Présidentielle de 2026 : Nécessité pour le parti LD de jouer toutes les cartes pour assurer sa présence

Avec ses 28 députés à l’Assemblée nationale, le parti Les Démocrates est qualifié suivant les dispositions en vigueur, à présenter de duo à l’élection présidentielle de 2026 au Bénin. Le Code électoral qui fixe en matière de parrainages, le seuil minimum à 15 % des élus maires et/ou députés, soit 28 parrains devant provenir d’au moins trois cinquièmes des 24 circonscriptions électorales, soit 15 circonscriptions au minimum, donne feu vert au regroupement politique présidé par l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi d’aligner de candidats à la prochaine présidentielle. Mais il y a comme cela dérange des adversaires politiques dans des manœuvres pour faire plomber l’objectif. C’est ainsi que dans une sorte de lavage des cerveaux, ils font lire à l’opinion que le parti Les Démocrates est exclu du jeu présidentiel en 2026 pour laisser compétir que les candidats de la mouvance. Le seul argument brandi serait le piège de l’auto parrainage qui pourrait conduire à la disqualification de la formation politique de l’opposition. Et ainsi formulée, ils ventilent cette raison pour tenter de faire admettre qu’il ne reste plus rien à espérer de la participation de LD à la présidentielle de 2026. Comme s’ils étaient le législateur ou encore la Cour constitutionnelle pour édifier davantage sur le contenu de la loi sur le parrainage, ils vont à des conclusions hâtives dans la seule intention d’affaiblir psychologiquement le regroupement Les Démocrates. Oubliant que face à l’enjeu de la présidentielle, le parti mise sur plusieurs cartes avec au besoin des prises de contacts avec des profils à l’externe moulés dans la même vision ; celle de restaurer la démocratie, ils prennent du plaisir à divulguer que le regroupement LD ne sera pas retenu pour compétir à la présidentielle du fait du nombre juste de parrains qu’il dispose parmi lesquels des envies de briguer la magistrature suprême peuvent se manifester. Et il sied de rappeler à l’ordre les acteurs politiques de la mouvance dans cette sale besogne pour leur signifier   que rien ne fera arrêter le désir des Démocrates de marquer leur présence à la compétition pour la conquête du pouvoir d’Etat.  D’ailleurs, prenant le temps nécessaire pour former leur duo, les Démocrates entendent faire sortir une copie exempte de reproches renfermant des acteurs qui feront non seulement l’unanimité mais ne souffriront pas à être pris en compte par les structures appropriées.  C’est pour dire que 2026 ne se jouera pas sans le parti Les Démocrates, le véritable espoir pour le peuple dans la dynamique d’essayer d’autres compétences à la tête du pays. 

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«Son talent a honoré le Bénin» : Daniel Edah réagit au décès de Razack Omotoyossi

Informé de la triste nouvelle de décès de l’international béninois Razack Omotoyossi, Daniel Edah à travers un message sur sa Page Facebook, a réagi pour saluer la mémoire de l’illustre disparu. A parcourir ce message, le Bénin a perdu une valeur, une légende qui a fait rayonner le pays au-delà des frontières. Daniel Edah déplore que les talents de la trempe de Razack Omotoyossi meurent dans la précarité. Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt et à la communauté sportive, il nourrit l’espoir que cela soit corrigé.  « Je suis profondément attristé par la disparition de Razack Omotoyossi, buteur emblématique de l’équipe nationale de football du Bénin. Son talent a honoré le Bénin.  Nous devons veiller à ce que ceux qui font rayonner notre pays ne finissent plus dans la précarité. Mes condoléances à sa famille et à toute la communauté sportive », laisse lire Daniel Edah dévasté par la disparition de cette façon de Razack Omotoyossi.

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Profil du prochain Président, selon Topanou : Il ne reste qu’à l’élu de la 6ème CE d’approcher Talon

Reçu ce Dimanche 17 août 2025 sur l’émission politique de esaetv.bj, Prudent Victor Topanou, député de la 9ème législature et Maître de conférences en sciences politiques, a défini les qualités que devrait selon lui, incarner le prochain Président du Bénin.  Selon ses dires, le futur Président du Bénin devra puiser dans l’héritage de quatre des anciens Présidents de l’ère du Renouveau démocratique. « La personne doit être une parfaite synthèse de Soglo, Kérékou, Yayi et Talon », a indiqué le parlementaire soucieux de la préservation des acquis de la rupture. « D’abord, le prochain Président doit maintenir le cap. Ça ressemble fort au slogan d’un parti mais c’est très important ! Je fais partie de ceux qui pensent que le Président Talon a amené le pays à un niveau qu’on n’a jamais atteint. Il ne faut pas qu’on redescende », a ajouté Prudent Victor Topanou. Mais pour se donner des chances de concrétiser son souhait, beaucoup suggèrent à Topanou de chercher à prendre contact directement avec le Président Patrice Talon pour lui souffler ses intentions.  Cela pourrait orienter le Président de la République sur le choix à effectuer en son temps pour répondre aux aspirations sus exprimées.

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Libération des détenus dits politiques : Le gain de l’implication pour la mouvance en 2026

L’opposition béninoise à travers le parti Les Démocrates représenté à l’Assemblée nationale, plaide pour le retour des exilés et la libération des détenus dits politiques et a formulé une proposition de lois dans ce sens, rejetée par les députés de la mouvance. En effet, bien agencée, la proposition de loi à cet effet, si elle aboutit, à travers son premier titre, offrira l’amnistie aux personnalités politiques en prison, aux détenus politiques et à tous ceux qui bénéficient d’une liberté provisoire. Le deuxième titre a pour objet, l’amnistie ou l’abandon des poursuites judiciaires à l’encontre de personnalités politiques vivant en exil. « Nous invitons nos collègues de la majorité parlementaire à ne ménager aucun effort pour faire passer la proposition de loi dans l’intérêt du Bénin. Il est temps de désamorcer la bombe politique qui risque de nous emporter tous si rien n’est fait », exhortait Nourénou Atchadé, Président du groupe parlementaire « Les Démocrates ». Mais s’arrimant sur la position du Chef de l’Etat qui trouve techniquement impossible la satisfaction de la requête, la majorité parlementaire a fait comme ranger le projet pour ne y prêter aucune attention. Et pourtant, les mérites pour l’éventuelle implication du camp au pouvoir ne manquent pas et pourraient intervenir très prochainement. Pour beaucoup, la mouvance si elle contribuait à la concrétisation du projet, disposerait d’un argument puissant pour la campagne en ce sens qu’ils auront l’essentiel pour séduire le peuple. On fait remarquer que le peuple se réjouirait de la libération par exemple de Reckya Madougou, Joël Aïvo et autres emprisonnés pour des intrigues politiques et condamnés à de lourdes peines. Toute action au profit de ceux-ci avec la contribution active de la majorité parlementaire profitera à tous mais surtout à la mouvance dans la logique de la continuité. En tous cas, les électeurs n’hésiteront pas à faire massivement l’option de la mouvance en 2026 si elle allait à ajouter au bilan de Patrice Talon, la libération des détenus dits politiques. 

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Drame de Glazoué : La solidarité :  trait caractéristique malgré les divergences politiques

Dans la nuit du 16 au 17 Août 2025, un grave accident de circulation a été enregistré sur la route nationale inter-Etats numéro 2 à la hauteur du pont de franchissement du fleuve Ouémé, dans la traversée de Thio, commune de Glazoué.  Un autocar d’une compagnie de transport international de passagers en direction de Malanville qui a perdu le contrôle, venait de finir sa course dans le lit du fleuve.  Informés de la triste situation, les acteurs politiques de toutes les obédiences, à la suite du gouvernement qui a répondu promptement en dépêchant des équipes de secours, ont adressé de messages de compassion et de solidarité vis-à-vis du peuple. Aperçues sur le terrain, des personnalités de l’opposition dont l’ancien Président Boni Yayi accompagné de l’honorable Kolawolé Djima Ogbon, député LD de la 10ème Circonscription électorale et autres, ont présenté leurs condoléances et compassions au peuple béninois et aux familles des victimes. Ils ont encouragé également les équipes surplace, les plongeurs, les secours, les forces de maintien de l’ordre qui sont à pied-d ‘œuvre pour retrouver les autres victimes et sortir le bus du fleuve. Dans la même veine, Daniel Edah, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2026 au Bénin, Membre du Cadre de concertations des forces politiques de l’opposition, a réagi via un message sur sa page Facebook au drame. « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le drame (…) Je m’incline avec recueillement devant la mémoire du passager décédé et j’exprime à sa famille mes condoléances les plus émues », laisse lire Daniel Edah qui souhaite prompt rétablissement aux blessés actuellement pris en charge à l’hôpital de zone de Savè et une pensée solidaire pour les familles des personnes encore portées disparues. Saluant la réaction rapide des autorités notamment celle du Président de la République, il n’omet pas dans son message l’engagement des forces de sécurité, des secours et des personnels de santé sans oublier les riverains mobilisés pour tenter de sauver des vies. Comme lui et d’autres acteurs de l’opposition mais au sein de la mouvance, des réactions sont intervenues pour témoigner la solidarité vis-à-vis des familles des victimes et du peuple béninois ; preuve par excellence que les acteurs politiques des différentes obédiences savent marquer l’entente quand cela est nécessaire. A préciser que le bilan provisoire du drame fait état de 9 rescapés, d’une personne décédée et de 44 disparues.

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Choix du dauphin pour 2026 : La fidélité, l’engagement et le mérite à la balance de Talon

Le Chef de l’Etat qui renouvelle son engagement de passer dès 2026 la main à son successeur, ne renonce pas à son souhait de peser dans le choix à cet effet. Pour la désignation du duo candidat de la mouvance, il envisage jouer un rôle pour faire aligner les personnes répondant à ses yeux à des critères. Il souhaite dans l’ensemble que celui qui viendra après lui, fasse mieux que lui pour d’abord préserver les acquis et faire un peu plus. Des exigences auxquelles répondent sans doute des acteurs politiques soutenant ses actions et nourrissant en douce des ambitions pour la présidentielle. En effet, rivalisant de stratégies pour bénéficier en son temps de sa confiance, ceux-ci conjuguent à l’engagement politique, la fidélité vis-à-vis de Patrice Talon qu’ils servent sans réserve. Et des occasions pour présenter que la bonne facette de la rupture, ils ne les loupent pas ayant à l’idée de captiver l’attention du Président de la République pour la rétribution qui sied. Mais des options qui s’offrent à lui, Patrice Talon tablant entre autres sur la fidélité, l’engagement et le mérite, reste le seul à savoir celui sur qui il jettera son dévolu pour défendre les couleurs de la mouvance à la prochaine présidentielle. Observant sans doute les scènes d’exhibition, il révélera en son temps l’identité de son dauphin à prendre en compte par les regroupements politiques de son bord. Mais en attendant, les prétendants à la fonction présidentielle issus de la mouvance sans l’exprimer clairement, devront redoubler d’ardeur pour tenter de gagner sa confiance. Et de là, si cela n’est pas encore opéré, Patrice Talon aura à choisir parmi ses soutiens dans des efforts pour être retenus.

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Liste électorale pour 2026 : La fiabilité et rien que cela pour rassurer le peuple

Dans la perspective des élections générales de 2026, les souhaits exprimés en dehors de la requête pour la relecture du Code électoral, résident dans la fiabilité de la liste électorale. En effet, confié à l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), l’apurement du registre national pour extraire une liste électorale crédible est suivi de près notamment par les acteurs politiques toutes obédiences politiques confondues. Beaucoup en l’occurrence les acteurs de l’opposition veulent s’assurer que l’Anip, organe technique ne travaille pas à arranger un camp au détriment du professionnalisme en de pareilles circonstances. Et il sied à la structure sur qui les Béninois reposent leur espoir de tout mettre en œuvre pour mériter la confiance placée en elle. Ceci suppose la poursuite de la bonne manière de l’œuvre d’apurement amorcée pour extirper de la liste à valider, les cas de décès.  Mais avant, il ne faudra pas prêter oreille aux prétendues révélations tendant à incriminer le registre national pour tenter de montrer que ce qui se fait est entaché.  Structure purement technique, l’Anip devra affirmer son indépendance vis-à-vis des politiques en s’investissant de sorte à présenter à la fin une liste électorale exempte de contestations. « L’Anip n’a pas encore communiqué de statistiques. En son temps, si vous avez besoin de statistiques, l’Anip les communiquera », déclarait Herbert Assogba, Responsable des politiques, des partenariats et de la communication multicanale de l’Agence nationale d’identification des personnes, en réponse aux allégations de Chabi Yayi sur le nombre de personnes décédées encore inscrites dans le Registre national.  Pour aller vite et bien, plus d’un demandent aux Responsables de l’Anip plutôt que de chercher à se justifier, de confondre par du concret par la présentation d’une liste électorale fiable. Ceci offrira l’avantage qu’il confortera le rapport des experts ayant récemment audité le fichier électoral.

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Détestation commune vis-à-vis de Talon : Kémi Séba partage son point de similitude avec Candide Azannaï

Kémi Séba, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2026, porte un regard admiratif à l’égard de Candide Azannaï qui partagerait avec lui la même réalité sur la gouvernance au Bénin. À travers une vidéo postée sur ses canaux digitaux, le Président de l’ONG Urgences panafricanistes a affiché son estime vis-à-vis de l’ancien ministre délégué auprès du Président de la République en charge de la défense nationale, Candide Azannaï dont il loue les prises de positions dans le débat public. Selon lui, le point commun avec Azannaï est l’aversion commune vis-à-vis de Patrice Talon et ceci en dépit quelque fois des divergences. « On peut avoir des perceptions différentes sur le système néolibéral mais il y a une réalité : c’est qu’on a une détestation commune vis-à-vis de Talon », fait savoir Kémi Séba pour qui, Candide Azannaï est « excellent » et juste dans ses analyses ou critiques ciblées contre le régime de la rupture. Il insistera pour louer l’opposition de Candide Azannaï vis-à-vis de Talon qui s’apparente à son combat. 

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Interpellations de TikTokeurs : Le temps de la tolérance est terminé ; le CNIN décidé à faire le nettoyage

Le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) ne veut plus fermer les yeux sur certaines dérives. Après plusieurs mois à surveiller les agissements d’une frange d’influenceurs béninois aux pratiques jugées dangereuses ou illégales, l’institution a enclenché une véritable opération de nettoyage dans l’espace numérique national ces derniers jours avec une série d’interpellations ciblant des créateurs de contenus TikTok. Le temps de la tolérance semble bel et bien révolu avec l’objectif de mettre fin aux dérives qui ternissent l’image du pays, protéger les citoyens contre les abus en ligne et rappeler que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit. En effet, sur TikTok, certains individus utilisent leur audience pour produire des contenus irrespectueux, manipuler des faits, simuler des situations graves ou inciter à des comportements illégaux. Et si jusque-là ils semblent ne pas être inquiétés, la multiplication des dérapages a fini par pousser le CNIN à passer à l’action. Des enquêtes menées ont permis de documenter des pratiques inquiétantes notamment des simulations d’enlèvements suivies d’appels à contribution financière, des atteintes à l’image et à la réputation de personnalités, des diffusions de propos défiant ouvertement l’autorité de l’État ou encore des implications présumées dans des actes de cybercriminalité. Selon des sources, les récentes interpellations de tiktokeurs s’inscrivent dans la volonté affichée de couper court à l’impunité. Et l’une des affaires récentes ayant motivé l’intervention du CNIN a été déclenchée par la découverte d’un enregistrement vidéo où un influenceur déjà cité dans une affaire judiciaire pour cybercriminalité affirmait ne craindre “aucune autorité” et annonçait poursuivre ses activités illégales. Une déclaration publique qui, combinée à des faits répréhensibles démontre la nécessité d’une réponse ferme pour réaffirmer l’autorité de la loi dans l’espace numérique. Déjà, nombreux sont-ils à saluer cette nouvelle fermeté. Pour beaucoup, il était temps que les autorités prennent à bras-le-corps un phénomène qui selon eux, minait lentement l’éducation, la morale publique et le respect des institutions. La mesure était inévitable car, poursuivent-ils, les réseaux sociaux sont devenus dans certains cas, un instrument de nuisance plutôt qu’un espace de créativité. Si certains affirment que la démarche du CNIN est un signal éducatif fort car, cette vague d’interpellations aura assurément un effet dissuasif sur ceux qui pensent que la popularité numérique est une immunité face à la loi, d’autres craignent que la lutte légitime contre les dérives ne serve de prétexte à limiter abusivement la liberté d’expression. Selon eux, l’équilibre entre fermeté et respect des droits doit être surveillé de près sous peine de créer un climat de peur dans la création de contenus en ligne. Quoi qu’il en soit, le Bénin envoie un signal clair que le numérique ne sera pas un territoire d’impunité et chaque acteur devra assumer pleinement les conséquences de ses actes.

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Risque de parti unique pour un Parlement monocolore : Guy Mitokpè alerte sur des imperfections dans le Code électoral depuis Accra

Présent à Accra au Ghana du 12 au 14 Août 2025 dans le cadre du Sommet des partis politiques africains, l’honorable Guy Dossou Mitokpè, membre de la délégation du parti Les Démocrates a profité de la tribune pour exprimer sa préoccupation sur le Code électoral en vigueur au Bénin. Devant plusieurs délégations venues de tout le continent africain pour discuter de la démocratie, de la gouvernance et d’inclusion politique, l’ancien député béninois a saisi l’occasion pour alerter sur un risque qu’il juge imminent si aucune relecture du texte n’est entreprise. Selon lui, de graves imperfections pourraient conduire à l’avènement d’un parti unique et à un Parlement monocolore. En effet, lors de son intervention au panel auquel il participait, Guy Mitokpè a affirmé : « Le Code électoral qui est mis en exergue aujourd’hui au Bénin tend à faire entrer au Parlement qu’un seul parti politique. Ce Code électoral nous conduit inexorablement vers un parti unique ou un parlement monocolore. Une scène très triste vécue par le peuple béninois en 2019. Nous devons travailler contre cette pratique ». L’ancien député a rappelé qu’en 2019, les élections législatives avaient abouti à un Parlement composé exclusivement de députés acquis à la cause du Président de la République, une situation inédite que son parti veut éviter à tout prix. « C’est pourquoi, nous sommes au front de manière civique pour que cela ne soit pas une réalité, parce qu’en 2019, comme nulle part ailleurs dans le monde, le Bénin a connu un parlement sans opposition. Il y avait 83 députés et les 83 députés étaient pour la cause du Président de la République. Ce scénario a voulu se répéter en 2023 et nous avons lutté pour que cela ne soit pas une réalité », a-t-il insisté sur le rôle que joue actuellement son parti à l’Assemblée nationale pour préserver l’équilibre démocratique citant notamment le blocage d’une tentative de révision de la Constitution en 2024. Pour certains, le discours de Mitokpè à Accra s’inscrit dans une dynamique d’internationaliser le débat et ainsi mettre la pression sur le régime de la rupture. Aux dires de ces observateurs, porter ce message devant un auditoire panafricain donne plus de résonance à la cause et empêche que la question ne soit étouffée dans l’arène politique nationale. Et pour d’autres, il s’agit surtout d’un acte de cohérence. En effet, après avoir interpellé directement le Chef de l’État au Palais de la Marina il y a quelques semaines, Mitokpè enchaîne logiquement avec une prise de parole internationale pour alerter sur les mêmes dangers montrant ainsi que son propos ne varie pas selon le public. Si pour les uns, la fenêtre pour réformer est encore ouverte, pour d’autres, elle se referme à mesure que le calendrier électoral avance et que la Céna engage ses préparatifs.

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