A Houéyiho 1 dans le 11ème arrondissement de Cotonou, un projet de démolition d’habitations pour la construction d’une gare routière sur un domaine de 15 Hectares fait perdre le moral aux acquéreurs de parcelles concernés jusque-là sans idée sur le traitement de la part des autorités pour limiter les dégâts. Ils confient contrairement à ce qui est dit, ne pas s’entendre sur une formule pour la concrétisation du projet qui verra disparaître des centaines d’habitations. Face récemment à la presse, ils suggéraient le redimensionnement du périmètre ou carrément l’abandon du projet pour ne pas générer inutilement des situations malencontreuses. « On ne se reconnait pas dans la procédure des autorités. Pour le moment, on n’a pas encore parlé de dédommagement. Nous négocions avec les autorités pour le redimensionnement du projet ou son report ou son déplacement sur un autre site alternatif que nous leur avons indiqué derrière l’église à Vèdoko », a laissé entendre un acquéreur de parcelle dans le cas pas en phase avec la communication autour du projet depuis la descente des autorités sur les lieux. A prendre en compte son avis, il est à tailler grande importance aux doléances des acquéreurs de parcelles qui ne demandent qu’à faire les choses dans les procédures de l’art. A préciser que près de 300 maisons sont à raser à Cotonou sur décision de la municipalité de Cotonou dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de gare routière. La zone concernée déclarée d’utilité publique est située au quartier Houéyiho 1 dans le 11ème arrondissement de Cotonou. Il s’agit d’un vaste espace d’environ 15 hectares qui abrite une école, un temple vodoun, des résidences privées et des entreprises. L’objectif avancé est de fluidifier la circulation et de décongestionner le centre-ville. Pour les autorités municipales de Cotonou, ce sera l’occasion pour mieux organiser les flux de passagers et de véhicules afin de générer de nouveaux emplois au profit des citoyens. Mais ce qui pose problème est la manière dont le projet est conduit et qui ne rencontre pas l’assentiment des acquéreurs de parcelles qui souhaitent l’implication personnelle pourquoi pas du Chef de l’Etat pour des décisions en vue de préserver les investissements.
*Dynamisme Info