Nature aujourd’hui des relations entre le Bénin et le Niger après le coup d’Etat : Il y a un temps pour condamner ; un autre pour consommer !

L’un des premiers à condamner le coup d’Etat au Niger pour appliquer à la lettre les directives de la CEDEAO, le Bénin a depuis révisé sa position pour demander la normalisation des relations avec son voisin. Une page qui s’écrit grâce à la médiation des anciens Présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi qui se sont en personne déplacés au Niger pour des échanges avec les militaires aux affaires. Et même si la principale attente qu’est l’ouverture par Niamey de ses frontières n’est pas encore satisfaite, des actes  aujourd’hui posés du côté des putschistes attestent que les choses ne tarderont pas à être concrétisées.  En effet, la présentation par Gildas Agonkan mardi 6 août 2024, des copies figurées de ses lettres de créance à Niamey au ministre nigérien des Affaires étrangères, constitue la preuve du début de rétablissement des relations avec le Bénin.  Cet acte montre que le pays de Patrice Talon longtemps resté dans le registre de condamnations du coup d’Etat a revu sa copie pour coopérer en l’état avec les nouvelles autorités nigériennes. De quoi amener plus d’un à faire le constat qu’il y a un moment  pour  condamner les coups d’Etat ; un autre pour consommer.

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Départ de la tête de l’ANIP dans une atmosphère presque de cafouillage : Dans quel état Pascal Nyamulinda a-t-il laissé le fichier d’état civil?

Le départ du Rwandais Pascal Nyamulinda de la tête de l’ANIP qui faisait objet de rumeur a fini par être confirmé avec la nomination d’une autre compétence à sa place.  Et désormais c’est un Béninois qui a le privilège de gérer le fichier d’état civil dans la continuité de ce qui est entrepris. Mais s’il a peut-être fait à ceux qui ont recouru à son service, il reste que l’ancien Directeur général de l’ANIP situe les uns et les autres sur ce qui a été acté lors de son passage à la tête de la structure.  En effet, considérant l’aspect sensible de l’état civil et les polémiques qui avaient entouré sa nomination, plus d’un estiment que Pascal Nyamulinda pour garder le cœur net, a des choses à dire ne serait-ce que pour mettre en confiance le peuple béninois surtout à quelques mois des élections générales. Dans quel état l’ancien DG de l’Anip a-t-il laissé le fichier d’état civil  béninois? Cette interrogation, beaucoup ne manquent pas de l’agiter pour chercher à comprendre ce qui s’est un peu passé pendant le séjour à l’ANIP de Pascal Nyamulinda.  Les opérations en direction des usagers se sont-elles déroulées  suivant le principe requis  ou a-t-il eu  à un moment donné des dysfonctionnements ayant plombé la bonne fourniture des services ? Quelles garanties pour la liste électorale avec les soupçons d’acteurs politiques de l’opposition qui demandent à voir clairs dans la manipulation des données ?  Autant de questions soulevées au sein de l’opinion pour avoir une idée des notes positives et peut-être négatives à la charge de Pascal Nyamulinda remplacé à la tête de l’Agence Nationale d’Identification des Personnes depuis le Mercredi 31 Juillet 2024. Il est à préciser que l’intéressé suite à sa nomination en Février 2023 par le Président Patrice Talon a été  au cœur d’une grosse polémique.  Et sur plusieurs semaines, le gouvernement a été obligé de s’expliquer sur cette nomination qui n’est pas passée dans l’opinion comme une lettre à la poste. La nomination de Pascal Nyamulinda a même fait l’objet d’un recours devant la Cour constitutionnelle qui a finalement donné raison au Président Patrice Talon. Mais aujourd’hui, ce que souhaitent des Béninois, ce sont des garanties en rapport avec sa gestion et la fiabilité du fichier électoral.

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Intentions de candidatures pour les présidentielles de 2026 : L’opposition sur ses gardes ; la mouvance tenue au respect !

Au Bénin, à moins de deux ans des présidentielles de 2026, l’opinion attend d’être renseignée ou tout au moins d’avoir une idée sur les personnes à jeter dans la course pour la succession de Patrice Talon à la tête du pays. Les intentions de candidatures devant logiquement provenir des partis politiques  font défaut  donnant à penser à un détournement des regards sur la compétition. En effet, l’opposition à travers Les Démocrates autorisée à aligner de candidats suivant le Code électoral acté par vengeance, réitère ses exigences de relecture des lois sans piper mot sur le duo de candidats devant la représenter. Du côté de la mouvance, personne n’ose lever le doigt pour afficher ses intentions de remplacer le Président Patrice Talon dès 2026.  Ici, un peu comme tenu au respect, on attend le mot d’ordre du Chef pour savoir derrière qui s’aligner pour le challenge. D’ailleurs, les soutiens de la rupture qui  laissent lire une attitude contraire sont isolés pour faire concentrer les attentions que sur l’exécution du PAG. Et ainsi, aucune des deux obédiences  politiques à savoir l’opposition et la mouvance ne situe l’opinion sur ses choix pour le grand match de 2026. Un état de choses qui laisse le chemin libre à des plaisantins  pour des exhibitions sur les réseaux sociaux. Sachant que leurs candidatures au regard des dispositions actuelles ne pourront pas être validées, les personnes dont il s’agit publient  des programmes de gouvernance pour tenter de captiver les attentions sur elles.  Une situation qui tire sa source de l’inoccupation du terrain par les chapelles habileté.

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Procédures contre des lotissements à Zagnanado : Nécessité de faire répondre toutes les personnes citées y compris l’ancien maire Misségbétché

Au nom de leur soutien à la rupture, il y en a qui semblent se soustraire de la lutte contre l’impunité enclenchée pour l’assainissement de la mal gouvernance au sein des communes. Défiant tout le dispositif pour contrer les pratiques rétrogrades, ceux-ci se prennent pour des intouchables en renouvelant sans cesse leur soutien au régime en place pour prétendre bénéficier en retour de protection contre des poursuites judiciaires. L’ancien maire de la commune de Zagnanado Symphorien Misségbétché n’est pas visiblement loin de ces personnes attendues pour s’expliquer devant la justice mais qui choisit de faire comme bon lui semble. En effet, alors que certains de ses ex- collaborateurs cités dans des affaires de lotissement à Zagnanado, croupissent derrière les barreaux, il se comporte comme si de rien n’y est en disposant de sa liberté pour même des apparitions dans les séances publiques. Ce qui désole plus d’un dans la posture de celui qui a géré la commune de Zagnanado de Juillet 2011 à Mai 2020, c’est la sorte d’affront aux autorités compétentes à travers les convocations auxquelles il ne répondrait pas pour la manifestation de la vérité. Selon des informations, les plaintes contre lui et ses collaborateurs ayant  piloté les opérations de lotissement surtout à Zagnanado-centre sont au bénéfice de plus de cent victimes ayant régulièrement payé des frais pour se faire recaser leurs parcelles mais finalement pas satisfaites. On parle des versements effectués dans des structures financières  sur lesquelles la mairie avait le droit de signature pour les décaissements de fonds. Seulement, ce qui s’est passé jusqu’à ce que le Conseil des ministres annule des travaux de lotissement dans la commune de Zagnanado amène beaucoup à s’interroger sur les raisons de la non- interpellation du donneur d’ordre numéro 1 qui semble ne pas être inquiété par quoi que ce soit. Et il appartient aux autorités compétentes de réagir à cette sorte d’affront et ceci pour montrer que nul n’est au-dessus de la loi et que Jacques et Paul cités dans des affaires devront tous comparaitre pour faire lever les soupçons de deux poids deux mesures. C’est le moment  de dire que dans le rang des collaborateurs de l’ancien maire en question qui paient pour les gaffes du lotissement, il y a au moins une personne, membre du comité de lotissement qui est décédée laissant derrière elle plus de 6 enfants avec des veuves.  Les autres placés sous mandat de dépôt sont seuls face à leur sort avec la posture de l’ancien maire face aux procédures pour faire connaître la vérité. Un état de choses qui devra être corrigé avec la balle désormais dans le camp des autorités en la matière appelées à faire répondre  le maire en question. Car dans un Etat de droit comme celui du Bénin dans lequel un signal fort est lancé contre l’impunité surtout en matière des affaires domaniales, certains ne doivent pas prétexter de leur soutien au pouvoir en place pour échapper aux poursuites. Déjà, le parti politique dont l’intéressé se réclame membre devrait commencer par le prier à  collaborer pour l’aboutissement des procédures. Les autorités devront prendre pour exemples les cas d’interpellation des ex-maires d’Abomey- Calavi, d’Abomey et de Missérété tout récemment pour mal gouvernance de lotissement pour des actions dans ce sens. Pour rappel, face aux plaintes qui lui parvenaient, l’actuel maire de Zagnanado Justin Kannikpo a confié deux de ses collaborateurs au commissaire de Zagnanado pour refus de coopérer et de transmettre les dossiers de lotissement à leur chef hiératique qui seraient gardés par devers eux. Ensuite, le Collectif des Jeunes Engagés pour la Veille Citoyenne (CJEVC) de Zagnanado a porté plainte contre la mairie de Zagnanado pour mafia foncière en se basant sur l’annulation par le gouvernement de Patrice Talon au regard  des décaissements de fonds de certains lots de parcelles des zones A, C, C1 et C’ supposés  recasés. Par ailleurs, ces travaux  seraient entre-temps confiés aux cabinets de géomètres non-agréés et qui n’ont prévu  aucune réserve administrative pour les infrastructures. Les membres de ce comité seraient vus attribuer des parcelles qui seraient soit vendues aussitôt soit gardées au dépriment des vrais présumés propriétaires terriens et acquéreurs de parcelles. Les paiements de fonds au profit des cabinets d’experts géomètres sans aucun procès- verbal de réception des zones loties. Et c’est pour faire la lumière autour des dénonciations  que des procédures sont enclenchées ; des  actions un peu comme mises à mal par l’ancien maire.  C’est l’occasion pour le ministre de la justice de se pencher sur ce dossier jusqu’à la manifestation de la vérité. Car, la personne en cause ne devra pas donner l’impression de narguer  toute la population et de piétiner à  la fois le Chef de l’État Patrice Talon et son ministre de la justice Yvon Détchénou qui ne se laissent pas distraire dans la lutte contre l’impunité.

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Foires Régionales de l’Artisanat du Bénin: Dassa-Zoumè abrite l’événement du 09 au 18 Août 2024

Après le rendez-réussi de Natitingou dans la partie septentrionale du Bénin, le Fonds de Développement de l’Artisanat (FDA) en collaboration avec la Chambre des Métiers de  l’Artisanat (CMA-Bénin), pose sa valise dès ce 09 Août et ce jusqu’au 18 du même mois à Dassa-Zoumè pour la Foire de l’Artisanat. Sont concernés par cette rencontre  destinée à promouvoir la créativité, le savoir-faire et à inciter la consommation locale,  les artisans des régions Zou-Collines qui feront découvrir au public les produits fabriqués de leurs mains. Il s’agit d’une opportunité en or pour se faire connaître davantage de même que les articles made in bénin en vue de la conquête de la clientèle. C’est le CEG 1 de Dassa-Zoumè qui accueille les participants pour 10  jours d’exposition, de démonstration.  « Textile,  maroquinerie, cosmétique, joaillerie, agroalimentaire, objets de décoration, objets d’art, outils agricoles »  seront au menu  de la galerie de 75 exposants qui échangeront directement avec le public grâce au Fonds de Développement de l’Artisanat (FDA) en collaboration avec la Chambre des Métiers de  l’Artisanat (CMA-Bénin). il faut rappeler qu’à la cérémonie de lancement  de la Foire à Natitingou, le Représentant du ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, le Secrétaire général adjoint Michel Yotto avait insisté dans son allocution sur l’engagement du gouvernement du Président Patrice Talon à œuvrer pour l’essor d’un secteur de l’artisanat pourvoyeur de richesses et d’emplois. Il  avait laissé entendre que cet engagement s’est déjà matérialisé par plusieurs réformes comme la mise en place de la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin, le recensement des artisans, le Projet ARCH qui assure la formation et le renforcement de capacité des artisans, la reprise du Salon national de l’artisanat du Bénin qui devient désormais une biennale et à présent l’organisation des foires régionales afin de susciter l’émulation dans le secteur. A Dassa-Zoumè en plus du pouvoir communal, la présence de toutes les autorités concernées par la question ne fera pas défaut. Le lien entre les créateurs et la clientèle sera davantage resserré au bénéfice du secteur de l’artisanat.

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Sports et loisirs en période de vacances:Moudachirou Gbadamassi promeut le taekwondo à Tchaourou

Les jeunes de Goro, commune de Tchaourou s’initient depuis le jeudi 1er août dernier au taekwondo. C’est à l’initiative de la Fondation Iya Lati du jeune Moudachirou Gbadamassi, un fils de la localité. Permettre aux jeunes de Goro de passer d’agréables moments de vacances tout en s’initiant à un sport de combat utile dans la vie d’un homme. C’est le but de cette formation qu’organise Moudachirou Gbadamassi, un jeune coach de taekwondo à travers sa fondation dénommée Iya Lati. Pendant tout le mois d’août ces jeunes de Goro vont apprendre de nouvelles techniques de combats afin de se défendre en cas de nécessité. Selon Taïrou Bio
N’Kouro, coordonnateur du projet, le taekwondo peut être pratiqué par tout le monde, jeunes, vieux, femmes, hommes et enfants.  Pour cette deuxième édition, il faut signaler qu’ils sont déjà une cinquantaine de personnes inscrites pour la formation.. «La formation c’est pour un mois avec le coach. Après cela, nous allons continuer par s’entraîner dans les notions reçues en cherchant une autre personne pour la continuité de la formation», a-t-il fait savoir. Taïrou Bio N’Kouro a invité les jeunes et toute personne désireuse de participer à cette formation en Taekwondo. Selon le coach en Taekwondo ceinture noire 2e Dan, Abdoul Aziz Bangana, les participants seront formés dans les exercices d’échauffement et d’étirement. «En Taekwondo , il y a ce qu’on appelle les mouvements de base c’est-à-dire les blocages, il y a aussi les différents coups de pieds. Nous avons également les attaques, comment est-ce qu’il faut se défendre face à un adversaire ? Voilà entre autres ce qu’on apprend aux élèves», a-t-il expliqué. A l’en croire, le Taekwondo est une activité physique et sportive. «On apprend aussi le Taekwondo pour se défendre en cas de besoin, pas pour aller agresser les gens. Nous sommes en train d’initier les jeunes de Goro aux arts martiaux», a-t-il ajouté.

Le Président de la ligue régionale Borgou-Alibori de Taekwondo Alfred Giscard Missinhoun ayant effectué le déplacement pour le lancement de cette formation, a salué cette initiative du jeune Moudachirou Gbadamassi. «Je voudrais remercier le promoteur Moudachirou Gbadamassi pour cette initiative qui cadre parfaitement et va en droite ligne avec nos objectifs. C’est-à-dire la promotion, le développement des arts martiaux notamment le Taekwondo dans le Borgou-Alibori. En tant que Président, en tant qu’amoureux de l’art, nous ne pouvons qu’accoompagner une telle initiative, donner notre caution histoire d’encadrer au mieux ce projet», s’est-il réjoui. Le président Taekwondo Alfred Giscard Missinhoun a invité les jeunes à la discipline et à prendre au sérieux les formations qu’ils vont recevoir.

Au nom des bénéficiaires, Ayouba Tokou, a remercié le promoteur Moudachirou Gbadamassi pour cette formation à eux offerte. Il a pris l’engagement, au nom de ses camarades à suivre dans la discipline et la rigueur les modules de formation qui seront donnés pendant un mois. Vu

Il faut rappeler que le promoteur Moudachirou Gbadamassi est un pratiquant de Taekwondo.

Ouverture des frontières par Niamey : Bénin réitère la demande ; le Niger hésitant, évoque des problèmes de sécurité

Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Chef de l’Etat du Niger a accordé ce Samedi 3 Août 2024 un entretien à  la Télévision nationale nigérienne essentiellement sur les rapports entre son pays et le Bénin. Et de ce qu’il a laissé entendre, il est à retenir globalement  qu’il y a une lueur d’espoir pour le retour au calme avec le Bénin. Mais sur la principale attente pour la décrispation de la tension à savoir l’ouverture par le Niger de ses frontières, le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) s’est montré hésitant pour fixer une condition. « Nous avons la responsabilité de la sécurité de notre pays, nous avons la responsabilité de la sécurité des citoyens nigériens. Nous prendrons les mesures nécessaires pour ne pas répondre devant Dieu d’avoir trahi la confiance des Nigériens. Le jour où nous saurons qu’il n’y a aucune menace du côté du Bénin, nous prendrons les mesures appropriées », a déclaré le Général de Brigade Abdourahamane Tiani lors de l’entretien sur RTN.  Il conditionne ainsi les perspectives de reprise des relations entre les deux pays par des mesures de sécurité. « C’est une question de responsabilité vis-à-vis du peuple nigérien’’, a-t-il déclaré. Pour rappel, depuis le coup d’Etat contre le Président nigérien Mohamed Bazoum en Juillet 2023, les relations entre les deux pays voisins d’Afrique de l’Ouest sont tendues. Le Bénin a soutenu la décision de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en fermant ses frontières à son voisin du Nord. Mais depuis la levée de l’embargo par l’institution sous-régionale, Niamey a décidé de maintenir de son côté ses frontières fermées avec le Bénin. Les autorités nigériennes accusent le Bénin d’abriter des bases militaires françaises sur son territoire dans le but de déstabiliser leur pays. Des accusations rejetées par Cotonou. La situation a conduit à la fermeture de l’oléoduc Agadem-Sèmè. Depuis plusieurs semaines, les deux pays se sont engagés dans une médiation. Le 24 Juillet 2024, une délégation de la junte nigérienne conduite Mohamed Toumba, ministre de l’intérieur et le Directeur de cabinet du Président nigérien, Soumana Boubacar ont rencontré le Président béninois, Patrice Talon à Cotonou. Cette délégation est arrivée dans la capitale économique du Bénin au lendemain d’une mission de médiation menée par les anciens présidents béninois Nicéphore Soglo et Boni Yayi à Niamey. Des  démarches qui pourront bientôt porter leurs fruits. En tout cas, selon le Chef de l’État nigérien, le Général de Brigade Abdourahmane Tiani lors de son entretien sur RTN où il a profité de l’occasion pour ‘’remercier le Président Nicéphore Soglo et le Président Boni Yayi qui ont fait le déplacement du Niger malgré le poids de l’âge,  il y a une lueur d’espoir pour la normalisation des relations.  Sauf que pour l’ouverture des frontières par son pays, il faudra attendre que certaines conditions soient réunies.

*Dynamisme Info : Édition du 05 Août 2024*

Défense de la loi sur la fête des religions endogènes : Tout cela pour faire avaler la couleuvre aux acteurs !

La modification de la date de la fête des religions endogènes par les députés de la rupture nourrit sans cesse  les polémiques qu’elle oblige le gouvernement à se défendre pour tenter de faire admettre son idée. C’est  dans cette rubrique qu’il y a à loger la réaction du porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji qui expose les avancées selon lui  à travers la nouvelle loi qui déplace désormais la fête du 10 Janvier au deuxième Vendredi du même  mois.  Et si dans son développement, le SGA du gouvernement assure que l’exécutif n’est pas dans la posture de réécriture de l’histoire du Bénin en faisant modifier la date jusque-là connue, il a manqué de dire que tout a été presque acté sans concertations préalables avec les acteurs endogènes. Wilfried Léandre Houngbédji  pour qui  l’objectif visé est  d’améliorer les pratiques au fur et à mesure,  a semblé fermer les yeux sur le débat de fond qui devrait précéder un tel projet exécuté à la va-vite par les députés du pouvoir. Naturellement dans son job, il est allé même dans l’intention sans doute  de faire admettre la nouvelle loi aux acteurs endogènes, à faire un lien avec l’état d’âme de l’ancien Président Nicéphore  Soglo qui dit-il, doit être peut être satisfait de ce qui est fait surtout quand il voit la dimension qui est donnée et l’allure que le pays prend à l’international. Des affirmations qui ne lèvent en rien les soupçons à l’encontre de la rupture  d’effacer les œuvres des régimes précédents afin de mettre en place ce qui lui semble être parfait. En effet, beaucoup estiment qu’il y a mieux à faire dans le pays que d’opérer des réformes sur la fête des religions endogènes instituée par l’ancien Président Nicéphore Soglo et qui ne souffre de rien depuis sa tenue il y a trente ans. On laisse entendre que c’est pour faire avaler la décision aux acteurs endogènes que le gouvernement s’emploie à défendre ce qui a été voté sans concertations préalables. Une copie qu’on demande naturellement à revoir afin de laisser libre cours à toutes formes d’appréciations. 

*Dynamisme Info: Édition du 05 Août 2024*

Promesse de leur reversement : Les AME attirent l’attention du gouvernement sur un engagement non satisfait

Le Creuset National  des Aspirants au Métier d’Enseignant (CNAME), rappelle au gouvernement béninois un engagement pris et jusque-là non honoré. Il s’agit de la promesse de reversement des AME recrutés  la plupart depuis cinq ans  pour corriger les besoins en  personnel enseignant dans les établissements primaires et secondaires publics et encore non tenue. En effet, à travers une note rendue publique, le  CNAME se demande pourquoi le gouvernement du Président Patrice Talon  tarde encore à prendre officiellement un décret pour reverser cette  catégorie d’enseignants qui donne pour sauver le système éducatif. De la note qui retrace les conditions des enseignants concernés, il est à retenir la sorte de passivité de l’exécutif pour donner suite à l’engagement pris. « Depuis 2019, les AME sont marginalisés et martyrisés. Leurs conditions de vie et de travail deviennent de plus en plus exécrables. Ils ont un salaire dérisoire (qui s’épuise au gré de la cherté de vie) et ne bénéficient d’aucune des  primes réservées aux enseignants (primes de nuit, de rentrée, de rendement etc.) alors qu’ils ont le même cahier de charge que les autres catégories d’enseignants. Ils sont les plus vulnérables dans la corporation. Comme une autre forme de génocide, ce système d’aspiranat a créé  près de deux  cents (200) décès au sein de cette catégorie d’enseignants laissant derrière eux  leurs enfants,  femmes et toutes autres personnes qu’ils ont en charge. Leurs petites familles sont livrées à leur sort et ceci sans pension faute du reversement. Voilà comment les AME et leurs petites familles sont remerciés après avoir tout donné à la nation », peut-on lire à travers la note par le truchement de laquelle les AME exigent leur reversement sans condition et dans les brefs délais à travers un décret. « C’est dans ces conditions de travail et de vie désastreuses que  nous observons çà et là des déclarations de tous genres de la part de certaines autorités politiques et administratives sur des  chaînes  radios et télévisions qui évoquent les  problèmes de modalités de reversement. Tantôt un reversement par vague, tantôt des questions de diplômes professionnels et d’âge…. Tout cela donne l’impression que le gouvernement n’a encore rien retenu de concret sur le reversement des AME alors que l’âge augmente chez chacun de ces enseignants. La promesse a trop duré et devient trop stressante. De toute façon, le CNAME rappelle aux autorités à divers niveaux,  le reversement de tous les AME sans condition, dans un bref délai à travers un décret.  Il appelle également tous les AME à la poursuite de la défense de leurs intérêts matériels et moraux », renseigne la même note  en date du 02 Août 2024 à la signature du Secrétariat Exécutif National du CNAME.

*Dynamisme Info: Édition du 05 Août 2024*

Débat sur la mise à la retraite d’office : L’aspect punitif de la décision plus que patent

L’ancien Directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon envoyé à la retraite d’office comme d’autres personnes assurément dans le même cas que lui, critique le salaire payé aux officiers et sous-officiers de la Police concernés par cette mesure. Et des dires  de l’ex-patron de la Police béninoise qui affirme que la décision de mise à la retraite d’office a été prise  sans aucune forme de procédure et sans aucun texte, son salaire a été divisé par quatre contrairement aux mesures qu’avaient annoncées le gouvernement. Une accusation que balaye du revers de la main le Porte-parole du gouvernement qui face aux médias, Vendredi 2 Août 2024, a réfuté les affirmations de Louis Philippe Houndégnon. « J’ai noté beaucoup de contre-vérités dans ce qui a été dit. Il dit que son salaire a été divisé en quatre. Non ! Il n’y a aucun d’entre eux qui peut dire ça. J’attends sa fiche de paie pour comparer », a répondu Wilfried Léandre Houngbédji qui se dit  persuadé que l’ex-DG de la Police nationale est en erreur. « Si on enlève les primes de responsabilités éventuelles qu’il avait ou qu’il a pu avoir net au moment où il partait, je suis convaincu que son salaire ne peut avoir été divisé par quatre », a-t-il soutenu. Des observations qui ne font pas perdre de vue l’aspect punitif de la décision de mise à la retraite d’office. En effet, dès son annonce, la décision de mise à la retraite d’office avait fait objet de contestations pour crier à une dégression forcée de l’effectif de la fonction publique.  Le gouvernement qui voulait faire passer son  projet, avait rassuré sur les dispositions au profit des personnes visées qui bénéficieront de l’accompagnement approprié. Mais avec les critiques aujourd’hui enregistrées, il n’y a pas à douter de l’aspect punitif de la décision de mise à la retraite d’office qui s’apparente à une mesure pour  agir sur les revenus de certains fonctionnaires.

*Dynamisme Info: Édition du 05 Août 2024*