations si elles s’avéraient calomnieuses. La justice déjà saisie aura de la matière pour l’inculper et lui faire appliquer la rigueur des textes. Et il paiera dans ce cas pour son imprudence politique pour n’avoir pas su se réserver. A préciser que la création de la Commission fait suite à une résolution introduite au Parlement par des députés membres du parti d’opposition Les Démocrates. L’introduction de la résolution est consécutive aux accusations de Paulin Akponna, alors ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines. Lors d’un déplacement à Parakou, le 21 Juin 2025, Paulin Akponna a laissé entendre que des milliards FCFA ont siphonnés dans le département ministériel qu’il dirigeait. Ce siphonage présumé serait la raison des difficultés d’alimentation en électricité et en eau potable à Parakou. Désormais dans la danse, la Commission d’enquête parlementaire fouillera pour révéler à la fin si les accusations entre temps portées sont vérifiées.
*Dynamisme Info*