La révision constitutionnelle intervenue dans la nuit du 14 au 15 Novembre 2025 loin de faire l’unanimité, soulève des interrogations au sujet des intentions réellement nourries par les auteurs de la réforme. A l’analyse, beaucoup se demandent ce qui paraissait si urgent et qui a amené à prendre peu en compte les démarches en de pareille circonstance. Modification de la loi fondamentale opérée en fin de mandat et par coïncidence en période pré-électorale ; les suspicions contre la loi modifiée montent pour faire observer le caractère opportuniste de la réforme. Rappelant des priorités non satisfaites, plus d’un trouvent curieux l’intérêt voué à cette initiative par les députés du pouvoir qui ont pu imposer avec le soutien des démissionnaires du parti Les Démocrates, la voie parlementaire pour faire concrétiser leur objectif. On rappelle que sollicités pour la relecture du Code électoral en vue de garantir des élections générales inclusives et transparentes, les parlementaires en question avaient opposé un refus catégorique et sont restés fermes sur leur position jusqu’à l’épuisement du délai pour la satisfaction de la requête. Il était dit qu’à six mois des élections générales de 2026, toute modification est impossible et qu’on ne saurait toucher au Code électoral dans l’intention d’assouplir des dispositions. Mais bizarrement, alors que les dépôts des dossiers pour l’élection présidentielle et les communales sans oublier pour les législatives sont effectués, la rupture s’autorise une reforme à impact sur le processus électoral. Il est à rappeler que le mandat de cinq ans pour le Président de la République et les membres d’autres institutions comme l’Assemblée nationale et les municipalités suivant les modifications apportées, passe à sept ans. Dans la Constitution révisée, il est acté la création du Sénat ; une structure composée de sages pour la stabilité du pays. Tout est consigné dans le document visiblement pour mettre à l’aise les acteurs politiques. Et il n’en fallait pas plus pour déplorer la posture qu’avait affiché la majorité parlementaire face aux requêtes pour l’amendement du Code électoral. Et à beaucoup de conclure que les révisionnistes n’agissent que pour leurs intérêts.
*Dynamisme Info*