Après la vive polémique provoquée par sa prise de position saluant la capture et l’exfiltration de Nicolas Maduro par le régime de Donald Trump, Daniel Edah est revenu sur le sujet avec une analyse technique, posée et assumée. Loin de toute provocation gratuite, le leader politique béninois revendique une réflexion fondée sur les principes du droit international et sur la nécessité de protéger les peuples face aux régimes oppressifs. « Je suis heureux de constater l’ampleur des réactions suite à notre prise de position », écrit-il d’emblée, saluant aussi bien les soutiens que les contradicteurs. Pour Daniel Edah, la diversité des opinions n’est pas un problème mais un indicateur de vitalité démocratique. Dans sa vision d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable, inscrit dans une Afrique intégrée et en essor, la contradiction est non seulement acceptée, mais encouragée. Sur le fond, l’ancien candidat à la présidentielle rappelle les piliers du droit international, à savoir la souveraineté des États et le principe de non-ingérence. Toutefois, il souligne que ce même droit reconnaît des limites claires. Pour lui, opprimer son peuple constitue une violation des principes universels et un dirigeant peut être tenu pénalement responsable de tels actes. Daniel Edah va insister également sur une réalité souvent passée sous silence; celui relative à l’application du droit international qui demeure inégale, politisée et rarement dissuasive. Sans occulter l’illégalité de principe d’une intervention militaire étrangère, même face à un régime autoritaire, il pose une question centrale et dérangeante : que faire lorsque des dirigeants falsifient les élections, emprisonnent arbitrairement leurs opposants, se livrent à des activités illicites et refusent de se soumettre aux décisions de justice internationale ? Pour lui, le droit international condamne, mais n’empêche pas toujours, laissant les peuples seuls face à leur bourreau. En revenant ainsi à la charge, Daniel Edah ne cherche pas à imposer une vérité, mais à provoquer un débat de fond sur les limites actuelles de l’ordre international. Une posture assumée, qui confirme sa volonté de placer la défense des peuples et la responsabilité des dirigeants au cœur des discussions politiques, au-delà des postures idéologiques et des tabous diplomatiques.
*Dynamisme Info*