Retour des exilés et libération des détenus dits politiques : Des préalables pour un climat électoral apaisé en 2026

Mettre les chapelles politiques dans les conditions en vue du déroulement apaisé du processus électoral de 2026 est sans doute ce qui devra préoccuper dès maintenant au Bénin. A ce propos, afin de ne pas revivre les tristes événements liés aux élections passées, beaucoup demandent à fermer et de la bonne manière la page du scrutin présidentiel de 2021 par la libération de personnes encore derrière les barreaux pour des faits présumés en lien avec ladite élection. Créer un cadre également pour le retour au pays de citoyens hors du territoire  contre leur gré assurerait une organisation pacifique des premières élections générales au Bénin. Au rang de priorités pour des acteurs de l’opposition, ces attentes devront  être comblées pour baliser le terrain à la tenue dans les conditions souhaitées surtout de l’élection présidentielle de 2026. Le Chef de l’Etat est attendu sur sa partition pour répondre aux appels  çà et là à son endroit pour la décrispation totale du climat politique.  Ayant pratiquement les cartes en mains, il ne perdrait pas à œuvrer pour la consolidation de la paix et de la démocratie chères à ses yeux. Ce qui appelle à des diligences de sa part pour accorder la grâce présidentielle aux détenus  concernés qui pourront  recouvrer leur liberté et contribuer à la construction du pays. Leader charismatique de la mouvance, Patrice Talon par ses députés à l’Assemblée nationale, pourrait  dans un cadre beaucoup plus global, agir au profit non seulement des  détenus en question mais  aussi des citoyens contraints à l’étranger pour des mobiles politiques.  On parle des diligences de la part du Chef de l’Etat pour faire aboutir l’initiative  d’amnistie  des parlementaires de l’opposition. Des sortes de préalables  pour le déroulement apaisé des élections générales de 2026 notamment la présidentielle. Car, en dehors des dispositions pour faire tenir lesdites élections suivant le chronogramme, le pouvoir devra veiller à ce que toutes les obédiences politiques  y participent dans un bon état mental.

*Dynamisme info : Edition du 16 Août 2023*

Atmosphère calme à la tête du littoral : Un ban pour le ministre de la décentralisation

Depuis la suspension  le 2 décembre 2021 via message radio non codé de son Arrêté sur la réorganisation du transport en commun à Cotonou, le Préfet du Littoral s’est complètement rangé. Lui qui attirait de par ses décisions la colère de ses administrés, marche désormais dans le couloir tracé par l’autorité de tutelle. Il se montre moins agaçant contrairement à sa posture aux premières heures de son installation. A considérer l’atmosphère qui prévaut à la tête du Littoral, c’est comme si ce n’est pas Alain Orounla  qui est aux commandes. Celui qui débordait de zèle alors qu’il était au gouvernement et qui s’y prenait ainsi à sa nomination en qualité de Préfet, a changé d’attitude pour moins alimenter négativement l’actualité.  Une qualité facilitée par le ministre de la décentralisation qui est allé à des mesures pour en quelque sorte le canaliser. Toute chose qui profite au maire Luc Atrokpo visiblement moins embêté pour la gestion de Cotonou. Raphaël Akotègnon  aura réussi sur ce terrain et mérite bien un ban.

*Dynamisme Info : Edition du 16 Août 2023

Atao au pays sans inquiétude, Bada en cavale sans diligence officielle : Des réalités qui font peser lourd dans la balance le deux poids deux mesures

Il serait difficile de faire admettre le caractère impartial de la lutte contre la corruption et l’impunité sous le régime de la rupture. Des actes de plus en plus notés donnent raison à ceux qui avancent que ce qui se fait est plus dirigé contre des opposants que des courtisans protégés dans certaines circonstances. Le retour au bercail acté de l’ancien député Atao Hinnouho  sous le coup encore de la condamnation  et l’évasion sans qu’il ne soit retrouvé et ramener dans sa cellule au Bénin de l’ex-maire d’Abomey-Calavi Georges Bada sont des faits qui attestent que l’on travaille peu à appliquer des sanctions  à d’acteurs du pouvoir ayant des ennuis avec la justice. De quoi faire ramener sur le tapis les allégations souvent agitées comme quoi des membres de la mouvance vivent dans de bonne grâce même dans des situations qui obligent à la privation de leur liberté. En effet, avant Atao Hinnouho et Georges Bada, l’ex-Préfet Modeste Toboula  incarcéré dans une affaire ; sous prétexte qu’il est souffrant a bénéficié d’une mesure pour aller se faire soigner à l’étranger  sans transiter par la prison dès son retour. Il y a aussi Bertin Koovi, ancien pourfendeur du régime, reconnu coupable d’incitation à la violence  condamné mais qui est rentré paisiblement au bercail après son allégeance au pouvoir. Des réalités qui font peser lourd dans la balance le deux poids deux mesures  sur le chantier de la lutte contre la corruption et l’impunité sous Patrice Talon.

*Dynamisme info : Edition du 16 Août 2023*

Menace de poursuites de la junte à l’encontre du Président déchu au Niger : Bazoum : l’«instrument» de chantage pour faire plier la Cédéao ?

Les militaires  illégalement aux affaires au Niger ne manquent visiblement pas de stratagèmes pour tenter de faire plier la Cédéao. Après la main mise sur le Président démocratiquement élu, ce sont des poursuites pour « haute trahison » et « atteinte à la sûreté » du pays qu’ils annoncent contre Mohamed Bazoum. Une intention désavouée par la Cédéao qui y lit une nouvelle provocation.  Mais avant, se disant en possession de preuves tangibles, les putschistes menacent de traduire devant les instances nationales et internationales compétentes le président déchu et ses complices locaux et étrangers, pour haute trahison et atteinte à la sûreté intérieure et extérieure du Niger. Une façon pour faire rebrousser chemin à la Cédéao décidée à faire  rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions. Pour des observateurs avertis de l’actualité internationale, la séquestration du président légitime du Niger et les actes qui suivent laissent lire de plus en plus  la volonté de faire chanter la Cédéao  pour abandonner  le projet de délogement de la junte.

*Dynamisme Info : Edition du 16 Août 2023

Questions au gouvernement sur le coup d’état au Niger: Les députés LD indiquent le chemin à suivre à leurs collègues

Les premiers à souvent poser des actes pour éclairer sur la posture qui sied, les députés du parti « Les Démocrates » viennent d’indiquer à leurs collègues le chemin à suivre pour la contribution dans la résolution de la crise au Niger. Par des questions au gouvernement, ils réclament au nom du peuple, toute la vérité  sur l’engagement du Bénin pour le dénouement de la situation. Il s’agit en effet de 19 questions articulées soigneusement pour en savoir plus  entre autres sur les raisons de la motivation du Bénin à souscrire aux décisions de la Cédéao, le coût si elle venait à être une réalité  de l’option militaire et les motifs  du refus  de s’engager contre les coups d’Etats institutionnels en Afrique de l’Ouest.  Une bagatelle de questions  qui atteste de la volonté des parlementaires de l’opposition à faire la veille  pour amener à adopter la bonne conduite quoi qu’en soient les circonstances. C’est également un signal, une sorte d’exemple à copier par les députés du pouvoir  souvent pas actifs  dans des situations d’urgence. (Lire la question orale avec débat au gouvernement).

*Dynamisme Info : Edition du 16 Août 2023*

Silencieux sur la situation au Niger : Ce parti de la mouvance fait le tapage sur des promotions à l’interne

Alors que le coup d’Etat au Niger alimente davantage les débats au sein des pays de la Cédéao, une formation politique et pas des moindres au Bénin garde le silence pour mettre en lumière que ses activités à l’interne. Ce parti qui devrait de par sa représentativité à l’Assemblée nationale, faire savoir tout au moins sa position sur la situation de crise dans le pays frère et appeler par le biais de ses députés à une session extraordinaire pour s’y pencher, s’emploie  à communiquer autour des promotions suite à des réajustements en son sein.  C’est ainsi que la bouche presque cousue, le regroupement en question de la mouvance ne pipe mot sur l’actualité au Niger pour s’exhiber par certains de ses membres via des écrits sur les réseaux sociaux en rapport avec des promotions politiques.  Une attitude  qui paraît contraire  à celle du Chef de l’Etat  opérationnel  depuis dans le mécanisme de la Cédéao pour faire rétablir le Président déchu, Mohamed Bazoum.  Mais la formation politique en question qui a peut-être l’excuse que ses députés sont en vacances parlementaires se comporte comme  de rien n’y est et qu’il n’y a pas urgence d’orienter l’exécutif sur la conduite à tenir. En lieu et place de ce qui est attendu, des productions à se vanter individuellement sur la toile sont notées laissant de côté l’essentiel. Une posture à corriger pour accompagner et de la bonne manière le Chef de l’Etat dans sa vision de faire engager le Bénin parmi les pays qui proposent  leur assistance au Niger.

*Dynamisme info : Edition du 16 Août 2023*

Interpellation sur la posture vis-à-vis des « Coups d’Etat institutionnels »: Cette préoccupation des élus LD qui pourrait constiper le gouvernement

Pourquoi  la  Cédéao est-elle plus prompte à réagir contre  les coups d’Etat militaires et tolère les coups d’Etat institutionnels  comme observés en Côte d’Ivoire en 2020  en Guinée en 2021, au Bénin en 2019,  2020 et 2021, puis dans d’autres pays ?  Dans la question orale avec débat qu’il vient d’adresser au gouvernement, le groupe parlementaire « Les Démocrates » évoque les coups d’Etat institutionnels notés dans des pays  de l’Afrique de l’Ouest mais qui ne retiennent pas l’attention de la Cédéao. Parmi les pays à tristement s’illustrer, le Bénin est cité par les auteurs de la question orale qui veulent savoir les motivations de cet état de choses. Une préoccupation visiblement pour donner du fil à retordre au pouvoir  qui ne fait pas la même lecture des choses. Après avoir pris connaissance du jeu de questions, découvrant le point 11, certains  se demandent si le gouvernement béninois à travers son représentant à l’Assemblée nationale acceptera le jugement porté sur lui qu’il a opéré des coups d’Etat  institutionnels  en 2019,  2020 et 2021.

Dynamisme Info

Perspective des présidentielles de 2026 : Nécessité d’une vigilance pour un choix judicieux

Des Béninois font captiver déjà les attentions sur les présidentielles de 2026. Alors que l’échéance paraît encore loin, ils préparent psychologiquement l’opinion sur le choix à leurs yeux, utile pour la continuité. Dans des initiatives de suscitations de candidatures, ils vantent les mérites d’un opérateur économique comme celui pouvant assurer valablement le relais à la tête du Bénin à l’épuisement du mandat de Patrice Talon. Un exercice de nettoyage des cerveaux face auquel  il y a lieu de garder la vigilance pour le choix judicieux en son temps. En effet, face à l’éventualité que les appels  à se porter candidat  en direction de l’homme d’affaires en question le sont pour les intérêts d’un clan, beaucoup appellent à garder les yeux ouverts pour ne  pas contribuer à l’élection d’un concitoyen forcément pas à la hauteur du job. La même appréhension est nourrie pour d’autres potentiels candidats  qui feront savoir leurs intentions  et ne remplissant pas les critères pour une gouvernance inclusive.  Face aux promesses faites et aux engagements déjà pris, on suggère une grande attention pour ne pas tomber dans le panneau si c’est peut-être le cas, de vendeurs d’illusions en actons que pour leurs profits. A chaque potentiel électeur, il est recommandé d’interroger en son temps sa conscience pour savoir dans quel camp militer en vue d’une alternance pacifique et crédible en 2026.  
« Les priorités devraient être toutes autres au regard des attentes non encore comblées en lien avec la situation des exilés et prisonniers dits politiques.  Au plan social, ce n’est pas la joie dans les ménages avec les difficultés à gérer le quotidien », laisse entendre un observateur averti de la chose politique qui invite au besoin, à rester loin des engagements déjà pris pour la gouvernance du Bénin dès le départ de Patrice Talon en  2026.

*Dynamisme Info : Edition du 14 Août 2023*

Probable intervention militaire au Niger : Quid des dispositions pour la sécurité des ressortissants de la Cédéao ?

La Cédéao réitère son plan pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger. Tout en maintenant ouverte la voie du dialogue, l’institution sous-régionale n’écarte pas une intervention militaire pour faire revenir au pouvoir le président déchu, Mohamed Bazoum. Cette option a été même confirmée à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’État ce jeudi par la possibilité d’envoi de militaires au Niger si les putschistes se maintenaient aux affaires. « En aucune manière, la Cédéao n’acceptera que les coups d’État deviennent le moyen essentiel, le moyen unique par lequel les gouvernants des pays doivent être désignés. Nous n’avons pas d’autres objectifs, car on sait que le développement passe par la démocratie, la voix du peuple. Si on laisse faire, le Niger sera désintégré », a laissé entendre par exemple le Président béninois pour qui, les actions de la Cédéao ont pour objectif de « protéger les droits, de protéger les droits de l’homme, de protéger la démocratie, la bonne gouvernance pour l’intérêt, pour le développement de nos pays ». Si on laisse faire, le Niger sera désintégré », a-t-il poursuivi tout en faisant savoir que « le temps où on réglait tout avec les armes est dépassé ». La démocratie est le moyen par lequel le peuple choisit ses dirigeants et il faut le préserver », dira-t-il avant de lancer que « la mauvaise force sera vaincue, mais une porte sera ouverte au dialogue ». Ce qui confirme l’éventualité d’une intervention militaire au Niger si les putschistes restent fidèles à leur option. Seulement, en dehors des risques à prendre et du budget pour une telle opération dans un contexte de crise économique dans plusieurs pays,  beaucoup craignent pour la sécurité des ressortissants de la Cédéao au Niger qui pourraient  être pris en otage par les nouveaux dirigeants Nigériens visiblement dans leur logique de ne rien concéder. D’où déjà des appels en direction des chefs d’État à tenir grand compte de la position des peuples avant toute action. Privilégier la voie du dialogue reste l’idéal pour sécuriser ce qui devra l’être pour surtout veiller sur la sécurité des ressortissants de la Cédéao au Niger. Il ne faudra pas perdre de vue que dans un tel challenge, tous les coups sont permis et il y a lieu de veiller sur la sécurité des personnes, les Nigériens y compris qui ne doivent  aucunement être victimes du bras de fer ainsi généré. « Aller prudemment et sûrement en tenant compte de l’avis des peuples » ; c’est ce qui est conseillé aux décideurs de la Cédéao pour faire éviter des situations  encore plus désagréables au Niger.

Dynamisme Info

Position par rapport à la gestion du coup d’Etat au Niger : Issa Salifou ou le courage de son opinion

Alors que le parlement béninois garde le silence sur la crise au Niger et les options envisagées pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum, un député assurément du fait de la position qu’il occupe, lève le ton pour fustiger la posture de la Cédéao dans la gestion du coup d’Etat. Il s’agit de Issa Salifou par ailleurs  Vice-président de la commission « paix et sécurité » du parlement de la Cédéao qui affiche ses griefs contre l’institution sous-régionale  pour sa prétendue politique non inclusive. « Tout ce qui s’est passé jusqu’à maintenant, personne ne nous a contactés au niveau du parlement. Tant que la Cédéao va rester un club de Chefs d’État et ne pas être la Cédéao du peuple, on va continuer à assister à ces genres de choses. C’est un peu dommage », regretterait-il tout en récusant l’option d’intervention militaire au Niger envisagée par la Cédéao. «Pourquoi vouloir mettre le Niger tout de suite à genoux, devant une situation pareille ? », s’interroge-t-il.
Une posture du  député si les propos tels que rapportés  sont vérifiés qui atteste du courage de son opinion pour dire la vérité là où il le faut dans l’intention d’orienter et de remettre pourquoi pas sur le bon chemin. Déjà, beaucoup  félicitent le parlementaire béninois pour son audace surtout dans le contexte sous les tropiques marqué par une certaine discipline qui n’autorise pas à tout dire.  On invite d’autres à lui emboîter le pas  dans la seule intention d’amener à bien agir dans l’intérêt des peuples.

*Dynamisme Info : Edition du 14 Août 2023