Récurrentes critiques à l’encontre de Boni Yayi : La trouvaille des « affairistes politiques » pour plaire à Wadagni !

Depuis quelque temps, un phénomène devenu presque banal s’observe dans l’arène politique béninoise. Il s’agit en effet de la multiplication des critiques dirigées contre l’ancien Président Boni Yayi. Sur les plateaux de télévision, dans les tribunes improvisées ou sur les réseaux sociaux, certains acteurs politiques semblent avoir trouvé un nouveau moyen d’exister dans le débat public, celui de s’attaquer systématiquement à l’ancien Chef de l’État. Une posture qui, visiblement, est devenue pour certains la voie la plus rapide pour se faire remarquer dans le camp de la mouvance et afficher leur loyauté envers le candidat Romuald Wadagni. En réalité, cette stratégie qui se répète à longueur de déclarations, donne l’impression d’un véritable exercice de séduction. Critiquer Boni Yayi serait désormais, pour certains, un passage obligé pour se faire une place ou espérer attirer l’attention des cercles proches du pouvoir. Comme si le soutien au duo porté par la mouvance ne pouvait plus se démontrer par des idées, des propositions ou une vision pour le pays, mais plutôt par une surenchère verbale contre une figure de l’opposition. Ce nouveau métier semble d’ailleurs être celui dans lequel ces acteurs excellent désormais le mieux. Pourtant, cette manière de faire interroge et laisse un goût amer dans l’opinion. Le débat politique mérite mieux que des attaques répétitives qui n’apportent rien de constructif à la nation. Le Bénin a besoin d’un débat d’idées, d’arguments et de propositions capables d’éclairer les citoyens à l’approche des grandes échéances électorales. Réduire l’engagement politique à une série de critiques ciblées contre un ancien président donne plutôt l’impression d’une stratégie de circonstance, dictée par l’opportunisme plus que par la conviction. Au fond, il est regrettable de constater que certains acteurs se sentent obligés d’atteindre ce niveau pour prouver leur alignement politique. Soutenir un candidat devrait d’abord passer par la défense de son programme et de sa vision. Mais visiblement, pour quelques affairistes politiques, la voie la plus simple reste encore d’attaquer Boni Yayi pour espérer plaire à Romuald Wadagni. Une méthode qui, loin d’élever le débat, en révèle surtout les limites.

*Dynamisme Info*

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