Souhait d’interdiction de la politique aux anciens PR : Une raison pour le Chef de l’Etat de faire ranger l’initiative du Sénat

Au détour de sa dernière sortie médiatique, le Chef de l’Etat a livré sa part de vérité sur les récurrentes brouilles avec son prédécesseur Boni Yayi ainsi que les plausibles conséquences sur le développement du pays pour émettre le souhait du retrait des deux personnalités de la vie politique béninoise.  « Vivement les élections de 2026 pour que nous quittions la scène politique.  Notre relation nuit au Bénin. Je suis pressé que le terme de mon mandat arrive et que les Béninois vivent autre chose », laissait entendre entre autres Patrice Talon disposé à une loi pour éloigner les anciens Présidents de la République de la politique. Un point de vue objet d’interprétations diverses au sein de l’opinion les uns pour critiquer la position du premier magistrat, les autres pour relever et saluer la lucidité à travers cette forme d’engagement pour libérer le pays des interminables querelles politiques. Mais alors que Patrice Talon laissait cette promesse pour la fin des rivalités entre lui et Boni Yayi, un acte allant contre son idée est amorcé à l’Assemblée nationale et à la signature des députés soutenant ses actions. Il s’agit du projet de révision de la Constitution pour l’instauration du Sénat ; une structure pour au finish recaser les vétérans politiques et autres. En effet, en dehors des anciens Présidents de la Cour constitutionnelle, des anciens Chefs d’état-major, il est prévu que l’institution accueille les anciens Présidents de la République pour leur contribution à l’atteinte des objectifs assignés. Justement, suivant la proposition à l’article 5-1 pour l’instauration du Sénat, « à l’élection du Président de la République, les activités politiques des partis politiques et des corps de la Nation doivent converger au renforcement de l’action politique du gouvernement jusqu’à l’année précédant la prochaine année électorale. Au cours de cette période de trêve des activités de compétition politique, l’activité des partis politiques ne doit pas compromettre l’action politique du Président de la République et du Pouvoir exécutif. L’animation du débat politique à finalité compétitive est suspendue. L’activité politique doit être contributive et concourir au succès de l’action politique mise en œuvre par la majorité en charge de la direction de l’Etat ». Et le Sénat est mandaté pour veiller au respect desdites dispositions pour assurer la stabilité politique, la continuité de l’Etat et la paix de la Nation. Il est mentionné que le Sénat assurera la promotion des mœurs politiques conformes à la sauvegarde des intérêts supérieurs de l’Etat et de la Nation, de l’unité et de la cohésion nationale, du développement durable et de la paix sociale.  Une bagatelle de missions sans citer d’autres qui tend à rendre l’institution plus forte que toutes les autres avec visiblement pour intention de dépouiller la fonction présidentielle de son contenu. D’où des réactions pour décrier l’initiative et appeler à son abandon. Et prenant en considération ses propos, le pan de son intervention qui souhaite une disposition pour acter le retrait des anciens Présidents de la République de la vie politique, beaucoup appellent humblement le Chef de l’Etat à tout mettre en œuvre pour faire échec à l’instauration du Sénat ; un projet s’il aboutit, contredira sa logique pour faire lire le contraire de la promesse faite lors de l’entretien télévisé. Face aux soupçons visant à le faire prendre pour l’auteur dans l’ombre de la proposition objet de controverses, Patrice Talon est invité à fournir une réponse dans le même sens que sa promesse de veiller à faire interdire les anciens Présidents de la République de la politique.   

*Dynamisme Info*

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