Limogeage ou non de Séverin Quenum : Talon parle, l’opinion toujours insatisfaite

Depuis le dévoilement par un média de la nouvelle en rapport avec le prétendu limogeage de Séverin Quenum, beaucoup attendaient le gouvernement sur le sujet pour se convaincre ou non de l’éjection du ministre de la justice.  Abordant la question à la suite du Secrétaire général adjoint et porte-parole, le Chef de l’Etat laisse entier le suspens pour ne fondamentalement pas situer les uns et les autres sur ce qui a pu se passer. Brandissant l’absence d’acte pour renseigner sur un remaniement ministériel,  il laisse comprendre que le garde des sceaux annoncé démis, reste toujours membre du gouvernement et une décision contraire peut changer le coup des choses. « Je ne pense pas que l’opinion ait reçu un communiqué quelconque ou la copie d’un décret ayant procédé à un remaniement ministériel. Donc, je ne peux vous répondre au-delà de ce qui est formel. A l’heure où je vous parle, Monsieur Quenum est toujours garde des sceaux, ministre de la justice. Ça peut changer demain, ça put changer  ce soir.  Mais pour le moment, il est garde des sceaux », fait-il savoir comme pour siffler la fin des polémiques. Une réaction de la personnalité la mieux indiquée qui ne convainc pas la majorité des Béninois à la recherche de la vérité et donc de la bonne information. Ils laissent entendre que l’intervention du Président de la République n’a pas contribué à satisfaire les curiosités mais au contraire à enfler les polémiques. Convaincus qu’il s’est forcément passé quelque chose, ils avancent que le gouvernement entretient un mystère autour de la sortie  ou non de l’intéressé de l’exécutif  en optant pour le service minimum  pour les informations en la matière. D’où le média qui  a rendu publique en premier la nouvelle, détient-il son information ? Pourquoi une fixation sur la personne de Séverin Quenum et pas sur celle d’un autre membre du gouvernement ? Pourquoi avoir attendu plusieurs heures après avant de réagir ?  Que cherche-t-on à cacher au peuple dans ce dossier ? Des interrogations fusent de toute part pour chercher à en savoir au besoin sur la sorte de communication organisée autour de la personne de Séverin Quenum depuis la journée du mercredi dernier. On n’occulte pas que le concerné ait laissé sa démission  et que cela ne soit pas accepté par qui de droit. Cette possibilité n’est pas à ignorer dans les pistes pour la vérité.
  

*Dynamisme Info : Edition du 17 Avril 2023

Nouvelle révision de la Constitution évoquée par Vlavonou : Vaut mieux ranger cette initiative au profit d’autres priorités

Dans son discours d’investiture le jeudi dernier, le Président de l’Assemblée nationale a évoqué la possibilité d’une révision constitutionnelle durant la mandature dite de transition. Il appelle en quelque sorte ses collègues à se tenir prêts pour amender en son temps le projet bien  entendu après la relecture de la loi fondamentale de 2019 au cœur de grandes polémiques.  Une invite  diversement appréciée  pour se poser de questions sur l’opportunité ou non  de la révision de la constitution surtout en ce moment où les priorités pour le bien et le mieux-être collectif ne manquent pas.  Et à plus d’un déjà de demander au Numéro 1 des députés de ranger cette initiative  pour d’autres urgences. On parle par exemple du consensus autour de la proposition de loi d’amnistie pour acter la libération des détenus dits politiques et le retour des exilés. On fait observer qu’une action dans ce sens apportera beaucoup à  la paix et à l’unité  nationale pour leur raffermissement. Beaucoup trouvent malvenue une idée de révision constitutionnelle qui ne laisse pas pour autant de garanties en dépit  de la parole donnée. Raison de plus pour  appeler à ranger cette initiative  pour le moment pas essentielle. 

 
*Dynamisme Info : Edition du 17 Avril 2023*

Recours à des compétences extérieures pour la gouvernance sous la rupture : Une option qui n’est pas prête à être conjuguée au passé

Aussi longtemps que le besoin se fera sentir, le Bénin fera recours à des compétences extérieures pour faire face aux questions de développement. En conférence de presse conjointement avec son homologue Rwandais, le Chef de l’Etat n’a pas caché son intention de continuer à s’illustrer de la sorte pour répondre à des besoins spécifiques dans des domaines. ’’Le Bénin n’a plus de complexe et nous allons chercher les compétences partout où elles se trouvent pour développer le pays’’, a laissé entendre Patrice Talon  qui martèle que son gouvernement cherchera des compétences à l’étranger pour des domaines spécifiques qui nécessitent beaucoup plus d’expertise. Une précision qui atteste que l’option de recourir à des compétences extérieures fortement critiquée n’est pas prête à être conjuguée au passé.

*Dynamisme Info : Edition du 17 Avril 2023*

Grandes annonces dans son discours d’investiture : Les Béninois comme des Saints Thomas attendent Vlavonou à l’acte

Investi pour un autre mandat à la tête de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a annoncé ses grands chantiers pour  la législature dite de transition. Il ambitionne diriger avec une certaine équité le Parlement tout en faisant place pour l’accomplissement de leurs missions aux députés de toutes les obédiences.  Celui qui appelle ses collègues à se mettre consciencieusement à la tâche dans l’intérêt du peuple, rêve d’une mandature bien gérée où les intérêts du peuple seront évoqués.  Une sorte d’engagement à mieux faire en tout cas par rapport à la mandature précédente sur laquelle beaucoup nourrissent des réserves.  En effet, se rappelant de sa posture lors de la législature passée caractérisée par une allégeance sans limite au pouvoir de la rupture, beaucoup doutent fort que Louis Vlavonou respecte à la lettre les engagements pris. Face à l’intransigeance de l’opposition, plus d’un veulent savoir si l’occasion se présentait s’il laissera l’opposition traduire en actes ses intentions forcément pas en phase avec  les orientations du gouvernement. Que fera Louis Vlavonou  en de pareilles circonstances ? , se demande la plupart qui préfère pour le moment la posture de Saint thomas attendant la concrétisation  des chantiers annoncés. 

*Dynamisme Info : Edition du 17 Avril 2023

Victime d’escroquerie et bénéficiaire d’une décision de justice: Stéphane SAFIEDDINE s’en remet au Chef de l’Etat pour son dédommagement

Victime d’une escroquerie de la part de Kikissagbé  Godonou Bernard (KGB) et de ses complices, Stéphane SAFIEDDINE s’est plaint à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme  (Criet) et a bénéficié d’une décision de justice ordonnant son dédommagement.  5 378 847 400 Francs Cfa devront lui être payés correspondant à la somme totale dont il a été dépossédée. Ce règlement devra découler de la vente des biens des condamnés et des notaires et commissaires-priseurs ont été désignés pour y procéder. Mais il s’est créé un blocage qui n’a pas permis de parvenir jusqu’à ce jour aux ventes.  Subissant des pressions voire des menaces de la part de ses créanciers, il adresse une lettre ouverte au Chef de l’Etat  Patrice Talon pour lui exposer la situation et implorer sa clémence en vue du dénouement de l’affaire. Celui qui salue dans son écrit, l’impartialité de la justice béninoise pour le traitement aux Béninois ainsi qu’aux étrangers,  remercie le Chef de l’Etat pour ces avancées en vue d’une bonne justice en matière d’infractions économiques et de cybercriminalité.  il attend respectueusement du numéro 1 des Béninois des instructions  afin que ce dossier soit évacué pour tourner d’ailleurs cette page. (Lire l’intégralité de sa lettre ouverte à Patrice Talon).   

*Dynamisme Info : Édition du 17 Avril 2023*

*Lettre ouverte de Stéphane SAFIEDDINE à Patrice TALON*

Monsieur Patrice TALON Président de la République du Bénin
Palais de la Marina
Avenue Jean-Paul II, Cotonou
République du Bénin

                                       Paris, le 16 Avril 2023

Excellence, Monsieur le Président de la République,

La présente vous est adressée par une personne désespérée dont vous serez le secours, en Père de la Nation Béninoise et garant de l’indépendance et du bon fonctionnement de la justice.
Je viens en effet vous exprimer ma profonde détresse relative à l’inexécution, à ce jour, de  l’arrêt N°033/CRIET/2C.COR du 10 février 2020 rendu par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Mais préalablement, je me fais le devoir de vous remercier de garantir aux Béninois ainsi qu’aux étrangers, une bonne justice en matière d’infractions économiques et de cybercriminalité. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) en donne la preuve et a veillé à ce que justice me soit rendue par l’arrêt cité ci-dessus qui a reconnu l’escroquerie dont j’ai été victime de la part de Monsieur KIKISSAGBÉ Bernard (alias KGB) et d’autres complices, et les ont condamnés à me payer la somme totale de F CFA 5 378 847 400 dont j’ai été dépossédé.
Malheureusement, je peine sérieusement à faire exécuter cette décision. Alors que l’arrêt rappelé ci-dessus a prévu la vente des biens des condamnés listés, et que des notaires et commissaires-priseurs ont été désignés pour y procéder, et qu’enfin les titres de ces biens existent bel et bien aux greffes des juridictions béninoises, il s’est créé un blocage qui n’a pas permis de parvenir aux ventes jusqu’à ce jour.
La Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDCB) que j’ai interrogé à plusieurs reprises m’explique qu’il n’a pas encore été procédé à ces ventes et me rassure que je serai désintéressé lorsqu’elles seront effectuées, sans aucune précision de délai.
Or, je dois faire face quotidiennement à des pressions, menaces et même à la violation de l’intégrité physique de mes proches (surtout au Liban) par mes créanciers qui insistent pour avoir paiement immédiat des sommes dont je suis resté leur débiteur pour avoir été victime de Monsieur KIKISSAGBÉ Bernard et ses complices.
Aujourd’hui, je ne peux que m’en remettre à votre autorité, chef de l’administration, qui êtes encore en mesure de donner telles instructions qu’il appartiendra aux fins d’un dénouement rapide de cette situation. Les greffes des juridictions, la Caisse des Dépôts et Consignations et tous les organismes compétents pourraient être relancés par vos instructions.
Par ailleurs, je tiens à dire que je suis rassuré, en vous saisissant, de ne pas subir de représailles de la part des fonctionnaires de l’Administration comme cela a pu être le cas par le passé. J’ai noté, à l’occasion de ma comparution à l’audience, combien la justice béninoise est disposée à protéger les victimes, même si les individus, et notamment Monsieur KIKISSAGBE et ses complices ont pu me mener la vie dure.
En me remettant à votre Autorité, Je vous prie de recevoir, à travers ces lignes, Excellence, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

*Stéphane SAFIEDDINE

Limogeage du ministre de la justice : Ils ont amené Talon à revenir sur son engagement

Pour qui suit un peu le Chef de l’Etat, il n’est pas de nature à se séparer sans motif majeur de ses collaborateurs.  Très lent à l’action, il remanie très peu son gouvernement et prend du plaisir à travailler avec ceux et celles qui l’entourent pour la construction du Bénin Révélé. En témoigne l’assurance donnée lors du séjour au Bénin du Président du Niger à savoir maintenir  l’équipe à ses côtés pour la gouvernance du pays.  Mais depuis hier mercredi, celui qui a pris l’engagement de ne pas changer l’équipe qui gagne, a sorti des rangs le ministre de la justice, par ailleurs  Garde des sceaux depuis 2018.  Une publication à la signature d’un média privé quelques heures après la tenue du Conseil des ministres a  servi de canal pour porter le fait  à la connaissance de l’opinion bien entendu avant les voix autorisées.  Et s’il est difficile pour le moment d’avancer les raisons de ce retrait de confiance, il est à faire observer que ce limogeage intervient après  le réaménagement technique au détriment du ministre des affaires étrangères et après le relèvement de leurs fonctions des régisseurs des prisons et maisons d’arrêt du Bénin. Qu’est ce qui a pu se passer pour que Patrice Talon se sépare de l’un des membres de son collectif d’avocats  très actif à ses côtés depuis 2018 ? Plus d’un ne manquent pas de se poser cette question pour chercher à savoir si l’éjection du gouvernement de Severin Quenum n’est pas motivée par une faute lourde qu’il aurait commise. On n’occulte pas aussi pas l’aspect d’un redéploiement  de l’intéressé gommé du gouvernement. Dans les supputations, beaucoup avancent d’ailleurs que si sa sorti du gouvernement n’est pas une sanction que Séverin Quenum pourrait succéder à Joseph Djogbénou à la Cour constitutionnelle. Mais il ne s’agit là que de suppositions. Ce qui reste évident  est que désormais ancien ministre de la justice, Séverin Quenum ne verra pas Paul Kagamé annoncé avec son épouse pour une visite au Bénin dès le vendredi 14 avril.  

*Dynamisme Info : Edition du 13 Avril 2023*

Limogeage de Maxime Quenum : Une lueur d’espoir pour la libération de Madougou, Aïvo et autres ?

Le ministre de la justice Maxime Severin Quenum n’est plus à son poste. Il a été sorti du gouvernement sans grand précision pour le moment sur les motifs de son éviction. Un fait qui laisse aller à des supputations et à des commentaires dans tous les sens pour se pencher sur les plausibles raisons de ce retrait de confiance.  En effet, dans les analyses  qui s’enregistrent, on ne manque pas de faire le lien avec la situation des contradicteurs en prison pour des intrigues politiques.  Prenant en considération les multiples plaidoyers sans suite en sa direction, on se demande si le départ  de Maxime Severin Quenum  balisera le terrain à la libération des détenus dits politiques. On souhaite que ce dossier soit évacué pour la paix et la concorde nationale.

*Dynamisme Info : Edition du 13 Avril 2023*

Révocation de 3 SE de mairies pour fautes lourdes : Maintenant que soient engagées des poursuites judiciaires à leur encontre

Le gouvernement a acté ce mercredi sans doute sur rapport de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes, la révocation des trois Secrétaires exécutifs de mairies. Il s’agit des SE de la commune de Houéyogbé, de la municipalité  de Cotonou et de la mairie de Sèmè-Podji. Reconnus coupables de fautes lourdes,  ils ont été sortis des dispositifs fruit de la réforme dans le secteur de la décentralisation pour aller se chercher ailleurs.  En tout cas, le Conseil des ministres qui s’est penché sur leur cas, autorise leur remplacement par d’autres cadres pour servir à leurs places. Un acte à faire suivre de poursuites judiciaires  pour sortir après les sanctions  administratives, celles pénales. C’est du moins ce que préconisent plus d’un depuis  la diffusion de l’information en rapport avec leur révocation. Rappelant qu’au nombre des griefs à leur encontre, il y a de violation l’orthodoxie financière et d’atteinte grave aux intérêts des communes,  on demande  d’ouvrir une procédure judiciaire pour permettre à ces derniers d’aller s’expliquer devant les juridictions.  En la matière,  la Criet à travers son Procureur spécial est appelé à s’autosaisir pour connaître des accusations et déclencher des poursuites.  Pour donner à suivre sur le chantier de la lutte contre l’impunité,  plus d’un suggèrent cette démarche aux autorités qui devront agir sans complaisance contre les mis en cause.

*Dynamisme  Info : Edition du 13 Avril 2023*

1ere Session criminelle au TPI d’Aplaboué : Le Préfet Mègbédji Invite à suivre les audiences pour éviter de tomber dans les travers

Les sassions criminelles comme celle ouverte ce mercredi12 avril 2023  au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué sont publiques.  Elles donnent  aux populations le droit  de venir suivre sans argumenter les débats et ceci en premier pour leur culture personnelle. Le Préfet  Christophe H. Mègbédji qui a honoré de sa présence le lancement des travaux hier, convie d’ailleurs les populations  à faire souvent le déplacement pour aller vivre les discussions lors des audiences afin d’éviter de tomber dans des travers. Pour l’autorité préfectorale, à ces instances  où sont abordées les questions de la société et les délits avec, les populations pourront  tirer leçons de ce qui se passe pour éviter de commettre des bévues. Il demande à respecter seulement la discipline lors  des audiences pour ne pas perturber ou enfreindre à l’ordre établi.  A rappeler que pour cette session qui démarre au TPI d’Aplahoué  et qui a connu pour son ouverture en dehors du Préfet, la présence des maires Maxime Allossogbé, Dieudonné Gbédjékan et leurs collaborateurs. 50 dossiers (coups mortels ; assassinat ; coup et blessure entraînant une infirmité à vie sur la victime ; violes ; avortement suivi de décès ; meurtres avec préméditation) sont inscrits au rôle et seront débattus  jusqu’au 27 avril  2023,.

*Dynamisme Info : Edition du 13 Avril 2023

Recrutement au profit des Forces Armées Béninoises : 5000 jeunes à bientôt sortir du chômage

Dans le souci de renforcer l’effectif des Forces Armées Béninoises  face aux défis de la lutte contre le terrorisme et autres, le gouvernement annonce un recrutement au titre de l’année 2023-2024. Selon le relevé du Conseil des ministres qui a abordé la question, ils seront 5000 les jeunes à intégrer les FAB pour constituer le Groupement  de projection des Forces Armées Béninoises. Ils auront pour mission de mener des opérations de sécurisation destinées à préserver l’intégrité du territoire national, à maintenir et entretenir durablement la quiétude  des populations et l’attractivité du patrimoine touristique, notamment dans les localités du Bénin où s’enregistrent les tentatives d’incursions terroristes. En tout cas, le gouvernement qui a amorcé une lutte implacable contre le terrorisme, offre la chance à 5000 jeunes pour venir servir sous le drapeau afin de décourager et repousser hors des frontières les terroristes. On parle d’opportunités pour sortir du chômage 5000 jeunes qui émargeront au budget national.

*Dynamisme Info : Edition du 13 Avril 2023*