Dans la période des campagnes puis au lendemain du double scrutin législatif et communal du 11 Janvier 2026, la mouvance présidentielle a offert un spectacle pour le moins honorant. Loin de l’image d’un bloc uni et discipliné, les deux grands partis qui la composent se livrent depuis quelques temps à une guerre à distance d’une rare intensité. Une bataille politique qui ne se mène pas sur les places publiques, mais essentiellement dans la presse et sur les plateaux médiatiques, à coups d’accusations, de démentis et de dénonciations croisées. Dans ce duel fratricide, chaque camp accuse l’autre de manœuvres déloyales, de stratégies douteuses visant à affaiblir son partenaire. Les sorties médiatiques, parfois à peine voilées, traduisent un malaise profond au sein de la mouvance. La compétition électorale, censée opposer majorité et opposition, s’est transformée en une lutte interne pour le contrôle de l’espace politique, révélant des fissures structurelles que les discours officiels peinent à dissimuler. En effet, au lendemain du double scrutin, loin de s’estomper, les tensions se sont au contraire exacerbées. Des accusations de vol de voix, de fraudes électorales et de manipulations des résultats ont émergé, non pas de l’opposition, mais bien de l’intérieur même de la mouvance. Chaque parti soupçonne l’autre d’avoir tiré avantages du dispositif électoral à son détriment, alimentant un climat de suspicion généralisée qui jette une ombre sur la crédibilité du processus et sur la sincérité du jeu démocratique. Cette situation interroge profondément. Comment une mouvance au pouvoir peut-elle prôner la stabilité et la cohésion nationale tout en exposant publiquement ses divisions les plus profondes ? En se livrant à cette guerre médiatique et politique interne, les deux grands partis fragilisent non seulement leur propre image, mais aussi la confiance des citoyens dans les institutions et dans le processus électoral. Le double scrutin du 11 Janvier 2026 restera ainsi, pour beaucoup, comme le révélateur d’une mouvance plus préoccupée par ses rivalités internes que par l’intérêt général et la consolidation de la démocratie.
*Dynamisme Info*