La facilité presque pour des militaires de renverser les régimes démocratiquement élus en Afrique de l’Ouest n’est pas du goût de Oswald Nounawondé. Ce Coach-Motivateur -Stratège en leadership et en politique opinant sur le coup d’Etat en date, condamne avec vigueur la prise du pouvoir par la force au Niger qui fait tristement tourner la page Mohamed Bazoum ouverte depuis 2021. Il propose des astuces pour obliger les militaires à rester dans leur couloir de défense et de protection de la nation. Ce que préconise le Délégué African Youth Leadership Model United Nations aux Chefs d’Etat pour prévenir de pareilles situations est la mise en place d’un plan B pour leur sécurité. « Je condamne avec fermeté le coup d’Etat survenu au Niger qui montre une fois encore les failles dans les systèmes sécuritaires de nos différents dirigeants. Que la maîtrise des armes ne soit pas un moyen pour instaurer la peur et déstabiliser des pays. Les coups d’Etat ne sont pas la solution pour se faire entendre ou pour asseoir une idéologie. Il urge que chaque militaire s’approprie son rôle de protéger la nation dans l’atteinte des objectifs fixés», fait-il savoir avant d’insister sur la nécessité d’aller à des dispositions pour canaliser l’action des militaires pour la mettre que dans le champ de la défense de la partie. «Quoi qu’en soient les revendications, les frustrations et autres, le militaire doit prôner la paix et non la rébellion. Pour cela, nous invitons tous les dirigeants des pays africains à faire voter des lois limitant le pouvoir des militaires afin que tout militaire qui voudra prendre le pouvoir par la force, soit traité systématiquement de terroriste ou de rebelle envers sa patrie. Pour accéder au pouvoir, il faut être élu démocratiquement » poursuit-il.
Toujours en guise de propositions pour prévenir les coups d’Etat devenus récurrents en Afrique de l’Ouest, Oswald Nounawondé suggère la mise en place d’un congrès ; une sorte d’instance de discussions pour amener les présidents en exercice à répondre de leur gouvernance , où son incapacité à gérer les crises sécuritaires du pays avant de procéder à une destitution. «Tout doit être fait de façon pacifique. Le président en exercice doit pouvoir faire appel aux compétences extérieures pour assurer sa sécurité personnelle en cas de bouleversement de l’ordre constitutionnel ou durant son mandat », recommande-t-il pour inviter et au regard de la situation au Niger, les Chefs d’Etat à un plan B pour leur sécurité et avoir le minimum de formation pour maîtriser les réalités militaires.
*Dynamisme Info : Edition du Vendredi 28 Juillet 2023*