« La déférence que nous devons donc TOUS à DIEU, Maître de notre souffle, nous interdit de loger à la même enseigne, dans une démarche de régulation sonore, les lieux de culte ou de prière et les débits de boissons et autres bars qui polluent dans presque tous les coins de rue du pays ». L’ancienne ministre de la justice sous Boni Yayi fustige les mesures des autorités gouvernementales contre la pollution sonore impliquant les lieux de culte. Depuis sa cellule, Reckya Madougou trouve anormales les dispositions en question et prévient sur les dangers des stigmatisations religieuses et ethniques. Selon son écrit, la question de religions et d’ethnies est toujours un sujet très sensible sur lequel il ne faut pas trop tirer pour éviter d’allumer les braises d’un incendie qu’on ne pourra pas contenir. « Les réformes visant à réguler un secteur aussi sensible que celui de la pratique des religions et cultes, dans un pays déjà engagé dans une lutte antiterroriste, doivent prendre en compte tous les paramètres socioculturels ainsi que sécuritaires », laisse-t-elle lire pour appeler à éviter à tout prix d’entretenir un contexte délétère où des amalgames et autres récupérations préjudiciables à la paix sociale peuvent servir de terreau aux ennemis de la quiétude et autres fondamentalistes djihadistes qui ont juré de semer la désolation dans les familles en s’attaquant aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire. « Ayons à l’esprit que pour moins que cela, dans certains pays, des terroristes ont pris pour prétexte des décisions officielles – justifiées ou non – à l’encontre de communautés musulmanes, pour y lancer des assauts », fait-elle observer à travers sa tribune. (Lire l’intégralité de la réflexion).
*Dynamisme Info: Edition du 02 Mars 2023*