Opposition à la mouvance : Un trajet pas si complexe pour les jeunes acteurs sans conviction

Contredire un régime comme celui installé au Bénin depuis 2016 n’est pas chose aisée. Il faut disposer de moyens pour continuer à tenir et résister face aux  pièges et tentations de toutes sortes. A défaut, il faut être animé de la conviction de lutter constamment pour contraindre à gouverner dans le bon sens à l’avantage de tous. En l’absence de tout ceci, le choix de changer de bord politique est rapidement opéré pour des intérêts ou pour chercher à  se mettre à l’abri de poursuites. Et justement, à la quête du mieux-être pour tirer de prébendes des initiatives ou actions politiques, de  jeunes acteurs de l’opposition  tournent dos à leur obédience politique pour se chercher à la mouvance. Sans moyens et  sans grande assurance pour leur avenir politique,  ils basculent de l’autre côté pour espérer des conditions reluisantes. Un état de choses que beaucoup expliquent par le défaut de conviction pour rester attaché à un idéal quoi qu’en soient les difficultés. On estime que les jeunes qui atterrissent de plus en plus à la mouvance manquent de militantisme pour tenir face à toutes épreuves.

*Dynamisme Info : Edition du 15 Mai 2023*

Assemblée nationale : La Cour «limoge» Yahouédéhou pour installer Hêhomey

Une mauvaise interprétation des textes par ceux qui ont été à l’origine de leur conception ;  c’est sans doute l’une des raisons à la base de la fin de mission désormais actée pour Janvier Yahouédéhou à l’Assemblée nationale. Suppléant de l’ex ministre Hervé Hêhomey, son éjection du Parlement a été confirmée par la Cour constitutionnelle qui à travers une décision,  donne le pouvoir au titulaire du siège de le remplacer.  Un état de chose favorisé par la réponse du Chef du Parlement Louis Vlavonou à la demande de Hervé  Hêhomey de reprendre son siège après son départ du gouvernement. Pour l’essentiel, pour s’opposer à la demande de Hervé Hêhomey qui vise à mettre fin à sa suppléance et à reprendre ses fonctions de député, le Président de l’Assemblée nationale fait valoir que la lettre en date du 10 Février 2023 qu’il lui a adressée pour solliciter la mise en application des dispositions de l’article 92 de la Constitution est un acte de démission alors que le bénéfice de l’article 92 par le député titulaire suppose non pas une démission mais une suspension de son mandat qui permet de le faire continuer par son suppléant.  L’article 92 en question stipule en effet que : « Tout député nommé à une fonction publique nationale ou appelé à une mission nationale ou internationale incompatible avec l’exercice de son mandat parlementaire suspend d’office celui-ci. Sa suppléance cesse à sa demande ». Selon le Président Louis Vlavonou, la suspension est une « mesure essentiellement provisoire et temporaire »  différente de la démission qui est « définitive et irrévocable ». Il attirait ainsi  les attentions sur l’intitulé de la lettre en date du 10 Février à travers laquelle Hervé Hêhomey laissait son siège à Janvier Yahouédéhou qu’il considère comme un acte de démission qui ne permet pas aujourd’hui à l’ancien ministre  de retourner à l’Assemblée nationale. Mais les arguments de Louis Vlavonou dans sa lettre en réponse à Hervé Hêhomey fin avril,  repris  d’ailleurs par son représentant devant la Cour constitutionnelle ont été rejetés à travers la décision de la haute juridiction qui donne raison  à l’ancien ministre. 

*Dynamisme Info : Edition du 15 Mai 2023*

Assises nationales sur la croissance démographique : La rupture a-t-elle un projet de pensions pour les ménages ?

En dehors de ce qui se fait pour des services sociaux de base aux populations,  le gouvernement entrevoit-il un projet de pensions pour les ménages ? Cette question, des curieux se la posent depuis l’annonce des assises nationales sur la croissance démographique et le développement du Bénin. Ils veulent savoir si l’exécutif qui convie à des réflexions autour de la parentalité responsable nourrit à terme des ambitions à impact direct sur les ménages. En Conseil des ministres du mercredi 03 mai 2023, le gouvernement a en effet décidé de l’organisation pour le mois de Septembre des assises nationales sur la croissance démographique et le développement du Bénin.  Beaucoup ont tôt fait d’assimiler cette initiative à un plan pour limiter les naissances. En réaction, le Porte-parole du gouvernement a fait savoir qu’il n’a été à aucun moment envisagé que les assises annoncées sont une occasion pour le gouvernement de limiter les naissances au Bénin  pour préciser que l’idée  est d’amener les uns et les autres à discuter autour des paradigmes à adopter en matière de croissance démographique. Une clarification qui  ne fait pas ombrage à la curiosité de certains de chercher à savoir ce que cuisine la rupture pour les ménages à travers son initiative.

*Dynamisme  Info : Edition du 15 Mai 2023*

Entente Fcbe-Les Démocrates : Le grand rôle à Boni Yayi, le leader voulu des deux côtés

Le souhait de beaucoup à l’exception de ceux qui tirent profits de la mésentente entre des regroupements politiques, est de voir les partis de l’opposition s’entendre sur l’essentiel pour le renforcement de cette obédience. Ce vœu est d’autant plus nourri pour la Fcbe et les Démocrates, deux formations politiques de la contradiction qui partageaient le même leader avant leur passage au statut de parti sous la rupture. Face aux positions tranchées de part et d’autre, plus d’un appellent à ramener la balle à terre pour des sacrifices en vue de paraître davantage forts face à la mouvance visiblement mieux organisée. Une mission à laquelle on convie en dehors des protagonistes, l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi vraisemblablement mieux placé pour faire dénouer la crise. Rappelant qu’en dehors des manœuvres de certains pour amplifier la situation surtout par leurs propos, Boni Yayi reste celui à qui beaucoup vouent de respect, on demande à l’ancien Président de la République par ailleurs Président d’honneur des Démocrates mais visiblement disputé des deux côtés, d’aller à des initiatives pour sceller l’entente entre les deux partis , les seuls de l’opposition représentés dans les instances. On assure que l’unité retrouvée tout au moins autour des questions essentielles aidera ces deux partis de l’opposition à améliorer leurs performances aux prochaines élections pour prendre pourquoi pas le dessus sur la mouvance en vue de l’alternance au vrai sens du terme dès 2026. Reste maintenant à Boni Yayi face à la requête, d’agir pour arranger ce qui peut l’être dans le seul but de renforcer l’opposition et la rendre plus apte pour les compétitions électorales à venir.   

*Dynamisme Info : Edition du 15 Mai 2023

Elections générales de 2026: L’entente au sein de l’opposition : l’autre problématique

Tout sauf l’entente en leur sein ; c’est ce qui caractérisent les acteurs de l’opposition au régime de la rupture en quelque sorte dans une guerre de leadership pour finalement s’affaiblir. Tirant  chacun le drap de son côté, ils se fragilisent face à la mouvance victorieuse des challenges depuis l’avènement au pouvoir de Patrice Talon. Eux qui devraient sceller l’unité  en leur sein développent des scènes de jalousie laissant des avantages aux soutiens du régime. Une posture qui fait craindre pour  les élections générales de 2026 qui verront aligner au rang des obédiences politiques, l’opposition à la quête de sièges dans les conseils communaux et à l’Assemblée nationale ou encore de suffrages pour la succession de Patrice Talon. Mais pour  le moment, c’est à des actes pour s’exhiber que s’adonnent des leaders de l’opposition dans un rapport de forces dans leur propre camp. Il est à rappeler que cette stratégie  n’a jamais été à l’avantage de ceux qui la pratiquent qui ne voient leur vision totalement se concrétiser. Et pour les élections en perspectives pour 2026 surtout les présidentielles, beaucoup préconisent déjà une entente au sein des acteurs de la contradiction pour mieux affronter les potentiels candidats de la mouvance en vue pourquoi pas de la modification de la donne politique nationale. On conseille aux dirigeants des partis de l’opposition régulièrement enregistrés de faire taire leurs divergences pour se montrer forts face au pouvoir de la rupture  dans la dynamique des prochaines compétitions électorales. Ensemble, on assure qu’ils feront le poids pour prendre le dessus sur le système en place qui pourrait basculer dans l’opposition. D’ailleurs, face aux enjeux  comme ceux en rapport avec le retour des exilés et la libération des détenus dits politiques, plus d’un font observer que même représentée en minorité à l’hémicycle, l’entente au sein de toute l’opposition aidera à faire bouger les lignes pour faire décider les députés du pouvoir dans le sens des actes conséquents. Face à ce qui se dessine, seule donc l’entente en son sein, permettra à l’opposition de sortir vainqueur des élections pour  aspirer à la gestion au premier plan des affaires publiques. Reste maintenant aux responsables de l’obédience politique en question de trouver le mécanisme pour parler d’une même voix dans le seul but de paraître politiquement robustes face au régime de Patrice Talon. Il s’agit au-delà d’une requête, d’une mission à laquelle ils devront s’atteler pour tout en maintenant leur autonomie sur l’échiquier, s’entendre sur l’essentiel pour aspirer à prendre de l’avance sur les acteurs du pouvoir.

*Dynamisme  Info : Edition du 12 Mai 2023*

Crise au BR : Le jeu d’hypocrisie qui amène à se ranger du côté du plus fort

Dans la polémique occasionnée par la lettre appelant à la démission du Secrétaire général national du Bloc Républicain,  les interventions qui s’enregistrent vont en faveur de Abdoulaye Bio Tchané qui reçoit de soutiens que Rachidi Gbadamassi.  N’ayant forcément pas pris connaissance du contenu de la correspondance, de prétendus militants montent au créneau pour prendre fait et cause pour le SGN à leurs yeux maladroitement attaqué. Dans des initiatives pour s’exhiber, presque tous se rangent du côté du SGN Abdoulaye Bio Tchané victime selon des points de vue, d’acte malveillant de la part de l’ancien député.  Une attitude que dénoncent des observateurs de la chose politique nationale quine lisent pas forcément pas du sérieux dans ce qui a lieu. On fait savoir que face aux réalités actuelles, l’idéal  serait de se retrouver pour analyser et voir ensemble ce qui ne va pas en vue de propositions  pour paraître plus forts. Des prises de positions au profit de tel ou tel en l’occurrence  du SGN ne participent pas ou sont loin de contribuer à la résolution de la crise au sein du Bloc Républicain. Car pour beaucoup avant même l’ancien député Rachidi Gbadamassi, des dénonciations contre la gestion du BR s’enregistraient. Dans un accord de mise ensemble, des formations politiques ont signé leur départ du grand regroupement en signe de colère face à la politique de management des ressources humaines. Une situation qui devrait amener à reconsidérer les choses pour des rencontres de vérité au BR.

*Dynamisme Info : Edition du 12 Mai 2023*

Récurrents actes de terrorisme dans le Nord-Bénin : Vivement des équipements pointus pour anticiper sur les attaques

Les actes de terrorisme deviennent fréquents dans le Nord-Bénin. Attaquées ou piégées, les populations périssent de plus en  plus dans les attaques à la signature des prédateurs de la vie humaine.  Faisant ce qu’il peut, le gouvernement s’emploie à prendre le contrôle de la situation au profit de la sécurité dans les zones concernées. Un engagement qui essuie parfois des difficultés par l’imagination de présumés terroristes prêts à tout pour accomplir leur basse besogne. En effet, face à la machine pour riposter mise en place par le gouvernement, ces délinquants qui prennent du plaisir à tuer varient de stratégies par la pose de mines artisanales occasionnant des pertes en vies humaines. Une situation à laquelle devront réfléchir les gouvernants pour décider de l’équipement de l’armée en matériels pointus à même d’aider à anticiper sur le plan des terroristes. Faut-il le rappeler, un engin explosif improvisé dans la commune  de  Kérou a fait 3 morts à Kaobagou  et ceci après l’attaque dans la nuit  du lundi 1er au mardi 2 mai  tristement soldée par au moins  15 morts et  des  disparus dans la même localité. A  cela, il faut ajouter la situation des deux femmes décédées à Tanguiéta dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 mai alors qu’elles se rendaient  avec une autre au champ à bord d’une charrette tombée sur une mine artisanale. Un vilain scénario qui devra amener le gouvernement à reprendre langue avec les partenaires pour l’équipement ou la mise à disposition de matériels de combat sophistiqués. Cela aidera d’ailleurs à anticiper sur les renseignements pour déjouer les actes des présumés terroristes à décourager à tout prix. 

*Dynamisme Info :  Edition du 12 Mai 2023*

Avis presque favorable à Hêhomey pour siéger au Parlement : Bénin : les sièges des députés suppléants pas si sécurisés!

Si ce qui se précise arrive à être confirmé, il y a à retoucher les textes pour laisser des assurances aux députés suppléants dans le combat politique  comme les titulaires. En effet, de l’audience ouverte ce jeudi 11 Mai à la Cour constitutionnelle, les signaux sont presqu’au vert pour le retour de Hervé Hêhomey à l’Assemblée nationale. Débarqué du gouvernement à la faveur du récent remaniement ministériel, ce dernier avait saisi le Président de l’Assemblée nationale pour retrouver le siège de député occupé par son suppléant Janvier Yahouédéhou. N’ayant pas eu gain de cause, il a adressé un recours à la Cour constitutionnelle à l’effet de récupérer ce qui de son avis, lui revient de droit. Alors que beaucoup pensaient qu’il serait débouté déjà par l’irrecevabilité de sa requête, les choses se cuisinent au contraire bien pour l’ex ministre qui pourrait retrouver le siège de député disputé avec son suppléant. Lors de l’audience  de ce jeudi 11 Mai à la Cour constitutionnelle, le Rapporteur de l’institution  a suggéré son retour au Parlement pour demander à déclarer contraire à la constitution la lettre du Président de l’Assemblée nationale  à lui adressée. Toute chose si elle se confirme par une décision formelle de la haute juridiction plonge les députés suppléants dans une insécurité juridique. Désormais, si les sages de la Cour constitutionnelle allaient dans le sens de la requête de Hervé Hêhomey, les députés suppléants peuvent être à tout moment renvoyés de leur poste en tout cas à la demande des titulaires. Ce qui paraît bien dommage du fait du déséquilibre  qui se fait ainsi lire.

*Dynamisme Info : Edition du 12 Mai 2023*

Promotion du reggae : Le parcours de Etounfla Sabbat, un artiste qui chante la bonté de Dieu

Beaucoup savent que le reggeaman  Etounfla Sabbat à l’époque Sabbat Nazaire dans ses chansons, magnifie Dieu qu’il place à bon droit au-dessus de tout. Par son célèbre morceau contre celle qui s’autoproclame dieue au Bénin, il a d’ailleurs laissé l’assurance qu’il reste résolument et religieusement un engagé et chantre de Dieu. Mais au-delà de la mission qu’il a reçue de faire autrement la musique pour partager avec ceux  et celles qui savourent ses mélodies les merveilles de Dieu, peu ont connaissance de l’origine de l’engagement pour consacrer  sa vie qu’à l’être suprême.  Une lecture  de la biographie de la vedette résidant depuis plusieurs années en France et l’on découvre que tout  remonte à 1989 année à laquelle l’artiste  a pris le chemin de l’aventure qui le conduisit en Abidjan en Côte d’Ivoire où il a fait fortuitement la rencontre d’un Pasteur du nom de Nguessan Emmanuel officiant à l’église des Assemblées de Dieu. L’homme de Dieu va sagement le conseiller d’abandonner son rêve de carrière musicale d’artiste du “monde” pour devenir artiste religieusement engagé et chantre de Dieu. Et débuta depuis une carrière qui grandit d’années en années. (Lire la biographie de l’artiste dans des œuvres caritatives pour partager son bonheur avec les autres).

*BIOGRAPHIE* .                          
                                 Qui est Etounfla sabbat ?                        
                                Né à Dassa-Zoumé Commune du centre du Bénin, l’artiste musical Etounfla Sabbat, précédemment appelé Sabbat Nazaire et au civil Akpovi Nazaire va très vite s’enticher de la chose musicale alors qu’il était jeune adolescent, élève à Dassa-Zoumè toujours au centre du Bénin où il va se révéler au public scolaire comme une pépite de la musique lors des manifestations marquant la fin des cours de vacances en 1974. Talent en devenir qu’il était, il va continuer sa passion musicale un peu plus au nord du Bénin dans la ville de Djougou où au collège, il a intégré consécutivement de 1976 à 1978 les orchestres Yayé Band et Kaba Dya avant de se rendre à Cotonou la plus grande ville et capitale économique du Bénin où il côtoie le mythique groupe Poly Rythmo, les Volcans, l’orchestre de la gendarmerie nationale et les Casseurs, celui de l’université nationale du Bénin, des expériences musicales successives engrangées durant lesquelles il va fourbir ses armes les années 80. En 1989, il prit le chemin de l’aventure qui le conduisit en Abidjan en Côte d’Ivoire où il fera fortuitement la rencontre d’un pasteur au nom de Nguessan Emmanuel officiant à l’église des assemblées de Dieu. L’homme de Dieu va sagement le conseiller d’abandonner son rêve de carrière musicale d’artiste du “monde” pour devenir artiste religieusement engagé et chantre de Dieu. Le pasteur Nguessan va ensuite orienter l’artiste aventurier Etounfla Nazaire à l’époque Sabbat Nazaire à prendre l’exploitation d’un petit kiosque à café afin qu’il survienne à ses besoins que sa vie d’artiste ne satisfaisait pas. Étounfla Sabbat va naturellement donc intégrer la chorale et le groupe musical de l’église du pasteur Nguessan. 2 ans à Abidjan en Côte d’Ivoire plus tard, en 1991, alors que lui-même s’y attendait le moins, Étounfla Sabbat, à l’époque Sabbat Nazaire, signe son premier album solo baptisé ” La vie est un précieux cadeau”. Il décida d’une petite tournée musicale dans le pays qui l’a vu naître et c’est à cette occasion qu’il fait la rencontre d’un indo-belge qui l’aide à sortir son deuxième album, Kaï Ka Aza en 1992.
Étounfla Nazaire s’offrit un bref séjour à Bruxelles en Belgique avant de repartir pour Abidjan où il enregistre en 1994 un 3e opus au titre de ” Je ne suis pas beau”. En 1996, l’artiste descend momentanément de la scène, tourne dos à sa carrière et se met dans le commerce devéhicules d’occasion, des meubles et autres appareils électro-ménagers jusqu’en 2000, période à partir duquel il connaîtra un douloureux passage à vide parsemé d’embûches, de difficultés et de toutes sortes d’humiliation qu’on pouvait aisément attribuer au phénomène de la sorcellerie très courant sous les cieux africains. C’est en 2006 qu’il arrivera au bout du tunnel et va créer à Cotonou au Bénin une entreprise du nom de Groupe Diaspora de Sabbat. Le groupe comprenait deux entités, la presse écrite avec un journal dénommé Diaspora de Sabbat et une boîte de production musicale appelée Diaspora Music. Celle-ci va produire des artistes dont 20 sont sous sa licence comme elle produira lui-même avec un 4ᵉ album “Gbèssoun”, Respect des Lois de la Nature. L’entreprise musicale ne va pas résister aux affres du phénomène de la piraterie et va s’effondre entraînant une grosse perte. La faillite de Diaspora Music ne va pas empêcher la sortie en 2010 du 5e album de l’artiste baptisé Odayé en collaboration avec une chorale de la ville de Dassa-Zoumè au Bénin, puis s’ensuivront en 2011 trois albums coup sur coup, ” Ounwo yètowé”, ” Dobodoe” et ” Doonouwé pape Benoît 16″.  Etounfla entre-temps reprend contact avec une vie spirituelle et fera face aux forces du mal. Avec sa Fondation Diaspora de Sabbat, il construit une clinique médicale, Ephata, inaugurée en 2012 et en décembre de la même année, il sort un nouvel album” Nkpodo gbè” réalisé dans son propre studio à l’occasion de son inauguration. En 2014, c’est un autre opus :” Jamais Deux Dieux” qui va remplir les bacs pour dénoncer la supercherie entretenue par une jeune gourou autoproclamée dieu. En 2015, sur invitation du clergé catholique, il se rendra en France pour une tournée qu’il répétera en 2016 et 2017. En 2018, malade du cœur, il subira une intervention chirurgicale l’année d’après où il réussit quand même à sortir son 13ᵉ album “Devient le bon Berger” et c’est d’ailleurs à l’occasion de la sortie de cet opus que l’artiste a changé son nom de scène Sabbat Nazaire en Etounfla Sabbat. En cette même année 2019, il créa l’entreprise Hozana et l’année suivante, il prit la tête de l’association humanitaire “Amitié France-Bénin Étounfla” laquelle d’ailleurs a permis à la Clinique Éphata de Cotonou de faire peau neuve et de se doter d’équipements médicaux de bonne facture avec à la clé un changement de dénomination pour devenir Clinique Médicale La Part de Dieu. L’artiste consacre désormais et exclusivement sa vie à Dieu en excellant dans le social. Son 14ᵉ album GBOTO actuellement en promotion contient 14 titres qui meubleront les répertoires pour les concerts de solidarité programmés avec des dates en 2023 à travers toute l’Europe, l’Afrique et un peu partout dans le monde. Les recettes de ces concerts Solidaires iront à la construction et l’équipement des hôpitaux et orphelinats en Afrique. Etounfla rêve d’un monde où la maladie et la souffrance ne seraient que lointains souvenirs, où l’amour de Dieu et des hommes une réalité vivace. Aidez-le à réaliser ce monde, aidez-le à construire une solidarité agissante entre les peuples…

*Dynamisme Info : Edition du 12 Mai 2023*

Taux de chômage et de sous-emploi au Bénin : La rupture dans des mélanges de terminologies

La jeunesse béninoise est dans sa majorité désœuvrée et ne demande qu’à être prise en compte dans les politiques de développement.  En dépit des efforts des gouvernants, beaucoup demeurent à la charge des parents et appellent au changement de la donne. Ayant suivi des formations sanctionnées par des diplômes, ils cherchent désespérément le chemin de l’emploi pour gagner décemment leur vie.  Une requête à laquelle essaient de répondre à leur manière les dirigeants  visiblement encore loin de l’essentiel pour combler les attentes. La preuve en est l’effectif entre-temps grandissant des jeunes dans les activités comme la cybercriminalité fortement déconseillée du fait des conséquences qu’elle entraîne. Beaucoup plus interpellés, les  gouvernants  ont la charge de proposer des options pour faire sortir de cette situation et donner l’envie aux jeunes soucieux de gagner honnêtement leur vie de continuer à rêver qu’ils sont ou seront pris en compte.  Mais à la place de l’essentiel, c’est à des mélanges de terminologies que s’adonne le gouvernement  de la rupture qui tente de justifier le sort des jeunes depuis son avènement.  En effet, à travers son porte-parole dont les propos en rapport avec le taux de chômage  suscitaient des polémiques,  l’exécutif  s’est prononcé à nouveau sur les chiffres précédemment communiqués  en faisant cette fois le lien avec le taux de sous-emploi qu’il déclare en hausse.  « Le taux de chômage tourne autour de 3%. Ça ne date pas d’aujourd’hui. La première fois que ça a été fait, c’est 2013-2014. Quand les chiffres sont sortis, on était étonné », fait savoir Wilfried Léandre Houngbédji qui a par ailleurs indiqué que le Bénin fait face à un « fort taux de sous-emploi ». Une situation qui selon lui, s’explique par le résultat du système éducatif qui a pendant longtemps formé des « diplômés généralistes ». Car explique-t-il, « le sous-emploi suppose que quelqu’un qui a la maîtrise par exemple, travaille et est payé pour  le niveau BAC ou BEPC ».  Des détails  futiles aux yeux de beaucoup qui préfèrent des actions concrètes en lieu et place des propos pour rassurer. Tout en ne remettant pas en cause l’option  du gouvernement d’investir dans la formation technique et professionnelle pour mettre sur le marché de l’emploi des diplômés qui répondent aux besoins de l’heure, on demande au porte-parole de patienter pour laisser les choses parler d’elles-mêmes.

*Dynamisme Info : Edition du 08 Mai 2023